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	<description>Tout sur de Gaulle, tout sur le gaullisme</description>
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		<title>François Bayrou : &#171;&#160;Face aux déficits, je suis le seul à défendre une baisse des dépenses publiques&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 15:43:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[françois bayrou]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que le journaliste l'interrogeait sur le slogan de la campagne de Nicolas Sarkozy, le candidat à la présidence de la République a estimé que "ce n'est pas une 'France forte' que nous avons sous les yeux".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong><span style="color: #666666;">François Bayrou était l&#8217;invité du &laquo;&nbsp;12-13 Dimanche&nbsp;&raquo;, sur France 3, dimanche 19 février.</span></strong></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/Bayrou_profession.jpg"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border: 0px;" title="Bayrou_profession" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/Bayrou_profession_thumb.jpg" alt="Bayrou_profession" width="244" height="223" align="left" border="0" /></a>Alors que le journaliste l&#8217;interrogeait sur le slogan de la campagne de Nicolas Sarkozy, le candidat à la présidence de la République a estimé que &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas une &#8216;France forte&#8217; que nous avons sous les yeux&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;La France depuis dix ans, et même avant, s&#8217;est affaiblie continuellement. La situation du pays est encore pire que ce que les analystes avaient pu dire. Choisir pour slogan &#8216;la France forte&#8217; quand on l&#8217;a menée là où elle est, c&#8217;est d&#8217;une certaine manière dire le contraire de la réalité&nbsp;&raquo;, a-t-il jugé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Le changement, ça voudrait dire qu&#8217;on échapperait enfin à la main mise alternée et conjointe du PS et de l&#8217;UMP sur le pouvoir en France. Ils ont les mêmes habitudes et le même idéal : avoir tout entre leurs mains. Imaginer que le PS pourrait avoir tous les pouvoirs dans la société française – la majorité des communes, des intercommunalités, des conseils généraux, des régions, la majorité au Sénat, à l&#8217;Assemblée nationale, le gouvernement et la présidence de la République – ce serait un cauchemar. Un cauchemar pour beaucoup de gens et un cauchemar fondé, car les pratiques du PS sont aussi lourdes et aussi graves que celles de l&#8217;UMP. Il n&#8217;y a pas de volonté de changer le modèle de la France chez François Hollande&nbsp;&raquo;, a analysé le député des Pyrénées-Atlantiques. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Soyons simples : si je me présente à cette élection, c&#8217;est parce que je sais qu&#8217;il n&#8217;y a aucun moyen de sortir le pays de cet enlisement avec les mêmes hommes, les mêmes partis et les mêmes pratiques. Il n&#8217;est qu&#8217;une solution possible pour les millions de Français qui veulent une nouvelle vision de l&#8217;avenir : c&#8217;est le choix que je propose&nbsp;&raquo;, a-t-il affirmé avec conviction.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Face aux déficits, je suis le seul à défendre une baisse des dépenses publiques&nbsp;&raquo;</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Que le salaire des chefs d&#8217;entreprises du CAC 40 soit scandaleux, choquant, une provocation pour la plupart des Français, c&#8217;est une évidence. Mais ne nous laissons pas prendre par les apparences, ne laissons pas l&#8217;arbre cacher la forêt : si la France est dans cette situation, c&#8217;est parce que l&#8217;emploi s&#8217;en va, qu&#8217;il s&#8217;effondre dans notre pays. Si nous ne reconquérons pas la production, il n&#8217;y a aura plus de salaires, plus de retraites, plus de sécurité sociale&nbsp;&raquo;, a alerté le député des Pyrénées-Atlantiques. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Une fois qu&#8217;on a dit ça, il y a des attitudes inciviques. Les salaires des grands patrons dépassent la bienséance et la suppression des stocks-options est à ce titre une bonne chose. Idéalement, il faudrait aussi augmenter le SMIC. Mais la situation de notre pays est telle, nous sommes tellement en chute, que nous ne pouvons pas augmenter les salaires. Nous avons laissé partir la production, il y a là un problème de stratégie nationale&nbsp;&raquo;, a poursuivi François Bayrou. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Le candidat a également rappelé que seul son équipe et lui défendent &laquo;&nbsp;une baisse des dépenses publiques, qui sont 20% supérieures à nos voisins européens&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Nous supprimerons les déficits, si pendant les deux années qui viennent nous ne dépensons pas plus que cette année. Il faudra réorganiser un certain nombre de dépenses, notamment sociales. Je défends une réforme des retraites, pour adopter un système par points, qui sera équilibrée à horizon huit ans et même définitivement équilibrée. Elle sera plus souple pour les citoyens, qui pourront choisir le moment de leur départ à la retraite, et elle prendra en charge la pénibilité&nbsp;&raquo;, a-t-il proposé.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080;">Hausse de la TVA: &laquo;&nbsp;Une mesure publicitaire et mal inspirée&nbsp;&raquo;</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Je voterai contre l&#8217;augmentation de 1,6 points de la TVA. Elle ne marchera pas. C&#8217;est une mauvaise orientation car elle ne changera rien au coût du travail en France. C&#8217;est une mesure de présentation publicitaire, qui va avoir beaucoup d&#8217;inconvénients et pas l&#8217;avantage qu&#8217;on indique&nbsp;&raquo;, a annoncé le candidat à la présidence de la République. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;Le coût du travail dans un produit industriel, c&#8217;est de l&#8217;ordre de 20 à 30%. Si vous faites baisser de 2% le coût du travail, vous arrivez à des dixièmes de points de baisse. Cette réforme est donc mal inspirée. De surcroît, il est absurde d&#8217;avoir été au pouvoir pendant dix ans et de venir, les deux derniers mois, dire &#8216;J&#8217;ai trouvé une idée géniale&#8217; qui est le contraire de ce que vous aviez dit auparavant&nbsp;&raquo;, a-t-il pointé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><object width="480" height="270" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xougeo" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="480" height="270" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xougeo" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></p>
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		<title>Honte à eux !</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 15:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA["A la une"]]></category>
		<category><![CDATA[CAC40]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Dupont-Aignan]]></category>

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		<description><![CDATA[Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle &#160; &#160; La nouvelle est tombée : la rémunération totale des patrons du CAC 40 a progressé de 34% en 2010. Une situation incompréhensible pour les citoyens qui vivent la crise au quotidien: un chômage au plus haut touchant près de 5 millions de Français et un pouvoir d’achat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table width="601" border="0" cellspacing="20" cellpadding="20">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="367"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/safe_image.jpg"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border: 0px;" title="safe_image" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/safe_image_thumb.jpg" alt="safe_image" width="324" height="186" border="0" /></a></td>
<td valign="top" width="172">
<ul>
<ul>
<li><span style="color: #666666; font-size: small;"><strong>Nicolas Dupont-Aignan,</strong> candidat à l’élection présidentielle</span></li>
</ul>
</ul>
<p>&nbsp;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La nouvelle est tombée : la rémunération totale des patrons du CAC 40 a progressé de 34% en 2010. Une situation incompréhensible pour les citoyens qui vivent la crise au quotidien: un chômage au plus haut touchant près de 5 millions de Français et un pouvoir d’achat en baisse avec l’envolée des prix du pétrole. Et pourtant, à peine un an après la crise de 2009, les grandes multinationales du CAC 40 ont accordé à leur dirigeants une augmentation totalement indécente.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Comment ne pas être scandalisé par cette information à un moment où la troïka technocratique (FMI, Banque Centrale européenne et Commission européenne) demande au peuple grec d’accepter une baisse du salaire minimum de 22% (et 32% pour les jeunes) ? Alors que les rémunérations sont en moyennes de plus de 4 millions d’euros par an, et qu’elles ont augmenté de plus d’un million d’euros pour les patrons du CAC 40, on demande à un peuple de vivre avec moins de 500 euros nets par mois !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En 2010, les grands patrons français ont obtenu une augmentation de leur salaire équivalente à 175 ans du nouveau SMIC Grec ! Ce système est devenu complètement fou et monstrueux. Il est inacceptable que les grands patrons gagnent plus de 300 fois le salaire moyen. En quoi une personne humaine peut-elle valoir 300 fois plus qu’une autre ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Il est révoltant de voir ces élites s’accorder des augmentations totalement indécentes à un moment où tant est demandé aux peuples européens qui subissent baisse des salaires, du pouvoir d’achat, diminution de la couverture sociale et des services publics !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pendant les Trente Glorieuses, le capitalisme avait été humanisé par les Etats avec des grands patrons ne gagnant pas plus que 30 à 40 fois le salaire de leurs ouvriers. Ils se souciaient de leur pouvoir d’achat et tout le monde profitait du progrès économique. Dans l’anarchie économique qu’est la globalisation, une petite minorité tire les marrons du feu alors que la grande majorité souffre de ses conséquences. Et la construction européenne n’a fait qu’accélérer ce mouvement au lieu de le tempérer.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">C’est pourquoi je propose de libérer la France car seuls les Etats peuvent domestiquer le capitalisme, mettre fin à ses injustices scandaleuses et faire en sorte que le progrès économique soit de nouveau partagé par tous. C’est pour cette raison également que je propose également de limiter à 36 SMIC le salaire dans les entreprises où l’Etat a une participation, ainsi que d’instaurer une nouvelle tranche d’imposition à 50% pour les très hauts revenus.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">C’est sur la France que les Français pourront s’appuyer pour construire un système économique plus juste, mais à une condition, que cette France soit juste et libre.</span></p>
