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	<description>Tout sur de Gaulle, tout sur le gaullisme</description>
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		<title>De Gaulle censur&#233; &#224; Orl&#233;ans</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 10:52:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Corsaire Editions]]></category>
		<category><![CDATA[Kerhervé]]></category>
		<category><![CDATA[Liens sur de Gaulle]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous invite à lire les communiqués de Corsaire Editions dénonçant la censure dont il est l’objet. &#160; &#160; &#160; Communiqué 1 Communiqué 2]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/image.png"><img style="background-image: none; border-right-width: 0px; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; padding-top: 0px" title="image" border="0" alt="image" align="left" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/image_thumb.png" width="244" height="100" /></a><strong><font color="#666666" size="3">Je vous invite à lire les communiqués de Corsaire Editions dénonçant la censure dont il est l’objet.</font></strong></p>
</blockquote>
<p>&#160;</p>
<p>&#160;</p>
<p>&#160;</p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/Projet1_Mise en page 1.pdf" target="_blank">Communiqué 1</a></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/Projet2_Mise en page 2.pdf" target="_blank">Communiqué 2</a></p>
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		<title>A qui peut-on (encore) faire confiance ?</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 15:22:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Cahuzac]]></category>
		<category><![CDATA[Coppé]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Par Nicolas Domenach et Laurent Neumann &#8211; Marianne Un discrédit sans précédent frappe les élites, politiques, économiques et médiatiques. Mais les Français font preuve de bon sens. Notre sondage exclusif le prouve : ils continuent d&#8217;accorder leur confiance à ceux qui leur sont proches : famille, médecins, enseignants&#8230; CHESNOT/SIPA Petit dialogue surpris dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h3></h3>
<ul>
<li>Par Nicolas Domenach et Laurent Neumann &#8211; Marianne</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #666666; font-size: small;"><strong>Un discrédit sans précédent frappe les élites, politiques, économiques et médiatiques. Mais les Français font preuve de bon sens. Notre sondage exclusif le prouve : ils continuent d&#8217;accorder leur confiance à ceux qui leur sont proches : famille, médecins, enseignants&#8230; </strong></span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/clip_image0011.jpg"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="clip_image001" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/clip_image001_thumb.jpg" alt="clip_image001" width="520" height="337" border="0" /></a></p>
<p align="center"><span style="font-size: xx-small;">CHESNOT/SIPA</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Petit dialogue surpris dans une pharmacie du XVIIe arrondissement, à Paris : «Je vous mets le médicament générique ?» Réponse de la cliente :<em> «Vraiment ? Vous croyez ? On peut faire confiance aux génériques, avec tout ce qu&#8217;on entend ?»</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Autre échange saisi, quelques instants plus tard, cette fois dans une boucherie du même quartier des Batignolles. <em>«Elle est vraiment française, votre viande de bœuf ? interroge, avec ironie, la vieille dame. &#8211; Evidemment, répond le commis boucher. &#8211; Et c&#8217;est vraiment du bœuf ? Parce que, avec tout ce qu&#8217;on apprend, on finit par se demander»&#8230;</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">C&#8217;est vrai : à qui se fier ? A qui faire confiance ? Des laboratoires pharmaceutiques (Servier, en l&#8217;occurrence) sont impliqués dans des scandales sanitaires de grande ampleur ; des industriels voyous (les dirigeants de l&#8217;entreprise Spanghero) vendent du cheval étiqueté «bœuf» dont personne n&#8217;est capable de suivre la trace. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">On découvre même que le marché des nourritures essentielles est, comme les marchés financiers, géré par des traders, obsédés d&#8217;abord par leurs profits. Etonnez-vous, après ça, que la viande, comme la finance, soit folle ! </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pis : pendant des mois &#8211; des années -, un ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a menti sur son compte en Suisse. Apôtre de la rigueur, responsable de la chasse aux fraudeurs du fisc et donneur de leçons à ses heures, il se révèle être lui-même un délinquant fiscal, doublé d&#8217;un menteur. Faites ce que je dis, pas ce que je fais&#8230; </span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><em><strong><span style="color: #000040;">Le tourniquet des foutriquets</span></strong></em></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pour faire bonne mesure, on découvre que Claude Guéant, longtemps décrit par les médias comme un haut fonctionnaire irréprochable, un grand commis de l&#8217;Etat, droit, honnête, insoupçonnable, paie ses factures en liquide, jongle avec des espèces versées quand il était ministre et vend, pour un prix exorbitant (500 000 € !), deux toiles de maître à un avocat installé en Malaisie sans le déclarer aux autorités. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Il reçoit même sur son compte de l&#8217;argent de Jordanie, 25 000 € ! Mais si l&#8217;ancien ministre de l&#8217;Intérieur fraude le fisc lui aussi, si l&#8217;ex-premier flic de France a des comportements borderline, alors à qui faire (encore) confiance ? Pas davantage aux plus hautes autorités spirituelles de ce pays puisque l&#8217;ex-grand rabbin de France Gilles Bernheim a lui-même reconnu n&#8217;être qu&#8217;un «escroc intellectuel», alors que son admonition contre le mariage homosexuel était encensée jusqu&#8217;à Rome ! Plus de sacré, rien que du plagiat ! </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">A qui prêter (encore) foi quand, de Gandrange (Nicolas Sarkozy, 2008-2009) à Florange (François Hollande, 2012-2013), les responsables politiques de (très) haut niveau ne tiennent pas leurs promesses de campagne ? Oublieux ou incapables, peu importe, ce sont les plus puissants, les présidents, qui, l&#8217;un après l&#8217;autre, perdent leur majorité de référence comme d&#8217;espérance. A qui se raccrocher quand l&#8217;actuel chef de l&#8217;Etat lui-même semble impuissant à nous sortir de la crise ? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La plupart des économistes ne l&#8217;ont pas vue venir, pas plus qu&#8217;ils n&#8217;ont anticipé les précédentes. Faillite des «sachants» qui, pourtant, tiennent toujours le haut du pavé médiatique, ce qui accroît le malaise des «ignorants» d&#8217;en bas. Comment ne pas s&#8217;exaspérer devant ce tourniquet des foutriquets ? Les experts les plus savants &#8211; du moins, les plus médiatiques &#8211; se gourent presque tout le temps. Les météorologistes eux-mêmes perdent leur latin, tant le climat semble détraqué. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Or, tous, chacun dans sa spécialité, persistent dans le martèlement sans peur de certitudes dont on sait pourtant qu&#8217;elles n&#8217;ont qu&#8217;un rapport chaotique avec la réalité. La preuve par Jean-François Copé qui continue, depuis près de six mois, à faire croire qu&#8217;il est le chef légitime de l&#8217;UMP, alors qu&#8217;il a été convaincu de tricherie. Ce qui ne l&#8217;empêche pas, toute honte bue, de contester la légitimité de François Hollande qui, lui, a pourtant été élu démocratiquement. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Voilà pourquoi Marianne a jugé utile et urgent de demander à l&#8217;institut de sondage Harris Interactive de tester le niveau de confiance des Français. A qui accordent-ils encore du crédit ? Si les résultats de cette enquête confirment certaines de nos intuitions, ils obligent d&#8217;abord à tordre le cou à une idée fausse, fréquemment relayée dans les allées du pouvoir politico-médiatique : non, les Français ne sont pas adeptes du «tous pourris». </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Loin de là ! Certes, les électeurs de Marine Le Pen sont plus remontés que les sympathisants de Jean-Luc Mélenchon qui, eux-mêmes, sont plus désabusés que tous les autres. Certes, la défiance est très profonde dans les catégories populaires et chez les 25-49 ans. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pourtant, malgré les affaires, malgré les échecs de Hollande, malgré les hystéries de la droite, malgré le désastre européen, malgré le krach de nos élites, malgré toute cette actualité récente qui sape durablement leur confiance, les 1 153 personnes sondées par Harris Interactive font preuve d&#8217;un bon sens presque rassurant. </span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><em><strong><span style="color: #000040;">Des dégâts irréversibles</span></strong></em></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Qui croire ? La question est loin d&#8217;être anodine. En temps de crise &#8211; économique, sociale, morale -, elle est même primordiale. Déjà, au XVIIe siècle, le philosophe anglais John Locke avait théorisé l&#8217;importance de ce concept sans lequel le passage de l&#8217;état de nature à la société civile est impossible. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Sans cette nécessaire confiance que le peuple est censé accorder à l&#8217;autorité et à ses dépositaires, point de démocratie, point d&#8217;économie de marché, point de relations sociales apaisées. On peut, certes, penser que le doute généralisé est salutaire. Hier, on s&#8217;est trop abandonné les yeux fermés à des idéologies totalitaires pour ne pas se féliciter aujourd&#8217;hui qu&#8217;ils soient dessillés. Le problème ? On les ouvre souvent sur du vide ! </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Partout, la confiance est abîmée, salement. Sinon, pourquoi La Poste aurait-elle éprouvé le besoin de créer un observatoire de la confiance ? Même Darty, qui a fondé son succès sur son célèbre «contrat de confiance», connaît aujourd&#8217;hui de graves difficultés économiques. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pourquoi le ministère de la Santé aurait-il lancé, voici quelques semaines, un «pacte de confiance avec les personnels hospitaliers» ? Pourquoi le livre qui a le mieux marché dans ce domaine, c&#8217;est le Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux ? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pourquoi le gouvernement aurait-il lancé ce qu&#8217;il a lui-même appelé «un nouveau pacte de confiance entre l&#8217;Etat et les collectivités locales» ? Si tout le monde veut regagner la confiance de tout le monde, c&#8217;est bien qu&#8217;elle s&#8217;est perdue en route. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Que dit l&#8217;enquête de Harris Interactive ? D&#8217;abord, que, très majoritairement, les Français continuent à accorder leur confiance à ceux qui leur sont proches : leur famille (89 %), qui en ces temps de crise semble être l&#8217;ultime refuge ; leurs médecins (86 %), malgré toutes les crises sanitaires, malgré tous les doutes sur les médicaments ; leurs bouchers (81 %), malgré la répétition des scandales de la malbouffe&#8230; </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mais aussi à ceux dont le métier leur apparaît difficile ou, en tout cas, socialement utile : pompiers (92 %), infirmiers (91 %), artisans (80 %), militaires (76 %), agriculteurs (75 %), enseignants et policiers (71 %)&#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">De même, s&#8217;ils ne sont que 57 % à accorder leur confiance aux fonctionnaires en général, les Français sauvent volontiers les agents de la fonction publique qu&#8217;ils côtoient régulièrement : infirmiers (91 %), profs (71 %) et même, répétons-le, responsables du maintien de l&#8217;ordre (71 %)&#8230; </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Non, les Français ne mettent pas tout le monde dans le même sac d&#8217;indignité. Si 57 % des sondés se méfient des syndicats de salariés, ils sont 70 % à se défier des syndicats patronaux. Un score que le successeur de Laurence Parisot à la tête du Medef fera bien de méditer. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Plus révélatrice encore, la crédibilité des patrons de PME culmine à 75 %, quand celle des patrons du CAC 40 plafonne à 31 %. L&#8217;impudeur de certains comportements a causé des dégâts considérables, voire irréversibles : salaires indécents en temps de crise, délocalisations vécues comme autant d&#8217;actes antipatriotiques, plans de licenciement perçus comme autant d&#8217;injustices au moment où les dividendes versés aux actionnaires, eux, continuent d&#8217;augmenter. Ces grands patrons qui demandent à l&#8217;Etat &#8211; donc aux Français &#8211; des efforts qu&#8217;ils ne fournissent pas eux-mêmes ne sont plus crédibles. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">De même, si les artisans recueillent 80 % d&#8217;indice de confiance, les grandes surfaces, elles, n&#8217;en totalisent que 42 % (contre 55 % de défiance). Le fossé est tout aussi abyssal entre les élus locaux et les responsables politiques nationaux : 53 % de confiance pour les premiers, 22 % seulement pour les seconds. Désormais, on comprend mieux pourquoi autant de députés et de sénateurs, droite et gauche confondues, défendent mordicus le cumul des mandats : localement, on les apprécie autant qu&#8217;on se défie d&#8217;eux au plan national. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Les résultats du sondage de Harris Interactive confortent d&#8217;ailleurs l&#8217;étude publiée en décembre dernier par le Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof) : 57 % des Français accordent leur confiance à leur maire, mais 28 % seulement sont dans le même état d&#8217;esprit vis-à-vis du Premier ministre et 40 % vis-à-vis de leur député. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Comme si, à l&#8217;inverse du gouvernement et des parlementaires qui, pourtant, votent la loi, le maire avait, lui, le pouvoir de changer positivement leur vie. