« Oser la France », mouvement gaulliste !

Julien Aubert

Julien Aubert veut faire « renaître » la sensibilité « gaulliste et souverainiste » et peser sur l’Europe au sein de LR« 

Oser la France, mouvement présidé par le député (Les Républicains) Julien Aubert, a tenu samedi à Paris sa première assemblée générale pour faire « renaître » la « sensibilité patriote et sociale, gaulliste et souverainiste » et apporter sa contribution au débat sur l’Europe au sein de LR.

« Est-ce qu’il serait vraiment transgressif de parier sur sa patrie ? Eh bien ! oui », a expliqué M. Aubert devant les adhérents de ce mouvement lancé en septembre, qui compte onze parlementaires et tiendra une université d’été le 8 septembre à Lourmarin (Vaucluse).

« L’UMP (devenue LR) se voulait être l’alliance de la droite gaulliste et de la droite libérale. On a vu le résultat : une sourde cannibalisation idéologique par le partenaire minoritaire qui, sans militants, a gagné la bataille des idées », a déclaré ce membre de la direction de LR, « dirigiste » en économie, se réclamant de De Gaulle et de Philippe Séguin.

Contre « l’Europe fédérale » voulue par M. Macron, « Les Républicains doivent sans ambiguïté affirmer haut et fort qu’ils considèrent que le but ultime de l’UE n’est pas une fédération« . « Il faut qu’une loi de souveraineté prise par un parlement reste supérieure au droit européen dérivé« , a-t-il lancé.

Oser la France veut notamment le « recentrage des missions » de l’UE, « assouplir l’absurde règle de 3% de déficit en excluant de son calcul les investissements d’avenir ainsi que les dépenses de santé et d’éducation« , « que soit mis fin à la politique de libre concurrence tous azimuts« , et « encourager le maintien du service public dans certains services stratégiques« .

Aubert s’en est pris à Emmanuel Macron, son condisciple à l’Ena, qui « fort de son quart d’électorat, dit qu’il parle pour le peuple français mais n’a pas le peuple avec lui« .

Il a invoqué « l’urgence » de restaurer « l’autorité de l’Etat« . « Quand la République est faible, elle se laisse défier par les anarcho-gauchistes ou les islamistes, qui sous prétexte d’oripeaux idéologiques différents, se rejoignent dans la quête de violence et d’affrontement pour affirmer leurs normes, leur code de valeur, leur système« .

Le député du Vaucluse a par ailleurs rejeté les appels à « l’union des droites ». « On voudrait nous expliquer que les héritiers de Le Pen et ceux de De Gaulle sont dans la même barque ». Mais « aimer son pays, vouloir une assimilation républicaine, ce n’est pas trier les gens sur leur religion ou leur couleur de peau« .

19 commentaires sur « Oser la France », mouvement gaulliste !

  1. A DLF, il y a certainement des gaullistes… ailleurs aussi, y compris LR. J’en connais même dans des partis de gauche. Quant au deuxième tour de la présidentielle, indigeste. Alors, point de « Charlots ». Sur ce site, pas d’insultes, c’est mieux.

  2. Taiilliez Alain // 7 juin 2018 à 6 h 52 min //

    Soyons sérieux, il y a longtemps que Chirac a tué le Gaullisme au sein de ce parti, tous ceux qui se réclament du général et qui restent au LR sont des charlots qui vont à la soupe, c’est tout, la plupart d’entre eux sont « Macron-compatibles ».
    D L F reste le seul parti gaulliste structuré en France, et ceci malgré la position du 2ème tour, uniquement dictée pour contrecarrer la pire des menaces, celle du mondialisme effréné apatride, tueur des nations. Certains d’entre nous n’ont rien compris à l’enjeu.

