« Une catastrophe humanitaire »

Jamet le dimanche

Franchement, honnêtement… Vous en connaissez beaucoup, vous en croisez souvent, dans nos rues, dans nos villes, dans nos campagnes, des gens que le fracas des bombes qui tombent sur les pays en guerre, fussent-ils à quelques heures d’avion de nos rivages, que le déluge de feu qui s’abat sur les pays en guerre, en paieraient-ils depuis des années la terrible rançon de souffrance, de ruines et de morts, empêche de dormir ? Vivre en paix, cet inestimable privilège dont nous jouissons en France comme sur la quasi-totalité du continent européen depuis quelques décennies, nous semble si évident, si naturel que nous ne pensons pas plus, chaque matin et chaque soir, à en rendre grâce au ciel et aux hommes, que de l’air que nous respirons.

On s’habitue à tout, n’est-ce pas, et ceux qui, en vertu de cet autre et douteux privilège qu’est l’âge, ont traversé indemnes la deuxième guerre mondiale, en ont fait l’expérience et en gardent le souvenir. Mais s’il est un malheur auquel on s’habitue aisément, c’est sans conteste le malheur des autres. Que depuis quarante, trente, vingt ou dix ans, les enfants qui sont nés en Afghanistan, en Irak, en Somalie, en Libye, au Yémen, n’aient jamais connu la paix, n’a jamais non plus sérieusement troublé les digestions de l’Occident qui se borne à constater placidement qu’ici on est mieux qu’en face.

Certes, la déstabilisation du Moyen-Orient et d’une partie de l’Afrique et la montée consécutive de l’islamisme, du djihadisme, du terrorisme ne sont pas sans rapport avec ces conflits. Mais aucun d’entre eux n’a sérieusement affecté notre niveau et notre genre de vie, aucun d’entre eux non plus n’a contraint aucun État développé, quand même il y intervenait plus ou moins massivement, à recourir à la conscription. Ce ne sont pas les petits gars du contingent, ce ne sont pas les « boys », mais des soldats professionnels, en relativement petit nombre, qui combattent et qui meurent pour nous, sur des champs de bataille où on se demande parfois ce qu’ils viennent y faire. Mais ce sont, n’est-ce pas, les risques du métier…

Le drame que vit la Syrie entre dans sa huitième année. Sept ans déjà, de haine, d’horreurs, de tortures, de tueries, de massacres, sept ans d’une guerre civile inexpiable que toutes les puissances extérieures qui s’en sont mêlées et s’en mêlent toujours n’ont fait qu’entretenir, compliquer et envenimer jusqu’à en faire le conflit le plus internationalisé depuis la guerre de Corée. Cinq cent mille Syriens, parmi lesquels un tiers étaient des partisans, des soutiens ou des soldats du régime, contrairement à la thèse communément admise, qui voudrait que l’un des camps regroupe tous les bouchers et l’autre toutes les victimes, sont tombés depuis 2011, six millions ont fui l’enfer qu’était devenu leur pays…et ni l’ONU ni la « communauté internationale » ni les Etats-Unis et la Russie, ni l’OTAN et les pays arabes, ni l’Iran ni Israël, ni l’Union européenne et en particulier la France n’ont sérieusement cherché à éteindre l’incendie. Autour du brasier, il y a eu beaucoup plus de pyromanes que de pompiers.

Il est vrai que nulle part dans le monde, et pas même dans les pays les plus démocratiques, l’opinion publique ne s’est mobilisée et n’a pesé dans la balance. Or, cette relative inertie ne s’explique pas seulement par une indifférence qui confinerait à l’inconscience et un égoïsme qui frôlerait l’inhumanité. On ne dira jamais assez, à notre décharge, la lourde responsabilité qui incombe aux moyens d’information dont nous disposons, ou plutôt qui disposent de nous et nous manipulent à leur gré, c’est-à-dire au gré de ceux qui les possèdent et nous enfument. Ils sont pour beaucoup dans la coupable passivité du monde.

