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	<title>gaullisme.fr &#187; Chirac</title>
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	<description>Tout sur de Gaulle, tout sur le gaullisme</description>
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		<title>Bruno Le Maire : « La droite a reculé dans le cœur et l&#8217;esprit des Français »</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2013 16:49:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mercredi 13 Février 2013 &#8211; propos recueillis par Nicolas Domenach et Maurice Szafran (Marianne.net) &#160; L&#8217;ancien ministre de Nicolas Sarkozy revient sur le livre singulier* &#8211; témoignage politique littéraire aux &#171;&#160;verbatim&#160;&#187; hallucinants de l&#8217;ancien président &#8211; qu&#8217;il consacre à l&#8217;exercice du pouvoir. Autoproclamé &#171;&#160;non-aligné&#160;&#187; à l&#8217;UMP, cet ambitieux en profite pour dresser sa feuille de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3></h3>
<ul>
<li><span style="color: #666666;">Mercredi 13 Février 2013 &#8211; propos recueillis par <strong>Nicolas Domenach et Maurice Szafran</strong> (Marianne.net)</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #333333; font-size: small;">L&#8217;ancien ministre de Nicolas Sarkozy revient sur le livre singulier* &#8211; témoignage politique littéraire aux &laquo;&nbsp;verbatim&nbsp;&raquo; hallucinants de l&#8217;ancien président &#8211; qu&#8217;il consacre à l&#8217;exercice du pouvoir. Autoproclamé &laquo;&nbsp;non-aligné&nbsp;&raquo; à l&#8217;UMP, cet ambitieux en profite pour dresser sa feuille de route, en n&#8217;épargnant au passage ni la gauche ni la droite. </span></strong></p>
<p align="center"><a href="http://www.marianne.net/"><img title="BAZIZ CHIBANE/SIPA" src="http://www.marianne.net/photo/art/default/965299-1142817.jpg?v=1360688403" alt="BAZIZ CHIBANE/SIPA" width="586" /></a></p>
<p align="center">BAZIZ CHIBANE/SIPA</p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>Marianne :</em> N&#8217;appartenez-vous pas à une espèce en voie de disparition, celle des hommes politiques qui écrivent ? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>Bruno Le Maire :</em> La politique et la littérature, en France, ont toujours été étroitement mêlées, la politique se représente dans la littérature qui a toujours été l&#8217;interrogation de la politique. Notre pays se grandit en gardant ce lien et, pour beaucoup voyager, je vois que ce qui reste le plus respecté de la France ailleurs, ce sont sa culture et sa langue. Si nos responsables politiques abandonnent la culture et la langue françaises, je ne sais pas ce qu&#8217;il nous restera. </span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Les deux derniers présidents n&#8217;en sont pas forcément l&#8217;illustration. Nicolas Sarkozy était un homme de l&#8217;image et François Hollande ne lit aucun roman&#8230;</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> Chaque président a son imaginaire et ce qui fait peut-être le plus défaut, aujourd&#8217;hui, à François Hollande, c&#8217;est justement l&#8217;imaginaire. On est face à quelque chose de plat, sans relief. Les autres présidents avaient su trouver leur relief, que ce soit Nicolas Sarkozy qui est venu à la littérature, Jacques Chirac qui avait trouvé une profondeur dans des cultures éloignées, une manière d&#8217;arriver à voir la politique en surplomb. Et je ne parle pas de Mitterrand qui écrivait bien et même très bien. </span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Dans votre livre, vous faites parler des Français de droite et vous êtes vous-même surpris de la radicalité de leurs propos sur les immigrés, sur les assistés, etc. Comment faites-vous pour faire le pont ?</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> Il y a, dans ce livre, une colère qui s&#8217;exprime. Une colère de beaucoup de Français, qui résulte de la crise. Il y a, ensuite, un éloignement de plus en plus profond de la part des citoyens vis-à-vis de leurs responsables politiques. Ils estiment que nous n&#8217;avons plus prise sur la réalité. Et ce diagnostic menace aujourd&#8217;hui toutes les démocraties occidentales. A partir de là, soit on considère qu&#8217;en arrivant au pouvoir l&#8217;homme politique a toutes les manettes entre les mains et qu&#8217;il va, par la seule force de ses décisions, changer la réalité, et on va dans le mur. Soit on change les pratiques politiques, le fonctionnement de notre démocratie, on redonne un pouvoir très direct au peuple, et on peut faire bouger les choses. Pour la France, c&#8217;est une révision historique profonde de se dire que ce n&#8217;est plus l&#8217;Etat qui va, avec l&#8217;aide des responsables politiques, changer la réalité. Le renforcement du pouvoir des citoyens et la rénovation démocratique vont de pair. </span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Mais reste-t-il un pouvoir, face aux marchés, face aux puissances émergentes ?