  3. Gilles Le dorner 77 // 4 juin 2018 à 23 h 02 min //

    Distribuer des tracts ni extremes ni système c était clair c était debout la France avant les européennes c était dlf avant

  4. Je ne comprends pas cette interrogation. Tous ces éléments sont sur mon site Gaullisme.fr

  5. Je ne comprends pas cette interrogation. Tous ces éléments sont sur mon site Gaullisme.fr

  6. Je ne comprends cette interrogation. Tous ces éléments sont sur mon site Gaullisme.fr

  7. michel chailloleau // 4 juin 2018 à 11 h 07 min //

    Où sont passées les convictions gaullistes quand on oublie de fêter le 13 mai, qui est le 60éme anniversaire du début du mouvement pour le retour du général de Gaulle pour sauver la France une seconde fois, ou le 31 mai qui est la grande manifestation des gaullistes en mai 1968, pour le soutien au général contre les pseudos « révolutionnaires »..

  8. chailloleau // 4 juin 2018 à 11 h 03 min //

    Avez vous appris que LREM aux élections municipales soutiendra des candidats LR? Qu’est ce que ce mélange? Où sont les convictions soit- disant « gaullistes » de LR? envolées comme la célébration du 13 mai rappelant le 60éme anniversaire du mouvement pour le retour du général de Gaulle, pour sauver la France une 2eme fois ou l’oubli du 31 mai pour le soutien au général du peuple français contre les « révolutionnaires » de mai 1968..

  9. Vaste programme

    Vaste programme que d’oser vouloir peser sur l’Europe !

    C’est évidemment transgressif de vouloir parier sur sa patrie. Un pari du reste qui n’est jamais gagné par avance. Autrement dit, il est perdable.
    Concernant la phrase stricto sensu « qu’une loi de souveraineté prise par le parlement, reste supérieure au droit européen », c’est pour le moins audacieux, déjà de l’affirmer. Qu’ensuite, laisser sous-entendre faire plier des citadelles d’acier par la seule force de l’union des pensées au-delà des frontières, c’est hallucinant et révolutionnaire comme idée. Parfois un effet domino peut provoquer une synergie inattendue…
    Si donc, c’est la voie du parlement qui est choisie, on doit supposer par déduction que les deux chambres du parlement, réunies en congrès, devraient voter la révision de notre constitution selon la procédure prévue à l’article 89 de la Constitution.
    Que par déduction, le peuple français ne serait pas consulté directement par la voie du référendum. Tout cela mérite des clarifications.
    Il va de soi que les réactions seront très nombreuses dans le pays et que des échos nous parviendront de l’étranger comme celui d’un Juncker, Président de la Commission Européenne, qui dira « qu’il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » ou de celui d’un Commissaire allemand que « les marchés vont leur apprendre à bien voter ».
    Remettre en question ensuite la règle des 3% du déficit public, c’est s’attaquer à l’un des critères de convergence du traité de Maastricht est donc s’attaquer frontalement avec les partenaires européens les plus rigoristes et les plus farouchement attachés au dogme de la libre concurrence et qu’il faudra convaincre.
    C’est de la dynamite sans conteste !

    Ensuite, en ce qui concerne la place légitime qu’occupe E.Macron en tant que Président de la République, les partisans de la légitimité rétorqueront forcément, qu’elle résulte de l’ élection présidentielle, validée ensuite par le Conseil Constitutionnel qui a déclaré que le candidat E.M. a obtenu au second tour 66% des suffrages exprimés. Ce qui ne signifie pas pour autant, certes, qu’il a aujourd’hui, 66% des Français derrière lui, bien au contraire et très certainement.

    Pour finir sur « l’autorité de l’Etat », c’est l’éternel débat qui ne sera jamais clos et qui fera encore couler beaucoup d’’encre et que s’agissant de la question de l’union des droites, vaste programme également, elle doit être d’une grande clarté. Les convergences et les divergences doivent être exposées sans ambiguïté car il ne s’agit surtout pas de tromper les électeurs par des raisonnements fallacieux par exemple lorsqu’il s’agit d’aborder le thème de la religion ou de la couleur de la peau. Dans ce cas, il y aura toujours un retour de bâton qui ne profitera à personne et encore moins au pays. Il y a bien longtemps que sur ces deux points, le bon sens aurait dû tous nous unir pour éviter de revenir inlassablement sur l’ouvrage.
    L’ intelligence d’esprit, c’est ce qui manque parfois cruellement dans toutes les sphères de notre société pour atteindre le bon compromis qui est atteignable pour peu que chacun y mette un peu de sa volonté et pour s’attaquer tous enfin aux grands défis urgents planétaires qui nous attendent. La dimension des problèmes dépasse aujourd’hui le cadre national.

