Allocution du Chef de l’Etat – 31 décembre 2011

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Réactions à l’allocution de Nicolas Sarkozy

Alain Kerhervé ( Gaullisme.fr)Nicolas Sarkozy a exclu un nouveau plan de rigueur pour faire face à la crise, après les deux déjà mis en œuvre par le gouvernement.
« Cette crise qui sanctionne 30 années de désordres planétaires dans l’économie, le commerce, la finance, la monnaie, cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, cette crise n’est pas terminée » a-t-il ajouté. En fait, ce n’est pas de sa faute. Le début de la crise, c’est Mitterrand, ce qui n’est pas totalement faux.

« Par contre, si la France a tenu, si elle a résisté, si elle a réussi jusqu’à présent, à conjurer le doute qui déclenche la crise de confiance, c’est grâce au courage et au sang-froid dont vous faites preuve depuis 3 ans, c’est grâce à la solidité de nos institutions, c’est grâce à notre protection sociale, qui garantit la solidarité dans l’épreuve, c’est grâce aux réformes que nous avons accomplies ces dernières années« . Il faut beaucoup de « culot » pour affirmer une telle prétention.

Mais le chômage continue son ascension. Et le Chef de l’Etat revient, une nouvelle fois, à la veille de l’élection présidentielle, sur l’instauration de la TVA sociale. Il a raison.

« Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations »

Par ailleurs, il considère comme indispensable une nouvelle Europe. C’est, si les actes suivent les paroles, un tournant essentiel.
Faire naître une nouvelle Europe, c’est admettre que ce qui a été fait, notamment depuis 2005, ne va pas dans le bon sens. C’est ce que Gaullisme.fr a tenté, avec tant d’autres gaullistes, de faire comprendre. Serons-nous mieux entendus en 2012 ? Faut-il avoir encore confiance ? J’admets avoir un doute sur la sincérité de Nicolas Sarkozy.

Enfin, il reprend, à sa manière, un thème cher aux gaullistes. « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille » comme le précisait le général de Gaulle.

En réalité, à quelques semaines de l’élection présidentielle, il brandit l’étendard du gaullisme, comme toujours, comme beaucoup d’autres. Aujourd’hui, plusieurs candidats, parmi les plus importants, se réfèrent au Général. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont tous gaullistes.

Modem : «Le diagnostic formulé par le Président de la République ce soir n’est pas tout à fait exact», a relevé Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou (MoDem). «Bien sûr une partie de la crise en France relève de l’extérieur, mais il y a surtout une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français de gauche comme de droite. J’aurais aimé que Nicolas Sarkozy le reconnaisse».

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la République à la présidentielle, a vu un Nicolas Sarkozy «anxieux, comme un président qui n’a plus de prise sur les événements». «Ces vœux ressemblaient plus à des condoléances qu’à un message d’espoir pour 2012 (…) Il se lamente une fois de plus du chômage de masse mais ce chômage est la conséquence de sa politique de soumission au dogme de l’euro et du libre-échange intégral», écrit-il dans un communiqué.

Jean-Pierre Chevènement : Le président de la République s’est efforcé de dissimuler son impuissance en se présentant aux Français comme leur meilleur protecteur face à la crise. Derrière l’invocation rituelle de notre union avec nos partenaires européens, Nicolas Sarkozy s’est bien gardé d’évoquer les 5 points de PIB, soit 100 milliards d’euros dont, au terme du nouveau traité européen, il s’est engagé vis à vis de Mme Merkel à diminuer les dépenses publiques.
Nicolas Sarkozy, au sommet de ses talents de prestidigitateur, s’est efforcé de dissimuler qu’il n’était que le « junior partner » de Mme Merkel quant à la définition de la politique européenne face à la crise.

Texte de l’allocation présidentielle

Mes Chers Compatriotes,

L’année 2011 s’achève. Elle aura connu bien des bouleversements.