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Bien sûr, il y a la crise. Bien sûr, il y a le chômage qui bat des records, les usines qui ferment, le pouvoir d&#8217;achat qui dégringole, les impôts qui augmentent, les salaires et les retraites qui stagnent, tous ces jeunes qui peinent à se loger et à financer leurs études, ces fins de mois difficiles qui commencent le 10&#8230; </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mais si, au moins, il y avait la confiance. Si, au moins, on pouvait croire ceux qui savent, adhérer aux discours de ceux qui nous dirigent, ceux qui, justement, sont censés nous montrer le chemin à suivre&#8230; </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que le premier parti de France est désormais celui des abstentionnistes. Or, le nombre de ces «décrocheurs» ne va pas cesser de croître, car c&#8217;est un discrédit sans précédent qui frappe la plupart des élites, politiques et médiatiques &#8211; et, singulièrement, le pouvoir exécutif lui-même. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Avant-hier, Jacques Chirac. Hier, Nicolas Sarkozy. Aujourd&#8217;hui, François Hollande. Il faudrait être inconséquent pour ne pas essayer de comprendre les raisons de cette déconsidération profonde. Jamais le rejet d&#8217;un président de la République nouvellement élu n&#8217;avait été aussi rapide. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Comment faire (encore) confiance à quelqu&#8217;un qui, pendant sa campagne, avait promis de procéder à une grande réforme fiscale, promis de faire rendre gorge à la finance toute-puissante, promis de tenir tête à la chancelière Angela Merkel pour réorienter la politique européenne vers moins d&#8217;austérité et plus de croissance ? </span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><em><strong><span style="color: #000040;">Le niveau &laquo;&nbsp;Nabilla zéro&nbsp;&raquo;</span></strong></em></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Ce qui est en cause, en réalité, c&#8217;est moins la compétence que l&#8217;autorité du chef, la foi en sa capacité à diriger le pays et à le sortir de la panade dans laquelle il s&#8217;enfonce inexorablement depuis près de cinq ans. Donc, une question de confiance. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">On pourrait se contenter, comme le fait chaque jour la droite, le Figaro, le Point ou l&#8217;Express, d&#8217;accabler le président de critiques, le ridiculiser en «pépère faiblard», contester sa politique, mettre en cause sa communication ou bien encore déplorer la radicalisation d&#8217;un électorat de droite qui, au fond, ne l&#8217;a jamais jugé assez digne d&#8217;exercer la fonction suprême. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mais ce serait à l&#8217;évidence éluder le constat qui fâche : la remise en cause globale de toutes les institutions verticales, de tous ces fameux corps intermédiaires qui, jusqu&#8217;à présent, structuraient la société française. Les syndicats, dont l&#8217;influence ne cesse de décroître ; les médias, dont le crédit est en chute libre ; les grands commis de l&#8217;Etat, soupçonnés &#8211; pour ne pas dire accusés &#8211; de connivence avec le monde de la finance et du privé ; les fameux «experts» qui, à force de se tromper, finissent par parler dans le vide, faute de ne jamais reconnaître leurs erreurs ; les grands patrons du CAC 40, que des rémunérations stratosphériques ont fait décoller du monde réel ; les banquiers, qui ont continué à s&#8217;enrichir sous la crise&#8230; </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Ajoutons à ce constat la disparition des directeurs de conscience qui servaient jusqu&#8217;alors de repères, de boussoles, de références morales : le clergé pour la croyance, les enseignants pour le savoir, les scientifiques pour la santé, les philosophes&#8230; </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Celui qui faisait bonne figure au «Grand journal» de Canal +, Ollivier Pourriol, a fini par partir, fatigué qu&#8217;on lui recommande surtout de se taire&#8230; en souriant ! On préfère demander aux stars de philosopher ou de faire de la politique. Le niveau «Nabilla zéro» de la parole publique. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Résultat ? Au moment où la France affronte une crise économique sans précédent dans l&#8217;histoire moderne, au moment où elle doit réussir des mutations radicales, les Français ne savent plus à qui se vouer. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pourquoi, d&#8217;ailleurs, accorderaient-ils un blanc-seing aux apôtres du progrès quand ils ne croient plus au progrès lui-même ? Et pour cause : chaque nouvelle réforme, à eux imposée, ressemble non pas à un progrès, à une avancée, à un mieux, mais à une régression. La Sécurité sociale ? Rabotée. Les impôts ? Augmentés. Le pouvoir d&#8217;achat ? Invariablement en baisse. Les retraites ? Remises en cause. Et l&#8217;on s&#8217;étonnerait que les citoyens aient perdu confiance ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">En réalité, notre enquête confirme surtout le discrédit des élites «parisiennes». Pour 75 % des Français, les hommes et les femmes politiques exerçant des fonctions au niveau national &#8211; ministres, députés, sénateurs&#8230; &#8211; ne sont plus dignes de confiance. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Ils ont trop déçu, trop trahi, trop menti. Jean-Marc Ayrault fournit un exemple parfait : tant qu&#8217;on le jugeait comme maire de Nantes, la ville où, paraît-il, on vit le mieux en France, sa cote était au plus haut. Installé à Matignon, il est rejeté par deux tiers des Français. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">De la même manière, pour près de sept Français sur 10, le Medef (70 %), les banquiers (68 %), les patrons des grandes entreprises (66 %) et les «experts» économistes (54 %) sont discrédités. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Les journalistes &#8211; et l&#8217;on s&#8217;y attendait &#8211; sont emportés par cette même vague de défiance : 37 % des sondés seulement leur font encore confiance, contre 60 % qui ne les croient plus. Le diag-nostic est connu : on leur reproche pêle-mêle &#8211; et souvent, ayons la franchise de l&#8217;admettre, à juste titre &#8211; leur incapacité à dire le réel, leur propension à monter en épingle des polémiques qui n&#8217;intéressent qu&#8217;eux-mêmes, leur connivence avec des élites dirigeantes elles-mêmes démonétisées. Si l&#8217;on ajoute que, comme les «experts», rares sont ceux qui reconnaissent leurs erreurs, la messe antimédias est dite. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">A la faveur du scandale Cahuzac, François Hollande a cru trouver la parade en imposant à ses ministres et aux parlementaires la publication de leur patrimoine. Comme si le fait de mieux connaître nos élus les rendait plus crédibles&#8230; </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Le retour de la confiance, en réalité, n&#8217;est suspendu qu&#8217;aux seuls résultats, économiques et sociaux, qu&#8217;obtiendra l&#8217;exécutif. Le président l&#8217;a bien compris, qui continue à promettre qu&#8217;un jour la courbe du chômage s&#8217;inversera. En attendant, chaque nouvelle statistique désespérante sur l&#8217;emploi, la croissance, la dette ou le déficit du commerce extérieur érode un peu plus la confiance que les Français accordent à ceux qui décident pour eux. </span></p>
<p>tableaux</p>
<p>&nbsp;</p>
<table id="table1" style="border-collapse: collapse;" width="100%" border="0">
<tbody>
<tr>
<td bgcolor="#c0c0c0">
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">LES POMPIERS EN HAUT DE L&#8217;ÉCHELLE</span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le lieutenant-colonel Gérald Boutolleau des sapeurs-pompiers de Paris, plus de quinze ans de métier, se réjouit de figurer sur le podium de notre sondage : «Surtout à la première place.» Mais il ne se dit pas surpris. «Ça traduit bien ce qu&#8217;on voit sur le terrain. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Je ne veux pas taper sur les collègues du secours au sens large, mais on observe une détresse psychologique, sociale, de plus en plus forte, en même temps qu&#8217;un désengagement des intervenants : les services privés comme les ambulances coûtent cher, les urgences sont débordées, les gens ne savent plus vers qui se tourner. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">A part les pompiers. Ils apprécient qu&#8217;on ne les juge pas, ils ne nous collent pas l&#8217;étiquette répressive du policier. On intervient aussi bien pour le malaise d&#8217;un homme politique que chez une famille de Roms, dans un quartier cossu comme dans une HLM en banlieue. C&#8217;est l&#8217;esprit de notre code d&#8217;honneur : &laquo;&nbsp;Je ne veux pas savoir ta religion, ta race, ton métier, je ferai en sorte de t&#8217;aider.&nbsp;&raquo; Les quelques scandales de mœurs n&#8217;ont pas entaché notre réputation : les gens tournent vite la page.»</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ccffff">
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">LA FAMILLE, UNE VALEUR REFUGE EN TEMPS DE CRISE </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">La crise a permis de redécouvrir les aspects hyperpositifs de la famille, assure Thierry Vidor, directeur général de Familles de France, pas le moins du monde surpris que les Français placent à 89 % leur confiance dans la famille. C&#8217;est un amortisseur et nombreux sont ceux qui aujourd&#8217;hui vivraient difficilement s&#8217;ils n&#8217;étaient pas aidés par les seniors. Nous ne sommes plus au temps de &laquo;&nbsp;Familles, je vous hais&nbsp;&raquo;. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Depuis une trentaine d&#8217;années, c&#8217;est dans la famille qu&#8217;on va se réfugier ou se ressourcer quand la vie est difficile. Elle est synonyme de désintéressement, on y regarde l&#8217;autre en tant que tel et non pas comme un objet de consommation : on est dans un rapport totalement transparent, fait de respect, de confiance, de solidarité et d&#8217;amour. C&#8217;est un lien indéfectible, une reconnaissance inconditionnelle et sans jugement.»</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">PAYSANS ET BOUCHERS : LA CONFIANCE EST DANS LE PRÉ, PAS DANS LE SUPERMARCHÉ </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Ce sondage prouve qu&#8217;on ne nous rend pas responsables des scandales alimentaires», s&#8217;enthousiasme René Louail, éleveur de poulets labellisés dans les Côtes-d&#8217;Armor et élu régional (EELV), à la vue des 75 % de sondés faisant confiance aux agriculteurs. Plus crédibles encore que les agriculteurs, mais au fond dans le même groupe de tête, les bouchers se voient attribuer le score de 81 %. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">«La société a intégré que ce sont l&#8217;industrie et la grande distribution qui détruisent l&#8217;image de la filière viande», confirme Pascal Buffard, boucher installé à Choisy-le-Roi (94) dont la réputation ne cesse de grandir, alimentée par la qualité de ses produits et de ses conseils. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Tout le paradoxe est là : comment, alors que l&#8217;onde de choc du scandale de la viande de cheval peine à se dissiper, les bouchers et les agriculteurs gardent-ils une place de choix dans le cœur des Français ? «Les citoyens ont compris où étaient les tricheurs», ajoute René Louail. D&#8217;ailleurs, la grande distribution n&#8217;est créditée que du score moyen de 49 %. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">«Ça aurait pu être pire, s&#8217;étonne Pascal Buffard, mais leurs campagnes permanentes sur les prix leur permettent de gagner l&#8217;image flatteuse de défenseurs du pouvoir d&#8217;achat des Français.» «Votre sondage en confirme d&#8217;autres, réalisés au moment du Salon de l&#8217;agriculture, poursuit René Louail. Il ne m&#8217;étonne donc pas. Selon moi, toutes les conditions sont réunies pour qu&#8217;un nouveau contrat soit signé entre la société et les agriculteurs, le dernier datant de 1962 grâce à Edgard Pisani. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">La société attend de nous que nous changions et nous dit qu&#8217;elle nous fait confiance. Si le gouvernement prenait le risque de passer à côté de cette opportunité, ce serait une grave erreur. Il doit le faire.» Message envoyé à Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, et à Stéphane Le Foll, ministre de l&#8217;Agriculture.</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#a8a8a8">
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">ENSEIGNANTS : LA DIVINE SURPRISE </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Je suis extrêmement surprise», jubile Virginie, 32 ans, professeur de français dans un collège classé en ZEP à Asnières (Hauts-de-Seine), en découvrant que 71 % des Français font confiance aux enseignants. On exerce un métier qui est assez dévalorisé. On nous reproche d&#8217;être tout le temps en vacances, etc. Je suis ravie de voir qu&#8217;on nous accorde une telle confiance. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le problème, c&#8217;est que, comme souvent, il suffit qu&#8217;un parent ait à faire avec un prof fumiste pour qu&#8217;il fasse d&#8217;un cas particulier une généralité. Je pense aussi qu&#8217;on bénéficie d&#8217;une certaine façon de la perte de crédibilité des élites : nous, on ne gagne pas beaucoup d&#8217;argent et on ne fait pas de profit sur le dos des élèves ! </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Il y a peut-être aussi le fait que, depuis l&#8217;arrivée de la gauche au pouvoir, les enseignants n&#8217;ont fait grève qu&#8217;une fois &#8211; et celle-ci a été peu suivie. Les mouvements sociaux à répétition, comme ce fut le cas ces dernières années, ont des effets désastreux sur l&#8217;opinion.»</span></span></p>
<p style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify">
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">LES ANTIFLICS SONT MINORITAIRES </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Un citoyen sur quatre ne fait «pas confiance» aux policiers. Philippe Capon, secrétaire général du syndicat Unsa-Police, n&#8217;en est pas moins agréablement surpris par les résultats de notre enquête. «Certains dénigrent la police à longueur de journée, dit-il. Mais, avec un total de 71 % de sondés qui nous font confiance, on voit bien qu&#8217;ils sont minoritaires. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le commissariat est un lieu protecteur, pas un lieu où on se fait tabasser. Des faits mineurs sont montés en épingle pour dénigrer la police, mais, quand les gens ont un problème, ils nous appellent. Beaucoup ont pris conscience du fait que nous faisons notre travail, même si la justice ne suit pas toujours. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Les policiers ne sont pas sur un piédestal, mais, en période de crise économique, la référence à l&#8217;ordre est plus présente. La police est le dernier rempart, la dernière référence. Elle règle les différends intrafamiliaux beaucoup mieux qu&#8217;avant. Elle reste cependant mal vue quand elle verbalise, ou quand la politique du chiffre la contraint à être uniquement répressive.»</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ccccff">