    Oser la France, c’est un défi programmatique et démocratique national sans précédent pour rendre à la France sa grandeur en partenariat avec toutes les autres puissances, pleines de volonté et prêtes à changer la face du monde. Aux responsables du parti, d’expliciter leurs pensées profondes !
    Vaste programme certainement comme pour d’autres partis politiques, mais il faut bien que l’un commence par provoquer une étincelle qui reste le début de l’éternel recommencement d’une longue histoire humaine.

    RF 3.6.2018

  10. michel chailloleau // 3 juin 2018 à 11 h 31 min //

    sauf erreur de ma part, je n’ai pas lu beaucoup d’articles, notamment sur ce site, sur la commémoration du 13 mai 2018 qui est le 60éme anniversaire du début du mouvement le 13 mai 1958,pour le retour du général de Gaulle, pour sauver la France une seconde fois. C’est autre chose qu’une certaine « révolution » faite par des bobos en 1968. Certains de ces dirigeants révolutionnaires sont même passés chez LREM, c’est à dire exactement à l’opposé de ce qu’ils préconisaient, parait il, à cette époque. Maintenant c’est tout pour le fric, et non pas l’intérêt général de la France.

  11. On s’en fout des partis ! il faudrait nous parler d’autres choses, de la Participation par exemple.

  12. ça sent les futures élections Européennes à plein nez…Et la France dans tout cela attendra comme sœur Anne de voir surgir non des postulants mais de véritables dirigeants!

  13. De quel combat parlez vous ? Je n’ai pas senti au cours de sa dernière campagne une ligne directrice basée sur le gaullisme… et notamment sur la politique sociale et le changement radical de la vie des salariés au sein des entreprise; soit l’association capital-travail qui est une véritable doctrine gaulliste.

  14. Didier HAMELIN // 31 mai 2018 à 9 h 11 min //

    Puisque Monsieur Julien AUBERT se réclame du Général et de Philippe Seguin, je viens de terminer le livre « Philippe Seguin, le remord de la droite », d’Arnaud Teyssier. Je ne suis ni ancien énarque, ni député, mais modestement j’ai eu pendant 3 ans les mêmes professeurs que Philippe Seguin à Sciences Po Aix en Provence, où je suis arrivé un an après qu’il en soit parti ! Simplement je voudrais rappeler à Julien Aubert que tous ceux qui ont essayé d’influencer le RPR ou l’UMP de l’intérieur, avant lui, comme d’ailleurs les « gaullistes de gauche » de l’UNR, s’y sont cassé les dents. Il y a longtemps que ces partis ont tourné le dos au gaullisme, à commencer par l’illusionniste Jacques Chirac, politicien sans convictions, entouré par des euro-libéraux et tenants de la « gouvernance » comme le « meilleur d’entre nous » Alain Juppé ou un Jean-Pierre Raffarin ! Ils n’ont eu de cesse de détricoter le texte et l’esprit même de la constitution de la Vème République, de revenir aux vieilles pratiques politicardes des coups médiatiques, souvent mal préparés d’ailleurs, censés les faire rebondir pour que le bon peuple oublie leur politique calamiteuse.
    A cause d’hommes politiques comme Philippe Seguin ou Charles Pasqua, du revirement de Nicolas Dupont-Aignan l’an passé, les patriotes, les gaullistes, les souverainistes, attendent avec peines et déceptions successives un vrai mouvement pérenne qui les représente et redonne espoir à notre vieille Nation.
    Au lieu de perdre son temps au sein des LR, je pense que monsieur Aubert devrait se rapprocher de tous les vrais patriotes pour poser les bases d’une nouvelle initiative politique, qui ne soit pas un « à droite toute » mais une vraie aspiration au rassemblement !!

