« Je suis plus gaulliste que mitterrandiste »

vaEntretien de Jean-Pierre Chevènement avec Valeurs Actuelles, propos recueillis par Anne-Laure Debaecker et André Bercoff, jeudi 27 octobre 2016.

Valeurs actuelles : Dans votre livre, Un défi de civilisation, vous soulignez la crise du modèle républicain. Quelle définition faites-vous de la République, en 2016 ?

Jean-Pierre Chevènement : C’est la souveraineté du peuple, entendu comme corps de citoyens formés par l’école et aptes à définir ensemble l’intérêt général du pays. On ne peut penser la République en dehors des concepts de souveraineté et d’État et sans une vision claire du rôle de l’école, qui est de former le citoyen. Ce n’est pas nouveau. Mais cela reste juste.

L’école est devenue, selon vous, une « fabrique à cancres ». Comment expliquer son délitement ?

Il est largement le résultat du développement, depuis 1968, de l’idéologie libérale-libertaire et, plus précisément, de son application à l’école à travers les pédagogies dites “constructivistes”. Celles-ci considèrent qu’il faut laisser à l’élève lui-même le soin de construire son savoir. Jean Piaget, principal théoricien de ce courant, opère un renversement copernicien : la transmission ne se fait plus à travers le maître, c’est à l’élève lui-même, en interaction avec ses condisciples, d’acquérir et d’ordonner ses connaissances. Le “pédagogisme” entend opérer ainsi une sorte de révolution culturelle. Or, tous les élèves n’acquièrent pas tous les éléments de savoir au même âge et il apparaît qu’avec ces méthodes, les inégalités de départ ne cessent de s’accroître. À la fin, on récolte l’échec scolaire et le sauvageon.

On a pourtant laissé ces pédagogies se diffuser au fil de réformes mal conçues, dont la première fut, en 1975 la réforme Haby, qui a instauré sans préparation et sans adaptation le collège unique. La formalisation des thèses pédagogistes interviendra, en 1989, avec la loi d’orientation sur l’éducation, qui met l’élève au centre de l’école et créé les instituts universitaires de formation des maîtres. Nous en récoltons aujourd’hui les fruits amers. Mais il faut inscrire la déconstruction de l’école républicaine dans une déconstruction plus vaste : celle du modèle républicain lui-même. Nous avons jeté le manche après la cognée et choisi la globalisation à travers une Europe censée se substituer aux nations. Mais cette Europe n’est en aucune manière une entité stratégique. C’est pourquoi je propose de réorienter notre politique européenne à partir du concept d’“Europe européenne” que nous a légué le général de Gaulle.

Vous avez été l’un de ceux qui ont permis à François Mitterrand de s’emparer du Parti socialiste lors du congrès d’Épinay, en 1971. Mais dans votre livre, la place du général de Gaulle est bien plus importante que celle accordée à Mitterrand. Seriez-vous plus gaulliste que mitterrandiste ?

Effectivement, et c’est très ancien. De Gaulle est l’homme d’État qui a dominé le XXe siècle. D’une certaine manière, Mitterrand le prolonge et le contredit. Il le prolonge, car il pérennise les institutions, la dissuasion nucléaire et certaines orientations de politique étrangère, et il le contredit quand il change de paradigme, en 1983, et choisit l’Europe comme substitut à la nation.

En faisant ce choix, Mitterrand a adopté une orientation générale qui n’était pas mauvaise en soi mais par ses modalités. Juste avant le congrès de Metz, il m’avait confié : « Nous sommes d’accord sur tout, sauf sur un point : je ne crois plus qu’à notre époque, la France puisse faire autre chose, hélas, que de passer à travers les gouttes. » L’énoncé de cette divergence m’a frappé et je l’ai noté, Mitterrand était resté un patriote, mais il était marqué par la défaite de 1940. Il avait reconnu les impasses de Vichy. De cette période, sans doute la plus sombre de notre histoire, il avait tiré une modestie excessive pour le rôle que notre pays pourrait jouer à l’avenir. Je reste, quant à moi, persuadé que la France n’est la France que si elle parle pour le monde entier. C’est cette possibilité que j’explore dans mon livre, à travers le projet d’une “Europe européenne” capable de relever les grands défis à venir : l’emploi, la paix, le développement de l’Afrique.

Que peut être en 2016 une Europe européenne ? Est-ce une Europe de l’Atlantique à l’Oural ?