Les gouvernements et les dirigeants du monde entier ont retenu une fois pour toutes la leçon du Vietnam. Les divers développements et finalement l’issue de la guerre américaine du Vietnam se sont joués sur les petits écrans des Etats-Unis. C’est prétendument par délicatesse, par pudeur, par souci déontologique, que radios et télévisions nous épargnent les images et les sons qui risqueraient de heurter notre exquise sensibilité et traitent les citoyens du monde comme des enfants de dix ans. Paradoxe étonnant, alors que le progrès des techniques, la diversité et la généralisation des récepteurs permettent une diffusion universelle et quasi-instantanée de l’information, celle-ci, et pour cette raison même, est plus filtrée que jamais.

Pourquoi cette émotion planétaire devant les images qui nous sont parvenues de la Ghouta orientale ? Parce qu’elles ne fardaient rien. Parce qu’elles nous mettaient en direct, sans filtre et sans caches, les ravages des bombardements, la peur des civils, les pleurs des hommes et des femmes, les visages ensanglantés des enfants assassinés, le massacre des innocents. Parce qu’elles nous éclaboussaient de leur sang.

Dans cet épisode dramatique, les deux camps, comme d’habitude, peuvent être renvoyés dos à dos. Rien n’obligeait Bachar et ses protecteurs russes à lancer cette offensive aérienne de la terreur. Mais ils avaient hâte, sans souci d’accumuler les victimes, de concrétiser et de hâter leur victoire sur le terrain. Rien n’était plus facile pour les milices rebelles assiégées depuis quatre ans dans la Ghouta que de permettre aux habitants civils de la zone qu’elles contrôlent de fuir la zone écrasée sous un tapis de bombes. Mais ces civils, ou plutôt ces otages, constituaient leur seule monnaie d’échange, ils étaient leurs boucliers. Aucune des deux parties en présence n’était dominée ou motivée par des soucis humains. L’accord intervenu après les interminables débats de New York ne s’explique que par la dramatisation, c’est-à-dire l’orchestration spectaculaire de la réalité, qui a soudain déferlé sur les écrans de la planète.

Le cessez-le-feu voté, à l’unanimité des votants, y compris par ceux qui sont parties prenantes dans cette guerre, sera naturellement violé comme tous ceux qui l’ont précédé. Au moins se traduira-t-il, quelques heures ou quelques jours, par une trêve de la violence ou, pour reprendre l’expression de Jean-Yves le Drian, par un répit de la « catastrophe humanitaire » en cours. Et marquera-t-il un éclair de lucidité dans la conscience collective : la plus grande des « catastrophes humanitaires », c’est la guerre.

Dominique Jamet

23 commentaires sur « Une catastrophe humanitaire »

  1. G. Le Dorner 77 // 19 juillet 2018 à 20 h 22 min //

    Quelle Terre ? les tenants en dite Terre Sainte de quelque théocratie fermée sur sa seule identité en bravade ne sont sans aucun doute pas des experts en droit constitutionnel , car a-t-on jamais vu une nation Libre se faire à la va-vite de quelques votes seulement . la Terre Promise selon un terme ancien n’a pas de frontière selon des termes plus nouveaux même anciens et ne se résume pas à des jeux hâtifs politiques de Likoud ou autre parti . Là-bas , des arabes aussi , des chrétiens aussi , des citronniers , des oliviers aussi , Liberté d’ Espérance , en partages des terres aussi

  2. G. Le Dorner 77 // 2 mai 2018 à 19 h 25 min //

    Des « journées d’ Assise » , large base en appel de méditations et même d’actes , j’ ai , pardonnez le je , parfois l’ impression , seulement une impression peut être , que le « plus tard » , comme l’ amnésie ou le rejet , prévaut et que tout le monde s’en fout . Bien sûr la République française est laïque , la France n’ est elle que cela ? dans le jeu qui n’ est pas un jeu des tensions , des conflits , des durcissements , des blocs ou provocations de blocs en alignements ou ballets d’ ambassades , ne prévalent que les seules dites raisons mais seules vues de court terme , du plus fort certes , sorte de tour de Babel au seul langage des intérêts , des conflits et divisions . Mémoire encore . Respectueusement