<p style="text-align: right;" align="justify"><strong><span style="color: #000080;">Nicolas Dupont-Aignan</span></strong></p>
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		<item>
		<title>MES : le PS au pied du mur de la rigueur europ&#233;enne</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2012/02/19/mes-le-ps-au-pied-du-mur-de-la-rigueur-europe/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 14:36:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA["A la une"]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merckel]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Noëlle LIENEMANN]]></category>
		<category><![CDATA[MES]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[Gérald Andrieu – Marianne &#8211; Journaliste politique à Marianne, plus particulièrement chargé de suivre les partis de gauche. &#160; Mardi les députés doivent se prononcer sur le MES, un dispositif de soutien aux Etats européens en difficulté. Sauf que les socialistes sont face à un dilemme : ce texte est lié au traité Merkel-Sarkozy et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3></h3>
<ul>
<li><a href="http://www.marianne2.fr/author/Gerald-Andrieu/">Gérald Andrieu – Marianne</a> &#8211; <span style="color: #000080">Journaliste politique à Marianne, plus particulièrement chargé de suivre les partis de gauche.</span> </li>
</ul>
<p>&#160;</p>
<blockquote><h5><span style="font-size: small"><span style="color: #666666; font-weight: bold"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-2.jpg"><img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-brussels" border="0" alt="66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-brussels" align="left" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-3.jpg" width="244" height="165" /></a>Mardi les députés doivent se prononcer sur le MES, un dispositif de soutien aux Etats européens en difficulté. Sauf que les socialistes sont face à un dilemme : ce texte est lié au traité Merkel-Sarkozy et contient ainsi implicitement les germes d’une règle d’or généralisée à l’échelle de l’Union européenne. Pour l’heure, c’est la simple abstention qui semble l’emporter dans leurs rangs…</span></span></h5>
</blockquote>
<p>&#160;</p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Le sujet n’intéresse pas les médias. Et pourtant il pourrait intéresser les foules à l’heure où la Grèce sombre dans l’austérité et où le « tout nouveau » candidat Sarkozy prétend effrontément<em>« rendre la parole à</em> [la] <em>France du “non” »</em> ! Ce sujet ignoré et pourtant capital ? Le MES, pour « Mécanisme européen de stabilité ». </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Il s’agit du successeur du FESF, le « Fonds européen de stabilité financière ». Obscur ? A l’évidence. Pour faire simple, le MES est un dispositif de soutien aux Etats européens en difficulté. Sauf que </span><a href="http://www.marianne2.fr/docs/mesenfrancais.pdf"><span style="color: #000080">le texte du MES</span></a><span style="color: #000080"> contient implicitement les germes d’une règle d’or généralisée à l’échelle de l’Union européenne. Car pour pouvoir à terme bénéficier des aides du Mécanisme européen de stabilité, les Etats doivent s’engager à accepter la discipline budgétaire très rigoriste contenu dans le nouveau traité européen appelé traité TSCG ou traité Merkel-Sarkozy. Un traité que </span><a href="http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/08/traite-europeen-comment-hollande-veut-renegocier_1640284_1471069.html"><span style="color: #000080">François Hollande dit vouloir renégocier,</span></a><span style="color: #000080"> s’il est élu à l’Elysée, pour y introduire <em>« un volet de croissance et d&#8217;emploi »</em>. Sauf que le PS va devoir se prononcer sur le MES dès ce mardi, le texte passant ce jour-là devant l’Assemblée nationale avant de rejoindre le Sénat. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Jean-Luc Mélenchon : « On a jamais vu qu’on renégocie quelque chose qu’on a approuvé » ! </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche ont saisi très tôt le paradoxe qui consiste à voter en faveur du MES et vouloir renégocier par la suite le traité, les deux dispositifs étant étroitement imbriqués. Dimanche dernier, </span><a href="http://politique.radiofrance.fr/jean-luc-melenchon-fev/#more-938"><span style="color: #000080">invité de l’émission politique de Radio France,</span></a><span style="color: #000080"> le patron du Front de gauche a d’ailleurs vivement interpelé son adversaire du PS : <em>« Quand François Hollande dit “moi, je veux renégocier le traité”, dont acte, je peux l’entendre. Mais alors qu’il commence par voter “non” le 21 février. Parce qu’on a jamais vu qu’on renégocie quelque chose qu’on a approuvé » </em>! </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Certains au PS ont pourtant bien imaginé, dans un premier temps, approuver le texte du MES, malgré l’évidente contradiction. C’est le cas de la sénatrice socialiste Nicole Bricq qui expliquait il y a quelques jours aux </span><a href="http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201888090988-la-france-est-le-premier-pays-a-engager-le-processus-de-ratification-du-mecanisme-europeen-de-stabilite-286590.php"><em><span style="color: #000080">Echos</span></em></a><span style="color: #000080"> trouver <em>« malvenu »</em> le lien entre MES et le traité de discipline budgétaire, mais souhaitait quand même le voir ratifié par les parlementaires : <em>« Même si nous trouvons que le MES est sous-dimensionné et qu&#8217;il lui faudrait le statut de banque, le Parti socialiste ne souhaite pas fragiliser le retour à la confiance et entraver un instrument qui va dans la bonne direction, à savoir un fonds d&#8217;aide pérenne. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Sauf que tous au PS ne partagent pas l’enthousiasme très raisonnable de Nicole Bricq. Les débats ont notamment été animés lors du dernier Bureau national sur le sujet. Les députés européens, à l’image d’Harlem Désir, se sont ainsi prononcés plutôt en faveur du texte sur la base de deux arguments : ne pas prendre ses distances avec cette chère Allemagne et ne pas refaire le match du TCE entre « oui-ouistes » et « nonistes » en pleine campagne, ce que ne manquerait pas d’instrumentaliser Nicolas Sarkozy. C’est finalement l’abstention des députés qui a été décidée. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Marie-Noëlle Lienemann : « Cette ratification en deux temps est un piège susceptible d’affaiblir la gauche »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Du moins, pour l’instant. Car certains parlementaires socialistes opposent toujours un « non » plein et entier au MES et tâchent de convaincre leurs camarades. <em>Marianne2</em> s’est par exemple procuré deux documents, </span><a href="http://www.marianne2.fr/docs/lettrelienemann.pdf"><span style="color: #000080">un courrier</span></a><span style="color: #000080"> et </span><a href="http://www.marianne2.fr/docs/notelienemann.pdf"><span style="color: #000080">une note de synthèse</span></a><span style="color: #000080"> (<em>téléchargeables en cliquant sur les liens ou consultables en fin d&#8217;article</em>) de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann adressés à ses camarades du groupe PS au Palais du Luxembourg. Selon l’ancienne ministre de Mitterrand et Jospin et animatrice de l’aile gauche du parti, <em>« cette ratification en deux temps d’un pacte global d’austérité »</em> est un <em>« piège susceptible d’affaiblir la gauche »</em>. Et Marie-Noëlle Lienemann de prévenir ses voisins d’hémicycle : <em>« Ce serait une grave erreur que de sous-estimer la défiance qu’une partie de notre électorat peut avoir à notre endroit sur les choix européens. Nous ne devons pas négliger l’exigence d’un changement majeur et rapide dans les politiques européennes, qui s’exprime au plus profond de notre peuple. C’est pourquoi le vote que nous émettrons sur ces deux premiers textes, constitutifs du “pacte d’austérité Merkel-Sarkozy”, aura une grande importance, lors de l’élection présidentielle et après. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Ses arguments sont convaincants. <em>« Il n’y a pas urgence à ratifier</em>, écrit-elle, <em>d’une part parce ce MES n’est pas l’outil qui permettra l’aide à la Grèce, d’autre part parce qu’il ne sera opérationnel qu’après l’adoption du traité TSCG. »</em> Plus loin, elle explique qu’<em>« une abstention et, pire encore un vote positif, donnerait le sentiment que la renégociation souhaitée n’est qu’un ajustement à la marge des propositions actuelles, alors que chacun voit bien — et le déroulement de la situation en fait chaque jour la preuve — que c’est réellement un nouveau cadre qui doit être mis en place. »</em> Et de conclure de façon implacable : <em>« Nos électeurs et, de façon plus générale, les Français ont besoin d’un signe clair : ce qui se passe en Grèce est inacceptable et ce qui se prépare à travers les accords Merkel-Sarkozy est également inacceptable. Il faut que cela change vraiment. Nous voulons de réels mécanismes de solidarité européens adossés à une sortie de crise qui refuse l’austérité et la régression. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Les Français, justement. Jean-Luc Mélenchon les a appelés à vérifier le vote de leurs députés sur le MES. Car même si la gauche refusait finalement le texte au Sénat où elle est majoritaire, il pourrait être adopté par la seule Assemblée nationale. Il faut donc peut-être s’attendre, comme lors de l’adoption du traité de Lisbonne, de voir rapidement publié la liste des députés de gauche qui auront voté « oui » ou se seront contentés de s’abstenir sur le MES. Et Internet a de la mémoire. Tout comme les Français. Voilà peut-être qui devrait convaincre les députés de s’opposer au MES. Les législatives approchent… </span></p>
<table border="0" cellspacing="20" cellpadding="20" width="600">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="558">
<ul>
<li>
<div align="justify"><span style="color: #000080">La lettre                 <br /><span style="color: #666666"><strong>Marie Noëlle LIENEMANN-Sénatrice de Paris, Aux membres du groupe socialiste du Sénat</strong></span> </span></div>