</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> Qui a le pouvoir ? J&#8217;ai voulu dire clairement aux citoyens : le pouvoir aujourd&#8217;hui n&#8217;appartient plus exclusivement aux politiques. Un ministre est un des éléments des rouages d&#8217;un pouvoir infiniment plus complexe, dans lesquels, pour prendre l&#8217;exemple des quotas de pêche, vous avez les commissaires européens, les directions administratives, les scientifiques, qui vous diront ce que vous pouvez pêcher, et en quelle quantité. Que fait un ministre contre un avis de scientifique qui dit : «Vous n&#8217;avez pas le droit de pêcher de thons rouges, c&#8217;est dangereux pour la survie de l&#8217;espèce» ? Il n&#8217;a plus le pouvoir d&#8217;aller contre cet avis et, d&#8217;une certaine façon, ce n&#8217;est pas si négatif que cela, si on comprend que, derrière cet affaiblissement, il y a aussi la possibilité pour le citoyen de reprendre une partie de ce pouvoir. Le risque évidemment, c&#8217;est que ce pouvoir vacant soit repris par d&#8217;autres personnes qui n&#8217;ont pas la légitimité démocratique suffisante : les administrations &#8211; qui, en France et sur certains sujets, ont repris le pouvoir sur les politiques -, les agences de notation financière, etc. Qui exerce le pouvoir ? Pour nos démocraties, aujourd&#8217;hui, la question est là. </span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">On est surpris de lire qu&#8217;en 2011, avec Sarkozy, vous focalisiez sur Strauss-Kahn ; puis, selon vous, Aubry devait gagner, mais vous écartiez Hollande ! Vous l&#8217;avez sous-estimé&#8230;</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> Je ne sous-estime pas l&#8217;habileté de François Hollande. Mais la France, aujourd&#8217;hui, a besoin de tout, sauf d&#8217;habileté. Elle a besoin de courage, d&#8217;un cap clair, de changements radiaux. Avec François Hollande, nous avons un homme habile là où nous devrions avoir un homme courageux. Nous avons un homme de calcul, au lieu d&#8217;un homme de vision. Nous avons un président qui refuse obstinément de voir les évolutions rapides de l&#8217;Europe et du monde. </span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000040;">Votre livre décrit Nicolas Sarkozy en personnage complexe. Vous écrivez à quel point il vous impressionne. Cependant, ses verbatim vont bien au-delà de tout ce que les journalistes les plus antisarkozystes ont jamais osé écrire sur lui&#8230;</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> C&#8217;est un point de désaccord total. Ce que je retiens des citations, c&#8217;est une puissance personnelle, une puissance politique qui s&#8217;exprime et qui peut aller très loin dans la violence comme dans le doute, très loin dans le questionnement sur soi, dans le projet, et qui, pour le coup, va au-delà de cette caricature que l&#8217;on a donnée de lui. Ce livre est un exercice de vérité sur le caractère humain du pouvoir. J&#8217;assume ce choix d&#8217;écrivain. Qu&#8217;est-ce qui fait des portraits de Louis XIV par Saint-Simon des portraits indépassables ? C&#8217;est que, justement, il n&#8217;y a pas de flatteries, pas de douceur dans le trait. Si j&#8217;avais écrit un livre dans lequel je faisais un portrait de Nicolas Sarkozy avec juste une ou deux petites anecdotes un peu drôles, ça n&#8217;aurait eu aucun intérêt. C&#8217;est pour ça que je respecte à la virgule près la syntaxe, les mots, le vocabulaire et surtout la musique de son langage. </span></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000040;"><strong>Avez-vous hésité à écrire les deux passages sur Chirac qui sont réellement durs ?