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">AGENTS IMMOBILIERS, LES PARIAS </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">On doit être juste devant les politiques, non ?» Laurent Vimont, le patron du réseau Century 21, n&#8217;est pas loin de la vérité, mais la sentence des sondés est pire que prévue. Bonnet d&#8217;âne ! Question confiance, les agents immobiliers arrivent en queue de peloton, devancés d&#8217;un chouïa par le personnel politique exerçant des fonctions au niveau national : 76 % des Français ne leur font pas confiance. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Au fond, le verdict n&#8217;a rien de surprenant. Dans une enquête Ipsos commandée par le réseau en 2012, les clients regrettaient déjà l&#8217;absence de transparence et l&#8217;insuffisance professionnelle des agents. «La profession n&#8217;a jamais su se remettre en cause en raison d&#8217;une loi qui n&#8217;impose pas de formation initiale aux agents immobiliers. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Les clients leur confient le projet d&#8217;une vie, et on ne leur demande rien», s&#8217;agace Laurent Vimont, qui milite depuis deux ans pour que soit mis fin à cette exception française. Il n&#8217;est pas le seul. Jean-François Buet, président de la Fnaim, principale fédération de la profession, comme Sébastien de Lafond, franc tireur de la profession et cofondateur du site meilleursagents.com, déplorent eux aussi l&#8217;ignorance des agents en matière juridique, fiscale et financière. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Mais cela suffit-il à expliquer un tel désamour ? «Il y a beaucoup de suspicion dès que l&#8217;on touche à des sommes importantes, avance Jean-François Buet. Quand quelqu&#8217;un dit : &laquo;&nbsp;Je suis dans l&#8217;immobilier&nbsp;&raquo;, c&#8217;est mal perçu. En revanche, si on dit : &laquo;&nbsp;Je passe mon temps à chercher des logements&nbsp;&raquo;, c&#8217;est autre chose. Les mots comptent.» «Il existe une proportion non nulle d&#8217;agents qui ne se comportent pas bien, et une mauvaise expérience vous marque plus qu&#8217;une bonne», renchérit Sébastien de Lafond qui plaide pour la création d&#8217;un ordre ou d&#8217;un système d&#8217;autorégulation permettant de sanctionner les brebis galeuses. Selon lui, le mal est profond : en soixante-dix ans d&#8217;existence, la profession n&#8217;est «jamais parvenue à gagner la confiance des clients». </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">De fait, pendant des années, les agents immobiliers, portés par l&#8217;exceptionnel dynamisme du marché de la pierre (le mètre carré a augmenté de 100 % en dix ans !), n&#8217;ont pas eu besoin de faire de gros efforts pour faire rentrer des mandats. «Aujourd&#8217;hui, comme c&#8217;est plus difficile, nous nous interrogeons», s&#8217;amuse Laurent Vimont. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">«Nous sommes responsables de nos propres turpitudes parce que nous n&#8217;avons pas toujours fait la bonne explication de texte à nos clients, reconnaît Jean-François Buet. Le service n&#8217;est ni compris, ni justifié si on n&#8217;explique pas à notre client qu&#8217;on va encadrer sa vente, la sécuriser, mettre en place un plan marketing, négocier les prix, le tenir informé.» </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Sébastien de Lafond enfonce le clou : «Les agents immobiliers n&#8217;ont pas été capables de faire de la pédagogie et d&#8217;expliquer leur valeur ajoutée. On estime que leur rôle se limite à ouvrir les portes et à toucher les 5 % de commission. En plus, certains ont des comportements commerciaux agressifs et perdent tout sens de la courtoisie dès qu&#8217;il est question de fric.» Et voilà comment les agents immobiliers sont devenus les parias de notre sondage.</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">LES SAPEURS DE CONFIANCE </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><em><strong><span style="font-family: arial;">Jérôme Cahuzac, le menteur</span></strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le ministre du Budget, apôtre de la rigueur et chef de meute dans la chasse aux fraudeurs du fisc, était titulaire d&#8217;un compte en Suisse. Donc fraudeur lui-même. Et, avec ça, menteur. Délinquant fiscal et Pinocchio, la totale ! </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><em><strong><span style="font-family: arial;">Jean-François Copé, le tricheur</span></strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Il ne cesse de répéter que François Hollande, pourtant élu démocratiquement, n&#8217;est pas légitime à occuper la fonction de chef de l&#8217;Etat. Lui, en revanche, dont les tricheries à l&#8217;élection interne de l&#8217;UMP sont avérées, continue à faire comme s&#8217;il était le chef légitime de la droite. Le genre de personnage auquel on a envie spontanément de faire confiance&#8230; </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><em><strong><span style="font-family: arial;">Gilles Bernheim, le mythocopieur</span></strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Haute autorité morale, le grand rabbin de France, qui se présentait comme un grand intellectuel philosophe, a non seulement menti sur son diplôme d&#8217;agrégé, mais il a aussi plagié à tour de bras. Qui croire si même le grand rabbin n&#8217;est pas digne de foi ? </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><em><strong><span style="font-family: arial;">Barthélémy Aguerre, le rosse</span></strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le PDG de l&#8217;entreprise Spanghero vendait de la viande de cheval étiquetée «bœuf» à des marques de lasagnes surgelées ou de sauce bolognaise. Une tromperie dont il dit lui-même avoir été victime à cause d&#8217;un trader indélicat. Si le marché de la viande nécessite des traders, étonnez-vous que la viande, comme la finance, soit folle ! </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><em><strong><span style="font-family: arial;">Jacques Servier, le cœur de pierre</span></strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le président fondateur du groupe Servier, déjà poursuivi pour «tromperie» et «escroquerie», a été mis en examen pour «homicides et blessures involontaires» dans le deuxième volet de l&#8217;affaire du Mediator, un antidiabétique utilisé comme coupe-faim qui a entraîné des affections cardiaques mortelles provoquant le décès de 500 à 2 000 personnes. Si même les médicaments sont suspects, comment soigner la défiance ? </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><em><strong><span style="font-family: arial;">Jean-Claude Mas, l&#8217;escroc</span></strong></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le fondateur de la société varoise PIP a attendu d&#8217;être à la barre du tribunal correctionnel de Marseille, où il risque quatre ans de prison ferme, pour enfin demander pardon aux victimes de sa tromperie dans l&#8217;affaire des implants mammaires frauduleux.</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td bgcolor="#ccffff">
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">GRANDS PATRONS : LE DÉSAVEU </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le précipice est béant : alors que nos sondés font respectivement confiance à 80 et 75 % aux artisans et aux patrons de PME &#8211; une bonne nouvelle -, une large majorité, 66 %, se défie au contraire des PDG des grandes entreprises et des syndicats patronaux (70 %). Un manque de crédit qui ne surprend guère Hervé Lambel, candidat à la présidence du Medef et cofondateur du cercle des Créateurs d&#8217;emplois et de richesse de France (Cerf) : «De grands patrons, la main sur le cœur, martèlent dans les médias leur éthique et leur bonne volonté en matière d&#8217;emploi, prônent même le respect de leurs sous-traitants. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Sauf que, dans la vraie vie de leur business, leurs centaines de cadres, privés de réelle autonomie, prennent des milliers de décisions en fonction de règles financières ou prudentielles générées informatiquement qui enfreignent les promesses formulées. C&#8217;est pourquoi les PDG suscitent une méfiance grandissante parmi leurs salariés, leurs clients et leurs fournisseurs. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Quant aux syndicats patronaux, les dirigeants d&#8217;entreprise, entre eux, sont encore plus sévères que vos sondés : à 75 %, ils ne s&#8217;estiment pas bien représentés, notamment par le Medef, qui s&#8217;est laissé enfermer dans des débats concernant le seul top management, comme ceux sur les stock-options, les dividendes, les retraites chapeau, plutôt que de chercher, notamment, à prévenir les défaillances d&#8217;entreprises qui menacent 317 000 emplois dans l&#8217;Hexagone !»</span></span></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<ul>
<li>
<p class="MsoNormal" style="margin: 6px 10px 5px;" align="justify"><span style="color: #000080;"><strong><span style="font-family: arial;">LES MÉDECINS, CONFIDENTS DU QUOTIDIEN </span></strong></span></p>
</li>
</ul>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Franck Marsal, médecin généraliste à Etoile-sur-Rhône (Drôme), n&#8217;est pas surpris d&#8217;apprendre qu&#8217;une immense majorité des Français (86 %) font confiance aux médecins. «J&#8217;exerce dans un village où je soigne les mêmes familles depuis vingt ans, ce passé crée des liens privilégiés. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Le généraliste occupe une place à part, c&#8217;est le médecin des coups durs : on nous voit comme un frère, un père, un confident. On est au courant de tout, des soucis professionnels, du divorce&#8230; Les scandales sanitaires &#8211; Mediator, labos pharmaceutiques &#8211; n&#8217;ont pas altéré leur confiance. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0px 10px 5px;" align="justify"><span style="font-family: arial;"><span style="color: #000080;">Les gens savent faire la différence entre la fortune planquée du Dr Cahuzac et le Dr Marsal qui roule avec sa vieille Mégane. Internet non plus n&#8217;a pas diminué leur confiance, mes patients se documentent, ça ne me dérange pas, au contraire, ça alimente la discussion. Ma préoccupation, c&#8217;est que chacun reste à sa place : je ne suis pas là pour leur taper sur l&#8217;épaule. Tout à l&#8217;heure, je vais chez Marguerite, plus de 80 ans, je ne la tutoie pas, je lui dis &laquo;&nbsp;madame&nbsp;&raquo;. Je suis là pour écouter, consulter et faire la synthèse.»</span></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>Claude Guéant et ses primes: le procureur est saisi</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 14:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Claude Guéant]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Louise Fessard Un rapport d’inspection a révélé lundi que Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, a reçu « à partir de l’été 2002 et au plus tard jusqu’à l’été 2004 » quelque 10 000 euros en liquide par mois prélevés sur les frais d’enquête des policiers. Selon Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4></h4>
<ul>
<li>Par <a href="http://www.mediapart.fr/biographie/58110" target="_blank">Louise Fessard</a></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Un rapport d’inspection a révélé lundi que Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, a reçu <em>« à partir de l’été 2002 et au plus tard jusqu’à l’été 2004 »</em> quelque 10 000 euros en liquide par mois prélevés sur les frais d’enquête des policiers. Selon </span><a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/10/01016-20130610ARTFIG00514-gueant-l-affaire-des-primes-de-police-s-eclaircit.php" target="_blank"><span style="color: #000040;">Le Figaro</span></a><em></em><span style="color: #000040;">, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui répartissait cette somme <em>« à au moins deux ou trois collaborateurs ».</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Épinglé pour la découverte d’importants achats en liquide (20 000 à 25 000 euros) lors de perquisitions effectuées chez lui par le parquet de Paris en février 2013, l’ancien secrétaire général de l’Élysée et ex-ministre de l’intérieur de Sarkozy avait d’abord évoqué début mai des <em>« primes de cabinet »</em>, puis des <em>« frais de police »</em> pour justifier l’origine de cet argent. Le ministre de l’intérieur Manuel Valls avait alors commandé une enquête aux inspections générales de l’administration (IGA) et de la police nationale (IGPN) <em>« sur l’usage des frais d’enquête et de surveillance »</em> rendue publique lundi 10 juin. Le rapport intégral (lire ci-dessous) été transmis dès lundi par Manuel Valls au procureur de la République de Paris.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="margin: 12px auto 6px; display: block; font: 14px helvetica,arial,sans-serif; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none;"><a style="text-decoration: underline;" title="View Rapport Frais d'enquête et de surveillance définitif juin 2013 on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/147064300">Rapport Frais d&#8217;enquête et de surveillance définitif juin 2013</a></p>
