100 000 euros par an pour Dominique Voynet

La république des copains a encore de beaux jours devant elle. Dominique Voynet, ancienne patronne des Verts, vient d’être nommée inspectrice à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), sous la houlette de François Hollande. Une nomination qui fait jaser, même dans les rangs socialistes.

Dominique Voynet hérite d’un job à 100 000 euros par an grâce à… François Hollande

En décembre dernier, Dominique Voynet précisait que “l’IGAS, ce n’est pas un métier”. A plus de 8 300 euros net mensuels, payés par le contribuable, on est rassuré.

La république des copains a encore de beaux jours devant elle. Dominique Voynet, ancienne patronne des Verts, vient d’être nommée inspectrice à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), sous la houlette de François Hollande. Une nomination qui fait jaser, même dans les rangs socialistes.

Dominique Voynet semble être adepte des sauts à haute altitude.

Dominique Voynet nommée à l’IGAS

Son dernier parachutage en date ? L’Inspection générale des affaires sociales, pour un poste à 100 000 euros annuels, nets évidemment. Dominique Voynet, la principale intéressée, expliquait dans les colonnes du Monde, en décembre dernier, que l’IGAS était « une piste parmi d’autres », après avoir quitté la mairie de Montreuil.

Critiquer le système mais ne pas oublier d’en profiter

Cette nomination, approuvée au plus haut niveau de l’Etat, c’est Claude Bartolone qui la commente sans doute le mieux : « Elue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au Parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, Madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du « système », restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment ».

« Un golden parachute d’une élue en mal d’électeurs »

Les mots du président de l’Assemblée nationale sont durs pour décrire celle qu’il considère comme « une enfant gâtée de la République ». Ce dernier, cité par le quotidien Le Monde, ajoute qu’ »au mieux, cette nomination apparaît comme le « golden parachute » d’une élue en mal d’électeurs. Au pire, elle procède d’un accord politique lui ayant permis de s’exfiltrer de Montreuil après avoir laissé cette ville en ruine et la gauche divisée comme jamais ».

Les obscures missions de l’IGAS

A l’heure de la réduction des dépenses publiques (lire ici), l’IGAS fait partie de ces officines de l’Etat, assez obscures, dont les fonctions sont aussi larges qu’imprécises. Sur son site, l’Inspection générale des affaires sociales précise que sa mission est d’assurer « le contrôle et l’évaluation de la mise en œuvre des politiques publiques de la sécurité sociale et de la prévoyance sociale, de la protection sanitaire et sociale, du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle ». Tout un programme…

Jean-Baptiste Le Roux

Réactions…

Chaque jour, Yves Thréard (Figaro) interpelle une personnalité. Aujourd’hui, notre éditorialiste adresse sa question au député UMP de la 4e circonscription de Paris à propos de la nomination, en conseil des ministres, de Dominique Voynet au poste d’inspectrice générale des affaires sociales à l’IGAS.

«Bernard Debré, vous êtes député UMP de Paris, vous êtes également un grand médecin, trouvez-vous normal que Dominique Voynet, ancienne ministre écologiste et ex maire de Montreuil, soit nommée en conseil des ministres inspectrice générale des affaires sociales à l’IGAS ? C’est encore le fait du prince cette nomination, finalement la République des copains continue avec François Hollande, qui avait pourtant promis le contraire. Souvenez-vous, «Moi Président…»

· La réponse de Bernard Debré

«OUI, LA NOMINATION DE DOMINIQUE VOYNET EST CHOQUANTE.

Elle est tout simplement le symbole de la «République exemplaire» de François Hollande. Plus vous échouez, plus vous êtes récompensé. Les Verts refusant d’entrer dans le Gouvernement Valls, elle ne pouvait être nommée ministre comme d’autres socialistes exemplaires, elle fut donc nommée dans un fauteuil doré, à l’IGAS.

Celui qui en parle le mieux reste le Président socialiste de l’Assemblée nationale qui a fait part publiquement et vertement de sa désapprobation sur cette nomination.

La réalité, c’est que la «République exemplaire» de Hollande et son anaphore «Moi président», ne furent qu’un bon mot d’anti-sarkozysme primaire le soir du débat de l’entre-deux tours de la présidentielle et rien de plus.

Moins de deux ans après, cette anaphore revient en boomerang dans la figure de François Hollande puisqu’il l’a trahie presque intégralement.

Pire, on ne compte plus le nombre de scandales et de comportements abaissant notre République: affaire Cahuzac, écoutes, mensonges de ministres, nominations controversées et le nec plus ultra, les escapades en scooter.