</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="562"><em><span style="color: #000080">Chers camarades, </span></em>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>Lors de notre précédente réunion de groupe, je vous ai indiqué que je vous ferais parvenir une note présentant mes arguments en faveur d’un vote du groupe socialiste au Sénat contre les deux projets de loi de ratification, liés à la création du Mécanisme Européen de Stabilité (MES). </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>Les questions européennes sont extrêmement importantes pour nos concitoyens, qui observent avec inquiétude la mise en place des politiques d’austérité en Grèce et ailleurs, ainsi que l’aggravation de la crise qu’elles engendrent. Ils attendent des choix alternatifs et des perspectives nouvelles. Bon nombre d’entre eux, qui ont voté contre le projet de traité constitutionnel, estiment avoir alors tiré la sonnette d’alarme et demandé d’autres orientations économiques, sociales et politiques pour la construction européenne. Ils ont le sentiment de n’avoir pas été entendus, parfois même dans nos rangs. </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>Ce serait une grave erreur que de sous-estimer la défiance qu’une partie de notre électorat peut avoir à notre endroit sur les choix européens. Nous ne devons pas négliger l’exigence d’un changement majeur et rapide dans les politiques européennes, qui s’exprime au plus profond de notre peuple. C’est pourquoi le vote que nous émettrons sur ces deux premiers textes, constitutifs du « pacte d’austérité Merkel/ Sarkozy », aura une grande importance, lors de l’élection présidentielle et après. </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>Dans la note ci-jointe, je me suis efforcée d’expliquer en détail comment l’architecture de cette ratification en deux temps d’un pacte global d’austérité visait à entretenir l’ambiguïté et la confusion. Il s’agit d’un piège susceptible d’affaiblir la gauche. Les trois traités qui visent à sortir de la crise de l’euro forment un tout indissociable, une politique inacceptable. C&#8217;est l&#8217;ensemble du cadre actuel qu&#8217;il faut refuser, pour permettre ensuite de renégocier tout le paquet. Les trois textes doivent être ratifiés en même temps après renégociation de l’ensemble, donc après l’élection présidentielle. </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>Les deux premiers textes instaurant le MES, tels qu’ils sont présentés, ne constituent absolument pas une avancée de la solidarité européenne. Il s’agit en fait d’une «solidarité» sous contrainte d’austérité et sous tutelle des Etats par les instances européennes. Les versements des aides issues de ce fonds seront conditionnées à la ratification du traité de discipline budgétaire (traité « Merkozy » ou TSCG) par ceux qui les demanderont ! </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>Nous ne pouvons donc cautionner le MES en l’état, ce qui reviendrait à institutionnaliser ce que la troïka impose à la Grèce aujourd’hui. Ce dispositif ne peut d’ailleurs pas répondre aux difficultés grecques, puisque le MES ne sera opérationnel qu’après l’adoption du traité TSCG et son éventuelle ratification par certains Etats. </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>Il est enfin évident que seul le vote contre peut assurer une forte crédibilité à la volonté de renégocier les traités Merkel/Sarkozy et permet une position claire de refus de la logique actuelle d’austérité et de régression organisée en Europe. </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #003366"><em>En espérant, chers camarades, avoir éclairé le débat et vous avoir convaincus, je vous prie de croire à l’expression de mes amitiés socialistes</em>.</span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="20" cellpadding="20" width="600">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="558">
<ul>
<li>
<div align="justify"><span style="color: #000080">La note                 <br /></span><strong><span style="color: #666666">Pourquoi il faut voter contre les deux projets de lois concernant des traités européens sur le Mécanisme Européen de Solidarité soumis à ratification par Nicolas Sarkozy avant l’élection présidentielle</span></strong></div>
</li>
</ul>
</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="562">
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">Le pacte d’austérité Sarkozy/Merkel est constitué de trois textes concernant les traités</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><strong>1. une modification du traité de l’Union Européenne</strong> (article 136) autorisant la création d’un <strong>mécanisme européen de Solidarité (MES)</strong></span></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000080">Soumis actuellement à ratification au Parlement Français.</span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><strong>2. un traité intergouvernemental des membres de la zone euro et d’autres créant le MES,</strong> en fixant le cadre, les règles de fonctionnement et de déclenchement.</span></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000080">Soumis actuellement à ratification au Parlement Français.</span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><strong>3. un traité intergouvernemental sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire </strong>(TSCG), qui oblige à l’inscription de la «<em>règle d’or</em>», prévoit des sanctions automatiques des pays et instaure durablement l’austérité en Europe.</span></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000080">Ce traité doit être signé par les chefs d’Etat et de gouvernement début mars et devra ensuite être ratifié dans les Etats membres. Pour la France, ce sera après l’élection présidentielle. </span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">François Hollande a eu raison d’indiquer qu’il souhaitait renégocier ce traité et le paquet Merkel/Sarkozy, qui tourne le dos à la croissance et à une sortie réelle de crise de l’UE. </span></span></p>
<p>&#160;</p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">Les trois textes décrits ci-dessus constituent en fait un tout et il est illusoire de croire qu’on peut les dissocier.</span></span></strong></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">Nicolas Sarkozy a décidé de soumettre les textes à ratification en deux temps :</span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080">Le piège du vote en deux temps pour un dispositif unifié.</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Nicolas Sarkozy nous tend un piège dans lequel il ne nous faut pas tomber. Il dissocie en effet ce qui relève du MES et ce qui concerne le traité de gouvernance, qui plus est prévoyant des dates de ratifications proches pour les deux premiers textes , en pleine campagne électorale et en reportant ensuite, après l’élection, la partie la plus contestée, le traité de discipline budgétaire,.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Son objectif est clair: attiser les divisions à gauche, introduire de la confusion, pour renforcer le doute dans les couches populaires, qui estiment souvent que, s’agissant de la construction européenne notre parti n’a pas toujours répondu à leurs aspirations et défendu leurs intérêts.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">De plus, une abstention (ou pire, un vote positif) serait utilisée par le candidat président, qui relèverait que nous actons une certaine avancée dans la solidarité européenne et qui le mettrait à son actif……alors que la réalité est tout autre !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Nous devons déjouer ce piège et montrer que ces trois textes constituent un pacte d’austérité qui ne répond ni aux exigences de solidarité, ni à la consolidation de la Zone Euro et qui n’offre pas une perspective de sortie de la crise actuelle. <strong>C’est l’ensemble du paquet qu’il faut renégocier. C&#8217;est l&#8217;ensemble du cadre actuel qu&#8217;il faut refuser.</strong></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080">Les trois textes constituent bien un ensemble totalement imbriqué.</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">1- Concernant la modification de l’actuel traité de Lisbonne, le texte soumis à la ratification du Parlement, qui comporte deux articles, contient la phrase suivante : « <em>l’octroi au titre du mécanisme de toute assistance financière nécessaire sera subordonné à une stricte conditionnalité ». </em>L’insistance à inscrire ce point dans le TFUE ne s’imposait pas (dans tous mécanismes d’aide, il y a des conditions qui sont définies dans le règlement du mécanisme) et n’est en rien neutre, d’autant que le texte créant le mécanisme est lui beaucoup plus explicite (cf ci-dessous). Par ailleurs, au-delà du juridisme, tout le monde sait que le cadre politique imposé est bel et bien la mise en œuvre du pacte d’austérité « <em>Merkozy</em> ».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">2- S’agissant de la création du MES, il est clairement fait référence dans le préambule du traité (qui a valeur de traité) : « <em>le présent traité et le TSCG (3ème traité) sont complémentaires dans la promotion de pratiques budgétaires responsables et de la solidarité au sein de l’UEM. Il est reconnu et convenu que l’octroi d’une assistance financière dans le cadre des nouveaux programmes sera conditionné, à partir du 1er Mars 2013, à la ratification du TSCG par l’Etat membre concerné et à l’expiration du délai de transposition aux exigences prévues</em> ».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Il est clair que le MES ne sera déclenché que lorsque le traité de discipline budgétaire (TSCG) sera approuvé par ceux qui auront besoin d’aides. Il y a donc un lien effectif avec le traité « <em>Merkozy</em> » et la politique d&#8217;austérité. Ceci est encore plus net lorsqu’on voit comment l’UE agit en Grèce<strong>! Le MES sera conditionné à l’acceptation du traité à venir de discipline budgétaire. Nous ne pouvons l’accepter</strong> en l’état.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080">Lorsque le lien juridique est établi, on ne peut accepter de ratifier séparément les traités!</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Il n&#8217;est jamais bon de séparer le fond de la forme. Combien de fois, avons-nous vu des dispositifs qui en principe paraissaient intéressants et dont la mise en œuvre les détournait de leur intention! A fortiori, cette fois-ci, lorsque la mise en œuvre est conditionnée par un futur traité.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080">Au-delà du fait juridique, il y a la réalité et le fait politique. </span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas la Grèce. L’intervention du MES en l’état, c’est la méthode de la Troïka en Grèce, que nous ne pouvons valider (stratégie de l’aide conditionnée aux critères définis par l’UE). </span></span></p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">La mise en œuvre, en l’état du MES est une «<em>solidarité</em>» sous contrainte d’austérité et sous tutelle des états par les instances européennes. Ce n’est pas notre vision de la solidarité</span></span></strong></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">La conditionnalité de l’octroi des aides du MES à la ratification du traité « <em>Merkosy </em>» revient à mettre le couteau sous la gorge des pays qui ont des difficultés et à les contraindre à des pertes de souveraineté et à des politiques contraires à l’intérêt de leur peuple.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Non seulement c’est inacceptable, mais devant l’urgence de la situation, certains gouvernements se précipiteront pour ratifier un traité……. que la gauche renégociera si son candidat est élu! Nous prenons le risque d’un moins bon rapport de forces en Europe pour renégocier après mai.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">D’autres outils sont nécessaires à la solidarité en Europe, par exemple les Eurobonds qui, pour être créés, devraient être inscrits au même article du Traité actuel (136) que celui que le gouvernement nous propose de modifier. Il n’est pas raisonnable d’amender un article que nous voudrions à nouveau modifier dans le cadre de la renégociation des traités.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Nous n’avons pas la même idée que Merckel/ Sarkozy de la solidarité et du traitement des dettes souveraines. Vu le développement de la situation, il faudra sans doute aussi reposer la question du rachat par la BCE des dettes souveraines.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">Mais en tout cas, la réécriture de l’article 136 du TFUE s’imposera. Nous devons y œuvrer et donc ne pas le transformer insuffisamment et dans des termes mal adaptés (cf « stricte conditionnalité ») à quelques mois d’une renégociation souhaitée. </span></span></p>