<p><iframe id="doc_5696" src="http://www.scribd.com/embeds/147064300/content?start_page=1&amp;view_mode=scroll&amp;show_recommendations=true" frameborder="0" scrolling="no" width="100%" height="600" data-aspect-ratio="undefined" data-auto-height="false"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Créés par un décret de 1926, les frais d’enquête et de surveillance sont censés couvrir des dépenses <em>« que le fonctionnaire peut être appelé à engager pour l’exécution de la mission qui lui est confiée »</em>. C’est-à-dire : le recueil de renseignements, la rémunération d’informateurs, et l’acquisition de matériels ou de moyens d’investigation dans certains cas (urgence ou nécessités de confidentialité), comme l’avait précisé dans une note en février 1998 le directeur général de la police nationale, un certain Claude Guéant. Il spécifiait dans cette même note qu’<em>« en aucun cas, ces crédits ne doivent être considérés comme permettant d’alimenter un régime indemnitaire ».</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">C’est pourtant exactement ce qu’a fait le haut fonctionnaire à son arrivée à la tête du cabinet de Nicolas Sarkozy, à l’été 2002, après la réforme des primes de cabinets ministériels transformées par la gauche en indemnités déclarées et versées par virement. Selon le rapport d’inspection, le ministère de l’intérieur, qui avait perdu au change dans l’affaire, se serait rattrapé en détournant les frais d’enquête des policiers. La dotation de la place Beauvau <em>« relativement sous-évaluée »</em> a été,<em> « pendant deux à trois ans, complétée par des versements en provenance des fonds d’enquête et de surveillance, à hauteur d’environ 10 000 € par mois remis au directeur de cabinet du ministre »</em>, indiquent les deux inspections.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Volant au secours du soldat Guéant, <em>Le Figaro</em> </span><a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/10/01016-20130610ARTFIG00514-gueant-l-affaire-des-primes-de-police-s-eclaircit.php"><span style="color: #000040;">a indiqué</span></a><span style="color: #000040;"> lundi soir que cette somme était répartie entre <em>« au moins deux ou trois collaborateurs »</em>, révélant au passage que c’est le ministre Nicolas Sarkozy lui-même qui se serait livré à ce petit partage. Une contrepartie, ajoute le quotidien à <em>« l&#8217;implication hors norme des équipes du cabinet du suractif Nicolas Sarkozy, surnommé alors par ses troupes “Speedy Gonzales” »</em>. Cette répartition est impossible à vérifier, les archives des frais d’enquête antérieures à 2007 semblant s’être mystérieusement volatilisées du cabinet de la direction générale de la police nationale… <em>« Seules les archives relatives aux années </em><em>2007 à 2012 ont été retrouvées et transmises à la mission »</em>, regrettent les auteurs du rapport d’inspection.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mais selon Edmond Aichoun, du syndicat FO Centrale des personnels du ministère de l&#8217;intérieur, les petites mains du cabinet n’ont jamais vu la couleur de cet argent : <em>« Les agents n’ont perçu aucune prime en espèces depuis 2002 »</em>, assure-t-il. Son syndicat ainsi que celui des cadres de la sécurité intérieur (SCSI) réclament le remboursement des sommes perçues personnellement par Claude Guéant. Début mai, une ancienne ministre UMP Chantal Jouanno, passée à la même période (2002-2004) par le cabinet du ministre de l&#8217;intérieur Sarkozy, avait également démenti dans <em>Le Monde</em> avoir touché des primes en espèces. Contacté par Mediapart, Claude Guéant n’a pas souhaité réagir. <em>« Voici plusieurs semaines déjà que j&#8217;ai décidé de ne plus m&#8217;exprimer »</em>, nous a-t-il répondu.</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #333333; font-size: small;"><strong>Gratification</strong></span></p></blockquote>
<p align="center"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/frais_surveillance.jpg"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="frais_surveillance" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/frais_surveillance_thumb.jpg" alt="frais_surveillance" width="504" height="263" border="0" /></a>© DR</p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Au-delà du cas Guéant, la mission lève le voile sur l’utilisation largement dévoyée de ces frais d’enquête, passés de 12,9 millions d’euros en 2002 à 9,7 millions d’euros en 2013. Mis à part la somme de 1,8 million d’euros consacrée à la rémunération des informateurs judiciaires, ces frais d’enquête <em>« sont majoritairement distribués comme gratifications individuelles ou collectives »</em>. Et faute de <em>« système de suivi formalisé »</em> et de <em>« règle de conservation et d’archivage »</em>, <em>« les directions et services centraux n’ont dans la majorité des situations aucune visibilité sur les choix locaux de répartition des enveloppes et les bénéficiaires “ultimes” des fonds d&#8217;enquête et de surveillance »</em>, conclut la mission.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Ainsi en décembre 2012, les membres du cabinet du directeur général de la police nationale ont bénéficié d’une gratification de 32 550 euros puisés dans ces fonds d’enquête. De même qu’en juin 2012 (pour un montant inconnu). Ces fonds d’enquête servent également à verser une <em>« prime de fin d’année »</em> aux membres du cabinet du préfet de police de Paris.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Les services ne manquent pas non plus d’imagination : <em>« frais de bouche »</em> à la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur), <em>« frais de représentation »</em> lors de la réception des délégation étrangères et <em>« dépenses de convivialité interne au service »</em> au Raid, <em>« cadeaux souvenir lors de départs »</em> à la DCRPN (direction des ressources et des compétences de la police nationale), etc. Dans les directions départementales de la sécurité publique, ces frais peuvent aussi servir à <em>« récompenser des fonctionnaires méritants ou à faire face à des dépenses relatives à la cohésion des services (exemple : repas d’unité, cocktails lors des remises de gratifications, achat de matériels, etc. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Dans un communiqué, Manuel Valls a promis lundi que l’usage des frais d’enquête et de surveillance serait désormais <em>« strictement limité aux seuls besoins opérationnels »</em>. <em>« Les indemnisations ou gratifications versées aux fonctionnaires de police ne pourront être versées qu’à partir des crédits prévus à cet effet »</em>, indique le ministre de l’intérieur. En 2004 déjà, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait instauré une prime de résultats exceptionnels (PRE) pour notamment tenter de régulariser les gratifications.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Manuel Valls annonce également la création d’<em>« un dispositif de traçabilité et de contrôle interne de l’usage des fonds »</em> et un examen annuel, mené sous le contrôle de l’IGA et de l’IGPN. La police des polices est elle-même épinglée dans le rapport pour sa<em> « comptabilité sommaire »</em> de ses frais d&#8217;enquête qui <em>« ne permettait néanmoins pas d’assurer une traçabilité suffisante »</em>…</span></p>
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		<title>L&#8217;OTAN, un obstacle pour la grande Europe des nations.</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 13:14:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Couve de Murville]]></category>
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		<description><![CDATA[par Alain Corvez Dès la fin de la seconde guerre mondiale, face à la menace communiste les alliés européens (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume Uni) souhaitent l’aide des EU pour leur défense et signent à Bruxelles un accord politico-militaire avec les EU et le Canada qui s’élargira, après le « coup de Prague « de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><span style="font-size: small">par </span><span style="color: #666666; font-weight: bold">Alain Corvez</span> </li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000040"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/260px-101119-lisbon-logo-highres.jpg"><img style="background-image: none; border-right-width: 0px; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; padding-top: 0px" title="260px-101119-lisbon-logo-highres" border="0" alt="260px-101119-lisbon-logo-highres" align="left" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/260px-101119-lisbon-logo-highres_thumb.jpg" width="262" height="212" /></a>Dès la fin de la seconde guerre mondiale, face à la menace communiste les alliés européens (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume Uni) souhaitent l’aide des EU pour leur défense et signent à Bruxelles un accord politico-militaire avec les EU et le Canada qui s’élargira, après le « coup de Prague « de mars 1948 et le blocus de Berlin, à d’autres pays en une alliance militaire puis, après modification de la Constitution américaine qui interdisait toute alliance militaire en temps de paix (Résolution 239 du Sénateur Vandenberg en juin 1948) à la signature à Washington le 4 avril 1949 du Traité de l’Atlantique Nord. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Dans son préambule, le traité précise que l’OTAN est attachée aux valeurs universelles, à la paix, la liberté, la sécurité, l’état de droit et au respect de la charte des Nations Unies. On sait comment ces belles phrases ont été interprétées par la suite et comment un nouveau concept a été créé pour justifier les interventions militaires dans des pays qui n’avaient pas les moyens de résister : le droit d’ingérence au nom des droits de l’homme, initié par la résolution de l’ONU 688 du 5 avril 1991 au sujet de l’Iraq, sur une initiative française avec un parrainage américain et britannique, votée par 10 voix contre 3 et 2 abstentions (Chine et Inde).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">En réaction à la création de l’OTAN, surtout après l’adhésion de la RFA à l’Alliance le 9 mai 1955, à l’instigation de Nikita Khroutchev, est signé entre 8 états d’Europe de l’Est le Traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle appelé ensuite Pacte de Varsovie.</span></p>
<blockquote><p align="justify"><span style="color: #000040"><strong>Dès l’effondrement de l’URSS, le Pacte de Varsovie n’ayant plus de raison d’être semble-t-il, est dissous le 1er juillet 1991.</strong></span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Avec l’éclatement de l’URSS prononcée par Eltsine, puis l’incapacité de Gorbatchev à prendre les commandes d’une Russie qui s’enfonce dans le marasme économique, l ’équilibre de la terreur entre les deux blocs antagonistes étant détruit au profit de la suprématie incontestée de l’Amérique, l’OTAN, loin d’être dissoute alors que la menace qui l’avait créée a disparue, se transforme aussitôt en outil d’expansion de l’influence des Etats-Unis, incorporant les uns après les autres les pays européens qui, libérés de la tutelle soviétique, recherchent une nouvelle protection. Les uns après les autres ils mettent leur défense sous le parapluie américain, simultanément avec leur projet d’intégrer l’Union Européenne qui s’agrandit brutalement, bousculant dangereusement la stabilité et le fonctionnement d’une Europe de plus en plus technocratique qui s’éloigne avec cet élargissement effréné de la construction d’une entité politique cohérente.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Jusqu’aux années 2000 et l’arrivée de Poutine au pouvoir, l’Amérique ne se cache pas de vouloir apporter ses valeurs au monde entier et propose d’intégrer dans son orbite jusqu’aux états traditionnellement liés, géographiquement et politiquement, à la Russie, ne montrant dans cette action aucune vergogne et rencontrant l’assentiment de nouveaux dirigeants adeptes ou convertis au libéralisme économique et politique regardé comme la panacée après des années de dirigisme communiste. Des « révolutions de couleur » soutenues par des ONG diverses largement financées par des fonds occidentaux, américains mais aussi européens, se déclenchent au nom de la liberté et des droits de l’homme dans des pays aux marches de la Russie, comme en Ukraine, enserrant de plus en plus la Russie dans une nasse de voisins hostiles. L’UE, s’associe à cette stratégie et parfois même la devance, proposant à l’ensemble du continent d’entrer dans l’OTAN regardée désormais comme le bouclier indispensable à quiconque veut vivre libre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">En août 2008 avec le cas de la Géorgie, la Russie de Poutine indique clairement que l’ambition américaine a atteint ses limites et que désormais, redevenue un état solide en reconstruction politique et économique, elle ne permettra plus qu’on s’en prenne à son « pré carré ».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Dans les années qui suivent, l’Amérique, consciente de la réémergence de la Russie et d’autres puissances mondiales, temporisera puis renoncera peu à peu à son ambition de domination mondiale. Récemment, avec le deuxième mandat d’Obama et des dirigeants connaisseurs du monde et de ses différentes cultures, elle s’engage dans la voix sage de concertation avec la Russie pour régler les crises, comme on le voit avec l’affaire syrienne.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Simultanément, la Russie a construit des accords et des alliances avec ses partenaires naturels comme l’Organisation de Coopération de Shanghai ou l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, organisations qui se recoupent d’ailleurs (0CS : Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, OTSC : Russie, Chine, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Biélorussie) mais qui sont souples et modulables et respectent les souverainetés nationales. A tel point que la Turquie, qui est loin de partager toutes les vues des autres membres, vient d’entrer comme observateur de l’OTSC.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Un nouvel équilibre mondial commence à se mettre en place qui devrait permettre d’éviter les guerres pour résoudre les conflits d’intérêts, en s’appuyant sur les réalités nationales et leurs exigences, plutôt que sur les idéologies fumeuses et imprécises du libéralisme à tout crin, du droit d’ingérence au nom des droits de l’homme.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">On a compris de ce qui précède que l’OTAN n’était que le bras armé de la stratégie américaine, stratégie que l’Union Européenne a fait sienne, simultanément avec l’affaiblissement des efforts de défense de l’ensemble des pays qui la composent, trop heureux de consacrer les ressources de leur PIB à leur développement économique, s’en remettant au parrain d’outre-Atlantique pour leur défense.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Le résultat de ces choix est que l’Europe politique n’existe pas car la chimère supranationale d’une intégration politique ne peut se faire contre les souverainetés nationales, alors que l’intégration technocratique, économique et financière peut, elle, se faire de force au détriment des intérêts des peuples. L’Europe de la défense ne progresse pas car elle n’intéresse pas les européens en dehors des Français qui persistent à la croire possible en dépit de l’absence d’un pouvoir politique central fort pour la construire. Les Français ont même commis l’erreur de croire, en réintégrant l’organisation militaire intégrée de l’Alliance en 2009 au sommet de Strasbourg-Kehl, la faire avancer, simultanément à l’intégration supranationale plus poussée des institutions de l’UE. Mais les faits sont têtus et de Gaulle avait raison : « On ne mélange pas les nations comme des marrons dans une purée. » S’il avait voulu construire une Europe des nations contre le souhait de la plupart des Européens et de certains Français, parlant de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural « , c’est parce que sa culture historique lui faisait considérer à l’époque, il y a plus de cinquante ans, que si l’ami américain devait rester un allié, l’avenir de l’Europe était sur le continent et donc avec la Russie, à moins de ne pas exister ou de mourir. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">En 1970, retiré du pouvoir, il dit à Malraux : « Ils sont obsédés par la démocratie depuis qu’il n’y en a plus. L’antifascisme a bon dos. Quelle démocratie ? Staline, Gomulka, Tito, hier Peron ? Mao ? Les Etats-Unis ont eu leur monarque ; Roosevelt, et le regrettent. Les illusions de Kennedy sont condamnées. L’Europe, vous le savez comme moi, sera un accord entre les Etats, ou rien. Donc, rien. Nous sommes les derniers Européens de l’Europe, qui fut la chrétienté. Une Europe déchirée, qui existait tout de même. L’Europe dont les nations se haïssaient avait plus de réalité que celle d’aujourd’hui. Oui, oui ! Et il ne s’agit plus de savoir si la France fera l’Europe, il s’agit de comprendre qu’elle est menacée de mort par la mort de l’Europe. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Et un peu plus loin : « Enfin ! j’aurai fait ce que j’aurai pu. S’il faut regarder mourir l’Europe, regardons : ça n’arrive pas tous les matins. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Ce triste constat est hélas toujours d’actualité. L’idée utopique de Kennedy de constituer un pilier européen de l’OTAN n’a évidemment jamais pris corps, la direction américaine de l’alliance ayant toujours été la règle et nul pays ne la contestant, sauf la France sous de Gaulle avec son mémorandum à Eisenhower et Macmillan en septembre 1958, puis, face à leur refus, le retrait de la flotte de Méditerranée en mars 1959, puis en juin1963 celle de l’Atlantique et enfin au printemps 1966 le retrait total des forces françaises de l’organisation intégrée.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Quand on demanda à de Gaulle en 1966 en quoi consistait l’intégration, il répondit par écrit qu’elle se définissait par la subordination et l’automaticité.</span></p>