Depuis le début de la crise, qui en trois ans a conduit à plusieurs reprises l’économie mondiale au bord de l’effondrement, je ne vous ai jamais dissimulé la vérité sur sa gravité, ni sur les conséquences qu’elle pouvait avoir sur l’emploi et sur le pouvoir d’achat.

Cette crise qui sanctionne 30 années de désordres planétaires dans l’économie, le commerce, la finance, la monnaie, cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale, cette crise n’est pas terminée.

Elle a entraîné dans la tourmente des pays comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal, mais également des pays aussi puissants que l’Espagne et même l’Italie.

Dans la tempête, vous avez souffert. Je sais que la vie de beaucoup d’entre vous déjà éprouvée par deux années difficiles a été une fois encore durement mise à l’épreuve. Vous finissez l’année plus inquiets pour vous et pour vos enfants.

Et pourtant il y a des raisons d’espérer. Nous devons, nous pouvons garder confiance dans l’avenir. Car si tant de pays ont connu des difficultés insurmontables, la France a tenu. Elle a résisté.

Si elle a tenu, si elle a résisté, si elle a réussi jusqu’à présent, à conjurer le doute qui déclenche la crise de confiance, c’est grâce au courage et au sang-froid dont vous faites preuve depuis 3 ans, c’est grâce à la solidité de nos institutions, c’est grâce à notre protection sociale, qui garantit la solidarité dans l’épreuve, c’est grâce aux réformes que nous avons accomplies ces dernières années. Je pense notamment à la réforme des retraites et à toutes les mesures visant à diminuer nos dépenses publiques qui ont permis à la France de garder la confiance de ceux qui lui prêtent leur épargne pour financer son économie.

Il ne s’agit pas de nier les difficultés que nous traversons. Mais dans ces épreuves, la France a su préserver l’essentiel. Je tiens à rendre un hommage particulier à toutes celles et à tous ceux d’entre vous qui par leur travail ont contribué au développement de notre économie.

Mes chers compatriotes,
Nous devons être courageux, nous devons être lucides.

Ce qui se passe dans le monde, annonce que l’année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles.

Différer les choix parce qu’ils sont difficiles est la pire des options. Quand on décide trop tard, le prix à payer est plus cher. Les souffrances plus grandes.

En 2012, le destin de la France peut une fois encore basculer.

Sortir de la crise, construire un nouveau modèle de croissance, faire naître une nouvelle Europe, voilà quelques-uns des défis qui nous attendent. Je veux vous dire ma conviction qu’unis avec nos partenaires européens, nous serons plus forts pour y faire face.

Mais ces défis, ils s’imposent à nous. Nous ne pouvons ni les refuser, ni les repousser. Nous ne pouvons ignorer ce nouveau monde.

Dans cinq mois, nous avons une élection présidentielle. C’est une échéance importante. Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d’ici là, je dois continuer à agir car l’histoire des décennies à venir s’écrit maintenant.

Avec le Premier ministre, nous réunirons le 18 janvier prochain, les représentants des forces économiques et sociales de notre pays. J’écouterai les propositions de chacun et, avant la fin du mois de janvier, nous prendrons et nous assumerons des décisions importantes, car les enjeux sont cruciaux.

La crise est grave, les circonstances sont exceptionnelles, les décisions doivent être à la mesure de cette gravité. C’est un devoir auquel je ne me déroberai pas.

Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers, ni non plus nos erreurs passées mais je le dis pour que chacun l’entende, ce ne sont ni les marchés, ni les agences qui feront la politique de la France.

Au fond, la seule façon de préserver notre souveraineté, de maîtriser notre destin est de choisir, comme nous l’avons fait jusqu’à présent la voie des réformes structurelles plutôt que celle des réactions à chaud qui ne font qu’ajouter à la confusion et au désordre sans restaurer la confiance.

Le problème posé n’est pas celui d’un nouveau train de réduction des dépenses pour l’année qui vient. Ce qui devait être fait a été fait par le Gouvernement.

Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d’achat.

Trois sujets me paraissent dominer les autres.

