Europe : un premier pas vers les listes transnationales

La commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen a adopté, mardi 23 janvier, un rapport concernant la composition de l’assemblée « lors de la prochaine mandature, qui commencera en 2019 ». Le document indique que « sur les 73 sièges libérés par le Brexit, 46 seraient ‘gardés en réserve’ dont 16 pour de futurs élargissements et 27 alloués à des listes paneuropéennes ».

La répartition de 27 sièges entre les 14 États sous-représentés bénéficierait tout d’abord à la France, qui en obtiendrait 5 supplémentaires, « passant [ainsi] de 74 à 79« . Parmi les autres grands vainqueurs, on retrouverait : « l’Espagne (de 54 à 59), l’Italie (de 73 à 76) ou les Pays-Bas (de 26 à 29)« . 7 autres « États membres rafleraient chacun un élu européen de plus (Finlande, Croatie, Estonie, Autriche, Danemark, Suède, Slovaquie)« .

Selon « c’est surtout le fait de consacrer 27 postes à des listes transnationales qui constituerait une rupture« . Ces listes sont, d’après le vice-président des Verts au Parlement européen Pascal Durand, « le meilleur moyen de faire vivre le sentiment d’appartenance à une communauté de destin et à dépasser la représentation d’intérêts nationaux au profit d’un intérêt général européen« .

La mesure doit encore être approuvée par les députés en session plénière. Mais « il faudra surtout, ensuite, franchir l’étape la plus difficile : celle du Conseil européen, (…) qui doit valider la réforme… à l’unanimité« . Ce qui n’est pas assuré (heureusement) car c’est une dérive vers une Europe supranationale[1].


[1] Lire ici : http://www.gaullisme.fr/2018/01/05/elections-europeennes-de-2019/


 

5 commentaires sur Europe : un premier pas vers les listes transnationales

  1. Arnaud Ducourthial // 25 janvier 2018 à 23 h 21 min //

    Tout ces braves gens sont bien trop nombreux et couteux pour ce qu’ils nous apportent. Ré
    duire leur nombre serait encore la meilleure des solutions et surtout la plus économique pour nous !

  2. Les listes transnationales pour les élections européennes de 2019 ne sont, pour le moment, que pure hypothèses auxquelles il ne faut attacher qu’une importance relative.

  3. Et si on en profitait pour réduire les frais fixes de Bruxelles!
    Moins de députés, moins de hauts fonctionnaires, plus de place etc
    De sacrées belles économies en perspective!

  4. le Brexit c’est en quelque sorte la réplique « british » du naufrage du Titanic. Des spécialistes en quelque sorte, sauf que ce coup ci le sauvetage du navire UE laissera sur le carreau des millions de passagers !!!!

  5. Jean-Dominique Gladieu // 24 janvier 2018 à 17 h 07 min //

    Quel aveu de la part du vice-président des Verts au parlement européen ! S’il y a besoin de « de faire vivre le sentiment d’appartenance à une communauté de destin » c’est que ce sentiment aujourd’hui n’existe pas.
    Quant à « dépasser la représentation d’intérêts nationaux au profit d’un intérêt général européen », quelle naïveté … Alors qu’il s’agirait plutôt de se concerter entre nations membres afin de respecter et concilier les intérêts de chacun. Il n’y a qu’ainsi que l’on pourra faire émerger l’intérêt général …
    Et si sur tel ou tel point, la conciliation n’est pas possible, eh bien l’intérêt général attendra !
    Maintenant, si on cherche à nous imposer quelque chose dont nous ne voulons pas, on peut toujours envisager de faire comme les anglais, si possible en compagnie d’autres pays pour reconstruire d’autres solidarités. Au pire, il ne faudrait pas avoir peur de sortir seuls.
    Après tout, nous avons la bombe atomique et sommes donc invulnérables. C’est plutôt l’UE (surtout depuis le brexit) qui aurait besoin de nous !

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