Comprendre le gaullisme

Les politiques, de droite surtout, n’ont de cesse de s’en réclamer. Le gaullisme serait-il éternel ? L’héritage du Général va revenir dans les conversations de la campagne présidentielle. Francis Choisel, ancien élu départemental de Boulogne-Billancourt, vient de publier un ouvrage intitulé « Comprendre le gaullisme ».

S’il se sert de son expérience politique, l’auteur a choisi une approche analytique pour expliquer comment s’est traduite la méthode de gouvernance du Général. Il a planché sur quelques contresens dans sa pensée et son action.

La lecture permet de mesurer les influences encore importantes dans la vie institutionnelle de notre pays. Francis Choisel pointe aussi des méthodes de conquête et d’exercice du pouvoir qui n’ont pas pris une ride.

« Comprendre le gaullisme », de Francis Choisel. L’Harmattan, collection « Questions contemporaines », 182 pages, 19 €.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-343-10280-1

 

5 commentaires sur Comprendre le gaullisme

  1. Edmond Romano // 27 janvier 2017 à 20 h 09 min //

    Monsieur Delaisse,
    dans le monde politique actuel, les gaullistes sont considérés (passez moi l’expression) comme des emmerdeurs pour peu qu’ils soient des gaullistes sincères. Dans mes fonctions de Maire, je le vis tous les jours ou presque. Quant au Conseil National LR je ne vous en parle pas car y être gaulliste est un chemin de croix. Toutefois, je l’accepte volontiers car la Croix conduit à la Rédemption!

  2. Delaisse Jean-Paul // 26 janvier 2017 à 12 h 23 min //

    Monsieur Romano
    Je vous suis tout à fait dans cette voie. Etre gaulliste 45 ans après lui signifie que, étant imprégné de ses idées et de la façon qu’il avait d’aborder les problèmes, de sa façon d’imaginer la France et sa Grandeur (disons sa « doctrine » au sens où vous la décrivez), entraîne inévitablement une démarche similaire, mais tout naturellement adaptée au temps présent, afin d’envisager l’Avenir de la France de la même façon que lui l’avait abordé en son temps.
    Pas moyen de se tromper pour des personnes imprégnées de cette façon…mais y en a-t’il encore de véritables (dans ce forum, oui !) mais parmi les « politiciens » actuels ???…j’en doute fort.

  3. Edmond Romano // 25 janvier 2017 à 14 h 59 min //

    Le Gaullisme n’est pas un e doctrine comme l’est le marxisme, le trotskysme ou autres doctrines. Le Gaullisme est un ensemble de valeurs intemporelles. Il ne s’agit pas de dire: « qu’aurait fait le Général, aujourd’hui, dans telle ou telle situation? » mais plutôt: « Par rapport à l’attitude du Général à son époque, quelle doit être l’attitude des Gaullistes aujourd’hui? ». Je vais prendre un exemple qui en fera bondir certains (mais j’adore provoquer): les Evangiles ne nous portent pas à dire: « Comment aurait réagi Jésus face à telle ou telle situation? » mais plutôt: » à la lueur de l’action de Jésus, comment nous chrétiens devons réagir? ». Il en va de même pour les Gaullistes.

  4. Je ne suis pas d’accord avec une analyse semblable. Certes, il y a le comportement, la prise en compte des réalités. Qu’aurait dit De Gaulle dans telle ou telle situation d’aujourd’hui ? Bien sûr, personne ne peut le dire… MAIS, nous savons tous ce qu’il aurait refusé. Le gaullisme est une DOCTRINE et pas seulement une philosophie. Voir mon édito http://www.gaullisme.fr/2017/01/16/le-gaullisme-nest-pas-outil-de-marketing-electoral/ . Nier cela est un positionnement trop facile pour ceux qui se réclament du gaullisme mais n’appliquent pas les orientations et refusent l’héritage du Général.

  5. Flamant rose // 25 janvier 2017 à 12 h 08 min //

    Pour Francis Choisel Le gaullisme est d’abord une affaire de tempérament et de caractère, un volonté qui renverse le cours de l’histoire. De Gaulle dit-il n’est pas un Don Quichotte mais un visionnaire Il ne renverse pas le cours de l’histoire, il en désigne seulement le sens général avec discernement. Ce qui caractérise le gaullisme n’est pas la révolte, mais la légitimité, celles de l’histoire et de l’avenir. De Gaulle est plus un légitimiste qu’un rebelle.

    On se souvient de de Gaulle disant l’Europe, l’Europe, L’Europe….Même s’il ne l’écrit pas comme ça, la pensée de Choisel peut être traduite par le fait qu’ il ne suffit pas de dire de Gaulle, de Gaulle, De Gaulle…..pour se dire gaulliste, mais il faut analyser et comprendre et en tirer parti à défaut de pouvoir le plier à ses désirs et à ses rêves. En quelque sorte Choisel pense qu’on ne peut pas dire ce que ferait de Gaulle aujourd’hui, on ne peut pas parler à sa place ce que trop de personnes se permettent. Que de fois peut-on lire ou entendre de Gaulle aurait fait ceci, de Gaulle n’aurait pas fait cela etc…Francis Choisel, comme d’autres bien avant lui et notamment les barons, dénonce cette appropriation de la pensée du Général.

    Cela me rappelle entre autre le livre de Yves Guéna « mémoire d’Outre Gaulle » dans lequel il écrit après avoir exposé quelques situations « Naturellement, il ne s’agit pas de se demander devant chaque problème qui se pose : qu’aurait fait de Gaulle. On ne peut l’imaginer. »

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