Le Maire, Bayrou, Sarnez… quand des nouveaux ministres critiquaient Macron

Je t'aime, moi non plus

« La réalité, c’est qu’Emmanuel Macron, c’est une coquille vide », estimait Bruno Le Maire, nouveau ministre de l’Économie, quelques semaines avant sa nomination.


Ces ministres qui critiquaient Macron

« Emmanuel Macron, c’est l’homme sans projet, parce que c’est l’homme sans convictions. » Cette phrase est signée de l’actuel ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, quelques semaines avant sa nomination dans le gouvernement d’Edouard Philippe, premier du quinquennat d’Emmanuel Macron. Comme lui, plusieurs autres ministres, dont François Bayrou à la Justice et Marielle de Sarnez aux Affaires européennes, ont eu des mots très durs contre Emmanuel Macron, quelques mois avant leur nomination.

« La réalité, c’est qu’Emmanuel Macron, c’est une coquille vide, où chacun arrive avec des propositions qui peuvent être toutes aussi différentes les unes que les autres, mais on ne sait pas où l’on va et je pense que c’est dangereux pour le pays », estimait Bruno Le Maire, le 20 janvier 2017.

Emmanuel Macron, « il recule toujours »

« Emmanuel Macron est l’inspirateur et ensuite l’exécutant de la politique économique qui a été suivie par le gouvernement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela n’a pas été probant », lançait de son côté François Bayrou, en décembre 2016. « Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il dit un certain nombre de choses et après, en général, il recule toujours », ajoutait Marielle de Sarnez, fin janvier 2017

 

17 commentaires sur Le Maire, Bayrou, Sarnez… quand des nouveaux ministres critiquaient Macron

  1. Edmond Romano // 23 mai 2017 à 12 h 02 min //

    Flamant rose: je ne parlais pas de l’action du Général en 1944 mais de celle de 1958. Les circonstances de la Libération étaient dictées par les forces en présence dans la Résistance. Opportunisme? Non pragmatisme car le mot « opportunisme » est connoté négativement et je refuse de l’appliquer au général.

  2. Jean-Dominique GLADIEU // 23 mai 2017 à 10 h 18 min //

    A l’attention de Flamant Rose ( 22 mai 2017 à 14 h 58 min) :
    Certes, il y a une part de pragmatisme dans la décision du Général de gracier Maurice Thorez et de nommer des Communistes au gouvernement. Mais contrairement à ce que vous dites c’était bel et bien pour mettre en œuvre un programme politique : celui du CNR. Et pour cela, la présence de tous les mouvements issus de la Résistance (donc y compris le PCF) était nécessaire.
    Ceci dit sur la « désertion » de Maurice Thorez, il faut préciser qu’il était (comme son parti) opposé à la guerre en 1939 jugeant qu’il s’agissait là d’un conflit entre forces capitalistes et impérialistes et que cela allait à l’encontre des intérêts du Peuple Français.
    Par contre, à partir du moment où la France s’est retrouvée envahie (juin 1940) et où Pétain est arrivé au pouvoir, Maurice Thorez était de ceux qui, au sein du PC, étaient favorables à l’entrée immédiate dans la Résistance. Suite à des débats internes complexes, cela ne s’est pas fait de manière officielle avant qu’Hitler envoie ses chars contre l’URSS mais nombre de communistes ont rejoint la Résistance à titre individuels dès l’été 1940.

  3. Ce n’est pas être « bisounours » que de dénoncer ces agissements.

  4. GOYAT FREDERIC // 22 mai 2017 à 18 h 46 min //

    A la lecture de cet article je me rends compte d’un mal profond de certaines personnalités politiques, le manque de sincérité et de conviction profonde. Comment pouvoir rentrer dans un gouvernement quand on pense que le président est « une coquille vide »
    Ils confondent le pragmatisme et l’opportunité. J’espère que la France ne va trop subir.

  5. Flamant rose // 22 mai 2017 à 14 h 58 min //

    Il est vrai que le général de Gaulle a rassemblé des hommes et des femmes issus de la droite comme de la gauche. C’est l’histoire et c’est incontestable. Mais il ne l’a pas forcément fait autour d’un projet et le cas Thorez en est un exemple. Le 13 novembre 1945, le deuxième gouvernement du général de Gaulle est, notamment, caractérisé par l’entrée de cinq ministres communistes : Maurice Thorez, Ambroise Croizat, François Billoux, Marcel Paul et Charles Tillon. Les cas Thorez est emblématique du pragmatisme de de Gaulle.