</strong></span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> Je me suis effectivement posé la question. Les passages sur Jacques Chirac sont peut-être durs, mais ils sont profondément affectueux et respectueux. Je pense que c&#8217;est important de donner cette part d&#8217;humanité à la politique. Il y a quelque chose de bouleversant à voir un ancien chef d&#8217;Etat qui a accompli de grandes choses et qui, lui aussi, est victime de la maladie et de la vieillesse. Si les écrivains servent encore à quelque chose, c&#8217;est à aller derrière l&#8217;image pour dire une vérité. Je n&#8217;oublierai jamais cette rencontre. </span></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000040;">Vous décrivez dans votre livre la lente décomposition de la droite républicaine en 2011. Et ça se finit par le triste épisode Fillon-Copé&#8230;</span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> J&#8217;ai fait des propositions, ces propositions n&#8217;ont pas été suivies. Je suis allé le plus loin possible. Mais il y a un moment où vous êtes aussi un responsable dans une famille qui décide collectivement. La réalité, c&#8217;est que, année après année, la droite a reculé dans le cœur et l&#8217;esprit des Français. Il y a eu une lente séparation entre une société française qui évolue très vite et une droite qui, dans sa doctrine et dans son langage, n&#8217;a pas su répondre aux attentes locales ou nationales des citoyens. Mais je suis confiant, nous avons les ressources et l&#8217;imagination pour reconstruire. </span></p>
<p align="justify"><em><span style="color: #000040;">Comment ?</span></em></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>B.L.M. :</em> La radicalité du livre montre que l&#8217;image de bon élève un peu lisse que certains veulent donner de moi est une image fausse. Le diagnostic que je porte sur la France est qu&#8217;elle a le choix désormais entre des options politiques radicales, courageuses, ou la lente relégation. Je veux m&#8217;inscrire dans la première option. Pendant dix ans, j&#8217;ai vécu au service d&#8217;une autre personne, quinze heures par jour, et j&#8217;ai toujours considéré que Dominique de Villepin avait rendu des services importants à la France ; dans une deuxième période, je me suis consacré le plus sérieusement possible à ma tâche de ministre, dans une relation de confiance totale avec Nicolas Sarkozy. Je suis maintenant un homme décidé à aller au bout de ses convictions.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Propos recueillis par Nicolas Domenach et Maurice Szafran </span></p>
<p align="right"><em><span style="color: #000040;">* Jours de pouvoir, Gallimard, 440 p., 22,50 €</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div align="center">
<table width="300" border="1" cellspacing="20" cellpadding="20" align="center">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="300">
<p align="center"><iframe style="width: 120px; height: 240px;" src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&amp;bc1=FFFFFF&amp;IS2=1&amp;bg1=FFFFFF&amp;fc1=000000&amp;lc1=0000FF&amp;t=gaullismefr-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;m=amazon&amp;f=ifr&amp;ref=tf_til&amp;asins=2070139034" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" width="320" height="240"></iframe></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<div align="center"></div>
<div align="center"></div>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333;"><em>EXTRAITS &#8211; </em><em>QUELQUES PÉPITES DANS LE LIVRE DE BRUNO LE MAIRE</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #333333;"><br />
</span><em>Sarkozy par Sarkozy &#8211; </em><em>&laquo;&nbsp;Le bal des nains&nbsp;&raquo;</em><br />
</strong></p>
<p align="justify">«DSK. DSK est le meilleur candidat pour moi. Prétentieux, lointain. Tu as vu les photos de Match ? Tu as vu ?» Il hoche la tête en signe de consternation, fait glisser la feuille couverte de chiffres devant lui et inscrit au crayon des noms en les énumérant l&#8217;un après l&#8217;autre : «Borloo, Villepin, Morin, Boutin, Dupont-Aignan, Bayrou : voilà, ils s&#8217;agitent. Très bien. Ils disent tous qu&#8217;ils vont y aller. On peut pas vivre sans espoir, hein ? Mais pourquoi j&#8217;interviendrais, moi ? Hein ? Pourquoi ? Je les laisse faire. Ils vont se bouffer entre eux. Et plus on approchera de l&#8217;élection, moins les électeurs apprécieront les divisions. Le président sortant, qui va contester sa légitimité à se présenter ? Qui ? Excusez-moi, mais qui ?» Il repose son crayon. «Je laisse faire le bal des nains. Pardonne-moi l&#8217;expression.»</p>
<p align="justify"><em><strong>Cohabitation</strong></em></p>
<p align="justify">«Alors, vous me direz : Mitterrand était en cohabitation.» Son regard glisse sur les convives. «Mais moi aussi je suis en cohabitation avec la presse.»</p>
<p align="justify"><em><strong>Les rayures d&#8217;un zèbre</strong></em></p>