<ul>
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080"><strong>Il n’y a pas urgence à ratifier,</strong> d’une part parce ce MES n’est pas l’outil qui permettra l’aide à la Grèce, d’autre part parce qu’il ne sera opérationnel qu’après l’adoption du traité TSCG. Il ne peut répondre à l’urgence de la situation et ne sera pas opérationnel à court terme. Il existe le FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) et il faut pousser à l’intervention de la BCE. A supposer même que nous puissions le bloquer par notre vote négatif (ce qui semble néanmoins assez peu probable au regard du rapport de forces actuel au sein de l’assemblée), l’adoption nécessaire du MES constituerait au contraire une pression pour aboutir dans une renégociation de l’ensemble. </span></span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080"><strong>Un vote contre serait un atout pour renégocier le traité « <em>Merkosy </em>» et le plan de sortie de crise de l’Euro. Il donnerait de la crédibilité à cet engagement. </strong>En Europe, il n’est de compromis fécond que dans le cadre d’un paquet global (Jacques Delors explique cela très justement). Si on donne unilatéralement notre accord dès à présent sur la partie que nous pourrions juger positive dans un autre cadre, alors il ne reste plus qu’à traiter les points de désaccord avec un moindre rapport de forces. J’ai pu le constater à tous les niveaux des négociations européennes. La renégociation doit porter sur un ensemble cohérent, dans lequel tout le plan Merkel/Sarkozy est remis sur la table. </span></span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080"><strong>Au contraire, une abstention et, pire encore un vote positif, donnerait le sentiment que la renégociation souhaitée n’est qu’un ajustement à la marge des propositions actuelles</strong>, alors que chacun voit bien -et le déroulement de la situation en fait chaque jour la preuve- que c’est réellement un nouveau cadre qui doit être mis en place.</span></span></p>
</li>
</ul>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><span style="color: #000080">Nos électeurs et, de façon plus générale, les Français ont besoin d’un signe clair: ce qui se passe en Grèce est inacceptable et ce qui se prépare à travers les accords Merkel/Sarkozy est également inacceptable. Il faut que cela change vraiment. Nous voulons de réels mécanismes de solidarité européens adossés à une sortie de crise qui refuse l’austérité et la régression.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><strong><span style="color: #000080">La droite peut faire ratifier ces deux textes. Qu’elle assume alors ses responsabilités. Nous savons qu’elle nous conduit aux pires difficultés. Ne donnons pas le moindre signe de confusion, de ce qui serait interprété comme une collusion, même sur un point limité. L’affaire est trop grave et nous serions jugés sévèrement par nos concitoyens et par l’histoire si nous ne nous posons pas en alternative résolue. A l’évidence, seul le vote contre ces deux textes évite ces risques et assure la clarté.</span></strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Un véritable scandale d&#8217;état !</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2012/02/19/scandale-etat-najat-vallaud-belkacem/</link>
		<comments>http://www.gaullisme.fr/2012/02/19/scandale-etat-najat-vallaud-belkacem/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 09:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA["A la une"]]></category>
		<category><![CDATA[François Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[Général de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Malika Sorel]]></category>
		<category><![CDATA[Najat Vallaud-Belkacem]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Sur son blog, Malika Sorel* aborde un sujet brulant d’actualité : Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande : « Pourquoi cache-t-elle à l’opinion publique qu’elle mène de front deux carrières politiques, une en France et une au Maroc ? » &#160; &#160; &#160; Voici ce que Malika Sorel a déjà publié à ce sujet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/najat1.jpg"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="najat1" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/najat1_thumb.jpg" alt="najat1" width="244" height="178" align="left" border="0" /></a></strong></span></p>
<p><span style="color: #666666;"><strong><br />
Sur son blog, Malika Sorel* aborde un sujet brulant d’actualité : Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande : « <em>Pourquoi cache-t-elle à l’opinion publique qu’elle mène de front deux carrières politiques, une en France et une au Maroc ?</em> »</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000080;">Voici ce que Malika Sorel a déjà publié à ce sujet :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« <em><a href="http://www.malikasorel.fr/archive/2008/02/28/faites-vos-jeux-rien-ne-va-plus.html">Le 21 décembre 2007</a>, le Roi du Maroc installait le Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger (CCME). Parmi les missions qu’il assigne à ses membres, figure celle d’œuvrer à “l’essor de leur mère patrie, au renforcement de son rayonnement international”. Quoi de plus naturel pour des citoyens marocains, me direz-vous ? Bien sûr, sauf que parmi les membres de ce conseil figurent des personnalités très actives au sein de structure nationales françaises à caractère politique. Je vous laisse juges :</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><em>- Najat Belkacem, membre du cabinet du maire de Lyon et porte-parole de la candidate Ségolène Royal aux dernières élections présidentielles (…)</em> »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« <em>Laissons la parole à <a href="http://www.malikasorel.fr/archive/2008/12/16/le-club-xxieme-siecle.html">Rachida Dati</a> : “Je me sers de mon carnet d’adresses. J’aide aussi des Marocains résidant en France à régler certains problèmes. J’ai créé le Club </em><em>XXI<sup>e</sup></em><em> siècle avec des personnes d’origine maghrébine qui aident les gens de très haut niveau à être visibles dans la société française” ; “Mon rapport avec le Maroc est constant et permanent (…) Je suis toujours allée au Maroc en disant “on est votre première vitrine”. Peut-être considèrent-ils qu’on n’est pas assez malléables. C’est dommage, ils [les pouvoirs politiques marocains, NDLA] se privent d’une vraie représentation” ; “Moi, je donne pour le Maroc, j’aimerais aussi un peu de retour. J’ai toujours entendu dire au plus haut niveau de l’État [marocain, NDLA] qu’on était les bienvenus et qu’on était des Marocains. Tant que ce discours ne sera pas contredit, je continuerai à me battre pour mettre le pied dans la porte de ce pays”.</em> »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Au sujet de </span><a href="http://www.malikasorel.fr/archive/2007/08/06/rama-yade-pleure-sa-terre-natale-le-senegal.html"><span style="color: #000080;">Rama Yade</span></a><span style="color: #000080;">, qui fait désormais partie de l’entourage de Jean-Louis Borloo :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« <em>À la question “Et vous servez la France plutôt que le Sénégal. Vous sentez-vous plus Française que Sénégalaise ou vice-versa ?”, Rama Yade ne répond pas qu’elle est Française, et qu’en tant que Secrétaire d’État, elle sert la France ; voici sa réponse :</em></span></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000080;">“Je me sens moi-même et puis c’est tout. Je suis fidèle à moi-même. Je vais là où le vent m’emporte. Le reste, ce ne sont que des mots.”</span></em></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000080;">À la question “Pensez-vous un jour pouvoir servir le Sénégal ?”, la Secrétaire d’État de la République française répond :</span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><em>“Si le président Wade m’appelle parmi les jeunes talents qui l’entourent, pourquoi pas ?”</em> »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Je vous avais également évoqué une nomination par le Président de la République, au sein même de l’Élysée, donc au cœur de l’État, nomination qui avait d’ailleurs, je le sais, choqué bien des conseillers dans des institutions, ministères et y compris à l&#8217;Élysée. Il s’agissait de la fonction de conseiller à l’intégration, attribuée à </span><a href="http://www.malikasorel.fr/archive/2011/01/24/la-vision-communautariste-de-l-integration.html"><span style="color: #000080;">Abderrahmane Dahmane</span></a><span style="color: #000080;">, cofondateur et vice-président du Conseil supérieur représentatif des musulmans de France et </span><a href="http://www.webalgerie.com/abderrahmane-dahmane-a-la-mosquee/"><span style="color: #000080;">soutien de la campagne du président Bouteflika</span></a><span style="color: #000080;">.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pouvez-vous imaginer un seul instant le Général de Gaulle mettre le pied à l’étrier à des personnes disant œuvrer, ou souhaitant le faire, aux intérêts de pays étrangers, et leur permettre d’accéder à des postes de responsabilité politique dans notre pays ainsi qu’à des informations parfois stratégiques ? Il appartient aux citoyens de relayer ces informations et surtout de mettre la pression, ne serait-ce qu’au travers de la Toile, sur les hommes et femmes politiques qui se permettent de telles légèretés et de tels actes d’irresponsabilité. Sur ce sujet, les premiers responsables et coupables ne sont pas les Dati, Yade, Dahmane ou Vallaud-Belkacem, qui ne font que tirer parti d’une situation qui leur est offerte, mais bien, entre autres, les Nicolas Sarkozy ou François Hollande qui leur offrent la possibilité de le faire. <strong><span style="text-decoration: underline;">Ces derniers ont l’urgente obligation morale de réagir, et surtout d’agir</span></strong>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Extrait du <em>Puzzle de l’intégration</em> (avril 2007) :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« <em>Considérons-nous qu’il est indispensable, pour préserver l’indépendance de décision politique, et aussi pour la défense de l’intérêt général, que tous ceux qui appartiennent au premier cercle des conseillers de nos femmes et hommes politiques soient entièrement guidés par l’intérêt de tous les Français, sans aucune préférence liée à leur origine ethnique ou raciale ? C’est une question que j’estime essentielle et sur laquelle il nous faut statuer, car elle se pose déjà et se posera de plus en plus avec le temps. Pour ma part, je ne trouve pas très sain que des proches conseillers du pouvoir politique de notre pays, la France, s’affirment et se reconnaissent comme “une représentation” ou “la première vitrine” d’un pays étranger quel qu’il soit.