Nous ne nous en sortirons pas en laissant de côté ceux qui souffrent déjà des conséquences douloureuses d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Nous ne bâtirons pas notre compétitivité sur l’exclusion mais sur notre capacité à donner à chacun une place dans la Nation. C’est pourquoi, ceux qui ont perdu leur emploi doivent être l’objet de toute notre attention.

Nous devons changer notre regard sur le chômage. Faire en sorte que la formation des chômeurs devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir. Former et pas seulement indemniser, tel doit être notre but. Personne ne doit pouvoir s’exonérer de cette obligation ni être exclu de cette possibilité.

Le deuxième sujet est celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d’œuvre à bon marché. Ce sujet est au cœur de tous les débats depuis des années. J’écouterai les propositions des partenaires sociaux puis nous déciderons.

Le troisième sujet, c’est celui des dérèglements de la finance qui vous choquent d’autant plus profondément qu’ils sont largement à l’origine des difficultés actuelles.

Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu’elle a provoqués. C’est une question d’efficacité. C’est une question de justice. C’est une question de morale. La taxe sur les transactions financières doit être mise en œuvre.

Mes chers compatriotes,
Mon devoir est de faire face et de vous protéger.

Vous pouvez être sûrs que j’assumerai jusqu’au bout et en totalité, les lourdes responsabilités que vous m’avez confiées et que je n’aurai de cesse d’agir au nom de l’intérêt général.

Chacun devra prendre ses responsabilités, c’est pourquoi j’appelle tous les décideurs des entreprises et de l’économie à tout faire pour préserver l’emploi. J’appelle tous les acteurs des services publics à redoubler de prévenance pour tous ceux qui ont besoin de notre solidarité.

Mes chers compatriotes,
J’ai confiance dans les forces de la France.

Je suis certain du chemin qu’il nous faut suivre.

A vous, à tous ceux qui vous sont chers, à nos soldats qui risquent leur vie hors de nos frontières, à leurs familles qui vivent dans l’anxiété et à tous ceux qui dans le monde luttent pour la liberté, j’adresse ce soir tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année.

Bonne année à tous. Vive la République ! Et vive la France !

10 commentaires
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  1. Je lis très régulièrement les articles de Gaullisme.fr.
    (Mon père m’a laissé tomber dans la marmite gaulliste et je ne m’en suis pas remis)
    Cependant, j’ai totalement ignoré le texte de l’allocution de sarkozy
    (sans majuscule, il n’en mérite aucunement).
    Je voudrais dire à M. Alain Kerhervé, d’abord grand merçi pour la plupart des articles du site,
    mais de grâce, ne parlez pas de Gaullisme en y associant Villepin ou sarkozy, sans parler
    de tous les autres qui ont trahi le Gaullisme au même titre que les vendus de 1940 !
    La guerre économique qu’ils ont perdue aujourd’hui, comme celle, militaire d’il y a plus de 70 ans,
    est le fait des mêmes personnages.
    Pas de vision, pas de sens de l’Etat, que de pitoyables magouilles politiciennes.
    Un seul remets ses pas dans ceux de Charles de Gaulle, c’est Nicolas Dupont Aignan.
    Vous publiez régulièrement ses interventions, c’est évident, mais j’aimerais que vous
    le mettiez plus en avant que vous le faîtes.
    Suis-je le seul à vous soumettre cette suggestion ?

  2. Réponse à Jean Claud genty : Je pense que Nicolas sarkozy n’est pas du tout gaulliste, mais je ne le mets pas au même niveau que D. de Villepin. Ce dernier est quand même, admettez-le, plus proche du gaullisme que le locataire actuel de l’Elysée. (Otan, indépendance, …).
    Quant à Nicolas Dupont-Aignan, il est souvent mis à la une de gaullisme.fr – C’est le numéro 1 des textes de Gaullisme.fr … après de Gaulle, bien sûr !