    En effet, Le cas Thorez fut de ceux que le général de Gaulle eut à résoudre au lendemain de la libération, l’un des plus épineux. Il s’en est tiré avec habilité en accordant au « déserteur » la grâce amnistiante et en l’autorisant à regagner la France.

    Mobilisé le 3 septembre 1939 au 3é génie à Chauny (Aisne), le sapeur Thorez n’est pas n’importe qui. Il est aussi secrétaire général du parti communiste. Il déserte avec l’aide de deux militantes du Nord, Martha Destrumaux et l’épouse du député Ramette, il gagne la Belgique, puis l’URSS via la Suède et pour cela, il est condamné le 28 novembre 1939 par le tribunal militaire d’Amiens à six ans d’emprisonnement.

    A l’automne 1944, les communistes réclament avec insistance, le retour de Thorez à Paris. Même Staline parle du leader du PCF à de Gaulle : « A votre place, je ne le ferai pas fusiller. C’est un bon Français ». Son interlocuteur répond : » le gouvernement français traite les français en fonction de ce qu’il attend d’eux ».

    Le 6 novembre 1944, de Gaulle lui accorde la grâce amnistiante et le 27 du même mois l’exilé débarque au Bourget. Dans ses mémoires, de Gaulle écrit » Je considère que le retour de Maurice Thorez à la tête du Parti Communiste peut comporter, actuellement, plus d’avantages que d’inconvénients. On lui prête ce propos tenu au colonel Passy « J’aime mieux voir, à la tête du parti communiste, un homme qui gardera toujours, accroché aux fesses, la casserole de la désertion, plutôt qu’un authentique résistant comme Tillon par exemple ».

    La mansuétude du Général pour le « Fils du peuple » titre donné à Thorez, fut vivement critiquée dans certains milieux. Jacques Vendroux se souvient d’un repas à Hesdin avec des responsables agricoles, le 4 février 1950, au temps du RPF. Une dame lance tout de go: « On ne comprend pas, mon Général, pourquoi vous avez fait de Maurice Thorez un ministre ! ». De Gaulle répondit sèchement « Si je ne l’avais pas fait, chère Madame, il est possible et même probable que ce serait lui et non moi qui déjeunerait à cette table ».

    De Gaulle n’a donc pas fait de Thorez un ministre autour « d’un projet » main bien par opportunisme et par pragmatisme. Rien n’a changé , ça été souvent le cas avec tous les présidents et c’est encore le cas aujourd’hui. Sans être dupe, les présidents savent que certains vont à la soupe mais ils préfèrent les avoir dans leurs gouvernements plutôt que dans l’opposition. Ainsi va la politique, on peut le regretter, mais c’est ainsi. Ne soyons pas des bisounours.

  6. Edmond Romano // 22 mai 2017 à 11 h 45 min //

    J’en ai un peu marre que l’on nous parle de 1958 à propos de la situation actuelle. Certes, le général de Gaulle a rassemblé des hommes et des femmes issus de la droite comme de la gauche. Mis il l’a fait autour d’un projet. Ces femmes et ces hommes avaient pour véritable ambition de reconstruire leur Pays que la IVème république avait ravagé et non pas pour aller à la soupe. Que trouvait de commun entre Jean Charbonnel et Yves Le Driant ou entre Michel Debré et Bruno Le Maire. Sans parler d’Emmanuel Macron qui n’a rien à voir avec le Général. Tous ces journalistes, politologues et autres commentateurs n’ont aucune décence.

  7. Dans mon pays on parle de « faux culs », c’est simple et cela veut tout dire sur le comportement de certaines personnes. Au moins Mr Macron aura su faire la démonstration pratico pratique qu’ils existent encore et que sans eux la France serait sans gouvernement.

  8. Il convient néanmoins de dénoncer ces comportements. Et je le fais volontiers.

  9. Vous avez en partie raison. Mais « fricoter » avec le FN est une position incompatible avec le gaullisme. Par contre, le projet ultralibéral du nouveau chef de l’Etat doit être politiquement combattu. Ces deux orientations sont à l’origine de mon initiative de création de l’association « gaullisme.fr ». Rejoignez-nous !