</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><em>La question des conseillers qui entourent nos décideurs politiques doit nous amener à méditer sur notre degré d’attachement à l’indépendance de décision de la France, que ce soit dans sa politique intérieure ou dans sa politique étrangère, politiques qui au demeurant sont parfois fortement imbriquées. Cette question aurait été la même si elle avait impliqué d’autres pays, et même des partenaires proches. Ainsi, le peuple français est très réticent à ce que ses gouvernants puissent présenter des signes d’allégeance trop marquée aux États-Unis d’Amérique. L’histoire de la dernière guerre d’Irak a montré combien le refus de nos dirigeants de s’aligner systématiquement et inconditionnellement sur les décisions d’autres pays, fussent-ils parmi nos plus importants alliés, était la voie qu’il fallait continuer de privilégier. C’est cette fidélité à son idéal d’indépendance de décision qui a permis à la France de se tenir à l’écart d’une guerre que le peuple américain regrette aujourd’hui amèrement. Cette sagesse politique de la France participe de la grandeur de notre pays. Dans une époque de grandes tensions géopolitiques, nos alliés historiques ont plus besoin d’une France forte que d’un vassal ou d’une amitié teintée de servitude (…) </em>»</span></p>
<p align="right"><strong>* <a href="http://www.malikasorel.fr/" target="_blank">Malika Sorel</a></strong> est une essayiste française.<br />
Elle est membre du Haut Conseil à l’intégration depuis le 4 septembre 2009</p>
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		<title>François Hollande imposteur ?</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2012/02/16/hollande-imposteur/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 11:11:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaullisme.fr/?p=19392</guid>
		<description><![CDATA[Dans le Grand Journal de Canal+ du 4 juin 2008, le journaliste Jean-Michel Apathie met en lumière une belle imposture de … François Hollande, en présence de Michel CHARASSE, médusé. En 1983, est publié un livre &#171;&#160;De la reconquête&#160;&#187;, dont l’auteur anonyme « Caton » est présenté en quatrième de couverture comme un &#171;&#160;grand dirigeant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Dans le Grand Journal de Canal+ du 4 juin 2008, le journaliste Jean-Michel Apathie met en lumière une belle imposture de … François Hollande, en présence de Michel CHARASSE, médusé. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">En 1983, est publié un livre &laquo;&nbsp;De la reconquête&nbsp;&raquo;, dont l’auteur anonyme « Caton » est présenté en quatrième de couverture comme un &laquo;&nbsp;grand dirigeant de la droite&nbsp;&raquo; qui règle ses comptes avec son camp. En réalité, il s’avère que « Caton » n’est nullement un dirigeant politique de droite, mais André Bercoff, journaliste, et à l’époque de gauche. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Jean-Michel Apathie démontre avec une interview de France Inter que François Hollande a prêté sa voix à &laquo;&nbsp;Caton&nbsp;&raquo; à l’occasion d’une interview de promotion du livre sur France Inter, ce que Bercoff ne pouvait faire (ses collègues journalistes l’auraient reconnu). </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">François Hollande était à l’époque dans les Cabinets Ministériels, du pouvoir Mitterrandien. Il est donc très surprenant de l’entre dire &laquo;&nbsp;Nous la droite&nbsp;&raquo; dans cette interview. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">L’imposture Caton aurait été imaginée par Jacques Attali pour contrer une remontée en puissance de la droite.</span></p>
<p align="center"><object width="480" height="360" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfpsqu" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="480" height="360" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xfpsqu" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xfpsqu_francois-hollande-l-imposteur_news" target="_blank">François Hollande, l&#8217;imposteur</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/Richard-MALLIE" target="_blank">Richard-MALLIE</a></em></p>
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		<title>Nicolas Sarkozy est candidat : le président de la République veut aller au devant des Français</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 09:57:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Alain Juppé (UMP)]]></category>
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		<description><![CDATA[Libéré du protocole et des habits du chef de l'Etat, le président de la République veut aller au devant des Français, comme il l'a expliqué hier soir au micro de Laurence Ferrari.
Il a choisi de s'envoler ce matin à Annecy, pour notamment un déjeuner sans caméras avec une poignée de Savoyards, une visite de fromagerie, avant un premier meeting au zénith de la ville où sont attendues plusieurs milliers de personnes. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #666666;">Libéré du protocole et des habits du chef de l&#8217;Etat, le président de la République veut aller au devant des Français, comme il l&#8217;a expliqué hier soir au micro de Laurence Ferrari. Il a choisi de s&#8217;envoler ce matin à Annecy, pour notamment un déjeuner sans caméras avec une poignée de Savoyards, une visite de fromagerie, avant un premier meeting au zénith de la ville où sont attendues plusieurs milliers de personnes. Cette journée qui sera scrutée dans ses moindres détails marque indéniablement une nouvelle étape dans la course à l&#8217;Elysée. A moins de 66 jours du premier tour, le match avec François Hollande, son principal adversaire socialiste -qui assure que son lancement est un non-évènement- peut commencer. L&#8217;ambiance de ce premier déplacement va donner le ton.</span></strong></p>
<p align="center"><object width="560" height="315" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/7mCqeEbX65c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="560" height="315" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/7mCqeEbX65c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<h2 align="center"><span style="color: #666666;">Les réactions </span></h2>
<p align="center"><span style="color: #000080;"><strong><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/montage-photo-de-gauche-a-droite-francois-bayrou-marine-le-pen-10646122uitxn_1713.jpg"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border: 0px;" title="montage-photo-de-gauche-a-droite-francois-bayrou-marine-le-pen-10646122uitxn_1713" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/montage-photo-de-gauche-a-droite-francois-bayrou-marine-le-pen-10646122uitxn_1713_thumb.jpg" alt="montage-photo-de-gauche-a-droite-francois-bayrou-marine-le-pen-10646122uitxn_1713" width="358" height="139" border="0" /></a></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>Marine Le Pen</strong> (candidate et présidente du FN) est apparue sûre d&#8217;elle et goguenarde, se contentant d’une courte déclaration comme si elle souhaitait minimiser la portée de la déclaration de candidature du président sortant. Elle a d&#8217;ailleurs commencé son intervention en disant qu’il s’agissait d’<em>« un non événement </em>». Estimant que le candidat Sarkozy <em>« ne croit qu&#8217;aux valeurs de la Bourse »</em>, elle s’est adressée <em>« aux Français qui voudraient voter pour lui »</em> : <em>« Votre vote est un vote perdu, inutile »</em>. <em>« Les Francçais doivent donner à Nicolas Sarkozy un carton rouge</em>, a-t-elle poursuivi, joignant le geste à la parole, <em>et lui dire qu&#8217;il doit sortir du terrain »</em>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>François Hollande</strong> a ironisé : &laquo;&nbsp;<em>Vous connaissez la nouvelle du jour, le &#8216;président-candidat&#8217; est désormais &#8216;candidat-président&#8217;</em>&laquo;&nbsp;, a-t-il dit déclenchant les rires des quelque 10.000 personnes &#8211; selon le PS &#8211; venues l&#8217;écouter au Zénith de Rouen. &laquo;&nbsp;<em>Je vais vous faire une confidence : moi je m&#8217;en doutais</em> !&nbsp;&raquo;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>François Bayrou</strong> (candidat et président du MoDem), de son côté, a ironisé sur le capitaine Sarkozy qui tiendrait fièrement la barre du paquebot France dans la tempête : <em>« Toute la zone euro, avec le Portugal, l&#8217;Espagne, la Grèce… a eu, en une année, un déficit de 7 milliards et nous la France, toute seule, 70 milliards. Nous perdons en un mois ce que l&#8217;Europe perd en un an. Quand le capitaine a mené le bateau sur un récif, on dit qu&#8217;il faut un changement »</em>. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>Nicolas Dupont-Aignan</strong> (candidat et président de Debout la République) relève une contradiction <em>« entre</em> [les] <em>paroles de candidat et</em> [les] <em>actes de président »</em> : <em>« Contradiction sur le respect de la parole du peuple français, puisque Nicolas Sarkozy restera dans l&#8217;Histoire comme celui qui a trahi le vote des Français lors du référendum de 2005, en faisant passer par le Parlement le traité pourtant massivement rejeté par le peuple. Contradiction sur la valeur travail puisque jamais la France n&#8217;aura perdu autant d&#8217;emplois industriels que sous Nicolas Sarkozy. Contradiction enfin sur sa “France forte” puisque la France ne peut pas être forte si elle n&#8217;est pas libre »</em>. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Quant à elle, <strong>Eva Joly</strong> (candidate d’Europe écologie – Les Verts) a estimé que Nicolas Sarkozy <em>« ne nous a rien dit »</em> : <em>« C&#8217;était le grand vide, pas un mot sur l&#8217;écologie, pas un mot sur la crise environnementale »</em>. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>Nathalie Arthaud</strong> (porte-parole et candidate de Lutte ouvrière) a déclaré à l’issue du JT de la première chaîne que <em>« Sarkozy est bien sûr candidat à la même politique au service des riches »</em> et qu’<em>« il veut remettre ça pour cinq ans »</em>. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour <strong>Jean-Luc Mélenchon</strong> (candidat du Front de gauche), les spectateurs de <em>TF1</em> ont <em>« assisté à un numéro de pur cynisme de la part de quelqu&#8217;un qui vient nous parler de ses ambitions sociales après avoir fait reculer le pays comme aucun autre président ne l&#8217;avait fait depuis le début de la Ve République. Cet homme-là, c&#8217;est celui qui nous a pris la retraite à 60 ans, il ne faut pas l&#8217;oublier »</em>. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>Martin</strong><strong>e Billard</strong> (la co-présidente du Parti de gauche) a considéré de son côté qu’il n’y avait <em>« rien de neuf à écouter le candidat Nicolas Sarkozy »</em> : <em>« Le disque tourne à vide. Il est dorénavant en panne d&#8217;imagination pour tromper les français et n&#8217;a à offrir que la poursuite de ses politiques désastreuses »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour <strong>Bruno Le Roux </strong>(porte-parole de François Hollande), <em>« Nicolas Sarkozy cherche une fois de plus à habiter la peau du challenger pour éviter d’être placé face à ses responsabilités. Les Français ne sont pas dupes de cette tactique de communication. Si, en 2007, Nicolas Sarkozy a pu apparaître comme le candidat de la rupture par rapport à Jacques Chirac, il ne pourra pas en 2012 être crédible dans la rupture avec lui-même. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>Michel Destot </strong>(maire PS de Grenoble), lui, enfin s’interroge : <em>« Comment celui qui a, pendant des mois, confondu sa fonction présidentielle et son habit de candidat peut-il imaginer que les Français ne souhaitent pas être sevrés du sarkozysme ? Toutes les contorsions auxquelles se livre Nicolas Sarkozy pour faire oublier le Président en échec et le déguiser en un candidat du courage ne suffiront évidemment pas. Cette candidature se résume en effet uniquement à demander cinq années de plus, durant lesquelles il veut faire croire que les recettes qu&#8217;il a mises en œuvre et qui ont conduit la France au pied du mur, permettraient demain de redresser notre pays. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><strong>Alain Juppé (UMP)</strong> a estimé que </span><span style="color: #000080;">Nicolas Sarkozy</span><span style="color: #000080;"> est &laquo;&nbsp;<em>habité par le sens de sa mission et par sa volonté de parler aux Français.</em>&nbsp;&raquo; Il a défendu &laquo;&nbsp;<em>les valeurs de la Ve République et le référendum*, qui donne le pouvoir de s&#8217;exprimer, est une valeur fondamentale à laquelle nous tenons et Nicolas Sarkozy a raison de la remettre à l&#8217;honneur</em>&laquo;&nbsp;, a dit le ministre des Affaires étrangères lors d&#8217;une réunion publique de l&#8217;UMP à Bischheim, au nord de Strasbourg.</span></p>
<p><strong><em>______________________________________________</em></strong></p>
<p><strong><span style="color: #000040;">* NDLR – Juppé oublie 2005 et le référendum sur le traité établissant une constitution européenne.</span></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Vers la renaissance de l&#8217;état-nation</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 08:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Dani Rodrik]]></category>
		<category><![CDATA[Etat-Nation]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Par Dani Rodrik, professeur en économie politique internationale à l&#8217;Université de Harvard La Tribune.fr L&#8217;un des mythes fondateurs de notre ère est que la mondialisation a relégué l&#8217;État-nation au rang de figurant. Les frontières se seraient volatilisées, dit-on, en raison des bouleversements du transport et des communications qui auraient rétréci le monde. Les nouveaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2></h2>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><span style="color: #000080;">Par <strong>Dani Rodrik</strong>,<br />
professeur en économie politique internationale à l&#8217;Université de Harvard<br />
<a href="http://latribune.fr" target="_blank">La Tribune.fr</a></span></li>
</ul>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; float: left;" src="http://www.latribune.fr/getCrop.php?ID=3711850&amp;ext=jpg&amp;W=600&amp;H=280&amp;ptr=0" alt="Copyright Reuters" align="left" /><span style="color: #666666;">L&#8217;un des mythes fondateurs de notre ère est que la mondialisation a relégué l&#8217;État-nation au rang de figurant. Les frontières se seraient volatilisées, dit-on, en raison des bouleversements du transport et des communications qui auraient rétréci le monde. Les nouveaux modes de gouvernance, s&#8217;étalant des réseaux transnationaux de régulateurs aux organismes de la société civile internationale en passant par des institutions multilatérales, transcendent et remplacent les législateurs nationaux. Dés lors, pour beaucoup d&#8217;observateurs, les décideurs politiques des nations seraient en grande partie impuissants devant les marchés mondiaux.</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La crise financière mondiale a démonté ce mythe. Qui donc a remis à flot les banques, réamorcé la pompe des liquidités, pris le virage de la relance budgétaire et donné aux chômeurs un filet de sécurité empêchant ainsi que tout ne vire à la catastrophe ? Qui est en train de réécrire les règles de surveillance et de règlementation des marchés financiers afin d&#8217;éviter que cela ne se reproduise ? Qui est le plus souvent tenu responsable de tout ce qui ne tourne pas rond ? La réponse est la même partout : les gouvernements nationaux. Le G-20, le Fonds monétaire international et le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire n&#8217;étant en majeure partie que des spectacles d&#8217;apparat.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Même en Europe, où les institutions régionales sont relativement fortes, c&#8217;est l&#8217;intérêt national et les décideurs publics nationaux, incarnés principalement par la chancelière allemande Angela Merkel, qui domine le processus de formulation des politiques. Si Merkel était moins entichée des mesures d&#8217;austérité pour les pays européens surendettés et si elle réussissait à convaincre l&#8217;électorat de son pays de la nécessité d&#8217;une autre approche, la crise de la zone euro se déroulerait de façon bien différente.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">La fin du laisser-faire</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pourtant même si l&#8217;État-nation perdure, sa réputation est en piètre condition. Le concept fait l&#8217;objet d&#8217;attaques théoriques sur deux plans. La première critique provient d&#8217;économistes qui jugent que les gouvernements font obstacle à la libéralisation des échanges commerciaux, des flux des capitaux et des mouvements des populations dans le monde entier. D&#8217;après eux, la restriction des interventions règlementaires et tarifaires des instances nationales permettra aux marchés mondiaux de s&#8217;ajuster, créant du même coup une économie mondiale plus intégrée et plus efficace.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mais qui dictera les règles et règlements de marché, sinon les États-nations ? La politique du laissez-faire est une recette idéale pour répéter les crises financières et amplifier les répercussions politiques. Il faudrait par ailleurs confier la politique économique aux mains de technocrates internationaux, isolés comme ils le sont des tractations quotidiennes de la politique, une position qui limite sérieusement la démocratie et la responsabilité politique.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Bref, l&#8217;idéologie du laissez-faire gérée par des technocrates internationaux ne constitue pas une alternative plausible à l&#8217;État nation. En fait, ultimement, les échanges commerciaux ne profiteront pas de l&#8217;érosion de l&#8217;État-nation tant que des mécanismes viables de gouvernance internationale ne sont pas en place.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">La fin des frontières ?</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La deuxième critique provient de certains éthiciens internationalistes qui jugent artificielles les frontières nationales. Comme le philosophe Peter Singer l&#8217;a énoncé, la révolution des communications a engendré un « auditoire planétaire » qui construit l&#8217;assise d&#8217;une « éthique mondiale ». Lorsque les personnes s&#8217;identifient à la nation, leur code moral demeure national. Mais, s&#8217;ils tissent des liens de plus en plus serrés avec ce vaste monde, leur attachement aux valeurs internationales croîtra également. De son côté, Amartya Sen prix Nobel d&#8217;économie parle d&#8217;identités multiples &#8211; ethniques, religieuses, nationales, régionales, professionnelles et politiques, la plupart d&#8217;entre elles traversant les frontières des pays.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Il y a quelques années, une grande enquête mondiale sur les valeurs a fait un sondage dans un grand nombre de pays à propos des liens que les gens entretiennent à l&#8217;échelle régionale, nationale et mondiale. Sans surprise, ceux qui se considéraient comme citoyens nationaux dépassaient de beaucoup ceux qui se voyaient comme des citoyens du monde. Un résultat encore plus surprenant, l&#8217;identité nationale a même éclipsé l&#8217;identité régionale aux États-Unis, en Europe, en Inde, en Chine et dans bon nombre d&#8217;autres pays.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Les mêmes sondages montrent que les personnes les plus jeunes, les plus éduquées et celles qui disent appartenir aux classes supérieures tendent plutôt à tisser des liens avec le monde entier. Néanmoins, il est difficile de trouver un segment démographique pour lequel l&#8217;attachement à la communauté internationale l&#8217;emporte sur l&#8217;amour de la patrie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Malgré leur amplitude, les baisses des coûts du transport et des communications n&#8217;ont pas fait disparaître la géographie. En général, les activités économiques, sociales et politiques se regroupent sur la base de préférences, de besoins et de trajectoires historiques qui varient selon les régions du monde.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La distance géographique est un facteur déterminant des échanges économiques qui importe autant qu&#8217;il y a cinquante ans. Il semble même que l&#8217;Internet ne soit pas si cosmopolite qu&#8217;on le pense : une étude a démontré que les Américains sont plus enclins à consulter des sites Web de pays qui sont physiquement proches que de régions éloignées, même en tenant compte de la langue, du revenu et d&#8217;une longue liste d&#8217;autres paramètres.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Une nouvelles conscience planétaire</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Le problème est que nous sommes encore sous l&#8217;emprise du mythe du déclin de l&#8217;État-nation. Les dirigeants politiques se disent impuissants, les intellectuels inventent des plans de gouvernance mondiale peu plausibles et les perdants du système jettent de plus en plus le blâme sur l&#8217;immigration ou les importations. Toute proposition pour redonner le pouvoir d&#8217;intervention à l&#8217;État-nation fait généralement fuir les gens respectables, comme si elle pouvait ramener la peste au pays.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Il est certain que la géographie des liens et des identités n&#8217;est pas immuable ; elle a en fait évolué au cours de l&#8217;histoire. Ce qui signifie qu&#8217;il ne faut pas rejeter d&#8217;emblée l&#8217;avènement possible d&#8217;une véritable conscience planétaire accompagnée de communautés politiques transnationales.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mais il est impossible de faire face aux enjeux contemporains avec des institutions qui n&#8217;existent pas (encore). Pour l&#8217;instant, les gens doivent se tourner vers leurs gouvernements nationaux pour des solutions, ce qui demeure l&#8217;action collective la plus porteuse d&#8217;espoir. L&#8217;État-nation est sans doute un anachronisme hérité de la Révolution française, mais c&#8217;est le seul instrument dont nous disposons.</span></p>