Cela pourrait prêter à rire s’il ne s’agissait pas de la République.

Depuis deux ans, François Hollande n’a jamais pris la mesure de la fonction présidentielle ni de l’immensité des défis que la France devait relever.

Il a installé une république socialiste des copains plutôt que d’engager des réformes en profondeur. Il a divisé les Français et est en train aujourd’hui, de faire exploser sa majorité parlementaire.

Cette république des copains, les Français n’en veulent pas. Ils le disent en n’accordant que 18% d’opinions favorables à François Hollande – un record historique -, ils l’ont dit en balayant la gauche aux élections municipales et ils le diront lors des prochaines échéances électorales.

Hier c’était Harlem Désir, aujourd’hui Dominique Voynet. On pensait avoir touché le fond mais n’ayez crainte, la «République exemplaire» de François Hollande a encore des ressources.»

· Le président de l’Assemblée nationale est très virulent à l’encontre de l’ancienne ministre écologiste.

Dominique Voynet, ex-maire EELV de Montreuil, a été nommée mercredi en Conseil des ministres inspectrice générale des affaires sociales. L’ex-ministre écologiste, qui est aussi médecin-anesthésiste de formation, avait annoncé abruptement en novembre 2013 qu’elle ne briguait pas sa réélection de maire de Montreuil, geste qu’elle avait transformé en croisade contre le clientélisme, ses adversaires l’accusant en retour d’avoir eu peur de perdre.

« Un regrettable accroc à la République irréprochable ». Quelques heures après cette nomination, Claude Bartolone s’est fendu d’un billet de blog assassin intitulé « golden parachute électoral » : « Étrange décision. Triste itinéraire d’une enfant gâtée de la République », écrit en préambule le président de l’Assemblée nationale pour s’échauffer : « élue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, Madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du « système », restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment », a-t-il poursuivi. Et de conclure, cinglant : « cette nomination est un regrettable accroc à la République irréprochable que nos compatriotes appellent de leurs vœux ».

1 commentaire sur 100 000 euros par an pour Dominique Voynet

  1. LE POISSON POURRIT PAR LA TETE

    Il y a des opportunistes bien chanceux ou chanceuses, là au bon moment, au bon endroit, qui tournent leur veste du bon côté et demain leur pantalon à la prochaine révolution.
    Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais. La force des discours sur l’effort et la récompense perd peu à peu en crédibilité lorsque les transgressions s’enchaînent jusqu’au sommet de l’Etat.
    Nos opportunistes se sentent guère concernés par le pacte de solidarité, par le pacte de responsabilité, par le pacte de compétitivité et autres pactes qui fleurissent en ce printemps puisqu’ils sont relativement à l’abri du besoin et parce qu’ils en sont d’une certaine façon exonérés grâce à leur parachute doré accordé par le fait du prince.
    lLe coup de rabot sur les prestations sociales, le gel du point d’indice pour freiner le train de vie de l’Etat décidés par le premier ministère Valls qui veut être le garant des engagements d’un Président normal ne les troublent pas particulièrement.
    Reste à faire avaler à l’ensemble des Français la pilule du premier paquet d’économies de 50 milliards d’euros de 2015 à 2017 qui en appellera bien d’autres à n’en pas douter et que le gouvernement se fait bien évidemment l’économie de le dire. C’est évidemment une goutte d’eau si j’ose dire face aux 2OOO milliards d’euros de dette publique de la France soit 30 000 euros de dette par Français.
    C’est dire que les récentes promotions de H.Désir et de D .Voynet sont choquantes d’abord parce qu’elles contrastent totalement avec l’idée que l’on se fait de la méritocratie à la française et que le sentiment dominant qui prévaut parmi le peuple c’est que les grands commis de l’Etat se servent avant de servir et que les copains sont des coquins.
    Il y a ensuite un grand toupet à demander à Bruxelles un nouvel échéancier pour ramener le déficits public à 3% du PIB au moment ou d’autres pays européens contributeurs rament tout aussi fort et réclament des souplesses. La France est scrutée ne l’oublions pas et que si elle veut être crédible, maîtresse du jeu et respectée elle doit être exemplaire à plus d’un titre.
    Ne nous étonnons donc pas de la formule « tous pourris » ce qui est injuste mais pas forcément infondé et des taux record d’abstention pour des élections nationales ou européennes.
    Quand règnera en permanence le mensonge, les combines, le double-discours par peur d’annoncer des vérités, l’inconstance des apparences, nos fondations s’écrouleront à leur tour par pourrissement généralisé.

    René Floureux 18 AVRIL 2O14

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