<p align="justify">«François Fillon ? J&#8217;ai décidé que je le garderai ; j&#8217;ai décidé que ça se passerait bien, donc ça se passera bien ; c&#8217;est une décision, je m&#8217;y tiens ; je le changerai pas. [...] Alors évidemment, je vois, il a ses défauts : qui a pas de défauts ? Qui ? J&#8217;ai dépassé tout ça, ça m&#8217;intéresse pas. Vous voulez que je lui dise de se remuer plus ? Je lui dirai ; pour la milliardième fois ; et ça changera rien. Je vous dis, on change pas les rayures d&#8217;un zèbre. J&#8217;ai fait ça avec Balladur : j&#8217;ai fait ses discours, je lui ai donné des conseils, je parlais pour lui, et plus je parlais, plus j&#8217;aidais Chirac. Voilà la vérité : Balladur, c&#8217;est Balladur ; Fillon, c&#8217;est Fillon ; Sarkozy, c&#8217;est Sarkozy. Et on est seuls.»</p>
<p align="justify"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mère Merkel&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p align="justify">«En plus je peux rien faire sans Merkel. Voilà la vérité : je peux rien faire sans Merkel. Alors je me tape la mère Merkel matin, midi et soir.» Il sourit : «Heureusement je l&#8217;aime bien, la mère Merkel.»</p>
<p align="justify"><em><strong>Insomnies</strong></em></p>
<p align="justify">«Le problème de Hollande, c&#8217;est qu&#8217;il a pas vraiment envie. Moi je vais vous dire, le candidat qui se réveille pas en sueur la nuit en se disant : &laquo;&nbsp;Et les abstentions ? Elles vont faire combien les abstentions ?&nbsp;&raquo; C&#8217;est pas vraiment un candidat. Si on est vraiment candidat, on se réveille en sueur la nuit et on compte les abstentions.»</p>
<p align="justify"><em><strong>&laquo;&nbsp;Surtout des cons&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p align="justify">«Avec Villepin, c&#8217;est plus compliqué : il est fou. C&#8217;est le problème, il est fou. Il croit qu&#8217;il y a que lui pour me sauver, que je suis entouré de cons. Parce qu&#8217;il faut voir, pour lui, je vous dis, vous êtes tous des cons !» Alain Juppé le coupe : «Et des lèche-culs.» Le président le regarde, marque une hésitation, et dans un sourire : «Non, non, surtout des cons.»</p>
<p align="justify"><em><strong>Louis XIV</strong></em></p>
<p align="justify">On peut aimer Nicolas Sarkozy, ou le détester, le vouer aux gémonies, lui tresser des louanges, éprouver pour lui des sentiments intérieurs ou aucun, le vomir, tout continue de se presser et se grouiller autour de lui, comme le seul centre, le seul pôle, le seul pouvoir, le seul monarque fragile et absolu. Le trouble où sont plongés certains responsables de droite vient de la dépendance dans laquelle ils sont envers lui. Les pincements de la jalousie, aussi. Et lui joue de cette amertume, au point de ne plus accepter ni reconnaître qui que ce soit qui ne dépende de son autorité. Ainsi la droite se prive de grandir, tandis que lui, faute de lieutenants solides et suffisamment libres, ne parvient plus à se protéger des coups. Chacun hésite à voir ce qui garantira sa liberté future : la défaite et le retrait de Nicolas Sarkozy, la victoire et les postes qui vont avec. Saint-Simon disait de Louis XIV : «Il ne voulait de grandeur que par émanation de la sienne. Toute autre lui était devenue odieuse.»</p>
</blockquote>
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		</item>
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		<title>Hollande tergiverse sur une reconnaissance de la Palestine à l&#8217;Onu</title>
		<link>http://www.gaullisme.fr/2012/11/18/hollande-tergiverse-sur-une-reconnaissance-de-la-palestine/</link>
		<comments>http://www.gaullisme.fr/2012/11/18/hollande-tergiverse-sur-une-reconnaissance-de-la-palestine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Nov 2012 09:04:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Chirac]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Lénaïg Bredoux (Médiapart) &#160; (François Hollande et Benjamin Netanyahou à l&#8217;Élysée© Reuters) La guerre menace à nouveau Gaza. 42 Palestiniens sont morts en quelques jours, victimes des attaques d’Israël, tandis que 3 Israéliens ont trouvé la mort dans des tirs de roquettes palestiniennes. À l’Élysée, François Hollande est pour l&#8217;instant silencieux. Selon nos informations, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par <a href="http://www.mediapart.fr/biographie/56331">Lénaïg Bredoux</a> (Médiapart)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.mediapart.fr/files/media_56331/Capture_decran_2012-11-17_a_19.37.17.png"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; float: left;" title="François Hollande et Benjamin Netanyahou à l&amp;#039;Élysée" src="http://static.mediapart.fr/files/imagecache/500_pixels/media_56331/Capture_decran_2012-11-17_a_19.37.17.png" alt="François Hollande et Benjamin Netanyahou à l&amp;#039;Élysée" width="500" height="287" align="left" /></a></p>