<p><span style="color: #666666; font-size: x-small;">(*) Dani Rodrik, professeur en économie politique internationale à l&#8217;Université de Harvard, est l&#8217;auteur de The Globalization Paradox: Democracy and the Future of the World Economy (Le Paradoxe de la globalisation : démocratie et avenir de l&#8217;économie mondiale).</span></p>
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		<title>Non au pacte budgétaire par J.P. Vesperini</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2012/02/15/non-au-pacte-budgetaire-europ/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 21:50:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eco/social]]></category>
		<category><![CDATA[euro]]></category>
		<category><![CDATA[Euroland]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre VESPERINI]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Jean-Pierre VESPERINI Professeur agrégé des facultés de droit et des sciences économiques Membre du Conseil d’Analyse Economique Le pacte budgétaire que viennent d’approuver les dirigeants des pays de l’Euroland imposera désormais à ces pays de maintenir à zéro ou proche de zéro le montant de leur déficit public. Ce pacte budgétaire présente quatre défauts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><span style="color: #000080;">Jean-Pierre VESPERINI<br />
Professeur agrégé des facultés de droit et des sciences économiques<br />
Membre du Conseil d’Analyse Economique</span></li>
</ul>
<blockquote><p><strong><span style="color: #666666; font-size: small;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-.jpg"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border: 0px;" title="66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-brussels" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-1.jpg" alt="66699_france-s-president-sarkozy-speaks-during-a-news-conference-at-an-european-union-summit-in-brussels" width="244" height="165" align="left" border="0" /></a>Le pacte budgétaire que viennent d’approuver les dirigeants des pays de l’Euroland imposera désormais à ces pays de maintenir à zéro ou proche de zéro le montant de leur déficit public.</span></strong></p></blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Ce pacte budgétaire présente quatre défauts majeurs. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Tout d’abord, d’une manière générale, il est rarement justifié ou recommandé de vouloir maintenir une variable économique constamment à la même valeur. L’économie appartient par essence au domaine du vivant. Elle n’échappe pas au mouvement continu de l’évolution. Sans cesse l’environnement économique d’une nation bouge, évolue et tout l’art de la politique économique est de savoir s’adapter à cet environnement indéfiniment changeant. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Dans le cas des pays de la zone euro, la contrainte de devoir maintenir à zéro le déficit public est d’autant plus injustifiée et dommageable que ces pays sont privés de leur souveraineté monétaire. La Chine par exemple a décidé de maintenir plus ou moins constant le taux de change de sa monnaie contre le dollar. Mais la Chine est un pays pleinement souverain qui dispose de tous les leviers lui permettant de compenser les effets négatifs que la stabilité de son taux de change peut avoir sur son économie. En revanche, les pays de la zone euro seront incapables de compenser par une politique monétaire appropriée les effets négatifs de la fixation à zéro de leur déficit public. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Certes les auteurs du pacte ont bien vu l’influence que les variations de l’environnement économique pouvaient avoir sur le déficit public. En effet, si la conjoncture extérieure d’un pays s’améliore, sa propre conjoncture s’améliorera et automatiquement ses dépenses d’intervention sociale diminueront, ses recettes fiscales augmenteront et par conséquent son déficit public diminuera. Inversement, si la conjoncture extérieure se détériore, le déficit public augmentera. C’est la raison pour laquelle, dans le pacte, ce n’est pas le déficit public courant qui doit être à peu près nul, mais le déficit public structurel qui est censé corriger le déficit courant des variations de la conjoncture. Malheureusement, la correction opérée par le déficit structurel est toujours imparfaite. En pratique, le déficit structurel suit, mais de manière atténuée, des variations semblables à celles du déficit courant. Ainsi en France, le déficit public courant est passé de  – 2,7 % en 2007 à  – 7,1 % en 2010, quand le déficit structurel est passé pendant le même temps de  – 0,9 % à – 3,0 % (source OCDE). On voit donc que si le pacte avait été en vigueur en 2010, la France aurait été contrainte de prendre de manière automatique des mesures visant à ramener le déficit structurel de  – 3,0 % à environ  0 %. Ainsi, au moment où la crise était à son paroxysme, la France aurait dû réduire ses dépenses et augmenter ses impôts. Si elle ne l’avait pas fait, elle aurait pu être poursuivie par un autre État européen devant la Cour de justice européenne qui aurait pu lui infliger une amende allant jusqu’à 0,1 % de son PIB. On retrouve donc ici ce qui était le défaut majeur du pacte de stabilité de 1997, c&#8217;est-à-dire l’obligation, au moment où l’économie se trouve en récession, de devoir prendre des mesures accentuant la récession pour pouvoir respecter le pacte. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Ce qui ne laisse alors que deux possibilités : soit respecter le pacte avec les conséquences négatives qui en découlent, soit, pour les éviter, le violer. C’est ce qui fut fait, en 2003, à l’initiative notamment de l’Allemagne qui jugeait, à juste titre d’ailleurs, que cette violation était nécessaire à l’amélioration de la situation de son économie. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Le second défaut majeur du pacte est qu’il ne repose sur aucune justification économique sérieuse. Aucun raisonnement économique ne permet de démontrer qu’un pays doit avoir un déficit structurel approximativement nul. Cette obligation revient à interdire à l’État de financer par l’emprunt des investissements qu’il jugerait utile au pays, par exemple dans l’énergie ou dans les secteurs d’avenir. Le pacte budgétaire est donc inacceptable pour la France à moins que l’État renonce à toute politique d’investissement ambitieuse. À cet égard, en dépit des critiques que l’on peut adresser à la notion de solde structurel, la règle que David Cameron se propose de suivre en Grande-Bretagne, qui vise à annuler le déficit structurel hors dépenses d’investissement, apparaît beaucoup plus raisonnable que celle figurant dans le pacte budgétaire. Une autre règle peut également être légitimement adoptée : c’est celle que le président de la Réserve fédérale vient de proposer devant le Congrès, qui consiste à stabiliser, puis à diminuer graduellement la dette publique par rapport au PIB. En vérité, la règle exagérément rigoureuse du pacte budgétaire n’a pas d’autre justification que le souci de l’Allemagne de payer le moins possible pour sauvegarder l’euro dont elle est pourtant la principale bénéficiaire.  </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Le troisième défaut majeur du pacte, c’est qu’il sèmera la discorde entre les peuples européens. Cette discorde résultera de l’absence de détermination incontestable du solde structurel. Cette détermination dépend de la méthode adoptée. Et le choix de cette méthode est arbitraire. Il y aura donc un risque permanent de contestation devant la Cour européenne de la valeur retenue pour le solde structurel. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Cette contestation sera d’autant plus vive que les États pourront être condamnés à payer des amendes si le déficit structurel s’éloigne de zéro. Qui ne voit qu’il est dangereux de confier à des juges la gouvernance budgétaire des nations européennes ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Le quatrième défaut majeur du pacte, c’est qu’il empêchera l’Europe de sortir de la crise dont elle est prisonnière. En effet, le pacte obligera plusieurs pays de la zone euro, dont la France et l’Espagne, à adopter des politiques budgétaires très restrictives au moment où leur politique budgétaire devrait au contraire soutenir la croissance. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pourquoi les pays de la zone euro devraient-ils adopter des politiques budgétaires beaucoup plus rigoureuses que celles adoptées par les États-Unis ou la Grande-Bretagne alors que leur situation budgétaire est bien meilleure et leur situation économique au contraire bien pire ? Ainsi, en 2011, le déficit structurel de la zone euro était égal à – 0,3 % du PIB, mais ceux des États-Unis et de la Grande Bretagne étaient respectivement égaux à  – 6,0 % et – 4,7 % Quant au chômage, il n’a jamais été aussi élevé dans la zone euro à 10,4 % de la population active contre 8,5 % aux États-Unis et 8,4 % en Grande-Bretagne. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Dans ces conditions, il est parfaitement injustifié que les pays de la zone euro soient contraints de fixer à zéro leur déficit structurel quand les États-Unis cherchent seulement à stabliser leur dette publique et la Grande-Bretagne à annuler son déficit structurel hors investissement public. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En définitive, adopter le pacte budgétaire, c’est condamner l’Europe à la discorde et à la stagnation. C’est aussi mettre fin à la souveraineté budgétaire de notre pays. Déjà, le traité de Maastricht, repris par celui de Lisbonne que l’on n’a pas osé soumettre à l’approbation du peuple, a supprimé la souveraineté monétaire. Le président de la République qui signerait le pacte budgétaire consentirait donc à l’abandon total de la souveraineté de la France.  </span></p>
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		<title>F. Hollande : « Il n&#8217;y a plus de communistes en France » !</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 11:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu-politique]]></category>
		<category><![CDATA[communiste]]></category>
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		<description><![CDATA[Anaïs Toro-Engel – Marianne Les années 80 sont révolues&#8230; et les communistes avec ! C&#8217;est du moins ce qu&#8217;a affirmé François Hollande dans une interview accordée au Guardian. Toute une histoire&#8230; (Fête de l&#8217;humanité &#8211; Flickr &#8211; Idf-fotos &#8211; cc) « François Hollande cherche à rassurer le Royaume-Uni et la City. ». Voilà comment le quotidien britannique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3></h3>