  3. G. Le Dorner 77 // 27 avril 2018 à 20 h 41 min //

    paroles ? d’ en bas balayer chez soi , travailler aussi . « des ponts pas des murs » . A Madame Tsvia Walden , parmi d’ autres , et « de ponts pas de murs » , de « bonnes volontés » aussi

  4. G. Le Dorner 77 // 27 avril 2018 à 20 h 03 min //

    Liberté . Si vous vous vous exprimez , on dira pour qui se prend il ou encore il jette de l’ huile sur le feu voire il délire / Si vous vous taisez on dira comme ressentir en conscience il s’en fout ou il approuve ou encore il désapprouve ou il consent . Ne se prendre pour rien , rester d’en-bas . Le ballet des ambassades en blocs géostratégiques , et relocalisées , est un non sens ou un contre sens voire une négation . Tout cela manque de hauteur comme d’ apaisement comme de soif de Vivre . Mémoire d’ Assise , Espérance et en partages aussi

  5. G. Le Dorner 77 // 22 avril 2018 à 8 h 49 min //

    « Fides et ratio » ? Une certaine laïcité ? Assise , en journées , ou appelez cela sagesses ou partage des actes aussi / plutôt qu’ un Yalta bis et partages de ce monde en blocages ou conflits dits en petits morceaux ou raidissements et postures d’ empires ou relocalisations d’ ambassades / c’ est aussi se mettre autour d’une table , et reconstruire , même différemment . Méditation sur les « citronniers » , les « oliviers » , les murs aussi et rejets et jets de pierres , et des exodes de part et d’autre . « Terre Sainte » ou lieux saints ou pour certains berceau de l’humanité ? A petits pas , d’ enfants et de journées d’ Assise , l’ Espérance et des gens de bonnes volontés

  6. Gilles Le donner 77 // 9 avril 2018 à 23 h 01 min //

    Plus forte que la dite raison des seules raisons nous ne sommes que de passage petits cailloux de nos chemins et nos actes aussi memoire chemins instruments et enfants d assise et partages des taches aussi invincible esperance

  7. Gilles Le donner 77 // 31 mars 2018 à 22 h 43 min //

    D en bas de loin on n y peut directement rien ne reste que balayer chez soi ou comme il est écrit méditer en quelque sorte au fond d une pièce patienter espérer travailler aussi

  8. G. Le Dorner 77 // 31 mars 2018 à 7 h 24 min //

    Gaza , des enfants comme de simples casques bleus

  9. G. Le Dorner 77 // 20 mars 2018 à 21 h 27 min //

    Malraux avait il raison ? ce n’ est ni une question ni une réponse , en citation . Analyses ou aperçu peut être lucides , en rémanence ou bégaiements aussi ; d’ une guerre froide ou jeu de guerres froides qui ne sont pas des jeux , le pôle atlantiste , qui pourrait englober cette Europe en cours hélas , atlantiste appuyé à des obstinés à coloniser se prenant supérieurs pour Moïse comme à des sunnites , le pôle de l’ Est se jouant de l’ Europe de l’ Ouest comme de l’ atlantisme et s’ appuyant sur des chiites , le pouvoir ottoman difficile à saisir en position intermédiaire , le pôle asiatique s’étendant en technologies et rachats de nos déficits et tirant parmi d’ autres les ficelles de l’ argent jusqu’ en armes ou chez des sous développés d’ Afrique , une sorte de triangulaire et Yalta bis tacite et belliqueux , plaques tectoniques jouant avec le feu . Comme un chien cerbère à trois têtes , géostratégies sans foi ou ornées de religiosités . Où sont les nations raisonnables et sans nationalismes et dignes de ce nom ? Quel progrès ? En bas , en variations , qu’ importe l’ étiquette de la marche , ce sont des « Mozart » et simples vivants , qu’ importe l’âge ou l’ étiquette religieuse , qu’on affame ou qu’ on assassine . Allons , même si c’ est le printemps , espérer n’a pas de saison . Mémoire , journées , chemins , de vastes tâches en partages , et patiences aussi , « enfants d’ Assise »