Le XXIe siècle sera dominé par une bipolarité croissante entre les États-Unis et la Chine. Celle-ci est le grand compétiteur des États-Unis, qui l’ont bien saisi. Barack Obama a ainsi opéré un pivotement de l’Europe vers l’Asie-Pacifique. Je ne comprends pas que nous, Européens, n’ayons pas le réflexe de l’indépendance, surtout lorsque nous voyons le niveau du débat de l’élection présidentielle américaine : nous ne devons pas nous mettre à la merci de décisions contraires à nos intérêts fondamentaux. L’avenir de l’Europe doit dépendre d’abord de ses citoyens. C’est une sécurité pour nous, mais aussi pour les États-Unis, qui ont besoin de pouvoir s’appuyer sur des alliés solides, capables de se défendre par eux-mêmes.

Cette Europe européenne doit évidemment se constituer avec la Russie. Celle-ci est un pays immense par la superficie, complexe, avec pas moins de 85 “sujets” – républiques, territoires, régions, etc. -, mais faiblement peuplé (144 millions d’habitants, dont 20 à 25 millions sont musulmans). Et l’islam russe n’est pas seulement celui de la Volga, mais aussi celui du Caucase et celui de l’immigration venue des ex républiques soviétiques. Nous avons à apprendre de la Russie pour mieux gérer le problème de l’intégration. En outre, elle nous donne une profondeur stratégique et des ressources qui nous manquent. Le peuple russe, enfin, est un grand peuple européen dont l’apport à notre culture est irremplaçable. Nous avons ainsi beaucoup de complémentarités humaines, industrielles, énergétiques et géopolitiques, car nous devons relever les mêmes défis. Notre intérêt est de penser l’Europe avec la Russie et non contre elle si nous voulons encore peser au XXIe siècle.

Comme l’a souligné le Brexit, l’Europe actuelle est une Europe qui ne fonctionne pas…

Cette Europe est issue de choix erronés, comme l’Acte unique ou le traité de Maastricht. Le premier est un acte de dérégulation au nom duquel des centaines de directives ont été prises sans aucun contrôle. On peut citer la directive sur la libération des mouvements de capitaux, non seulement à l’intérieur de l’Europe, mais aussi vis-à-vis du reste du monde. Et ce, sans harmonisation fiscale préalable, ce qui a donné naissance à des paradis fiscaux. De même, le traité de Maastricht a créé une monnaie unique qui juxtapose des économies hétérogènes. Nous en voyons le résultat en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie, etc. La croissance européenne a été plombée par ces erreurs. Les hommes qui nous gouvernent ont été associés à ces choix et n’ont pas le courage de les remettre en question…

Devant ce constat, je propose une réorientation de l’Europe avec un déplacement du centre de gravité des institutions européennes de la Commission vers le Conseil des chefs d’État et de gouvernement. Ceux-ci possèdent une légitimité démocratique. Je propose donc que les services de la Commission soient placés sous l’autorité d’un secrétariat général dépendant des États. Ce simple glissement serait très important, car il restaurerait la légitimité de la décision européenne. Celle-ci serait rendue aux représentants élus des peuples — les gouvernements responsables devant leur Parlement et serait ôtée aux obscurs technocrates dont personne ne connaît les noms et qui nous gouvernent aujourd’hui. L’Europe serait retrempée dans la démocratie des nations.

Dans votre livre, vous rappelez la citation de Stanislas de Clermont-Tonnerre : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout leur accorder comme individus (…) il faut qu’ils soient citoyens », et vous expliquez que ce n’est pas un problème si différent qui se pose aujourd’hui avec les Français de confession musulmane. Mais l’existence d’un islam radical ne vient-elle pas affaiblir ce parallèle ?

L’erreur serait de confondre l’islam et l’islamisme radical. Une enquête réalisée par l’Ifop pour l’Institut Montaigne dessine trois cercles parmi les musulmans qui vivent en France : ceux qui sont intégrés et acceptent les valeurs de la République — à peu près la moitié —, ceux qui restent très attachés à leurs traditions religieuses et enfin ceux qui disent faire passer la charia au-dessus de la loi républicaine – environ un quart. L’islam de France est un pari sur la capacité de la France à agréger de nouveaux citoyens et, bien sûr aussi, sur celle des Français de confession musulmane à vivre leur islam dans le cadre de la République. C’est une entreprise de longue haleine que Bernard Cazeneuve a raison de vouloir relancer.

