Conférence d’Evian

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Le temps des pourparlers !

Le 20 mai 1961, les négociations s’ouvrent à Evian malgré l’assassinat du maire de la ville. Cette première rencontre  se déroule dans un climat tendu entre les représentants du GPRA (Belkacem Krim, Ahmed Francis et Ahmed Boumendjel) et la délégation française menée par Louis Joxe. Peu d’informations sur ces discussions filtrent dans les médias, mais la tension est palpable et les dissensions visibles. Le 13 juin, c’est la suspension des négociations. Reprise du dialogue à Lugrin, du 20 au 28 juillet.

L’OAS se déchaîne, multipliant attentats à la bombe, assassinats et chasses meurtrières à l’Arabe. En Algérie, l’armée, prise entre deux feux, doit se replier sur les villes à forte densité européenne.

KRIM_Belkacemahmed-francisboumendjel_ahmed Belkacem Krim est un homme politique algérien, chef historique du Front de libération nationale durant la guerre d’indépendance algérienne. Surnommé « le lion du djebel » par les soldats français, il est considéré comme le premier maquisard de la guerre d’indépendance algérienne. Né le 14 septembre 1922 à Aït Yahia Moussa en Kabylie, il a été assassiné à Francfort le 18 octobre 1970. Ahmed Francis est né à Relizane en 1912 et mort à Genève le 31 août 1968. Homme politique, il fut Ministre de l’Économie du premier gouvernement algérien. Il rejoindra le FLN au Caire en 1956 avec Ferhat Abbas, et devient membre suppléant du Conseil national de la révolution algérienne. Après avoir effectué plusieurs missions à l’étranger, il devient Ministre des Finance des deux premiers Gouvernements provisoires de la République algérienne de 1958 à 1961. Il reviendra sur le devant de la scène à l’indépendance en devenant député de Mostaganem de l’Assemblée Constituante. Il devient Ministre de l’Économie de Ben Bella du 27 septembre 1962 au 4 septembre 1963. Ahmed Boumendjel, né en 1908 à Aït Yenni en Kabylie, est un avocat et homme politique algérien. Né d’un père instituteur, Ahmed étudie pour devenir avocat. En 1949, il occupe le poste de conseiller de l’Union française. Puis, il rejoint les rangs du Front de libération nationale (FLN] et il devient membre du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA). Il obtient le poste de conseiller politique au ministère de l’Information du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Il participe aux pourparlers de Melun en 1960 avec Mohamed Seddik Benyahia et aux accords d’Évian. Il est nommé ministre de la Reconstruction, des Travaux publics et des Transports en septembre 1962. Après deux ans, Ahmed Boumendjel quitte le pouvoir en décembre 1964.

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