Jean-Luc Mélenchon : « De Gaulle n’a jamais adhéré à la main invisible du marché »

Un de plus. Aujourd’hui, je veux dire en cette année Charles de Gaulle, chacun y va de son « léchage de bottes ». Ils (les personnels politiques) n’ont plus de repère. Alors « vive De Gaulle ». S’il est vrai que Charles de Gaulle n’appartient à personne, il est aussi « raisonnable » d’admettre que ceux qui ont toujours milité pour De Gaulle et le gaullisme aient un peu plus de droit que les autres. Que l’ancien ministre socialiste nous rappelle quand, dans sa vie politique, il a épousé la « querelle » de Charles de Gaulle. Je le publierai, mais il est vrai que je ne prends aucun risque. Le texte sera court. Après Marine Le Pen, la coupe est pleine.
Alain Kerhervé

« De Gaulle n’a jamais adhéré à la main invisible du marché » et préférait la « planification« , affirme le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon dans un entretien à la Revue politique et parlementaire à paraître lundi.

Alors que le 80e anniversaire de l’appel à la résistance contre l’Allemagne hitlérienne doit être célébré le 18 juin, « c’est sûrement à la droite de faire l’inventaire » de la présidence du général de Gaulle, estime le président des députés LFI.

Mais « j’observe que beaucoup se sont réclamés du ‘gaullisme’ tout en démantelant l’État planificateur, en s’alignant sur les positions internationales des États-Unis ou laissant vendre à des capitaux étrangers des fleurons industriels quand ils étaient au pouvoir« , dénonce Jean-Luc Mélenchon.

Or selon lui, « De Gaulle n’a jamais adhéré à l’idée de la main invisible du marché« . « À l’heure actuelle, la politique des insoumis est plus proche de la pratique gaulliste sur ces questions que des gens qui se réclament du Général« , juge-t-il.

Ainsi sur « la place particulière de l’État en France« . La « planification » que Jean-Luc Mélenchon promeut pour opérer la reprise économique et la transition écologique « est une invention gaullienne« , le « plan » étant « l’instrument principal de sa politique économique« , rappelle-t-il.

« Il était bien éloigné des couplets sur le marché, la concurrence libre et non faussée et les autres mantras ridicules des liquidateurs actuels« , insiste l’Insoumis.

Celui-ci dit aussi croire comme De Gaulle « au rôle des grands hommes ou grandes femmes dans l’Histoire« , malgré l’importance des « forces sociales collectives« : « Il faut toujours un individu pour trancher dans les différentes possibilités offertes par le réel et, en marchant, offrir à ceux qui le veulent un chemin d’action« .

L’ancien ministre socialiste confie enfin une « connivence inexprimable à propos de l’amour de la France« . En tant qu' »indépendantiste français« , il admire la décision de 1966 « de retirer la France du dispositif militaire intégré de l’OTAN et de chasser les bases militaires états-uniennes du territoire national« . 

Source : La Provence (avec AFP)

7 commentaires sur Jean-Luc Mélenchon : « De Gaulle n’a jamais adhéré à la main invisible du marché »

  1. oui Jean Luc Melanchon peut dire et approuver que le general De Gaulle ne se laissait pas guider par la main invisible du marché ; car une de ses phrase déclarait encore mieux et plus clair ::: « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille »… etensuite Mr mélanchon se declarant nationaliste français approuve le grand acte d’independance de retirer la France de l’OTAN !!!
    mais ce que les français ont retenue de la pensée et de l’action de JLM . C
    C’est qu’il est un vrai JANUS de la politique français, car en tant que nationaliste français il approuve Castro et soutient la politique de Chavez
    mais aussi et surtout il va defiler sous la banniere d’ALLAH AKKBAR . ET VEUT ACCEUILLIR LES MIGRANTS A BRAS OUVERT §§§
    UN PIED dans la friche , un pied dans le labour !! et il continue et ilsigne dans ce double discours ….malheuresement , il n’a toujours pas compris ce que exige par dessus tous le peuple de france c’est la souvrainté
    positive vis a vis de tous les groupes de pression, c’est assurer sa sécurité economique ; avoir du travail chez nous en France ; avoir sa securité natinale , morale et historique ; arreter net l’immigration !!!
    lutter contre l’islamisme envahissant , regroupes tous les teritoires de France ;partant sur la voie de la session sous la gouvernance d’une republique juste et democratique !!!! si ce cher monsieur n’apas integré ces exigences basiques des français ;;; il aura encore un score à 6% à la prochaine presidentielle. il y aplein de citoyens , d’observateurs de la vie politique française qui lui disent ce meme message ; mais il n’écoute que son romantisme revolutionnaire du 19é siecle !!!!

