Jean-Marie Le Pen, pétainiste et anti-gaulliste. On le savait !

Pétainiste... et anti gaulliste.

Dans le premier tome de ses mémoires à paraître, le cofondateur du Front national écorche sa fille qui lui a succédé à la tête du parti d’extrême droite. Il estime également que Pétain « n’a pas failli à l’honneur en signant l’armistice » en 1940.

Des extraits des mémoires de Jean-Marie Le Pen, à paraître le 28 février, ont été publiés, dans Le Parisien et Le Point . Dans ce premier tome, le cofondateur du Front national dit éprouver de la « pitié » pour sa fille Marine, qui a rompu avec lui il y a trois ans.

L’ex-patriarche de l’extrême droite française n’aborde la question qu’à la fin de ce premier volume intitulé Fils de la nation qui couvre la période allant de son enfance à 1972. « Marine vient de subir une présidentielle et des législatives décevantes. (…) Elle peine à faire sa rentrée. Le prochain congrès du FN s’annonce houleux. Elle est assez punie comme cela pour qu’on ne l’accable pas« , y écrit-il. « Un sentiment me domine quand j’y pense : j’ai pitié d’elle« , poursuit Jean-Marie Le Pen. …

 « Pétain n’a pas failli à l’honneur »

Dans ce même ouvrage, Jean-Marie Le Pen défend le régime de Vichy, qui était « légal et légitime » et « avait passé avec le Reich un acte régulier et contraignant. Selon lui, le maréchal Pétain, qui avait collaboré avec le régime nazi lors de la Seconde guerre mondiale, « n’a pas failli à l’honneur en signant l’armistice » en 1940. Le maréchal Pétain avait annoncé le 17 juin 1940 la capitulation de la France face à l’Allemagne nazie. De juin 1940 à juillet 1944, celle-ci occupe le nord de la France et le maréchal Pétain dirige la zone « libre » depuis Vichy (centre), d’où il instaure une politique de collaboration avec l’occupant, se livrant notamment à des rafles massives dans la population juive. Cette politique fit de 10.000 à 15.000 morts et 80.000 déportés civils.

Il tente de se dédouaner et minimiser son soutient au Pétainisme. « Que l’on puisse discuter ensuite de la politique de collaboration, de ses fautes, de ses excès, à condition qu’on examine les fautes et les excès de tous, je le veux bien, mais cela ne remet pas en cause ce que je viens de décrire », écrit Jean-Marie Le Pen dans ses mémoires. « Si de Gaulle a eu de la vista, Pétain n’a pas manqué à l’honneur en signant l’armistice », martèle-t-il, en évoquant le général Charles de Gaulle, héros de la résistance française face à l’occupant nazi.

En , il déclare, dans l’hebdomadaire Rivarol, que «  l’occupation allemande n’avait pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 km2 « , Janvier 2005 -Hebdomadaire Rivarol.

« L’opinion majoritaire était d’ailleurs que la France avait besoin d’une épée et d’un bouclier contre les Allemands et je l’ai partagée longtemps, jusqu’au jour où l’écoute de la radio de Londres m’en détrompa. Il m’apparut vite que pour les gaullistes de micro, l’ennemi était à Vichy plus qu’à Berlin« , écrit le cofondateur du Front national, faisant référence à l’appel à la résistance lancé depuis Londres le 18 juin 1940 par le général de Gaulle.

Charles de Gaulle « reste pour moi une horrible source de souffrance pour la France« , écrit l’ancien président du FN qui relate la première fois où il l’aperçut, en 1945: « Je serrai cette main indifférente. Il me parut laid et dit quelques banalités à la tribune tendue de tricolore. Il n’avait pas une tête de héros. Un héros doit être beau. Comme Saint Michel ou le maréchal Pétain. J’étais à nouveau déçu ».

Que JM. Le Pen soit déçu, peu nous importe. Son opinion sur de Gaulle et le gaullisme est connue : avant tout pétainiste et pro collaboration, donc anti-gaulliste. Tous ceux qui ont soutenu JM. Le Pen, lui et son entourage, hier et aujourd’hui, ont des convictions incompatibles avec le gaullisme. Bien souvent je l’ai précisé sur ce site. Le confirmer une nouvelle fois me ravit, me conforte dans notre mission, et renforce notre volonté inébranlable d’œuvrer pour notre Nation sans compromission avec les extrêmes.

3 commentaires sur Jean-Marie Le Pen, pétainiste et anti-gaulliste. On le savait !

  1. Edmond Romano // 28 février 2018 à 12 h 07 min //

    « L’opinion majoritaire était d’ailleurs que la France avait besoin d’une épée et d’un bouclier contre les Allemands et je l’ai partagée longtemps, jusqu’au jour où l’écoute de la radio de Londres m’en détrompa. Il m’apparut vite que pour les gaullistes de micro, l’ennemi était à Vichy plus qu’à Berlin ».
    Ce personnage oublie que les gaullistes ne furent pas que de micro. Combien de Résistants Gaullistes (Jean Moulin en tête) sont morts sous la répression de la milice de Vichy?
    Hélas, dans notre Législation actuelle, le négationnisme ne concerne que la répression des Juifs. Mais nous sommes bien là face au même type de délit. Alors si, juridiquement, il n’est pas condamnable moralement il est coupable. la thèse de l’épée et du bouclier est tellement absurde!

  2. « même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 km2 « cela reste d’actualité avec famille Le Pen et consorts depuis que le FN existe !

  3. Edmond Romano // 23 février 2018 à 9 h 25 min //

    Et oui cher Alain! Nous avons la preuve, si souvent affirmée ici, que toute alliance entre les gaullistes de conviction et le Front National est contre nature. Car ne nous y trompons pas si père et fille s’opposent sur des détails de gouvernance le fond reste le même. Cet antagonisme absolu entre nous et eux doit être dit, redit et répété sans cesse.

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