<p><span style="color: #666666; font-size: xx-small;">(François Hollande et Benjamin Netanyahou à l&#8217;Élysée© Reuters)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La guerre menace à nouveau Gaza. 42 Palestiniens sont morts en quelques jours, victimes des attaques d’Israël, tandis que 3 Israéliens ont trouvé la mort dans des tirs de roquettes palestiniennes. À l’Élysée, François Hollande est pour l&#8217;instant silencieux. Selon nos informations, il hésite par ailleurs à approuver la résolution présentée par l’Autorité palestinienne en vue de sa reconnaissance comme État non-membre de l’Onu. C’était pourtant une promesse de campagne.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mardi, lors de sa conférence de presse, François Hollande a refusé de dire ce que votera la France à l’assemblée générale des Nations unies fin novembre. <em>«</em><em> </em>S’il y a une résolution, la France la regardera dans son contenu et prendra la position qui lui semblera la meilleure<em> </em>», a déclaré le chef de l’État, sous-entendant ne pas disposer du texte présenté par l’Autorité palestinienne. Il a pourtant été déposé au secrétariat général de l’Onu le 5 novembre, et communiqué dans la foulée à l’ensemble de ses membres. Mediapart en publie la traduction officielle en français.</span></p>
<p><a href="http://www.scribd.com/doc/113621013/Projet-de-Resolution" target="_blank">Projet de résolution</a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La résolution <em>«</em><em> </em>réaffirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’indépendance au sein de l’État de Palestine sur la base des frontières d’avant 1967 ; reconnaissant que, à ce jour, 132 États membres des Nations unies ont reconnu l’État de Palestine ; décide d’accorder à la Palestine le statut d’État Observateur dans le système des Nations unies<em> </em>». Elle doit être discutée le 29 novembre à l’Onu et, sauf énorme surprise, être adoptée par une majorité d’États.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mais tout l’enjeu réside dans le vote des pays du Nord. Les États-Unis y sont fermement opposés, les Européens divisés. Dans ce contexte, le choix de la France est déterminant<em> </em>: traditionnellement perçue comme “pro-palestinienne”, elle peut emmener, ou non, d’autres pays voisins à voter avec les pays du Sud la reconnaissance de la Palestine. Un “non” de la France, <em>a priori</em> exclu, ou une abstention représenterait une rupture dans la politique étrangère française</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="font-weight: bold;">Une promesse de campagne</span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Après François Mitterrand et Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, pourtant présenté dans un premier temps comme “pro-israélien”, avait rallié la cause de la reconnaissance de la Palestine<em> </em>: l’an dernier, la France était passée outre les protestations d’Israël et des États-Unis et avait voté pour à l’assemblée générale de l’Unesco. Une décision saluée à l&#8217;époque par François Hollande, qui souhaitait même aller plus loin. Quelques mois plus tôt, il avait rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas et l’avait encouragé dans <em>«</em><em> </em>un processus qui doit conduire à la paix au Proche-Orient, à un État palestinien et à la sécurité d&#8217;Israël<em> </em>». Avant d’ajouter<em> </em>: <em>«</em><em> </em>Voilà ce qui serait ma position en cas de responsabilité en 2012.<em> </em>» Peu après, Hollande avait voté une résolution du bureau national du parti socialiste demandant la reconnaissance de la Palestine comme membre à part entière de l’Organisation des Nations unies.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">En septembre 2011, juste avant sa désignation à la primaire, il avait aussi signé une proposition de résolution du groupe socialiste à l’Assemblée demandant à la France de voter cette reconnaissance. À l’époque, le premier signataire s’appelait Jean-Marc Ayrault, suivi de près par un certain… François Hollande et dix-neuf futurs ministres du gouvernement, dont Laurent Fabius. <em>«</em><em> </em>Le groupe SRC (socialiste, républicain et citoyen<em> </em>–<em> </em>ndlr)<em> de l’Assemblée nationale appelle la France à reconnaître un état palestinien viable et souverain aux côtés de l’État d’Israël dont le droit à l’existence et à la sécurité doit être pleinement reconnu et garanti</em><em> </em>», écrivaient alors François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Laurent Fabius. Dans la foulée, le député de Corrèze inscrivait dans son programme de campagne la <em>«</em><em> </em>reconnaissance de l’État palestinien<em> </em>» – c’est son avant-dernière proposition, la 59.