  10. Michel Chailloleau // 21 mai 2017 à 11 h 07 min //

    Je suis bien d’accord que le général de Gaulle allait seulement dans le sens de la France. Tous ces nouveaux ministres ne voient qu’une chose: on parle d’eux donc leur ego surdimensionné va éclater, et aussi le poste de ministre n’est pas gratuit…..certains vont même avaler des couleuvres. Je pense au ministre de la transition écologique, N. Hulot avec le problème de l’aéroport de NDL!! Ce changement de cap pour accepter un poste dans n’importe quel gouvernement même en renonçant à ses idées, m’amène à me poser la question sur le ralliement partiel de Nicolas Dupont-Aignan au FN pour essayer d’en modifier le programme, et que nous avons tant critiqué. Et si la démarche avait été plus sincère que nous l’avons pensé? Les medias ont insisté lourdement pour dénoncer ce ralliement mais le résultat est l’élection d’un président soumis aux lois de l’ultra libéralisme mondial. Ce n’est pas mieux pour la France. Je lirai attentivement les programmes des (trop) nombreux candidats pour les élections législatives avant de me décider.

  11. certes mais il faut gagner d’abord, pour entraîner ensuite.

  12. JEAN-PAUL DELAISSE // 20 mai 2017 à 16 h 18 min //

    @ Marc
    Désolé également, mais il n’y a là que des résidus d’attitudes des politiciens de notre bonne vieille IV ème, à savoir, la critique acerbe avant, et les embrassades après, sachant que, fautes d’embrassades, la soupe ne sera plus servie, et comme pour avoir la soupe, on ne sait faire que ça….
    La navrance totale, une inexistence totale de pensées propres pour le bénéfice exclusif de la France dans ces attitudes, tellement éloignées du Général, que cela en est vexant d’y faire référence, ni même allusion.

  13. AURE Isaie // 20 mai 2017 à 16 h 06 min //

    Le plus important ce n’est pas ce qu’ils ont dit hier mais ce qu’ils feront demain pour nos Territoires, nos Familles qui sont au quotidien dans la défiance et l’attente. L’attente d’un mieux être, d’une dynamique économique innovante, d’un pouvoir d’achat opimisé. Le plus important sur les cinq prochaines années c’est que la FRANCE retrouve ces trois A.L’Anticipation ,l’Ambition ‘l’Action.L’Action face à une jeunesse en deviance ou sur la voie de la radicalisation et pourtant de plus en plus diplômée.

  14. Cette classe de politicards avides et cupides bas le masque et ne fait que se montrer sous son vrai jour : des opportunistes prêt à tous reniements et trahisons pour préserver ou accéder au Pouvoir avec tous ses privilèges et avantages. Avec eux au moins, pas besoin de se mettre 2 doigts au fonds de la gorge pour avoir envie de vomir, il suffit de les voir et de les entendre. Cette élection aura été, si besoin, un formidable révélateur de la déliquescence évidente de ce monde politique dont le dernier soucis est l’avenir de la France et la protection des intérêts du peuple !.. Amen.

  15. Edmond Romano // 20 mai 2017 à 14 h 27 min //

    Cet article montre si besoin en était encore le peu de convictions de certains personnages politiques. Il est vrai qu’en 2011 certains autres avaient pendant la campagne des primaires socialistes critiqué fortement François Hollande. « Fraise des bois », « capitaine de pédalo » et autres amabilités mais elles portaient sur la personnalité plus que sur la programme.
    Là à moins de souffrir de schizophrénie, je me demande comment monsieur Le Maire, par exemple, va mettre en place l’augmentation de la GSG alors que lui-même voulait la supprimer. Mais, nous n’en sommes plus à cela près dans le paysage politique actuel.
    On s’étonnera ensuite que les Françaises et les Français se rendent de moins en moins aux urnes ou se réfugient dans le vote pour les extrêmes!

  16. Ce n’est pas très gaullien. Croyez-vous que Charles de Gaulle allait dans le sens du vent ? Réponse NON, il allait dans le sens de la France.

  17. En voilà des portes ouvertes. On respecte et on suit celui qui gagne. C’est humain, quasiment gaullien.

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