  10. G. Le Dorner 77 // 17 mars 2018 à 6 h 05 min //

    Les Lucs-de-Vendée , ou autres « nettoyages » , Oradour-sur-Glane , ghetto de Varsovie , murs , multiples murs ou camps ou exodes ou fracas ou barbaries même dites civilisées , listes longues avec ou sans noms , n’ y a-t-il qu’ un œcuménisme du sang ? / de Paul VI aussi en rappel ou Benoit XV plus lointain aux sourds ou aveugles-obstinés , « plus jamais ça » / mémoire , journées , chemins aussi , des enfants d’Assise

  11. G. Le Dorner 77 // 16 mars 2018 à 21 h 58 min //

    Les blocs , les guerres froides même larvées , les colloques ou combats des chefs , le temps des scoops en accélérations , les cynismes des géostratégies dites pragmatiques parfois même ornées de religiosités d’apparats , l’ indifférence en somme , comme « le prince de ce monde » et en bégaiements de l’ histoire / ne pas désespérer . « une espérance plus grande que le temps et plus forte que le malheur » , de vouloir et patience , en partages aussi (aux sources aussi de Chateaubriand)

  12. G. Le Dorner 77 // 10 mars 2018 à 21 h 57 min //

    Enfants d’ hier ou de là-bas , « enfants » qu’importe l’ âge , ce n’ est pas qu’un hymne national ni une chansonnette , tout enfants que nous sommes au tréfonds , enfants sillons de vies , enfants de là-bas , c’est un Cri , chez les sourds ou aveugles , enfants d’ Assise aussi

  13. G. Le Dorner 77 // 4 mars 2018 à 20 h 13 min //

    Qu’ est ce qu’ une Nation , au sens de Pays et de souveraineté nationale ? Une histoire avec le temps , une volonté et un choix librement acceptés , un garde fou d’ une échelle raisonnable « humaine » en quelque sorte vis à vis des violences ou abus (la Constitution et les lois), et pouvant à ce titre , sans vérité parfaite ni esprit colonial ou de suprématie , se permettre , petite ou grande et là n’ est pas la question , se permettre parmi d’autres Nations de s’exprimer et même de faire appel et appels , même en « machin onusien » , à la sagesse , si ce n’ est la raison

  14. Paul Agratey // 26 février 2018 à 17 h 15 min //

    Edmond Romano, je pense qu’il serait plus judicieux d’affirmer qu’en Syrie et en Libye la France a remplacé la grippe par le choléra ou la peste (et non le choléra par la peste !.) , en effet on peu contester un régime à la tête d’une Nation SOUVERAINE, pour la faire évoluer (comme le préconise si justement de Villepin) par le dialogue ou la pression diplomatique, mais de là à provoquer le chaos intégral au moyen d’un criminel colonialisme ultra-guerrier avec ses centaines de milliers de morts, des générations sacrifiées suivi d’une catastrophique immigration massive incontrôlée et ruineuse vers l’UE, le tout pour des raisons inavouées et inavouables que nous n’ignorons pas, je qualifie cela sans la moindre hésitation 2 indéniables crimes contre l’humanité relevant sans aucun doute pour Sarkosy-BHL et Hollande-Fabius d’un Tribunal Pénal International.

  15. Paul Agratey // 26 février 2018 à 16 h 49 min //

    Alain Kerhervé, j’étais aussi militant Breton de 2014 (DLR) puis DLF jusqu’en 2016 par conviction Gaulliste, jamais je ne m’étais engagé politiquement auparavant et cette adhésion était pour moi un réel évènement car je pensais alors que NDA incarnait le renouveau Gaulliste que j’attendais. Un malaise m’a envahi peu à peu pour plusieurs raisons qui seraient trop longues à expliquer ici, mais notamment manque de dialogues, de débats, d’éclaircissements, de la démagogie et une vision Gaulliste pour les affaires extérieures peu claires voire nettement ambigus. J’y ai au moins appris beaucoup sur le fonctionnement d’un parti politique, c’est très instructif et ô combien révélateur !.. La volte-face de NDA sans la moindre concertation avec les militants a été vécu comme un mépris total envers les dévoués militants de terrain qui donnent beaucoup d’eux mêmes. L’Enarque carriériste « young Leader » s’était démasqué !.. Voilà pourquoi je demande à Dominique Jamet (homme estimable à priori, ne le connaissant pas personnellement mais seulement aperçu au congrès de 2015 et à Colombey occasion d’une inoubliable et émouvante visite à la Boisserie) de nous éclairer sincèrement sur son ex-patron dont il était si proche, mais le fera t’il ?, j’en doute car je l’ai déjà interpellé en 2017, en vain !.