Nous avons laissé se développer une jeunesse hors-sol qui n’a pas bénéficié de l’encadrement nécessaire pour qu’elle puisse avoir ses chances, dès le départ, dans notre société. C’est le problème de l’intégration, le problème aussi d’un pays qui ne s’aime plus assez lui-même pour donner envie de s’y agréger.

Comment redonner à nos compatriotes l’amour du pays ?

La grande erreur a été de croire que notre pays allait disparaître dans la mondialisation, comme un morceau de sucre dans une tasse de café. On observe actuellement que les peuples en Europe retrouvent le sens de leur appartenance nationale. Dans le monde, les pays émergents sont animés par un puissant nationalisme. Il nous faut ressusciter l’État stratège que l’on a abandonné — c’était le motif principal de ma démission, en 1983. Contrairement à des pays comme l’Allemagne, la Suisse ou la Suède, qui défendent leur tissu productif, nous avons préféré la croissance à l’étranger. Nos grandes multinationales se développent bien à l’extérieur mais ferment trop souvent leurs usines en France. Alstom en est un exemple caricatural. Il n’existe plus de stratégie nationale à long terme, de volonté de faire perdurer un savoir-faire français et de faire vivre des hommes ensemble dans notre pays… Nous avons pourtant, depuis 1958, des institutions solides qui ne demandent qu’à être incarnées.

Quel est votre sentiment vis-à-vis de notre président actuel ?

Je me demande quelquefois si François Hollande n’est pas, au fond, un partisan assez convaincu d’une VIe République…

14 commentaires sur « Je suis plus gaulliste que mitterrandiste »

  1. Sans vouloir parodier le Chef de la France Libre mais « il est temps que se forme et s’organise le rassemblement du peuple français » avec tous les hommes et femmes de ce pays qui reconnaissent le rôle prépondérant du Général de GAULLE pour le salut de la France éternelle, de J.P. CHEVENEMENT à N. DUPONT-AIGNAN et sous la présidence d’honneur de l’Amiral Philippe de Gaulle. Oui car le génie n’a pu qu’engendrer le génie. Vive la mémoire du Général de Gaulle. Allez les fils de l’Amiral de Gaulle et la fille de Mme Elizabeth de Gaulle et du Général d’armée Alain de BOISSIEU, il est temps qu’une fois de plus, une fois encore un de GAULLE sauve la Patrie en danger …

  2. Edmond Romano // 30 octobre 2016 à 15 h 39 min //

    Monsieur Dupont-Aignan mérite respect et considération. Je ne suis pas adhérent à son Parti car contrairement à lui, j’ai décidé de rester à l’UMP et aujourd’hui aux Républicains car je considère que la « mouvance gaulliste » ne doit pas disparaître de ce mouvement. Toutefois, je l’ai dit et je le répète en tant que Maire, c’est à lui que j’accorderai mon parrainage pour les Présidentielles de 2017 car j’estime que sa voix doit pouvoir s’exprimer dans ce débat.
    Pour les valeurs qui sont les notre, oui bien sûr, elles nous poussent à dire que nous aurions été Résistants (puisque nous sommes gaullistes) mais d’évidence en 1940, nous aurions eu d’autres valeurs puisque le gaullisme n’existait pas. Si tout le monde ne peut pas se dire gaulliste en revanche il n’y a aucun gaulliste qui puisse délivrer des « brevets de gaullisme ». Le gaullisme n’appartient pas à un parti ou à un groupe d’individus, le gaullisme appartient à la France. Par contre, notre appartenance, notre adhésion aux valeurs gaullistes nous obligent même si de nos jours cet idéal est si fort, si peu aux goûts du jour qu’il est parfois lourd à porter.

  3. Flamant rose // 30 octobre 2016 à 13 h 38 min //

    @ Edmond Romano

    Concernant Mitterrand, l’affaire de la francisque est encore sujet à plus de polémiques que ses fréquentations pour le moins douteuses. Il y un fait acquis et que personne ne discute : c’est que la francisque lui a été décernée en décembre 1943 au titre de « représentant des étudiants ». Cela pose des questions du fait que ce titre ne correspond en rien à un poste quelconque qu’aurait occupé Mitterrand que ce soit en 1943 ou avant. Mais pour mieux comprendre il faut se poser deux questions: Que représentait exactement la francisque ? Dans quelle circonstance le récipiendaire en a t-il bénéficié ?