  2. Aucun, c’est la raison pour laquelle je dénonce.

  3. Retournement de situation. Tout le monde est gaulliste on dirait ! même les héritiers de Pétain ! (je ne parle pas ici de Jean-Luc Mélenchon). Le Général De Gaulle serait heureux de voir ça comme il sait voir la sincérité et la véracité des expressions. Ce hold up du Général de Gaulle prouve comme l’a dit Jean-Pierre Raffarin hier à la télévision sur CNews, que certains partis politiques réalisent le vide qui existe dans leur projet politique avec des idéologies dépassées et aucune prise sur le présent.

    Au passage, je signale sur mon site, en cette année De Gaulle, son séjour dans les Yvelines.

  4. Latini Jacques // 8 juin 2020 à 10 h 45 min //

    Mais quel crédit voulez vous apporter à Melanchon qui n’a fait que tourner dans le sens du vent ?

  5. Pierre Delcourt // 7 juin 2020 à 8 h 33 min //

    Dans carrefour du gaullisme Roland Nungesser écrit que de Gaulle disparu, les observateurs du monde entier s’empressèrent de poser la question : le gaullisme survivra-t-il ?

    Quelles que soient les variantes, les vicissitudes, les contestations, les remises en cause, voire les rejets auxquels il donne lieu qui oserait répondre par la négative ? Non seulement des cercles de réflexion, des clubs, des mouvements se réclament de lui, mais encore, il n’est pas de ses adversaires les plus acharnés qui n’éprouvent le besoin d’y faire référence dans des occasions multiples, variées et souvent inattendues. « Tout le monde a été, est ou sera gaulliste. » la prophétie semble réalisée : la quasi totalité des français semble maintenant réclamer sa part de l’héritage du général de Gaulle.

    Mais, si le gaullisme est bien là, de quel gaullisme s’agit-il ? De celui auquel se référent, avec plus ou moins de décence, tous ceux qui l’ont jadis combattu ? Ou, au contraire, de celui de la famille fermée de ceux qui, ayant servi de Gaulle, ont des titres non négligeables à évoquer sa pensée mais veulent se tenir scrupuleusement « entre gardiens du temple » à l’écart de toute action menée hors du cénacle ? Ou bien le gaullisme qui se manifeste dans l’action politique conjoncturelle, mais qui dès lors, mêlé aux méthodes et au vocabulaire des partis, suscite parfois contestation et conflits entre ceux qui paradoxalement, se réclament d’une même origine ?

    Voilà un sujet de réflexion.

  6. HENRI Paskal // 6 juin 2020 à 22 h 51 min //

    Même si ça peut faire racolage il a entièrement raison et n’a jamais été un partisan de l’économie libérale contrairement à ceux qui se réclament de lui et sont des libéraux pur jus . d’ailleurs de très nombreux insoumis ,plus de la moitié de réclament de cet héritage moi compris.

  7. Vaste programme et lourde tâche

    J.L. Mélenchon affirme en titre d’un entretien que  » De Gaulle n’a jamais adhéré à la main invisible du marché ».
    Comme personne n’a le pouvoir de faire parler les morts alors je m’amuse à y répondre avec simplicité en reproduisant quelques citations du Général car je n’ai pas ce soir l’esprit à l’effort intellectuel et que je préfère choisir la facilité.

    De Gaulle garderait peut –​ être le même logiciel en affirmant que :

     » Face au tumulte des hommes et des événements » (…),  » Prenez invariablement la position la plus élevée,c’est généralement la moins encombrée »
     » Dans le mouvement incessant du monde, toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n’ont qu’un temps ».
     » Il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités ».
     » La politique n’est rien d’autre que l’art des réalités ». avec trois exemples à l’appui :
     » La guerre c’est comme la chasse, sauf qu’à la guerre les lapins tirent ».  » Les traités, voyez –​ vous, sont comme les jeunes filles et les roses, ça dure ce que ça dure ». Et par provocation face à la crise économique et sociale qui nous est annoncée sous peu  » Les Français ne pensent qu’à bouffer et à augmenter leur niveau de vie. Le bifteck–​ pommes frites, c’est bon. La quatre chevaux, c’est utile. Mais cela ne constitue pas une ambition nationale ».
    Rf 6.6.2020

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