  16. Edmond Romano // 26 février 2018 à 15 h 39 min //

    Hélas, nous avons une responsabilité dans la situation actuelle. Nous avions eu la chance d’avoir un Président de la République, Jacques Chirac, qui a refusé de suivre les USA dans le bourbier Irakien.
    Sarkozy nous a entrainé dans celui de Lybie et Hollande dans celui du Mali.
    Nous voyons bien que la démocratie ne s’impose pas aux peuples de l’extérieur. En Syrie, nous avons en place un dictateur, certes, un criminel à n’en pas douter mais prenons garde que le choléra ne soit point remplacé par la peste.
    Notre grand malheur est que nous avons, maintenant, une génération de Chefs d’Etat qui n’ont pas connu les affres de la guerre et qui ne prennent pas la mesure de la chose.

  17. Vous interpellez Dominique Jamet sur sa démission de DLF. Mais je suis également dans le même cas.
    J’ai adhéré à DLR (aujourd’hui DLF) en 2003. J’ai été très proche de NDA à qui j’avais une entière confiance pour développer un militantisme gaulliste.
    Le contrat était clair : DLR était un parti gaulliste.
    Une très large part des adhérents et responsables se retrouvaient dans cette stratégie.
    3 semaines avant le 1er tour, j’ai revu NDA à Brest et après un échange très, très amicale j’ai senti une volonté de toujours défendre cette ligne gaulliste. Le 1er tour a montré que son message passait mieux qu’auparavant. Et entre les deux tours, cette alliance avec MLP. Alliance prévue, nous l’avons appris plus tard.
    Cette trahison, car s’en est une, je ne l’ai pas acceptée. Devant mon écran au journal télévisé, en direct, j’ai reçu ce message en pleine figure. Sans attendre, et je crois que j’ai été le premier, j’ai annoncé ma démission de DLF. Mon compte tweeter, dans l’heure suivante, était à 25000 vues.
    En résumé, tous ceux qui ont quitté DLF suite à cette alliance avec le FN, ont eu raison. Une fois de plus, gaullisme et FN sont INCOMPATIBLE.

  18. Paul Agratey // 26 février 2018 à 12 h 20 min //

    A propos Dominique Jamet, vous avez quitté DLF dont vous sembliez être un des piliers et je vous voyais souvent en bonne place à ses côtés en toute occasion. A ma connaissance (sauf erreur de ma part) je n’ai pas lu ou entendu d’explications de votre part sur les raisons profondes et sincères qui vous ont amené à rompre avec ce parti. Vous allez bien entendu invoquer la raison officielle du rapprochement ou de l’alliance de NDA (auto-désigné Gaulliste officiel !.) avec MLP entre les 2 tours de l’élection, mais ce que je n’arrive pas à comprendre c’est ce ralliement brutal, soudain, non discuté et totalement inattendu pour beaucoup de militants et électeurs. Etiez vous au courant que cela se préparait ou pouvait arriver ?, quant on sait (nous les Gaullistes sincères) que le noyau dur du FN est profondément anti-Gaulliste. Allez vous enfin nous dire qui est réellement l’énarque « young Leader » NDA ?, personnage à priori trouble, démagogue, ambigu, qui s’éparpille, se répand sur tout et rien, qui bizarrement ménage ou épargne certains et lobbies, se dit Gaulliste sans jamais approfondir le sujet, fuit le dialogue avec les militants, etc.. Bref, démasquez le une bonne foi pour toute si vous êtes sincère afin de stopper ce qui semble être une belle imposture !.. Merci d’avance.