    En fait cette distinction ne représentait officiellement rien du tout. C’est un insigne qui a été créé par un proche de Pétain et que le Maréchal remettait à ceux qu’il aimait, rien de plus. Il se trouve que ceux à qui il était remis portaient cet insigne à la boutonnière et que beaucoup voulaient le posséder. Il a donc fallu réglementer et c’est par un décret paru le 25 août 1942 que les statuts ont été établis par un conseil composé de proches du Maréchal. Les statuts fixaient deux conditions pour l’obtention de la francisque. Il fallait tout d’abord être l’auteur d’une action à la fois nationale et sociale et avoir manifesté un certains attachement à la personne et à l’œuvre du maréchal Pétain. Mais ces deux conditions ne suffissent, il en fallait deux autres, tout d’abord il faut « la demander »et ensuite être « parrainé ». Son premier parrain est son ami Gabriel Jeant et et le second Simon Arbellot. François Mitterrand n’a non seulement jamais nié ces parrainages mais de plus c’est lui qui en a donné les noms. La francisque du récipiendaire Mitterrand porte le numéro 2202.

    Et puis, il faut avoir en mémoire les paroles prononcées par Mitterrand s’adressant à Pétain : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre. »

  4. Si je supprime les commentaires que je ne partage pas totalement, il n’y aurait plus de débat. Sur le fond, je partage bien volontiers votre indignation concernant Nicolas Dupont-Aignan. Moi-même derrière lui depuis 2003, j’adhère à son combat, même si parfois je ne partage pas tout ce qu’il dit. C’est une adhésion réfléchie.

  5. Michel Chailloleau // 30 octobre 2016 à 11 h 14 min //

    Je suis choqué de trouver des commentaires sur ce site laissant penser que tout le monde peut être gaulliste uniquement en le disant. Il est préférable de le montrer concrètement. Les attaques contre Mr Nicolas Dupont Aignan me semble totalement injustifiées car il a eu le courage de démissionner d’un parti se réclamant « du gaullisme » pour fonder son mouvement, sans l’appui des médias c’est le moins que l’on puisse dire! Son avis sur l’Europe de l’Atlantique jusqu’à l’Oural est souvent précisé mais pas entendu par nos dirigeants. Ils ont préféré s’allier contre la Russie (sanctions économiques) avec les USA qui eux continuent à travailler avec la Russie par l’intermédiaire de filiales plus ou moins déguisées.
    Pour en finir avec la période de la 2éme guerre mondiale, il est vrai que n’ayant pas vécu cette époque, il est peut-être difficile de savoir ce que nous aurions fait, mais quand on a certaines valeurs le choix semble évident. Pour en terminer avec Mr Mitterrand cherchez dans quelle mouvance celui-ci se situait quand il était étudiant dans les années 30….. Effectivement le général de Gaulle n’a jamais utilisé les éléments défavorables à l’encontre de cette personne. Il plaçait le débat à un niveau plus élevé. Mais actuellement il faut reconnaître que ce niveau atteint plutôt le niveau le plus bas car on ne se préoccupe pas assez de l’avenir du pays, mais plutôt de celui de tel parti de gauche ou de droite.

  6. Edmond Romano // 29 octobre 2016 à 17 h 40 min //

    Je voudrais lancer un sujet de réflexion à la suite du commentaire de monsieur Chailloleau concernant la décoration remise à François Mitterrand par le Maréchal Pétain. Qu’aurions-nous fait en 1940? N’aurions-nous pas vu, nous aussi, le Maréchal comme le sauveur de la France? Je me suis souvent posé cette question me concernant. Sans doute, n’aurai-je pas collaborer avec les Allemands mais aurai-je été Résistant ou attentiste comme la majorité des Françaises et des Français? Quant à la Francisque remise à Mitterrand, le Général de Gaulle n’en a jamais fait un argument politique contre son adversaire en 1965. Alors, devons-nous être plus « royaliste que le Roi »?

  7. ARNAUDON Anne Marie // 29 octobre 2016 à 16 h 49 min //

    Bonjour, Je pense que c’est difficilement comparable : Nous sommes tous plus Gaullistes que Mitterrandistes. Les hommes sont très différents, le premier a plus notre sympathie parce que c’était un homme intègre qui a vraiment – après cette triste guerre – fait avancé la France. Nous ne savons pas comment il agirait s’il était au pouvoir. Côté culturel sûrement deux hommes très portés sur la culture, économique je pense qu’il vaut mieux ne pas comparer : les périodes sont tellement différentes. Après une guerre, il faut tout reconstruire, il y a du travail pour tout le monde ou presque….Nous avons eu quelques gouvernants pas trop soucieux de l’avenir du peuple, mais plus de celui de la FRANCE…Je ne suis pas contre seulement il serait bien que l’on pense plus aux pauvres de France, il y a trop. M. MITTERRAND n’a pas été très honnête quant à ses affaires personnelles : Mazzarine, sa maladie, il aurait dû ne pas parler de sa fille, en revanche la maladie le peuple aurait dû être informé…Un monde sépare ces deux hommes tellement semblables et paradoxalement tellement différents.