<ul>
<li>Anaïs Toro-Engel – Marianne</li>
</ul>
<blockquote><p><span style="color: #666666; font-size: small;"><strong>Les années 80 sont révolues&#8230; et les communistes avec ! C&#8217;est du moins ce qu&#8217;a affirmé François Hollande dans une interview accordée au Guardian. Toute une histoire&#8230;</strong></span></p></blockquote>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/idf-fotos/3927632885/lightbox/"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; float: left;" title="(Fête de l'humanité - Flickr - Idf-fotos - cc)" src="http://www.marianne2.fr/photo/art/default/947983-1123184.jpg?v=1329221114" alt="(Fête de l'humanité - Flickr - Idf-fotos - cc)" align="left" /></a><span style="font-size: xx-small;">(Fête de l&#8217;humanité &#8211; Flickr &#8211; Idf-fotos &#8211; cc)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><em>« François Hollande cherche à rassurer le Royaume-Uni et la City. »</em>. Voilà comment </span><a href="http://www.guardian.co.uk/world/2012/feb/13/francoise-holland-uk-city-london?cat=world&amp;type=article"><span style="color: #000080;">le quotidien britannique The Guardian</span></a><span style="color: #000080;"> a titré l&#8217;interview du candidat PS dans ses colonnes. On peut se demander s&#8217;il s&#8217;agit de rassurer Londres ou, plus prosaïquement, la City. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En tout cas, pour « rassurer » nos amis d&#8217;outre Manche, François Hollande n&#8217;a pas lésiné sur les moyens, n&#8217;hésitant pas à affirmer : <em>« Aujourd&#8217;hui, il n&#8217;y a plus de communistes en France&#8230; »</em> ! </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Car oui, la guerre froide est bien terminée. Et non, aucun risque de retrouver des <em>« chars soviétiques sur la place de la Concorde » </em>si la gauche venait à gagner les élections ! </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Bien sûr, si l&#8217;on entend le terme de « communiste » dans le contexte de la guerre froide, François Hollande n&#8217;a pas complètement tort. Même </span><a href="http://www.pcf.fr/5639"><span style="color: #000080;">Pierre Laurent,secrétaire national du PCF</span></a><span style="color: #000080;"> (Parti communiste français), met en avant le rassemblement avec le Parti de gauche, plutôt que le PCF, lors de l&#8217;émission </span><a href="http://www.placeaupeuple2012.fr/pierre-laurent-invite-de-mots-croises-sur-france-2/"><span style="color: #000080;"><em>Mots croisés</em> du 13 février</span></a><span style="color: #000080;"> : <em>« Chez nous, au Front de gauche&#8230; » </em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Même si François Hollande reconnaît que oui, <em>« Mitterrand avait nommé des ministres communistes au gouvernement »</em>, il s&#8217;empresse d&#8217;ajouter pour éviter toute confusion : <em>«Aujourd’hui, il n’y a plus de communistes en France… la gauche a été au gouvernement pendant 15 ans au cours desquels nous avons libéralisé l’économie, et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a rien à craindre. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Donc, si l&#8217;on lit François Hollande en anglais, il n&#8217;y aura pas de ministres communistes dans le gouvernement s&#8217;il est élu en mai prochain. Sauf qu&#8217;au même moment à Paris, il se dit que </span><a href="http://www.marianne2.fr/Et-si-Melenchon-etait-le-dindon-de-la-farce-electorale_a215231.html"><span style="color: #000080;">certains émissaires hollandistes négocient avec les communistes des circonscriptions</span></a><span style="color: #000080;"> &#8230; et aussi, éventuellement un ou des ministères. On espère que lesdits négociateurs ne sont pas abonnés au <em>Guardian</em>. A moins que, d&#8217;ici à deux mois, Ies impétrants candidats à des postes de ministres n&#8217;aient renoncé à leur idéaux&#8230; </span></p>
<p><strong>Retrouvez l&#8217;intégralité de l&#8217;interview sur le site du <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2012/feb/13/francoise-holland-uk-city-london?cat=world&amp;type=article">Guardian</a>. </strong></p>
<p><strong>Lire aussi : <a title="François Hollande l'imposteur" href="http://www.gaullisme.fr/2012/02/16/hollande-imposteur/" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">François Hollande imposteur</span> ?</a></strong></p>
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		<title>Le d&#233;bat interdit</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 08:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[coup de cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[politique étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[L’idée de Mme Merkel de considérer les affaires européennes comme des affaires de "politique intérieure" est l’illustration même d’une dérive européiste grosse de dangers.
Mme Merkel s’est aussi immiscée de manière malencontreuse dans la campagne présidentielle française en appuyant M. Sarkozy. L’un et l’autre veulent faire avaler la prétendue "règle d’or" au peuple français, à deux mois de l’élection présidentielle. 

Cette idée est une nouvelle formulation du "droit d’ingérence".
Comme chacun sait, on n’a jamais vu les faibles s’ingérer dans les affaires des forts.
A l’inverse, on voit Mme Merkel, et à ses côtés M. Sarkozy, bien mal inspiré, tancer la Grèce de très haut pour n’appliquer pas assez vite les recettes déflationnistes conçues par le nouvel "hégemon" (puisqu’on s’exprime ainsi désormais).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p align="justify"><span style="color: #666666">par<span style="font-size: small"> <strong>J.P. Chevènement</strong></span></span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/MerkelSarkozyBruxelles20091030.jpg"><img style="background-image: none; border-right-width: 0px; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; padding-top: 0px" title="MerkelSarkozyBruxelles20091030" border="0" alt="MerkelSarkozyBruxelles20091030" align="left" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/02/MerkelSarkozyBruxelles20091030_thumb.jpg" width="244" height="175" /></a>L’idée de Mme Merkel de considérer les affaires européennes comme des affaires de &quot;politique intérieure&quot; est l’illustration même d’une dérive européiste grosse de dangers. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Cette idée est une nouvelle formulation du &quot;droit d’ingérence&quot;. Comme chacun sait, on n’a jamais vu les faibles s’ingérer dans les affaires des forts. A l’inverse, on voit Mme Merkel, et à ses côtés M. Sarkozy, bien mal inspiré, tancer la Grèce de très haut pour n’appliquer pas assez vite les recettes déflationnistes conçues par le nouvel &quot;hégemon&quot; (puisqu’on s’exprime ainsi désormais). </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Mme Merkel s’est aussi immiscée de manière malencontreuse dans la campagne présidentielle française en appuyant M. Sarkozy. L’un et l’autre veulent faire avaler la prétendue &quot;règle d’or&quot; au peuple français, à deux mois de l’élection présidentielle. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Cette potion est absurde : Joseph Stiglitz et Paul Krugmann, deux prix Nobel d’Economie, sans parler de beaucoup de nos économistes parmi les plus chevronnés (Jean-Paul Fitoussi et j’en passe…) ont démontré que la mise en œuvre simultanée de plans de déflation dans toute l’Europe conduirait à une récession générale. Ce point essentiel ne peut-il être débattu ? La zone euro est et reste fragile. Ce n’est pas parce que les banques, inondées de liquidités à trois ans, à un taux de 1%, ont momentanément souscrit des bons d’Etat à 5,8% en Italie que la crise des dettes souveraines est derrière nous. La récession en marche fera sauter les fragiles barrières imaginées par &quot;Merkozy&quot; : croit-on ainsi que le MES (mécanisme européen de stabilité), au capital de 80 milliards d’euros, pourra recueillir par voix d’émissions sur les marchés financiers, les 500 milliards d’euros prévus qui seraient de toutes façons insuffisants pour faire face à un défaut espagnol ou italien ? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Les problèmes structurels (hétérogénéité de la zone euro, écarts de compétitivité insupportables) n’ont pas été résolus. Les écarts de compétitivité se reflètent dans les excédents et les déficits de balances courants des pays membres de la zone euro. Pierre Lellouche citait hier au Sénat le montant de l’excédent automobile allemand en 2011 : 100 milliards d’euros à comparer au déficit français : 5 milliards d’euros. Il y a encore cinq ou six ans, l’automobile était dans la balance du commerce extérieur français un poste excédentaire (environ 10 milliards d’euros en 2005). Ainsi l’automobile représente aujourd’hui près de la moitié de l’écart qui sépare l’excédent global allemand (150 milliards) et le déficit français (70 milliards) : 105 milliards sur 220 milliards. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Comment allons-nous remonter cet écart ? A partir de quelles marges financières aujourd’hui écrasées de nos entreprises, de quelles aides publiques aujourd’hui taries, de quelle médecine de cheval, sinon celle d’une austérité à perpétuité inscrite dans le traité européen qui doit être signé le 1er mars prochain ? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Il est d’autant plus choquant qu’un journal comme Le Monde (certes depuis longtemps au cœur du &quot;cercle de la raison&quot; cher à Alain Minc) puisse appeler dans l’éditorial de première page de son édition du 10 février 2012 à &quot;ne pas toucher au pacte budgétaire&quot;. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">&quot;Il ne faut pas rouvrir la négociation sur ce traité&quot; intime Le Monde à François Hollande, à grand renfort d’arguments particulièrement spécieux. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Nos bien-pensants vont encore une fois invoquer &quot;la parole de la France&quot; (pour mieux enterrer celle-ci).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">Deux rappels historiques : </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">- Le Général de Gaulle n’a-t-il pas subordonné l’entrée en vigueur du traité du Marché Commun, signé en 1957, à l’adoption d’une politique agricole commune (1962) et à la reconnaissance d’un droit de véto (crise de la &quot;chaise vide&quot; en 1965) ? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">- Deuxième exemple : le Général de Gaulle s’est-il senti &quot;lié par la parole de la France&quot; quand il a décidé en 1966 le retrait de notre pays des Etats-majors intégrés de l’OTAN (mis en place au début des années cinquante) après la ratification du traité de l’Atlantique Nord ? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080">On assiste là à un dévoiement par l’Establishment de la politique extérieure de la France. Celle-ci deviendrait ouvertement un carcan destiné à étouffer la voix du peuple français. C’est &quot;le débat interdit&quot;. Et après cela, Le Monde viendra dénoncer la montée des &quot;populismes&quot;!</span></p>
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