1er mai 1950, discours du Général de Gaulle aux travailleurs, à Bagatelle
« Aujourd’hui, dans le tumulte d’un monde en fusion, au milieu de tant d’appels à la haine ou à la faiblesse, parmi tous les intérêts opposés et embrouillés, moi-même et mes compagnons disons au pays : « Rien ne compte excepté de renaître. Rétablir l’unité, avant tout par l’harmonie sociale ; maintenir l’indépendance ; bâtir l’État qu’il nous faut avec sa force et sa justice. C’est le salut ». Et nous marchons vers le but, sans nous en laisser détourner par aucune combinaison. Nous sommes sûrs qu’à la masse des Français qui nous a déjà rejoints s’ajoutent, pas à pas, beaucoup de ceux qui, d’abord, ne nous entendirent pas ou refusèrent de nous suivre.
Travailleurs ! C’est avec vous, d’abord, que je veux bâtir la France nouvelle. Quand encore une fois, ensemble, nous aurons gagné la partie, en dépit des excitations des destructeurs et des intrigues des diviseurs, on apercevra tout à coup une nation joyeuse et rassemblée où, je vous en réponds, vous aurez votre digne place. Alors, on verra sortir, des voiles qui le cachent encore, le visage radieux de la France !
Il en est ainsi, d’abord pour ce qui concerne la question principale, celle qui est au fond du drame de notre siècle, je veux dire la question de la condition ouvrière.
Un jour, la machine a paru. Le capital l’a épousée. Le couple a pris possession du monde. Dès lors, beaucoup d’hommes, surtout les ouvriers, sont tombés sous sa dépendance. Liés aux machines quant à leur travail, au patron quant à leur salaire : ils se sentent moralement réduits et matériellement menacés. Et voilà la lutte des classes ! Elle est partout, aux ateliers, aux champs, aux bureaux, dans la rue, au fond des yeux et des âmes. Elle empoisonne les rapports humains, affole les États, brise l’unité des nations, fomente les guerres.
Car, c’est bien la question sociale, toujours posée, jamais résolue, qui est à l’origine des grandes secousses subies depuis trente-cinq ans. Aujourd’hui, c’est la même question, toujours posée, jamais résolue, qui pousse le monde vers un drame nouveau. C’est elle qui fournit de prétextes la tyrannie qui s’étend sur les deux tiers de l’Europe et de l’Asie. C’est elle qui procure, chez nous, aux séparatistes tant de concours désespérés. C’est elle qui empêche la prospérité de prendre son essor pour adoucir les misères humaines. Ah ! les pays libres peuvent bien déployer leur propagande et se ruiner en armements, l’épée, de Damoclès demeurera suspendue tant que chaque homme ne trouvera pas dans la société sa place, sa part, sa dignité. »
Nous sommes en Mai 2026 . Dans la France dans l’ état où elle est et en clivages et attentisme d’ échéance de 2027 , au décours de dites élections européennes marquées par une crise de régime mais sans avoir pointé la question de fond de « cette » UE . « Cette » UE de chefferies où tout nous semble nous échapper . d’ en bas . Dans une idéologie rampante fédéraliste expansionniste et d’ expansions impériales sous un parapluie atlantiste devenu incertain , en inconscience des décisions et de la prudence géostratégique . Il y a beaucoup à dire des flux migratoires certes incontrôlés , mais aussi des marchés comme le Mercosur ou le projet (agricole?) d’ entrée de l’ Ukraine . Il y a beaucoup à dire sur la résurgence de nationalismes çà et là imprévisibles mais aussi de nationalismes en situations de réarmement . Il y a beaucoup à dire sur l’ inconscience d’ une adhésion en cours de manoeuvres que l’ on sait en phase de conflit à l’ Est et d’ un pays en guerre même sous régime martial . Il y a beaucoup à dire sur le raidissement en bloc de l’ Ouest contre l’ Est , comme une impression d’ être embarqués en spirale dans un conflit pourtant régional d’une longue histoire russo ukrainienne en situation il est vrai de limites brûlantes CEI/OTAN-UE. Et ce n’ est pas absoudre l’ agression russe ou les plaies . Il y a beaucoup à dire sur l’ inconscience d’ agiter encore plus le drapeau de l’ expansion de « cette » UE , vers d’ autres , Arménie ou Géorgie . Il y a beaucoup à dire sur l’ inconscience géostratégique ou politique . Il y a beaucoup à dire sur l’ impression de disparition du Politique et du droit des peuples à choisir en nations . Les nations ou les empires ? On se réveille ?
Le « III ème Reich millénaire » n’a duré que 12 ans ; l’URSS est morte à 72 ans et puis la Russie est revenue.La France reviendra après la fin prochaine de l’UFERCP : Union fédérale européenne des républiques capitalistes ploutocratiques. L’Utopie a la vie dure mais les utopies ne font jamais de vieux os.