<blockquote><p align="justify"><span style="color: #000040"><strong>Maurice Couve de Murville dans son livre « Une politique étrangère » Plon 1971 écrit :</strong></span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040">« Le retrait de la France de l’Organisation atlantique était l’opération la plus spectaculaire, la plus difficile aussi, qui se pouvait concevoir à l’époque où il a été procédé. Le statut de l’OTAN plus de vingt ans après la fin de la guerre, maintenait la France dans une situation qui altérait les bases même de sa souveraineté nationale et pouvait, avec un gouvernement moins assuré, peser lourdement sur sa politique. Concevable à la rigueur en période de crise, comme à l’époque où il fut instauré, il se prolongeait sans que personne songeât à lui assigner une limite de temps. L’opinion y était tellement habituée qu’il paraissait en quelque sorte comme normal ; les jeunes en particulier n’en avaient jamais connu d’autre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">(…) On ne parvenait pas à comprendre qu’elle n’avait d’autre objectif que de conduire, à travers bien des péripéties, à un rajustement d’ensemble de nos relations avec l’Amérique sur la base de l’indépendance retrouvée, sans qu’il y eût aucun motif de porter atteinte à l’amitié. (…..) En définitive, toute l’affaire était politique. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">L’expérience a montré que les Européens ont commis trois erreurs de conception fondamentales : premièrement la construction d’une Union Européenne technocratique, détruisant chaque jour un peu plus les souverainetés nationales, qui devient dictatoriale et de plus en plus rejetée par les peuples, vacillant sur des bases mal assurées, deuxièmement la création, au lieu d’une monnaie commune d’une monnaie unique qui devient naturellement, je dirais par essence, ingérable et au bord de l’explosion, oubliant que les monnaies ont toujours été et sont toujours l’émanation et le reflet des économies, et troisièmement l’adhésion vassalisée à une alliance qui les empêche de s’attacher sérieusement à la défense des intérêts qu’ils pourraient définir en commun. Libres de leurs choix, les Européens devraient construire une grande Europe en coopération avec la Russie avec laquelle tout nous pousse à nous entendre pour organiser nos approvisionnements énergétiques, nos communications et télécommunications, notre défense contre les dangers modernes du terrorisme.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Ce qui n’empêche pas d’entretenir avec l’allié américain des relations de confiance et de partenariat sur de nombreux sujets dans le monde, mais l’existence d’une OTAN sous sa forme actuelle n’a plus de justification et, au contraire, nuit à la construction d’une grande Europe qui doit être une entente entre des nations souveraines qui partagent des intérêts, et modulable au gré des évolutions stratégiques, démographiques et économiques.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Le nouveau concept stratégique de l’OTAN entériné à Lisbonne en 2010, confirmé à Chicago en 2012 ne va pas dans ce sens. Il élargit les champs d’intervention de l’Alliance, recoupant ceux de la Politique de Sécurité et de Défense Commune en Europe (PSDC) dont d’ailleurs 21 membres appartiennent aux deux organisations.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Il est temps pour l’Europe de réapprendre sa géographie et son histoire, en particulier pour ce qui concerne la France, extrémité occidentale du continent, et de regarder vers l’est où se trouvent sa profondeur territoriale et stratégique et ses intérêts économiques.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Pour cela elle doit oublier ses chimères supranationales et s’appuyer sur les réalités tangibles. Bien entendu la France et l’Allemagne ont un rôle moteur à jouer dans cette grande Europe à construire, pour des raisons différentes et avec des moyens différents. Si l’Allemagne a une industrie forte et un peuple travailleur, pour sa part la France, du fait de son passé, a une influence mondiale à préserver et des intérêts ultra-marins qui font d’elle la seconde puissance mondiale à cet égard ; elle ne peut donc être comparée à aucun autre pays européen, c’est une réalité que ceux-ci comprendront et accepteront quand elle sera forte et sûre d’elle, qu’elle sera souveraine de ses décisions avec une Armée capable de les faire respecter partout dans le monde. Alors elle devra être le ferment d’une nouvelle grande Europe des nations de l’Atlantique à l’Oural. Des nations qui coopéreront en vue d’objectifs communs définis librement, sans contraintes et en toute indépendance. La Russie que Poutine dirige aujourd’hui y est certainement prête, lui qui considérait il y a quelques années que l’UE était un vestige du passé et qu’il ne traiterait qu’avec les états.</span></p>
<blockquote><p align="justify"><span style="color: #000040"><strong><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/cdg1.jpg"><img style="background-image: none; border-right-width: 0px; margin: 0px 10px 10px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; padding-top: 0px" title="cdg1" border="0" alt="cdg1" align="left" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/cdg1_thumb.jpg" width="122" height="106" /></a>« Il existe un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. » (Charles de Gaulle).</strong></span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040">L’OTAN et l’UE ont montré leur incapacité à répondre aux défis et dangers de notre époque. Lors de l’intervention au Mali, la France a dû répondre seule à la menace islamiste qui menaçait de conquérir Bamako après s’être emparée du Nord du pays, avec les seuls encouragements verbaux de l’UE dont le Comité Militaire en est toujours à préparer des plans qui sont encore dans les cartons, et ceux de l’OTAN resté largement absent sur le théâtre des opérations. Ce qui montre bien que l’UE n’a pas vocation à être le gendarme du monde mais que la France a des responsabilités dans ses zones d’intérêts et d’influence dans le monde.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">L’OTAN est aujourd’hui un obstacle à la grande Europe des nations car elle se place toujours comme un bloc hostile à la Russie. Le général Jean-Paul Paloméros, qui occupe le poste donné à la France en récompense de son retour dans l’organisation militaire intégrée, chef du Commandement Allié pour la Transformation, ACT en anglais, poste nullement opérationnel mais de réflexion, le reconnaît implicitement quand il dit en langage diplomatique, pour ne pas dire en langue de bois :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">« La question des relations entre l’OTAN et la Russie est de nature très politique et revêt une sensibilité différente entre les différents membres. C’est aussi un sujet sensible au sein de l’Alliance. Il existe un Conseil OTAN-RUSSIE qui fonctionne de manière satisfaisante et il est dans notre intérêt que l’OTAN et la Russie renforcent leur coopération. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">Je laisserai la conclusion à un expert stratégique américain de qualité, George Friedman, Président de l’agence américaine Stratfor qui a écrit en mai dernier une belle analyse sur l’OTAN dont le titre est symbolique : « Nostalgie pour l’OTAN. » Il conclut par un paragraphe révélateur :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040">« Je ne sais pas si l’OTAN peut exister sans la guerre froide. Probablement pas. Ce qui est parti est parti. Mais je sais que ma nostalgie pour l’Europe n’est pas seulement le regret de ma jeunesse ; elle l’est aussi d’une époque où la civilisation occidentale était unifiée. Je doute que nous retrouvions cela à nouveau. »</span></p>
<p>&#160;</p>
<p align="right"><strong>Alain Corvez</strong>    <br />Conseiller en stratégie internationale</p>
<p align="right">Source : <a href="http://www.comite-valmy.org/">Comité Valmy</a></p>
<blockquote><p align="justify"><font color="#666666" size="3" face="Arial Black">Pour en savoir plus sur l’Otan, Gaullisme.fr vous propose de lire les articles suivants publiés sur ce site</font></p>
</blockquote>
<ul>
<li><a href="http://www.gaullisme.fr/de-gaulle-otan.htm">http://www.gaullisme.fr/de-gaulle-otan.htm</a></li>
<li><a href="http://www.gaullisme.fr/2012/09/09/que-reste-t-il-de-notre-independance-nationale/">http://www.gaullisme.fr/2012/09/09/que-reste-t-il-de-notre-independance-nationale/</a></li>
<li><a href="http://www.gaullisme.fr/2012/07/13/conference-de-presse-du-29-juillet-1963/">http://www.gaullisme.fr/2012/07/13/conference-de-presse-du-29-juillet-1963/</a></li>
<li><a href="http://www.gaullisme.fr/2012/05/26/une-force-nucleaire-nationale-de-dissuasion-pourquoi-2/">http://www.gaullisme.fr/2012/05/26/une-force-nucleaire-nationale-de-dissuasion-pourquoi-2/</a></li>
<li><a href="http://www.gaullisme.fr/2012/03/10/defense-europeenne-chevenement/">http://www.gaullisme.fr/2012/03/10/defense-europeenne-chevenement/</a></li>
<li><a href="http://www.gaullisme.fr/2012/01/04/guy-mollet-et-alliance-atlantique/">http://www.gaullisme.fr/2012/01/04/guy-mollet-et-alliance-atlantique/</a></li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Tapie-Adidas : et si la vérité éclatait sur la procédure d’arbitrage ?</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2013/06/04/tapie-adidas-sarkozy/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 06:03:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu-politique]]></category>
		<category><![CDATA[Adidas]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Tapie]]></category>
		<category><![CDATA[christine lagarde]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Borloo]]></category>
		<category><![CDATA[Mediapart]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec la mise en examen du juge Estoup pour escroquerie en bande organisée et le placement sous statut de témoin assisté de Christine Lagarde, une nouvelle étape a été franchie dans l’affaire Tapie-Adidas. Les soupçons sur la procédure d’arbitrage débouchent enfin sur une procédure judiciaire, comme le souligne Médiapart, ce qui pourrait peut-être enfin faire émerger la vérité…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li>
<h4>par <a href="http://www.gaullistelibre.com" target="_blank">Laurent Pinsolle</a></h4>
</li>
</ul>
<h5><a name="1164334774834254474"></a></h5>
<p align="justify"><img style="margin: 0px 10px 10px 0px; display: inline; float: left;" src="http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRc7La_CcMpeo2BPy7n9eqL9BuC8sd8XiHEoDWrjyzn3UJrYMane6ngEIdG" alt="" align="left" /><span style="color: #000040;">Avec la mise en examen du juge Estoup pour escroquerie en bande organisée et le placement sous statut de témoin assisté de Christine Lagarde, une nouvelle étape a été franchie dans l’affaire Tapie-Adidas. Les soupçons sur la procédure d’arbitrage débouchent enfin sur une procédure judiciaire, </span><a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/310513/comment-le-scandale-tapie-failli-etre-etouffe"><span style="color: #000040;">comme le souligne <em>Médiapart</em></span></a><span style="color: #000040;">, ce qui pourrait peut-être enfin faire émerger la vérité…</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Soupçons sur la procédure d’arbitrage</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">En 2008, après une procédure judiciaire débutée en 1995, et contrairement au jugement antérieur de la cour de Cassation, une cour arbitrale de la République conclut largement en faveur de l’homme d’affaire et lui permet d’encaisser plus de 400 millions d’euros, dont 45 au titre de dommages et intérêts. Très rapidement, le jugement et la procédure sont contestés, que ce soit par certains parlementaires et certains médias. En effet, la procédure choisie favorisait clairement Bernard Tapie puisqu’elle permettait de mettre fin rapidement aux poursuites tout en interdisant théoriquement l’appel.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Beaucoup de soupçons pèsent sur cet arrangement. En effet, Bernard Tapie a soutenu Nicolas Sarkozy en 2007, en ayant des mots très durs contre Ségolène Royal. <em>Le Monde</em> évoque plusieurs entrevues entre les deux hommes dès le début 2007. Du coup, certains se demandent à juste titre s’il n’y a pas eu un arrangement entre eux, d’autant plus que, </span><a href="http://www.marianne.net/Tapie-Lagarde-les-dessous-politiques-d-une-tenebreuse-affaire_a229018.html"><span style="color: #000040;">comme le rappelle Laurent Neumann</span></a><span style="color: #000040;">, les acteurs du dossier (Crédit Lyonnais, APE, Caisse des Dépôts, Bercy) étaient contre cette procédure. Pire, la composition de la cour arbitrale peut être contestée du fait des liens de deux de ses trois membres avec l’homme d’affaire. Du coup, en août 2011, une instruction a été ouverte par la Cour de Justice de la République pour« <em>complicité de détournement de biens publics </em>» et « <em>complicité de faux </em>» à l’égard de Christine Lagarde, qui avait accepté l’arbitrage privé et refusé tout recours.