  8. Edmond Romano // 29 octobre 2016 à 11 h 50 min //

    « Tout le monde a été, est ou sera Gaulliste… » Quelle belle illustration nous avons là! Il a fallu à Jean-Pierre Chevènement plus de temps qu’à d’autres, logique puisqu’il venait de plus loin. Le Cérès était si loin à gauche! Son opposition farouche au Général en 1968 était si affirmée…Mais bon, le gaullisme n’appartenant à personne…il n’y a rien à redire. Toutefois, je pense à mes parents décorés tous les deux de la médaille de la Résistance et surtout à mon père qui a adhéré dès sa création au RPF en 1947…Il se serait senti moins seul si les « gaullistes » d’aujourd’hui l’avaient été hier.

  9. Michel Chailloleau // 29 octobre 2016 à 11 h 47 min //

    En ce qui concerne le patriotisme de Mr Mitterrand, il ne faut pas oublier qu’il a été décoré de la Francisque de l’Etat de Vichy!!! Cette décoration a été attribuée(heureusement) à un petit nombre de Français qui ont servi le régime de collaboration!!!

  10. Vous pouvez clamer votre gaullisme (c’est très bien), mais vous n’êtes pas obligé « d’attaquer » un autre gaulliste.

  11. La fabrique à Cancres est en marche…Chevènement la découvre, lui qui fût à l’origine de l’illusion de pouvoir faire accéder 80% d’une classe d’âge au Bachot !!!!
    Hihihi, quand on connaît les résultats de cet enfumage d’écervelés !!!!

  12. Cher Mr Chevènement, ainsi étiez-vous plus gaulliste que mitterrandiste…
    Que d’occasions ratées alors !

    – Pourquoi n’avoir pas recherché -et trouvé- après l’adoption (de justesse) du Traité de Maastricht un accord politique, organisationnel voire électoral, avec cet autre homme d’Etat d’envergure, et gaulliste, qu’était Philippe Seguin ? Après Maastricht, pourtant, vous ne pouviez plus avoir d’illusions sur l’aveuglement européiste et néo-libéral de presque tous vos anciens amis du PS…

    – Pourquoi, lors de la campagne présidentielle de 2002, vos discours furent-ils dirigés, avec beaucoup de précautions oratoires, en direction exclusive « du peuple de gauche » ?
    La circonstance était idéale, pourtant, pour que vous vous adressiez
    au peuple, dans son entièreté ! Pour que vous deveniez « l’homme de la Nation ». Un rassembleur.

    En réalité, sans doute votre horizon se limitait-il à peser d’un poids suffisant pour devenir incontournable auprès d’un Lionel Jospin élu Président…de gauche !

    M. Chevènement, je respecte en vous l’homme cultivé qui bûche ses dossiers et qui connaît l’Histoire. L’homme scrupuleux qui ne traite un sujet que dans une mise en perspective générale, non démagogique. L’homme qui, juste avant la guerre du Golfe qu’il dénonce, met en accord ses actes et sa conscience.

    Mais sur le strict plan de l’action politique je déplore que vous n’ayez pas démontré, plus efficacement… disons plus concrètement… vos convictions gaullistes !

  13. A son âge il est grand temps de se dire gaulliste! D’autres comme Régis Debray auteur il y a déjà 25 ans  » A demain de Gaulle » ne l’ont pas attendu. Cependant mieux vaut tard que jamais. Bienvenu au club !

  14. Demandez donc pourquoi Nicolas Dupont Aignan qui répète à l’envie comme un perroquet « je suis Gaulliste, je suis Gaulliste …. » mais qui est surtout opportuniste pour ratisser plus large, pourquoi il n’a jamais repris à son compte avec conviction et énergie le grand projet visionnaire Gaulliste d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural, notre seul avenir crédible à moyen et long terme. Etre Gaulliste, ça ne se décrète pas, ça se mérite !..

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