  3. moi je suis carrément d’accord, avec les deux commentaire ci dessus, au vu de mon histoire et acharnement juridic, sa législature est une dictature, en créant cette justice intérieur, cdri,police secrette, pour pièger des citoyens, info sur https://www.facebook.com/yprudor#!/yprudor

    si l’on m’avait dit il y à 6 mois environ, je me retrouverais avec un dossier aussi consternant contre cette législature,

    je ne vous aurais pas cru, de la haute trahison, contre notre souverainneté, allez sur le lien, diffusé l’information,

    cette europe monetaire nous même droit dans le mur,

  4. Quel beau débat. Je crois bon de rappeler une page d’histoire. Le Général, lors de la Libération, a rétabli la République avec ses composantes d’avant la débâcle militaire, avec la Démocratie comme système politique, le capitalisme amendé après le crack boursier de 1929 comme système économique et l’institution financière qui les accompagnait. Grâce à sa stature incontestable de chef d’état, le Général a imposé en quelque sorte au Libérateur de remettre la France dans ses attributs de 1939, alors que le Libérateur avait dans ses bagages la monnaie d’occupation. Nous savons maintenant que le Libérateur avait en tête de nous imposer son système économique avec lequel il avait construit la plus grande armée du monde, et qui lui permettait de contrôler l’économie mondiale. Cette organisation de vie en société, nous a donné le mode de vie occidental que le monde entier nous enviait et nous envie encore alors que nous le détruisons. Le Libérateur a persuadé nos hommes politiques que son système économique était le meilleur, et il s’est imposé sous le nom de Système économique Monétariste, surnommé depuis « Pensée-Unique ». Pratiquement, une majorité politique du pays s’est constituée sur ce sujet lorsque Messieurs Mitterrand et Delors ont fait adopter par le Parti Socialiste cette Pensée-Unique. Ce fut le Virage à 180° de Mars 1983. Ce que Monsieur Sarkosy a adroitement rappelé. Et Mr Delors est devenu par la grâce de Mr Mitterrand, le premier Président de la Commission Européenne avec titre de chef d’état ; il avait pour mission de sacraliser cette option de système économique, ce qui fut fait au 1er Janvier 1993. L’Europe se construira dans et avec cette Pensée-Unique. N’oublions pas que l’article 56 de ce traité donnait de fait les pleins pouvoirs à la Finance privée, puisque c’est elle qui tient les marchés.Et la Banque Européenne a été construire pour être au service de ce système économique.

    Pendant que nous vendions à cette finance privé nos entreprises nationales et nos services publics, nous avions des recettes qui permettaient à la France de garder son mode de vie. Ces recettes sont maintenant épuisées et il n’y a pratiquement plus rien à vendre. Et nous connaissons désormais la vérité : ce système économique enrichit une aristocratie financière et appauvrit les Etats et les Peuples. C’était cela la Modernité et le Bonheur pour ………. cette aristocratie, mais pas pour nous.
    Maintenant Mr Sarkosy n’a plus qu’à dénoncer le traité de Maastricht pour que nous retrouvions la Primauté du Politique que nous avons abandonnée à la Finance et aux marchés. Je serai étonné que l’ami de Bolloré le fasse vraiment. Alors, c’est à nous de le faire. Mais hélas il n’y a pas un parti politique qui le mette à son programme. Même Nicolas Dupont-Aignan l’a retiré du sien en 2010. Il s’en prend à l’Euro comme alibi, mais l’Euro n’est qu’un outil de fonctionnement ; c’est le traité de Maastricht qu’il faut dénoncer ; La Commission Européenne vient de me confirmer que ce traité fondateur est toujours en vigueur. Comme nous sommes encore en état de droit, il nous faut obligatoirement le dénoncer pour changer de système économique.