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Le procureur général accusait alors l’ancienne ministre d’avoir « <em>constamment exercé ses pouvoirs ministériels pour aboutir à la solution favorable à Bernard Tapie </em>». Et une note blanche, qui avait été remise à François Bayrou, accusait directement Jean-Louis Borloo (ancien avocat de l’homme d’affaire) et Nicolas Sarkozy qui auraient imposé la décision. C’est dans ce cadre là que se sont faites les perquisitions aux domiciles de Bernard Tapie et de l’ex directeur de cabinet de la ministre. Tout ceci a abouti au placement de Christine Lagarde sous le statut de témoin assisté, mais surtout à la mise en examen d’un des trois juges de la cour arbitrale peu après la révélation qu’il connaissait sans doute l’homme d’affaires par une dédicace de livre, contrairement à ce que ce dernier avait affirmé.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Une triple affaire d’Etat ?</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><a name="more"></a><span style="color: #000040;">Mais cette affaire va au-delà de la procédure arbitrale et il faut remonter à ses origines pour voir qu’il n’y a pas une mais potentiellement trois affaires d’Etat différentes ! Tout d’abord, il faut rappeler que quand Bernard Tapie rachète Adidas en 1990, il ne le fait que grâce au soutien d’une filiale du Crédit Lyonnais, alors banque publique, car les montants en jeu à l’époque (environ 300 millions d’euros) dépassent de loin les capacités financières de l’homme d’affaire. Déjà, le fait qu’un homme qui va devenir ministre moins de deux ans après au sein de la même majorité se voit financé par une banque publique est très suspect. Dans beaucoup de pays, jamais il n’aurait pu rejoindre le gouvernement comme il l’a fait en 1992. C’est ce qui constitue potentiellement la première affaire d’Etat.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Et que dire du rachat (indirect) d’Adidas par le Crédit Lyonnais en février 1993 à celui qui était alors ministre, moins d’un mois avant la défaite de la gauche aux législatives ? Pour être précis, cela n’était pas légal, car Bernard Tapie avait missionné sa banque pour vendre l’entreprise, et c’est justement ce qui lui a permis d’attaquer l’entreprise dans un second temps. Néanmoins, le timing du rachat est d’autant plus suspect que François Mitterrand n’a pas été le président le plus encombré par les principes moraux… Comment ne pas imaginer une pression des pouvoirs publics auprès de la banque pour soulager une des figures d’alors de la gauche (qui va faire 12% aux élections européennes de 1994). C’est ce qui constitue la potentielle seconde affaire d’Etat, elle-aussi jamais investiguée, malheureusement.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Nous en venons ensuite à la troisième, totalement farfelue à la base. En février 1993, Bernard Tapie vend indirectement Adidas au Crédit Lyonnais pour 315 millions d’euros, un montant qui lui permet de faire une opération blanche. A cette époque, l’entreprise se porte plutôt mal puisqu’elle affiche des pertes en 1992 et cède du terrain à Nike et Reebok. Dès la prise de possession de l’entreprise, le Crédit Lyonnais met en place Robert Louis Dreyfuss à sa tête qui la redresse rapidement en appliquant les méthodes de ses rivaux étasuniens. Résultat, en décembre 1994, la banque peut alors vendre sa participation pour 700 millions d’euros à l’homme d’affaire. C’est alors que Bernard Tapie décide de poursuivre la banque pour obtenir une part des bénéfices réalisés après la transaction réalisée 22 mois plus tôt.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Des pratiques de République bananière ?</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Il est extrêmement curieux que presque personne ne souligne le côté totalement ubuesque qu’il y a à ce que Bernard Tapie ait pu poursuivre le Crédit Lyonnais en premier lieu. Certes, la banque n’avait pas le droit de racheter Adidas (puisque l’homme d’affaire lui avait confié le mandat de vente). Cependant, on peut aussi soupçonner qu’il y a eu des pressions pour soulager un ministre que le président de la République utilisait pour abattre Michel Rocard. Mais surtout, accepter le principe d’une plainte est abracadabrantesque. Si on estime cela légitime, cela signifie qu’une personne qui vend un bien à une autre peut réclamer une part des profits réalisés par l’acheteur quant il le vend 22 mois après !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Et que dire des graves soupçons d’intervention politique tout au long de l’affaire. On ne pourra jamais m’ôter le doute que François Mitterrand, un homme de petite moralité, est potentiellement intervenu, tant en 1990 pour permettre le financement du rachat d’Adidas par l’homme d’affaires, que début 1993, pour lui permettre de revendre en urgence, et en faisant une opération blanche, une société qu’il n’avait pas redressé et dont il ne pouvait plus assumer le financement du rachat. Une ombre nauséabonde persiste également sur le jugement de la cour arbitrale. Entre les liens de deux des trois juges avec Bernard Tapie, les visites de ce dernier à Nicolas Sarkozy et le soutien qu’il lui avait apporté à l’élection présidentielle, cela fait beaucoup d’éléments qui amènent de l’eau au moulin du soupçon.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">L’histoire de l’achat puis de la vente d’Adidas par Bernard Tapie est peut-être une des affaires d’Etat les plus graves qu’ait connu la France. Près de 20 ans après le rachat de l’entreprise par le Crédit Lyonnais, il serait temps que la vérité se fasse. Les derniers rebondissements judiciaires vont dans le bon sens…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;imp&#244;t famille du socialiste Fran&#231;ois Hollande</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2013/06/04/impot-famille-du-socialiste-hollande/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 05:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[Hollande]]></category>
		<category><![CDATA[impôts PS]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[Quotient familial : les impôts s&#8217;abattent une nouvelle fois sur les familles Par Jean-Baptiste Le Roux La politique dit-on, c&#8217;est l&#8217;art de donner d&#8217;une main, et de reprendre de l&#8217;autre. Cette fois-ci, le gouvernement ne donne rien, il maintient (l&#8217;universalité des allocations familiales) mais reprend de l&#8217;autre (la diminution du quotient familial). Ainsi donc les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #333333; font-size: small;">Quotient familial : les impôts s&#8217;abattent une nouvelle fois sur les familles</span></strong></p></blockquote>
<p align="center"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/impotfamille.jpg"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="impotfamille" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/06/impotfamille_thumb.jpg" alt="impotfamille" width="504" height="316" border="0" /></a></p>
<ul>
<li>Par <a href="http://www.economiematin.fr/eco-digest/item/4931-quotient-familles-impots-hausse-hollande/itemlist/user/65-jeanbaptisteleroux">Jean-Baptiste Le Roux</a></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La politique dit-on, c&#8217;est l&#8217;art de donner d&#8217;une main, et de reprendre de l&#8217;autre. Cette fois-ci, le gouvernement ne donne rien, il maintient (l&#8217;universalité des allocations familiales) mais reprend de l&#8217;autre (la diminution du quotient familial).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Ainsi donc les allocations familiales resteront universelles et ne seront pas diminuées pour les ménages les plus aisés (15 % des ménages bénéficiaires environ). Mais le revers de la médaille est l&#8217;augmentation d&#8217;impôts que vont subir les ménages français. Cela grâce au coup de rabot exercé sur le quotient familial, un mécanisme fiscal qui permet aux familles avec enfants de réduire leur impôt sur le revenu.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Une mesure qui devrait toucher 1,3 million de familles dites &laquo;&nbsp;aisées&nbsp;&raquo;, un chiffre bien supérieur aux 740 000 familles qui auraient pu subir la baisse des fameuses &laquo;&nbsp;allocs&nbsp;&raquo;. Les ménages concernés devront donc payer à eux seuls 1 milliard d&#8217;euros d&#8217;impôts en plus. Un chiffre qui se justifie par la diminution de l&#8217;avantage maximal, qui passera de 2 000 euros à 1 500 euros par demi-part en 2014. 2014, date pour laquelle François Hollande s&#8217;était engagé à la stabilité fiscale. De ce point de vue là cela semble compromis.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Et bien que certains ménages, pas si aisés que cela, vont voir leur pouvoir d&#8217;achat diminuer de manière conséquente, Matignon précise bien que cette mesure devrait permettre d&#8217;aider les ménages les plus modestes, monoparentales voire nombreuses ainsi que financer la création de places dans les crèches et de fait favoriser l&#8217;emploi des femmes… Simple non ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pourtant cette mesure n&#8217;en est qu&#8217;une parmi toutes celles prévues par le gouvernement pour économiser 2 milliards d&#8217;euros d&#8217;ici à 2016. Sont ainsi dans la ligne de mire de Jean-Marc Ayrault et son équipe la douloureuse question des retraites, la réduction des aides aux entreprises et la réforme de la formation professionnelle&#8230;</span></p>
<p align="justify">
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><span style="color: #ff0000; font-size: small;"><strong>Réactions</strong></span></span></p>
</blockquote>
<ul>
<li><strong><span style="color: #666666;">Jacques MYARD – Député-Maire de Maisons- </span><span style="color: #666666;">Laffitte, Président du Cercle Nation et République</span></strong></li>
</ul>
<p align="justify"><em><span style="color: #000080;">Il </span><span style="color: #000080;">y avait un seul domaine auquel il ne fallait pas toucher , c&#8217;était celui des allocations familiales ! Et bien les Socialistes l&#8217;ont fait en baissant fortement le quotient familial pour les enfants à charge . </span><span style="color: #000080;">Cette décision est une véritable insulte à l&#8217;avenir car elle va frapper directement les familles qui sont les actifs de la Nation , qui rencontrent aujourd&#8217;hui le plus de difficultés en matière de pouvoir d&#8217;achat , subissant aussi le chômage ! </span><span style="color: #000080;">Le gouvernement socialiste taxe ainsi les familles qui travaillent et élèvent les enfants qui sont le gage de l&#8217;avenir de la Nation ! </span><span style="color: #000080;">Cette mesure est pitoyable , elle illustre l&#8217;incompétence totale de ce gouvernement incapable de réformer structurellement le pays et poursuit une politique de déflation &nbsp;&raquo; à la Laval &nbsp;&raquo; qui conduit la France dans le mur !</span></em></p>
<ul>
<li>
<div align="justify"><strong><span style="color: #666666;">Le MRC de JP. Chevènement</span></strong></div>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><em>Le gouvernement a annoncé hier des mesures d’économies concernant la branche famille de la protection sociale et les allocations familiales. Ces mesures ne mettent pas en péril une politique qui marche : la démographie est un des facteurs de dynamisme de la société française. Les bébés ne sont pas simplement des coûts mais aussi des futurs cotisants. Malheureusement le gouvernement a choisi une approche strictement comptable et court-termiste dont la mesure centrale est une deuxième baisse consécutive du plafond du quotient familial, 2000€ cette année, 1500€ l’année prochaine. Alors que le pays est en récession et que le chômage grimpe, c’est le financement de l’ensemble de la protection sociale qui est sous tension, faute de recettes. Pour conforter le modèle français, le gouvernement doit privilégier une approche structurelle dans le cadre d’une réforme fiscale. La priorité doit être de consolider les différents piliers de notre protection sociale, pas d’atteindre les objectifs chiffrés de la Commission.</em></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Gu&#233;rini devant les gendarmes : rien vu, rien entendu</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2013/06/03/guerini-ps-devant-les-gendarmes-rien-vu-rien-entendu/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 06:50:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Eco/social]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Noël Guérini]]></category>
		<category><![CDATA[Marylise Lebranchu]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Louise Fessard &#160; Photo : Jean-Noël Guérini le 30 janvier 2013.© Jean-Paul Pelissier/Reuters Comme annoncé hier 30 mai), Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône, est convoqué lundi 3 juin 2013 à 14 heures par le juge d&#8217;instruction Charles Duchaine, dans le cadre d&#8217;une information judiciaire portant sur des marchés publics présumés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li>Par <a href="http://www.mediapart.fr/biographie/58110">Louise Fessard</a></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h5>Photo : Jean-Noël Guérini le 30 janvier 2013.© Jean-Paul Pelissier/Reuters</h5>