  19. Cher Dominique Jamet…mais à quoi sert « ce machin » comme le disait le Gl de Gaulle ?Quant à réduire le problème syrien à  » deux camps » cette simplification intellectuelle ne correspond pas à la réalité de terrain. Le territoire Syrien est devenu au fil des ans ,depuis sa création internationale (Accord entre Londres et Paris), un terrain de jeu guerrier moyen oriental où s’affrontent toutes celles et tous ceux qui considèrent ce territoire comme un « terrain d’entrainement aux armes de toutes natures « .Quant à la France après avoir fait venir en grandes pompes l’actuel Président Syrien sur les champs Elysées il est devenu difficile pour Elle de l’affronter en face !!!Mais une triste réalité demeure ce sont bien les civils qui en subissent les conséquences et meurent en grand nombre pendant que les palabres se poursuivent entre « les aveugles, sourds et muets » !

  20. Catastrophe humanitaire

    La plus grande des catastrophes humanitaires c’est la connerie XXL qui se propage à vitesse grand V. Malheureusement il n’existe pas d’antidote.
    « Quand on est con, on est con. Cons caduques, cons débutants, petits cons de la dernière averse, cons usagés. Le temps ne fait rien à l’affaire ».
    Si vous y associez des chefs d’Etat en état de démence prêts à faire sauter la planète entière, plus aucun espoir de paix durable n’est possible.
    Quant au Conseil de Sécurité de l’Onu, il n’est plus qu’un petit bouchon de liège en sursis perdu au milieu de l’océan comme une étoile perdue toute seule au fond de l’espace.

    RF 25.2.2018

  21. G. Le Dorner 77 // 25 février 2018 à 21 h 50 min //

    au moins , j’aurai dit ce que je crois

  22. Il faut le dire clairement qu’il y a une volonté de procéder par la guerre à un changement de régime en Syrie de la part des Américains néoconservateurs et de tous ses alliés européens notamment qu’ils soient de droite et/ou de gauche. Cela a commencé en 2001 en réplique à l’attaque du 11 Septembre du World Trade Center par des Islamistes dont la majorité étaient des Saoudiens. Ensuite l’agression étatsuniennne de l’Irak par l’Administration de G W Bush en 2003 puis l’agression de la Libye par les dirigeants néoconservateurs français Nicolas Sarkozy et le Britannique David Cameron en violation de l’autorisation de l’Onu en 2011, l’habitude est prise de considérer que tout dictateur doit être renversé par la guerre quelques soient les conséquences il s’agit d’un comportement néocolonial dont les auteurs seraient passibles du TPI. Même si des considérations géopolitiques sont aussi causes de la guerre en Syrie depuis 2011 du fait de l’apprenti dictateur d’Ankara Erdogan et des dirigeants saoudiens et qataris qui veulent renverser le régime de Bachar el Assad d’orientation et sensibilité chiite pro-iranien cela ne fut pas une raison pour armer de pseudo-rebelles et islamistes dits modérés.
    Il est vrai que Bachar n’est pas un enfant de choeur mais cela ne justifie en rien notre action dans cette région. La guerre n’est jamais belle mais une suite d’atrocités mutuelles dont il est vain et douteux d’établir une comptabilité et une responsabilité loin d’être unilatérale.
    J’ajoute que la Russie est intervenue à la demande du gouvernement légitime du gouvernement syrien, au contraire de toutes les autres ingérences extérieures et a accompli une action que nous aurions du faire. Quoique l’on pense du régime syrien il est le pire à l’exception de tous les autres.

  23. G. Le Dorner 77 // 25 février 2018 à 20 h 15 min //

    « des hommes et des dieux » ? / et des « jeux interdits » en exodes ou fracas et sans virtualité ; des hommes ou des Etats ne sont ils que des monstres froids ? Ils disent même parfois et ne font pas / Mémoire et mémoires et volontés d’Assise , sans relâche , en actes , même petits , partage des tâches et jeûnes des armes aussi , ne pas désespérer

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