  5. « Cependant, j’ai totalement ignoré le texte de l’allocution de sarkozy
    (sans majuscule, il n’en mérite aucunement). »
    Ce commentaire laissé par jean-Claude GENTY2 est empreint d’un grand réalisme : N’accordons donc aucun interêt aux choses qui ne sont d’aucun interêt. Au bout de cinq ans de pouvoir ,celui qui nous a mené en « fanfare » ,toutes affires cessantes sur le mou des ses convictions égo-centrées ,dans le mur des lamentations du chômage,des déficits publics records,de l’endettement abyssal de la France,du recul de nos exportations ,de réformes qui ne réforment rien de façon tangible et efficace,et d’un mal vivre qui font que le nombre de pauvres en France progresse aussi vite que la hausse du coût de la vie , en aura bientôt terminé d’abuser intellectuellement les français et les françaises.
    Cependant, ne rêvons pas ,l’équipe qui suivra aura du pain sur la planche et à ce titre unissons nos efforts pour lui faciliter la tâche et non la compliquer par je ne sais quel jeu schisophrénique issu d’un antisarkosisme qui serait primaire!

  6. L’origine de cette folie économique ne trouverait-elle pas plutôt son origine dans la loi de 1973 de Giscard interdisant à la Banque de France de préter à l’Etat, point de départ de l’obligation d’emprunter sur les marchés à des banques?

  7. @ Robert

    C’est LA réalité.
    Tous les politiciens en responsabilité sont traitres à la nation depuis cette date.
    En référer au gaullisme est une injure au Général.
    Lui qui a tenu tête aux US et échangé les dollars contre l’or que Sarkozy vient de gager auprès du FMI contre…des dollars papier.

    Un crime de haute trahison.

    Pour ceux qui ne connaissent pas l’arnaque de la dette publique et de la création monétaire privée , veuillez prendre le temps de visionner ceci :

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/09/30/147-comprendre-la-dette-publique-en-quelques-minutes

    C’est la triste réalité , les médias vous mentent sur les raisons « indéterminées  » ou  » inconnues » de la crise.

    Création monétaire bancaire et fausse monnaie par Maurice Allais Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)
     » Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”

    Le système bancaire moderne crée de la monnaie à partir de rien. Le procédé est probablement le tour de passe-passe le plus incroyable qui ait jamais été inventé..
    Si vous voulez devenir les esclaves des banquiers, et payer de surcroit le coût de votre esclavage, laissez les banques créer de la monnaie.
    Lord Josiah Stemp Directeur de la Banque d’Angleterre, 1937

    Qui dénonce cette formidable mise en servitude par la monnaie et la dette odieuse ?
    Personne.
    Alors ils sont corrompus.

  8. A M. Bellenger
    Il me semble, Monsieur Bellenger que Nicolas Dupont Aignan, prônant sans discontinuer
    une sortie de l’euro afin de retrouver NOTRE SOUVERAINETE MONETAIRE, de fait dénonce tous les traités
    que nous avions, nous le Peuple refusé, plus particulièrement en 2005.
    Pour ce qui est du Libérateur, vous avez raison sur ce que vous en dîtes, totalement raison
    (souvenons-nous de l’AMGOT), sauf sur un point :
    Vous dîtes libérateur (avec majuscule), je dirais envahisseur, sans majuscule.
    Je pense que le terme que vous employez l’est par dérision.
    A M.Baert JC
    Vous parlez d’un jeu schizophrénique issu d’un anti sarkozisme primaire qui se substituerait à l’union des efforts pour aider l’équipe qui suivra.
    Pour ce qui me concerne, pas de jeu schizophrénique issu d’un anti sarkozisme primaire.
    Je ne vois dans sarkozy qu’un ennemi de mon pays, totalement inféodé au grand capital qu’il sert avec une servilité effarente et je dis à tous ceux qui veulent voir cesser cette ignominie :
    _ Unissons nos efforts, allons voter en masse et choisissons les représentants les plus à même de nous
    sauver de cette catastrophe économique.

