Les « légendes » de Michel Onfray

17 septembre 1944

Michel Onfray rétablit des vérités dans son ouvrage « vies parallèles De gaulle – Mitterrand ». Avec courage et détermination. 

Michel Onfray

« Ces Vies parallèles écrites dans l’esprit de Plutarque – ses mânes, je l’espère, me pardonneront le détournement de son titre – peuvent se lire comme une contre-histoire de la France du XXe siècle. Contre-histoire parce qu’il existe une histoire légendaire de la France à l’endroit de laquelle il faut exercer une raison cartésienne. On doit en effet penser selon les principes d’une méthode démystificatrice si l’on veut comprendre ce qu’est vraiment l’Histoire de la France du XXe siècle, ce qui semble la seule façon d’envisager la possibilité d’une Histoire de France pour le XXIe siècle. Ce qui est loin d’être gagné… D’où l’exigence de déconstruire les légendes ».

Gaullisme.fr vous livre les 9 légendes retenues par Michel Onfray. Pour mieux les déguster, nous les publions en 9 épisodes, légendes sur lesquelles vous réagirez par vos commentaires.

Première légende (page 32)

« La droite collabore et la gauche résiste. En vérité, l’Assemblée nationale qui vote les pleins pouvoirs à Pétain est celle du Front populaire. De même, ceux qui répondent à l’appel du 18 juin ne sont ni les communistes, qui, en vertu de leur pacte avec les nazis, collaborent, ni les socialistes dont bon nombre sont vichystes, pétainistes ou collaborationnistes par pacifisme hérité de Verdun, mais souvent des royalistes, des maurassiens des catholiques ou des nationalistes[*] »


[*] Un travail établit factuellement les choses mais se trouve évincé au prétexte qu’il s’agit d’un historien qui n’est pas de gauche : Jean-Claude Valla, les socialistes dans la collaboration, Paris, Dualpha, coll. « Les cahiers libres d’histoire », 2015. Voir aussi Jean-Claude Valla, La gauche pétainiste, deux tomes, Paris, Dualpha, coll. « Les cahiers libres d’histoire », 2017.

5 commentaires sur Les « légendes » de Michel Onfray

  1. Le Bras Yves // 7 décembre 2020 à 11 h 40 min //

    Il faut simplement se rappeler la parole de De Gaulle en fin Juin 1940 ou en juillet 1940 :  » Je n’ai avec moi que la synagogue et que château ».

    Yves Le Bras

  2. travail intéressant, pour l vérité historique, les communistes étaient emprisonnés ou dans la clandestinité lors du vote des pleins pouvoirs à Pétain. il est exact la SFIO a voté majoriatairement les pleins pouvoirs à pétain, la soumission au plus fort eest une constante de la SFIO en politique étrangère, Blum s’est incliné face aux Anglais lors de la guerre d’Espagne, la SFIO mena la chasse aux communistes à partir de 47 insppiré par Washington, La SFIO a toujours soutenu l’OTAN, Sarkozy a fait revenir les généraux français au commandement de l’OTAN, c’est une faute majeure, François Hollande contrairement à son engagement n’est pas revenu sur cette décision tragique. Macron alignée dans les faits sur Washington, en reste au discours et se comporte dans les faits comme plus favorable aux intérêts de Washington qu’Angela Merkel, Macron est contre Nordstream 2 projet germano Russe, que nous devrions soutenir si l’on veut normaliser nos relations avec Moscou. Son alignemen,t récent sur les positions Ukrainiene dans le conflit qui les oppose à Ma Russie, contredisent la volonté de s’émanciper de la tutelle de Washington Cela affaiblit notre rôle dans le format Normandie pour restaurer la paix entre la Russie et l’Ukraine, on ne peut être à la fois soutien de l’Ukraine et vouloir arbitrer le conflit Ukkraine Russie!

  3. Bravo à Michel Onfray qui ose lever l’omerta sur la période collabos des SOCIALISTES ET DES COCOS qui ont tous menti sur leurs faits de résistance. L ‘exemple de Mitterrand est évidemment le plus frappant, faux résistant, faux évadé (les portes de son stalag étaient ouvertes pour lui indiquer la sortie) faux patriote, faux attentat, fausses identités, …TOUT ETAIT FAUX CHEZ LUI
    Il serait temps de déboulonner ses statues et de débaptiser ses rues cela serait mon plus grand bonheur JG

  4. Dêva koumarane // 26 novembre 2020 à 19 h 13 min //

    Ceux et Celles qui ont répondu à l’Appel du 18 juin 1940 furent avant tout des Patriotes avec un P majuscule, des Amoureux et des Amoureuses de la France avec un A majuscule, des authentiques Révolutionnaires avec un R majuscule. Il ne faudrait pas les classer, à mon avis, selon leur appartenance à une famille idéologique, à un courant philosophique ,à un parti politique. Le Général De Gaulle n’appartenait à personne. Il appartenait avec toutes les forces de son âme à la France, à son histoire, à sa fragilité, à son idéal, à sa spiritualité, à son fleuve religieux( tous les fleuves se jettent dans l’Océan de la Vie Divine), aux lumières de son Pays et à la Grandeur de l’Esprit Français.

  5. Jean-Dominique Gladieu // 26 novembre 2020 à 19 h 11 min //

    Concernant l’attitude du PCF, les choses ne sont pas simples.

    Lorsque les gouvernements français et britannique déclarent la guerre à l’Allemagne en 1939, le PC juge cette guerre exclusivement inter-impérialiste. Par conséquent,  » les soldats et les travailleurs français n’ont pas à aller se faire tuer pour une cause qui n’est pas la leur « .
    On peut approuver ou désapprouver mais cette position obéit à une logique politique (en plus, bien sûr, de la solidarité inconditionnelle du parti avec l’URSS qui, notamment en raison des analyses contestables de la situation par Staline, n’est pas prête à la guerre et se tient donc en dehors du conflit).

    L’invasion de la France en 1940 par les armées allemandes conduit le PCF à un débat interne. Que faut-il faire, dès lors ?
    Pour certains communistes, même s’il s’agit au départ d’une guerre inter-impérialiste, l’occupation du territoire national par une armée étrangère change la donne. Les tenants de cette ligne considèrent que désormais la libération nationale prime sur le reste.
    Mais il existe également au sein du PC une tendance qui n’entend pas déroger à la ligne « anti-impérialiste pure et dure ». Tendance selon laquelle l’occupation militaire du pays ne change rien quant au fond, l’appel à la Résistance lancé par le Général De Gaulle étant interprété comme une péripétie sans intérêt majeur.

    Contrairement à ce qu’on a tendance à croire, il semblerait que ce débat interne n’ait pas été téléguidé par Moscou ou l’Internationale Communiste. Staline et Thorez (réfugié en URSS) n’étaient, parait-il, pas opposés à ce que les communistes français participent à la Résistance dès 1940.

    En fait, les partisans de l’attentisme auraient été Duclos et Marty mais ils n’auraient pas fait l’unanimité. Cependant, pour préserver l’unité du parti, la position « officielle » sera la non-intervention dans le conflit.
    Toutefois, les militants favorables à l’entrée immédiate dans la Résistance y participeront à titre personnel. Finalement, « tout rentre dans l’ordre » en juin 1941 lorsque l’armée allemande attaque l’URSS.

    Un petit livre très instructif sur la question :
     » 1940-1943, Le PCF à l’épreuve de la guerre (de la guerre impérialiste à la lutte armée)  »
    Roger Bourderon,2012, éditions Syllepse

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