Débat entre Henri Guaino et Eric Zemmour sur le général De Gaulle et son héritage

« Le gaullisme se définit par son contraire » H. Guaino

CNews a diffusé ce vendredi 13 novembre un débat (animé et arbitré par Christine Kelly) entre Henri Guaino et Eric Zemmour sur la figure du général De Gaulle en ce mois de novembre si particulier. Le 50ème anniversaire de la disparition du général De Gaulle a été célébré le 9 novembre 2020. Le 130ème anniversaire de sa naissance sera honoré le 22 novembre prochain.  

Trois principaux thèmes ont été abordés lors de ce débat entre Eric Zemmour et Henri Guaino : 
– Pourquoi De Gaulle est-il omniprésent dans l’imaginaire collectif aujourd’hui ?
– Pourquoi De Gaulle est-il omniprésent dans l’imaginaire collectif aujourd’hui ?
– De Gaulle est-il l’homme de la réconciliation de la France collaborationniste et de la France résistante ? 
– Si De Gaulle était très attaché à la souveraineté de la Nation, quelle est la conception de la Nation aujourd’hui à l’ère post-gaulliste ?

Henri Guaino vient de publier un ouvrage consacré au général, « De Gaulle, Le nom de tout ce qui nous manque », aux éditions du Rocher. 

50 ans après sa mort, son nom est partout. Étonnant retour en grâce, alors que les idées de l’État, de la nation, de la République et de la politique qu’il a incarnées durant toute sa vie sont foulées aux pieds tous les jours par la plupart de ceux qui l’invoquent. La meilleure explication est sans doute que ces derniers se rendent compte que le nom de celui qui, au XXe siècle, sauva deux fois la République rencontre un écho dans l’opinion. Car De Gaulle, c’est le nom que beaucoup de Français mettent sur le sentiment d’un vide que les politiciens d’aujourd’hui peinent à remplir. Malraux avait expliqué qu’il n’y aurait pas de gaullisme sans De Gaulle. Le problème c’est que le gaullisme n’a pas eu de remplaçant.

Cet essai explore le manque que tant de Français éprouvent confusément à l’évocation, au bout d’un demi-siècle d’après-gaullisme, du nom du fondateur de la France libre et de la Ve République.


Lire aussi : La biographie de Charles de Gaulle

12 commentaires sur Débat entre Henri Guaino et Eric Zemmour sur le général De Gaulle et son héritage

  1. Laurent Bouger // 23 novembre 2020 à 19 h 13 min //

    J’ai trouvé plus « poil-à-gratter » que moi (Corsaire)…
    Henri Guaino est bien gaulliste et Zemmour aussi, du moins je le crois. En tout cas ce n’est pas un pétainiste. Encore le délire d’un pseudo garant de l’orthodoxie gaulliste (ces gens me fatiguent…)

  2. Il y au moins une certitude. Le discours de H. Guaino est bien gaulliste.

  3. IL faut virer cela de ce site, le débat entre un pétainiste et un gaulliste d’opérette !

  4. Laurent Bouger // 22 novembre 2020 à 13 h 33 min //

    @ Alain Kerhervé :
    Certes…

  5. Il vaut mieux se laver (l’esprit) avec de l’eau tiède. Un cerveau ébouillanté ne sert plus…

  6. Laurent Bouger // 20 novembre 2020 à 14 h 52 min //

    « La vocifération des populismes, les injures »…
    Mais à qui faites vous allusion ?
    En général les injures sont à l’encontre des populistes comme vous appelez (souverainistes) de la part du « camp du bien »…
    Henri Guaino est un honnête homme mais il incarne aussi l’eau tiède.

  7. Pierre DELCOURT // 19 novembre 2020 à 15 h 25 min //

    On peut être en complet désaccord avec ce que dit Henri Guaino, mais on est bien obligé de constater qu’il est actuellement un des rares dans les débats, à faire entendre une cohérence politique, celle du gaullisme, à l’assumer jusqu’au bout. Cela tranche radicalement avec le bruit de fond du discours politicien habile mais souvent inaudible des tenants d’une République qui ne se comprend plus elle-même. Autre contraste que j’apprécie particulièrement chez lui, sa civilité, sa courtoisie, ses convictions toujours argumentées, face à la vocifération des populismes et à leurs surenchères dans l’injure. Si on se donne la peine d’écouter ce qu’avance Henri Guaino, force est de reconnaître la cohérence et le courage de sa pensée politique, le respect s’impose.