  9. « Le système bancaire moderne crée de la monnaie à partir de rien. Le procédé est probablement le tour de passe-passe le plus incroyable qui ait jamais été inventé ». Voilà qui est bien dit par Alcide4…richesse vive en berne…envolée des dettes des Etats…et le médiatique qui prend la place de l’économique au plus haut niveau de l’Union Européenne.
    « Unissons nos efforts, allons voter en masse et choisissons les représentants les plus à même de nous
    sauver de cette catastrophe économique. » Voilà une sage décision de Monsieur Jean-Claude GENTY4 , c’est le seul moyen de faire échec à la clique au pouvoir. Reste à convaincre les déçus et les nouveaux entrants (les jeunes) sachant qu’en face du sortant il faudra sortir de l’incantation pour entrer dans le dur des réalités.
    Sortir du virtuel « bling bling »pour entrer dans le réel du vécu du peuple français voilà le dilemme.
    Faudra -t-il attendre que le ciel nous tombe sur la tête pour que les français et les françaises qui subissent chaque jour à leur poste de travail( public ou privé) le contrôle de qualité totale, exigent les mêmes régles pour donner aux politiques le pouvoir de les représenter ?
    N’attendons plus, sortons les maillons faibles, les « amuseurs publics », exigeons le non cumul des mandats de postes et de fonctions, et profitons de l’occasion qui est donnée au peuple pour « serrer les boulons » sur l’appréciation de qualité de sa représentation.

  10. Discours pathétique du chef de l’État dont les effets de manches ne font plus effet que sur les simples d’esprit quand il dit :
    « …En 2012, le destin de la France peut une fois encore basculer… » on ne peut que sourire puisqu’il est en chute libre depuis des décennies.
    « …Dans cinq mois, nous avons une élection présidentielle. C’est une échéance importante. Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d’ici là, je dois continuer à agir car l’histoire des décennies à venir s’écrit maintenant… » Surtout pas malheureux tes agissements sont catastrophiques contente-toi d’attendre le prochain président et surtout ne tente plus rien ! L’histoire est déjà écrite il faut s’attendre à quelques décennies de récession.
    « …ce ne sont ni les marchés, ni les agences qui feront la politique de la France… » Là Sarkozy dit vrai ce sont les banquiers de la Fed qui font la politique de la France, les agences de notations ne sont que des vassaux de Wall Street, quant aux marchés ils servent à rassurer les benêts qui d’ici peu seront plumés jusqu’à l’os.
    « …Au fond, la seule façon de préserver notre souveraineté, de maîtriser notre destin est de choisir, comme nous l’avons fait jusqu’à présent la voie des réformes structurelles plutôt que celle des réactions à chaud qui ne font qu’ajouter à la confusion et au désordre sans restaurer la confiance… » Peut-être mais il faut d’abord quitter l’Union Européenne Soviétique ! Sans quoi comment parler de souveraineté ?
    « …Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d’achat… » Comment ? Après avoir détruit l’industrie française en pensant que les services pourraient la remplacer, ou peut-être en continuant de cirer les bottes de l’oligarchie financière anglo-saxonne ?
    Le plus amusant de Sarkozy c’est quand il parle de faire payer la finance, c’est un peu comme l’histoire de la catin repentie, qui parle des vertus de la chasteté… Les commissaires européens décident pour nous et pour Sarkozy aussi, ce sont des gens élus par personne, incompétents et généralement très proches de la finance anglo-saxonne. Quand Sarkozy dit qu’il assumera jusqu’au bout ses responsabilités, cela me semble la moindre des choses, surtout pour un monsieur qui s’est octroyé une augmentation de 140% ! De toute manière le fusible Sarkozy va sauter, le système a choisi Flamby (Hollande) pour le remplacer, il est malléable, il est européiste, il est ultralibérale, incompétent et il nous pondra bien une réforme pour unir les homos, histoire de rassurer les cons, bref c’est le candidat idéal. La France est dans le tunnel de la récession comme la majorité des pays d’Europe, c’est d’ailleurs ce qui arrivera aussi à l’Allemagne, qui vit de ce qu’elle exporte en Europe, quand plus personne ne pourra acheter sa camelote Mme Merkel n’aura plus que ses yeux pour pleurer. En gros Sarkozy aurait pu se contenter de nous souhaiter une bonne année, même s’il sait parfaitement que ce sera une année de m…

    A.C

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