  15. Monsieur Aubert se réclame notamment de Philippe Seguin. Je viens de terminer la lecture de « Philippe Seguin le remord de la droite » d’Arnaud Tessier. Je n’ai pas fait l’ENA avec monsieur Macron, je ne suis pas député, j’ai modestement « débarqué » à Sciences Po Aix l’année suivant le départ dudit Philippe Seguin ! Néanmoins, l »étude « à froid » de la carrière de cette forte personnalité politique me laisse à penser que Monsieur Aubert est en train de suivre le même chemin ! Le parti LR a jeté aux orties depuis longtemps ses oripeaux gaullistes, avec comme maître d’oeuvre Jacques Chirac, homme politique sans convictions, qui n’a fait que brader les fondements mêmes de la Vème République pour faire des « coups politicards », en plus généralement mal préparés, et ses lieutenants partisans d’une « gouvernance » centriste Euro-libérale, comme « le meilleur d’entre nous », Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin … et je passerais sous silence François Fillon!
    Oui, Monsieur Aubert a raison de dénoncer l’union des droites, mais même cela, ses amis n’en veulent pas ! L’occasion historique que nous attendons depuis si longtemps, après la non transformation de l’essai du vote du référendum concernant Maastricht par le trio Pasqua/Seguin/ De Villiers, le « loupage » du face à face Segin contre un Miterrand affaiblit par la maladie, l’implosion du RPF et le volte face de Nicolas Dupont-Aignan l’an passé, devient de plus en plus difficile au fil des années ! Pourtant, la montée des mécontentements envers l’Union Européenne et l’évolution sociétale en générale devrait faciliter notre tâche ! Rapprocher Julien Aubert et ses amis avec les autres authentiques patriotes, construire un solide programme éloigné des outrances des partis dits populistes, voilà la solution ! Notre ossature doctrinale gaulliste nous en donne les mayens. Vouloir peser au sein des LR, d’autres s’y sont frottés avant lui, au RPR, à l’UMP, et s’y sont cassé les dents !

  16. ça sent les futures élections Européennes à plein nez…Et la France dans tout cela attendra comme sœur Anne de voir surgir non des postulants mais de véritables dirigeants!

  17. Bonjour, et que faites vous de Mr. Dupont Haygnan ? Qui à pris ce combat depuis déjà longtemps!

  18. Jacques Payen // 30 mai 2018 à 15 h 02 min //

    Bien d’accord avec M. Cording.
    Le sympathique M. Aubert fera les frais de ses espérances et illusions.

    La question centrale est, depuis longtemps, depuis Maastricht, celle de la souveraineté nationale qui, nous dit de Gaulle « se confond pour moi avec la démocratie ».

    L’alliance électorale des moribonds-gaullistes de LR avec le marais centriste acquis aux dogmes de l’UE, signe en vérité leur mort et leur disparition prochaine. Irrémédiablement.

    S’il est une espérance, elle ne viendra que des profondeurs du pays. Encore que le comportement moutonnier et la cécité de nos compatriotes dans la destruction en cours de la SNCF (avant celle qui suivra de l’Hôpital public et de la Sécu) ne m’inspirent, quant à cette perspective, aucun excès d’optimisme.

    Il y a 450 ans, l’ami de Montaigne, Etienne de la Boétie, a parfaitement théorisé les mécanismes de la « Servitude volontaire ». Il se peut que nous soyons parvenus à ce stade.

    S’il leur restait un peu de ressort, les « gaullistes » de LR auraient dû se lever comme un seul homme contre le coup de force anti-démocratique du Président italien et contre la déclaration scandaleuse du Commissaire Oettinger espérant que les « marchés » finissent par sanctionner les italiens pour leur vote.

    Vous avez entendu ou vu nos chers « gaullistes » se dresser ? Pas moi.

  19. L’UMP devenu LR n’a jamais été l’alliance de la droite « gaulliste » et de la droite libérale mais le signe de la négation complète du gaullisme par ses présumés héritiers.
    La démarche de Julien Aubert est estimable mais tardive parce que pour vaincre le système eurocratique il lui faudra faire une alliance stratégique avec des gens qui ne partagent pas toutes ses idées mais la principale : la souveraineté nationale un peu à la façon italienne où l’on voit des formations divergentes Lega et M5S s’allier dans une stratégie de récupération de la souveraineté monétaire, un des piliers fondamentaux.

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