    Sa solitude m’apparaît chaque jour comme un signe de sa pertinence qui n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, celle d’un de Gaulle en 1940, seul face à l’ensemble des corps constitués. En ces temps de marasme qui prennent des allures de déroute, c’est peut-être des idées claires et fermes que les citoyens attendent de leurs leaders politiques.

  8. Jean-Dominique Gladieu // 17 novembre 2020 à 21 h 47 min //

    Il ne faut pas être trop dur avec Henri Guaino.
    Je crois que, tant que Sarko a daigné l’écouter, il l’empêché de faire des bourdes notamment en politique internationale.
    Par exemple en 2008 lors de la guerre entre la Russie et la Géorgie. C’était pendant la période où la France assurait la présidence tournante de l’UE. Les va-t-en guerre de tout poil auraient voulu que Sarko engage l’Europe du côté de la Géorgie. Ce qu’il s’est bien gardé de faire privilégiant la voie politique et diplomatique. C’est d’ailleurs une des rares choses à mettre à son crédit. Et je ne suis pas sûr que H. Guaino soit étranger à cette sagesse.
    Un autre exemple : le projet de création d’une Union pour la Méditerranée, tentative de rééquilibrage géopolitique en vue de contester le leadership de l’Allemagne sur l’UE par la recherche de nouvelles alliances stratégiques. Projet qui a hélas échoué … peut-être en partie à cause de Khadafi.
    Mais projet qui tout de même avait une certaine gueule ! Là encore, je ne serais pas étonné outre-mesure que Guaino ait quelque chose à y voir.
    Maintenant, que Guaino soit « opposé » au Frexit, c’est autre chose. Tout d’abord, l’est-il vraiment ? Est-ce habile politiquement de prôner aujourd’hui le Frexit ?
    Pour ma part, je pense que tôt ou tard, si l’on est vraiment souverainiste, il faudra se poser la question. Mais si demain les souverainistes arrivent au pouvoir en France, ne vaudra-t-il pas mieux dans un premier temps prendre contact avec les autres chefs d’Etat de l’UE pour leur proposer une réforme radicale de l’UE qui constituera en fait en une véritable révolution à savoir l’Europe de Peuples et des Nations. Autrement dit : une confédération d’Etats Indépendants. Ne nous berçons pas d’illusions, il n’y aura pas d’unanimité là-dessus. Or cette unanimité serait nécessaire pour modifier l’UE.
    C’est à ce moment là que se posera vraiment la question du Frexit. Et alors, il s’agira effectivement de sortir de l’UE mais pas seuls ! Avec les autres pays qui adopteraient des positions souverainistes et de créer avec eux une nouvelle union sur une base confédérale.
    Voilà pourquoi, il ne me parait pas opportun de jeter le discrédit sur Henri Guaino.
    Il y a des fois où hélas on doit avancer masqué. C’est malheureusement aussi ça la vie politique.

  9. Laurent Bouger // 17 novembre 2020 à 15 h 14 min //

    Moi aussi je regrette cette position (Frexit) mais je ne crois pas que l’on puisse recouvrer notre souveraineté en restant dans l’union européenne. Position tenue par des gens comme Philippot, Asselineau, Gallois et d’autres moins connus… Guaino a ma sympathie mais je ne crois pas en son avenir politique. En plus il est entaché (caution de gauche de Sarkozy) comme d’autres (Philippot au RN, Asselineau et la tendance sectaire développée par son UPR) etc… Bref, on est pas sorti des ronces.

  10. H.Guaino dit à juste titre que le peuple doit rester souverain. Dans cette vidéo, il ne dit pas le contraire. Quant au Frexit, je regrette votre position. La France peut faire partie d’une Europe des Nations, sans mettre en cause son indépendance. Tout ceci dépend bien plus de la volonté du Chef de l’Etat.

  11. Dêva koumarane // 15 novembre 2020 à 16 h 25 min //

    Ce débat fut très intéressant. Tous les deux ont certainement appris, grâce à la lecture de nombreux livres et articles, à connaître l’Homme du 18 JUIN 1940.
    Commençons vraiment à le connaître mieux de jour en jour.

  12. Laurent Bouger // 15 novembre 2020 à 15 h 45 min //

    Il est bien gentil Guaino (et son mouvement Notre France) mais se dire souverainiste en refusant l’idée préalable du Frexit… Là je zappe !

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