<p align="justify"><a href="http://www.mediapart.fr/files/Louise%20Fessard/2013-04-03T152900Z_1_APAE932170E00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-GUERINI-20130403.JPG"><img style="margin: 0px 10px 10px 0px; display: inline; float: left;" title="Jean-Noël Guérini le 30 janvier 2013." src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/Louise%20Fessard/2013-04-03T152900Z_1_APAE932170E00_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-GUERINI-20130403.JPG" alt="Jean-Noël Guérini le 30 janvier 2013." width="243" height="164" align="left" /></a><span style="color: #000040;">Comme annoncé hier 30 mai), Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône, est convoqué lundi 3 juin 2013 à 14 heures par le juge d&#8217;instruction Charles Duchaine, dans le cadre d&#8217;une information judiciaire portant sur des marchés publics présumés frauduleux. Son avocat M<sup>e</sup> Dominique Mattéi nous a indiqué jeudi que son client s&#8217;y rendrait<em> « si son état de santé le lui permet ».</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">L&#8217;élu avait déjà été entendu par les gendarmes et la douane judiciaire le 2 avril 2013 dans ce même dossier, mais sa garde à vue </span><a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/030413/jean-noel-guerini-est-rentre-chez-lui-apres-un-malaise-en-garde-vue"><span style="color: #000040;">avait dû</span></a><span style="color: #000040;"> être écourtée suite à un malaise. Également placé en garde à vue, son frère Alexandre, entrepreneur spécialisé dans les déchets, a lui écopé le 4 avril 2013 d&#8217;une nouvelle mise en examen pour « association de malfaiteur en vue de commettre des faits de corruption, trafic d&#8217;influence et détournement de fonds publics, et pour corruption active et trafic d&#8217;influence ».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">C&#8217;est le volet de l&#8217;affaire Guérini le plus sulfureux, où apparaissent des marchés publics attribués, dans les Bouches-du-Rhône et en Haute-Corse, à des entreprises proches du grand banditisme, des sociétés écrans et des comptes au Luxembourg, en Suisse et en Israël, ainsi que des commissions ressemblant fort à des pots-de-vin et à du racket.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Une vingtaine de personnes ont été mises en examen dans ce dossier : des personnes réputées liées au grand banditisme comme Bernard Barresi, mais aussi deux élus socialistes, le sénateur et maire de Berre-l&#8217;Étang, Serge Andréoni, ainsi qu&#8217;un de ses adjoints, Raymond Bartolini. Le juge Duchaine estime qu&#8217;Alexandre Guérini, entrepreneur dans les déchets et frère du patron du département, jouait dans ce dossier le rôle de <em>« trait d&#8217;union entre le “milieu” et la “bonne société”, entre le monde économique et politique »</em>. Et il soupçonne Jean-Noël Guérini d&#8217;avoir<em> « par ses interventions influentes, ses actions ou ses abstentions </em>(assuré)<em> le succès de leurs différentes entreprises ». </em>En décembre 2012, dans sa demande de levée d’immunité parlementaire du sénateur socialiste, le juge Duchaine évoquait des soupçons de<em> « corruption passive »</em>,<em> « trafic d&#8217;influence »</em> et de<em> « participation à une entreprise de malfaiteurs en vue de la commission de ces délits ».</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Lors de la garde à vue écourtée de Jean-Noël Guérini début avril 2013, les enquêteurs y ont ajouté de nouveaux éléments : <em>« complicité d’extorsion » </em>et <em>« atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics ».</em> Dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie, le sénateur avait joué les ébahis, s’indignant que personne ne l’ait alerté des nombreuses interventions de son frère dans les affaires du département qu’il préside depuis 1998.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>« Si quelqu&#8217;un m&#8217;avait informé de cette situation j&#8217;y aurais immédiatement mis fin,</em> a ainsi répété Jean-Noël Guérini. (Pas) <em>une seule seconde je n&#8217;ai été informé de ses agissements. (…) Aujourd&#8217;hui, je connais ce qui est reproché à mon frère en lisant le dossier dans lequel j&#8217;ai été mis en examen ou en lisant la presse. Mais pourquoi personne ne m&#8217;a informé de ce qui se passait ?»</em> Interrogé sur les <em>« relations mafieuses »</em> de son frère, Jean-Noël Guérini répond les apprendre <em>« par la presse »</em> et être <em>« stupéfait ».</em> <em>« Avez-vous aidé en toute connaissance de cause votre frère dans ses desseins mafieux ? »</em> demandent alors les enquêteurs.<em> « Jamais, </em>s’indigne Jean-Noël Guérini.<em> Tout cela est un véritable mensonge. C&#8217;est un scandale de tenir ce genre de propos. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">L’exercice vire au grand guignol, quand le patron du département affirme ensuite n’avoir<em> « aucun pouvoir sur la nomination des présidents des satellites du CG13 (conseil général des Bouches-du-Rhône &#8211; ndlr »</em>, à la tête desquels son frère s’est efforcé, très souvent avec succès, de placer ses affidés. Le sénateur finit par s’énerver et rappeler en criant qu’il est <em>« élu de la République en qualité de parlementaire »</em>, quand les enquêteurs s’étonnent de sa <em>« posture de déni ».</em> <em>« Je ne suis pas dans le déni, </em>s’emporte Jean-Noël Guérini.<em> Jamais je ne suis pas dans le déni. Je n&#8217;autorise pas ce genre de question sur moi. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Auditionnés comme témoins en janvier 2013, deux très proches collaborateurs de Jean-Noël Guérini disent avoir compris, avec le recul, qu&#8217;ils avaient été <em>« trompés »</em> ou <em>« manipulés »</em> par le patron du conseil général. <em>« J&#8217;ai compris que la plupart des dossiers sur lesquels le Président Guérini souhaitait que l&#8217;on mette en place une procédure singulière telle que la commande d&#8217;une étude juridique soi-disant pour appuyer une position politique cachait en réalité des objectifs différents servant les intérêts de son frère,</em> a ainsi reconnu sa conseillère spéciale Béatrix Billès. <em>Je m&#8217;en suis aperçue sur le dossier du Mentaure (une décharge à La Ciotat confiée à une société d’Alexandre Guérini &#8211; ndlr), je l&#8217;ai aussi vu sur le blocage des subventions allouées à la mairie de Salon (alors en conflit avec Alexandre Guérini, qui gérait la décharge de la communauté d’agglomération &#8211; ndlr) ou encore sur les dossiers des ports (départementaux, qui intéressaient fortement les amis d’Alexandre Guérini proches du grand banditisme &#8211; ndlr) et la vente des îlots 3 et 4 ZAC Source du Pré à La Ciotat (une opération d’aménagement &#8211; ndlr). »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>« J&#8217;ai le sentiment de ne pas avoir vu la totalité des dossiers</em>, a de son côté lâché Pascal Marchand, l’ancien directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini, aujourd&#8217;hui directeur adjoint à la communauté urbaine de Marseille. <em>Une partie m&#8217;échappait. »</em></span></p>
<blockquote>
<h5 align="justify"><span style="font-weight: bold; color: #666666;">Un curieux déjeuner</span></h5>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">De son côté, Alexandre Guérini a farouchement démenti, lors de sa garde à vue début avril 2013, tout lien avec le milieu marseillais, et notamment avec Bernard Barresi (</span><a href="http://www.europe1.fr/France/Bernard-Barresi-acquitte-a-Colmar-1015261/"><span style="color: #000040;">acquitté </span></a><span style="color: #000040;">en mars 2012 à Colmar pour un ancien braquage) et Michel Campanella* (qui a purgé plusieurs peines de prison pour recel en bande organisée et violences aggravées), tous deux reconvertis dans le BTP. L’entrepreneur affirme ainsi n&#8217;avoir rencontré les deux hommes qu&#8217;en 2011… à la maison d’arrêt de Luynes, alors qu’il était placé en détention provisoire dans un autre volet du dossier. <em>« Il (Bernard Barresi &#8211; ndlr) a été placé dans une cellule juste à côté de la mienne, </em>a indiqué l&#8217;homme d&#8217;affaires. </span><em><span style="color: #000040;">Je ne le connaissais pas avant. »<br />
</span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Alexandre Guérini est soupçonné d’avoir usé de son influence auprès du département, de ses sociétés d’économie mixte (SEM) et d&#8217;élus locaux pour permettre à des entreprises contrôlées par Bernard Barresi ou Michel Campanella (MGC, OBR, ABT et Alba Sécurité) de décrocher des marchés publics. Plusieurs dirigeants de ces SEM, au sein desquelles le conseil général est majoritaire, ainsi que le maire et un cadre de La Ciotat ont en effet affirmé aux enquêteurs avoir été présentés à Bernard Barresi par Alexandre Guérini lui-même, et avaoir ensuite subi des pressions.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Entendu en garde à vue en octobre 2012, Gérard Lafont, l’ancien directeur général adjoint du conseil général (un poste stratégique englobant « construction, éducation et patrimoine»), a également reconnu avoir participé en 2009 à un déjeuner organisé par Alexandre Guérini avec Bernard Barresi et un élu (PS) de Berre-l’Étang, Raymond Bartolini, également mis en examen dans ce dossier. Alors en cavale, Bernard Barresi se cachait sous le nom d’emprunt de Monsieur Gilles. Les deux collectivités (le département et Berre-l&#8217;Étang) ont pour point commun d’avoir confié, dans des conditions douteuses, des chantiers à ABT. L&#8217;entreprise, soupçonnée d’être contrôlée en sous-main par Bernard Barresi, s&#8217;était révélée incapable de mener à bien les travaux.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Gérard Lafont venait ainsi de résilier un marché de gros œuvre et de terrassement d&#8217;un collège à Marseille, remporté par ABT grâce à une offre étonnamment proche de l&#8217;estimation de prix du maître d&#8217;œuvre. <em>« Alexandre Guérini a dit à Bartolini : “Voilà Gérard Lafont a résilié le marché avec ABT, toi tu ne l&#8217;as pas fait”</em>, a indiqué aux enquêteurs Gérard Lafont.<em> J&#8217;ai cru comprendre qu&#8217;il y a eu le même scénario à la mairie de Berre avec ABT et que la mairie avait payé des travaux qui n&#8217;avaient pas été réalisés. Guérini me demandait ce que Bartolini et la mairie de Berre pouvaient faire. » </em>Devenu directeur de l&#8217;office HLM des Bouches-du-Rhône, Gérard Lafont est ressorti sans aucune charge de sa garde à vue d&#8217;octobre 2012.</span><em><br />
</em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Selon </span><a href="http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/2379865/guerini-convoque-lundi-chez-le-juge.html"><em><span style="color: #000040;">La Provence</span></em></a><span style="color: #000040;">, Jean-Noël Guérini aurait indiqué à plusieurs personnes qu’il ne comptait pas se rendre à la convocation par le juge en raison de son état de santé. Ce qui n&#8217;a pas empêché le sénateur d’apparaître fringant et hilare au Sénat jeudi 30 mai, à l’issue d’un échange houleux sur le projet de loi de décentralisation entre élus des Bouches-du-Rhône et la ministre Marylise Lebranchu.</span></p>
<p align="center"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x10d31r" frameborder="0" width="480" height="270"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x10d31r_ambiance-electrique-au-senat-les-elus-des-bouches-du-rhone-mettent-le-feu_news" target="_blank">Ambiance électrique au Sénat : les élus des&#8230;</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/publicsenat" target="_blank">publicsenat</a></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Comme le relevait </span><a href="http://www.marsactu.fr/affaires/guerini-convoque-lundi-par-le-juge-duchaine-31307.html"><span style="color: #000040;">Marsactu</span></a><span style="color: #000040;">, le patron du département doit également faire une apparition publique samedi 1<sup>er</sup> juin lors de <em>« la manifestation marquant la fin de la première tranche de travaux de sauvegarde et de restauration de l’église Saint-Nicolas de Myre</em> <em>»</em> à Marseille. Travaux auxquels le conseil général a apporté un <em>« soutien financier important ».</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>*</em>Michel Campanella est mis en examen dans ce dossier pour « association de malfaiteurs en vue de commettre le délit d&#8217;extorsion de fonds » et « extorsion de fonds ». Bernard Barresi est lui mis en examen pour « blanchiment commis en bande organisée », « association de malfaiteurs en vue de la commission du délit de blanchiment en bande organisée », « faux et usage de faux », « recel de détournement de fonds publics commis en bande organisée », « corruption active », « association de malfaiteurs en vue de la corruption », « association de malfaiteurs en vue de la soustraction de biens publics par une personne chargée d&#8217;une mission de service public », « complicité et recel de favoritisme », « association de malfaiteurs en vue de la commission des délits de trafic d&#8217;influence, de corruption active et passive, et d&#8217;extorsion de fonds », et « trafic d&#8217;influence ».</span></p>
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		<title>De Gaulle star éditoriale de l’Humanité</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 13:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Liens sur de Gaulle]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#171;&#160;Puisque tout recommence toujours, ce que j&#8217;ai fait sera, tôt ou tard, une source d&#8217;ardeurs nouvelles après que j&#8217;aurai disparu&#160;&#187; Charles de Gaulle &#8211; &#171;&#160;Mémoires de guerre&#160;&#187; – Le Salut Une fois n&#8217;est pas coutume. Mais, nous le constatons tous les jours, notamment dans les périodes les plus difficiles, les &#171;&#160;politiques&#160;&#187; de toutes sensibilités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div align="center">
<table width="560" border="0" cellspacing="20" cellpadding="20">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" bgcolor="#ccffff" width="192">
<p align="center"><em><strong><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/05/h-20-1300085-1225173507-a8ee11.png"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border: 0px;" title="h-20-1300085-1225173507-a8ee1" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/05/h-20-1300085-1225173507-a8ee1_thumb1.png" alt="h-20-1300085-1225173507-a8ee1" width="148" height="112" border="0" /></a></strong></em></p>
<p style="margin: 0px 10px 5px;"><em><strong><span style="font-size: x-small;">&laquo;&nbsp;Puisque tout recommence toujours, ce que j&#8217;ai fait sera, tôt ou tard, une source d&#8217;ardeurs nouvelles après que j&#8217;aurai disparu&nbsp;&raquo;</span></strong></em></p>
<p style="margin: 0px 10px 6px;" align="right"><span style="font-size: x-small;">Charles de Gaulle &#8211; &laquo;&nbsp;Mémoires de guerre&nbsp;&raquo; – Le Salut</span></p>
</td>
<td valign="top" bgcolor="#cfcfd7" width="232">
<p style="margin: 0px 10px 6px;"><span style="color: #000080; font-family: Arial;"><strong>Une fois n&#8217;est pas coutume</strong>.</span></p>
<p style="margin: 0px 10px 6px;" align="justify"><span style="color: #000080; font-family: Arial;">Mais, nous le constatons tous les jours, notamment dans les périodes les plus difficiles, les &laquo;&nbsp;politiques&nbsp;&raquo; de toutes sensibilités se réfèrent au général de Gaulle. C&#8217;est pourquoi je n&#8217;hésite pas à vous proposer ici l&#8217;éditorial de l&#8217;<em>&laquo;&nbsp;humanite.fr&nbsp;&raquo;.</em></span></p>
<p style="margin: 0px 10px 6px;" align="justify"><span style="color: #000080; font-family: Arial;">Maurice Ulrich démontre ainsi que l&#8217;héritage du Général peut être source de renouveau quand il s&#8217;agit de défendre l&#8217;indépendance de la France.</span></p>
<p align="right"><span style="color: #666666; font-size: x-small;"><strong>Alain Kerhervé</strong></span></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6pt;" align="center"><strong><span style="background-color: #ffff00;"><span style="font-size: xx-large;">   Une idée neuve ?  </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-bottom: 6pt;" align="center"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial;">En ces temps moroses, un sourire </span><span style="font-family: Arial;">ne fait pas de mal. On peut revoir la vidéo de quelques secondes </span><span style="font-family: Arial;">où le général de Gaulle, c’était en 1965, déclarait, gestes à l’appui : </span><em><span style="font-family: Arial;">« Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas </span><span style="font-family: Arial;">de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe, l’Europe, l’Europe, mais ça n’aboutit à rien </span><span style="font-family: Arial;">et ça ne signifie rien. »</span></em></span></p>
<div align="center"><object width="460" height="259" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://player.ina.fr/player/ticket/I00012536/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/1/148db8" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="259" type="application/x-shockwave-flash" src="http://player.ina.fr/player/ticket/I00012536/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/1/148db8" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></div>
<div align="center"></div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-bottom: 6pt;" align="center"><span style="color: #000080;">Oh certes, dira-t-on, les temps ont changé, mais depuis la conférence de presse de François Hollande jeudi et sa pétition de principe en faveur d’un gouvernement économique européen appelé à se réunir tous les mois, le cabri gaullien semble bien sauter encore.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-bottom: 6pt;" align="center"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial;">« Hollande, champion d’Europe », titrait avant-hier le Journal du dimanche, tandis que Libération, au lendemain de la conférence de presse, affirmait </span><span style="font-family: Arial;">que François Hollande avait trouvé un second souffle </span><span style="font-family: Arial;">et que, l’Élysée entendant réaliser une « union politique » pour sortir l’Europe de sa langueur, Berlin était « séduit », ce qui était aller un peu vite en besogne au regard </span><span style="font-family: Arial;">de la sévérité des commentaires de la presse allemande quelques heures après.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-bottom: 6pt;" align="center"><span style="color: #000080;">En réalité, il est tout de même assez singulier que François Hollande sorte cette proposition de sa mallette à outils, juste après avoir accepté, en contrepartie du report de deux ans de l’objectif de trois pour cent de déficit, les contraintes drastiques qui lui ont été imposées par Bruxelles, en matière de retraites et plus largement de services publics. Ce qui signifie aussi que le déficit à bon dos quand c’est le modèle social français ou ce qu’il en reste qui est en cause. Il est de ce point de vue assez cocasse, ou plutôt navrant, de voir un commissaire européen comme Michel Barnier déclarer que « nous devons revenir vers l’économie sociale de marché, que l’on a abandonnée depuis trente ans au profit d’une ligne ultralibérale ». Ah, bon ! Michel Barnier, après tout, pense peut-être ce qu’il dit, pourquoi pas, mais la réalité, ou les réalités comme le disait de Gaulle, c’est que cette ligne ultralibérale n’est pas tombée du ciel. Elle a été tracée depuis des années, de Maastricht au traité constitutionnel retoqué mais reconduit par le traité de Lisbonne, et la vérité, c’est qu’à chaque fois le PS y a contribué. Faut-il encore rappeler que François Hollande, qui s’était engagé à ne pas approuver le pacte européen de stabilité s’il était élu, l’a tout aussitôt validé en prétextant avoir obtenu en contrepartie un prétendu volet de croissance que l’on attend toujours.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin-top: 0px; margin-bottom: 6pt;" align="center"><span style="color: #000080;"><span style="font-family: Arial;">Et un gouvernement économique, dont on ne sait d’ailleurs comment il serait composé, par qui </span><span style="font-family: Arial;">il serait désigné, viendrait changer cette donne comme par un coup de baguette magique au simple motif qu’il serait « un gouvernement » ? Une telle instance, </span><span style="font-family: Arial;">à supposer qu’elle voie le jour, ne serait pas autre chose qu’une nouvelle structure appelée à dicter leur politique aux États en court-circuitant aussi bien les Parlements nationaux que le Parlement européen, comme le fait déjà assez bien, du reste, la Commission de Bruxelles, présidée par José-Manuel Barroso. « L’Europe, l’Europe ». Depuis le général de Gaulle, ce n&#8217;est pas l&#8217;Europe qui a été construite, mais un espace faisant passer les marchés avant les peuples. Ce n’est pas à on ne sait quel gouvernement qu’il faut s’en remettre mais à la démocratie et précisément aux peuples. Cela, c’est une idée neuve.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span style="font-family: comic sans ms; font-size: 10pt;"> </span></p>
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		<title>Sylvie Andrieux (PS) condamnée</title>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 09:37:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu-politique]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Andrieux]]></category>
		<category><![CDATA[Vauzelle]]></category>

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		<description><![CDATA[La députée PS Sylvie Andrieux condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis… Avec Michel Vauzelle La députée socialiste des Bouches-du-Rhône Sylvie Andrieux, poursuivie pour détournements de fonds publics, a été condamnée aujourd&#8217;hui à trois ans de prison dont deux avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille. L&#8217;élue a également été condamnée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="center"><strong><span style="color: #333333; font-size: medium;">La députée PS Sylvie Andrieux condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis…</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="center"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/05/55151852-8876-11df-8a7e-175e1fe7087c.jpg"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border: 0px;" title="55151852-8876-11df-8a7e-175e1fe7087c" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/05/55151852-8876-11df-8a7e-175e1fe7087c_thumb.jpg" alt="55151852-8876-11df-8a7e-175e1fe7087c" width="504" height="279" border="0" /></a></p>
<p align="center"><span style="color: #666666; font-size: x-small;"><strong>Avec Michel Vauzelle</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La députée socialiste des Bouches-du-Rhône </span><span style="color: #000040;">Sylvie Andrieux</span><span style="color: #000040;">, poursuivie pour détournements de fonds publics, a été condamnée aujourd&#8217;hui à trois ans de prison dont deux avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille.<br />
L&#8217;élue a également été condamnée à 100.000 euros d&#8217;amende et à 5 ans d&#8217;inéligibilité. Le parquet avait requis deux ans de prison avec sursis et cinq ans d&#8217;inéligibilité.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="scid:66721397-FF69-4ca6-AEC4-17E6B3208830:c5590503-d49a-48ce-ba90-6f5d7956e008" class="wlWriterEditableSmartContent" style="width: 410px; display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto; padding: 0px;">
<table style="outline: none; border-style: none; margin: 0px; padding: 0px; width: 410px; border-collapse: collapse;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="margin: 0px; padding: 0px; outline: none; border-style: none; width: auto;"><a style="outline: none; border-style: none; margin: 0px; padding: 0px;" href="https://skydrive.live.com/redir.aspx?cid=0c5af45c0f39e29c&amp;page=play&amp;resid=C5AF45C0F39E29C!550&amp;parid=C5AF45C0F39E29C!101&amp;type=5&amp;authkey=!AI3g2rg4a-pU2hA&amp;Bsrc=Photomail&amp;Bpub=SDX.Photos" target="_blank"><img style="outline: none; border-style: none; padding: 0px; margin: 0px; border: 0px; background: none; background-image: none; vertical-align: bottom;" title="Afficher l'album" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2013/05/Sylvie-Andrieux.jpg" alt="Afficher l'album" /></a></p>
<div style="width: 410px; text-align: center; overflow: visible; padding: 0px; margin: 0px;">
<div style="width: 410px; overflow: visible;"><a style="text-decoration: none;" href="https://skydrive.live.com/redir.aspx?cid=0c5af45c0f39e29c&amp;page=browse&amp;resid=C5AF45C0F39E29C!550&amp;parid=C5AF45C0F39E29C!101&amp;type=5&amp;authkey=!AI3g2rg4a-pU2hA&amp;Bsrc=Photomail&amp;Bpub=SDX.Photos" target="_blank"><span style="line-height: 1.26em; padding: 0px; width: 410px; font-size: 26pt; font-family: 'Segoe UI', helvetica, arial, sans-serif;">Sylvie Andrieux</span></a></div>
<div style="text-align: center; padding: 9px 0px 0px 0px; margin: 0px 0px 0px 0px; font-family: 'Segoe UI', helvetica, arial, sans-serif; font-size: 8pt;">
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		<title>Principe &#171;&#160;européen&#160;&#187; de non-discrimination</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 15:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian Lechevalier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Christian LECHEVALIER]]></category>

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		<description><![CDATA[Une nouvelle fois, la prétendue &#171;&#160;prééminence&#160;&#187; du droit européen rattrape la France. Chacun sait que la politique familiale menace d&#8217;être réduite pour les Français, &#171;&#160;au delà d&#8217;un certain revenu&#171;&#160;. Or, au même moment, voici que le principe de &#171;&#160;non-discrimination&#160;&#187; conduit la cour de cassation à octroyer des prestations familiales à des enfants d&#8217;immigrés nés à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="color: #000040;">Une nouvelle fois, la prétendue &laquo;&nbsp;prééminence&nbsp;&raquo; du droit européen rattrape la France. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Chacun sait que la politique familiale menace d&#8217;être réduite pour les Français, &laquo;&nbsp;<em>au delà d&#8217;un certain revenu</em>&laquo;&nbsp;.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Or, au même moment, voici que le principe de &laquo;&nbsp;non-discrimination&nbsp;&raquo; conduit la cour de cassation à octroyer des prestations familiales à des enfants d&#8217;immigrés nés à l&#8217;étranger !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pour commencer, on sait que l&#8217;arrêt COSTA, du 15 juillet 1964 a posé le principe de la primauté du Droit &laquo;&nbsp;Communautaire&nbsp;&raquo;, en dehors de la moindre disposition officiellement adoptée par les &laquo;&nbsp;Six&nbsp;&raquo; d&#8217;alors.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">On dit moins à son sujet, parce que c&#8217;est si &laquo;&nbsp;incorrect&nbsp;&raquo;, qu&#8217;il s&#8217;agissait là d&#8217;une véritable forfaiture, digne du cauchemar du &laquo;&nbsp;gouvernement des juges&nbsp;&raquo;, qui se sont autorisés à … légiférer aux lieu et place des parlements !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est dans sa formation la plus solennelle, l&#8217;assemblée plénière, que la Cour de cassation s&#8217;inscrit dans la logique de la soumission des Français à un &laquo;&nbsp;Droit&nbsp;&raquo; qu&#8217;ils n&#8217;ont pas élaboré, malgré l&#8217;article 6 de la Déclaration de 1789.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Ainsi, dans un arrêt de cassation partielle, rendu le 5 avril 2013 (N° de pourvoi: 11-17520), la Cour énonce : &laquo;&nbsp;<em>Vu les articles 68 et 69 de l&#8217;accord euro-méditerranéen établissant une association entre la Communauté européenne et ses Etats membres, d&#8217;une part, et la République algérienne démocratique et populaire, d&#8217;autre part, signé le 22 avril 2002 et la décision 2005/ 690/ CE du Conseil, du 18 juillet 2005, concernant la conclusion de cet accord euro-méditerranéen&nbsp;&raquo; (…)</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">(…) les enfants d&#8217;algériens, nés en Algérie ouvriront droit aux Prestations Familiales, <em>qu&#8217;on s&#8217;apprête à restreindre, par ailleurs, à des ménages français aussi &laquo;&nbsp;riches&nbsp;&raquo;, par exemple, qu&#8217;un couple d&#8217;instituteurs !…</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Le même jour, l&#8217;Assemblée Plénière, dans un arrêt de rejet (N° de pourvoi : 11-18947), applique le même raisonnement à des ressortissants Turc !!</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">On observera, chemin faisant, que la &laquo;&nbsp;logique&nbsp;&raquo; juridique pèse d&#8217;un autre poids sur certains États que d&#8217;autres, dans l&#8217;U.E.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Disons pudiquement que la proportion d&#8217;Algériens à s&#8217;établir en Lettonie est vraisemblablement plus faible que celle de ceux qui &laquo;&nbsp;choisissent&nbsp;&raquo; la France…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Pour résumer, il y a deux Europe : celle des songes et celle de la réalité.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La première n&#8217;a presque toujours concerné que les Français, qui rêvaient d&#8217;une grande France.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La vraie les concernent encore plus, mais, là, <em>ils ne sont pas appelés à en débattre et moins encore à voter</em>…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Rappelons enfin que l&#8217;offensive contre la Protection Sociale s&#8217;intensifie sous la pression exercée par l&#8217;UE sur un Hollande convaincu d&#8217;avance.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Qui n&#8217;aperçoit les &laquo;&nbsp;ballons d&#8217;essai&nbsp;&raquo; lancés pour priver de remboursements-maladie les <em>&laquo;&nbsp;riches nationaux&nbsp;&raquo; (couples de 2 revenus de … 2500 € !)</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Gageons que les conditions de ressources frapperont davantage les &laquo;&nbsp;nationaux&nbsp;&raquo; que d&#8217;autres !</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Ne serait-il pas opportun que politiques et juristes posent clairement le débat sur la place publique, sans omettre, surtout, l&#8217;intéressante mise en œuvre du principe &laquo;&nbsp;européen&nbsp;&raquo; de non-discrimination ?</span></p>
<p align="right">Christian LECHEVALIER</p>
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