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">À peine élu, François Hollande a changé de ton. Et ce, alors même que la Palestine a reculé d’un pas en renonçant à demander le statut de membre à part entière (pour laquelle il faut l’accord du conseil de sécurité de l’Onu –<em> </em>inenvisageable à cause des États-Unis) pour se contenter de membre observateur. En juin dernier, le nouveau président de la République apportait ainsi un soutien mesuré à Mahmoud Abbas<em> </em>: <em>«</em><em> </em>Aujourd&#8217;hui, nous devons tout faire pour reconnaître l&#8217;État palestinien à travers un processus de négociations. Ce qu&#8217;attendent les Palestiniens, ce n&#8217;est pas une proclamation.<em> </em>»</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Fin août, à la conférence des ambassadeurs –<em> </em>le grand raout de la politique étrangère française–, le chef de l’État n’a fait qu’évoquer brièvement le conflit israélo-palestinien. Surtout, il a semblé reculer nettement à la sortie de son entretien avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, fin octobre<em> </em>: <em>« Il y aussi la tentation pour l&#8217;Autorité palestinienne d&#8217;aller chercher à l&#8217;Assemblée générale de l&#8217;ONU ce qu&#8217;elle n&#8217;obtient pas dans la négociation… Seule la négociation pourra déboucher sur une solution définitive à la situation de la Palestine. »</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Cette déclaration avait sidéré de nombreux socialistes, majoritairement convaincus que la France doit reconnaître l’État palestinien. Elle a aussi inquiété les Palestiniens et leurs soutiens. Ces dernières semaines, ils ont multiplié les échanges avec l’Élysée pour les convaincre de revenir aux promesses de campagne.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="font-weight: bold;">« La France n’a pas intérêt à apparaître à la botte d’Obama »</span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Plusieurs députés PS préparent une tribune publique, dont l’élu du Morbihan, Gwendal Rouillard, très proche du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et de François Hollande. <em>«</em><em> </em>François Hollande est toujours en phase de réflexion sur la position de la France, c’est pour moi le moment d’argumenter sur l’intérêt de l’admission de la Palestine à l’Onu. Le président de la République doit prendre une position courageuse, nette et précise… On ne peut pas s’inquiéter de la montée du Hamas et ne pas tendre la main à l’Autorité palestinienne, et il faut rappeler que si Israël a le droit à la sécurité, les Palestiniens vivent des humiliations quotidiennes<em> </em>», explique-t-il <em>(<a href="http://gwendal-rouillard.fr/Retour-de-Palestine-la-paix,050.html">voir aussi son blog</a>)</em>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Stéphane Hessel s’est quant à lui fendu d’un coup de fil au conseiller diplomatique de Hollande, Paul Jean-Ortiz, et au secrétaire général adjoint de l’Élysée, Emmanuel Macron.<em> «</em><em> </em>Je leur ai demandé de dire à François Hollande que c’est une situation où il ne faut pas se laisser impressionner par les Américains. La France n’a pas intérêt à apparaître à la botte d’Obama et la situation à Gaza montre que c’est le moment où jamais de montrer un peu de courage<em> </em>!<em> </em>» raconte l’auteur d’<em>Indignez-vous</em>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">Mardi, une heure avant la conférence de presse du chef de l’État, une délégation d’élus socialistes, accompagnés de l’ancien député communiste Jean-Claude Lefort, président de l’Association France Palestine Solidarité, a également été reçue par les conseillers diplomatiques de François Hollande. <em>«</em><em> </em>L’Élysée privilégie absolument la négociation entre Palestiniens et Israéliens. Mais beaucoup de députés socialistes souhaitent que la France vote la résolution palestinienne<em> </em>», explique le député PS François Loncle, qui a assisté à l’entretien. <em>«</em><em> </em>La France ne votera pas contre, mais on ne comprendrait pas que, forte de tous les engagements de campagne et de la certitude que la résolution sera adoptée, la France se mette de côté en s’abstenant. Ce serait donner un signal aux éléments les plus radicaux (en Palestine<em> </em>–<em> </em>ndlr)<em> et mettre en péril les intérêts de la France dans la région</em><em> </em>», avance de son côté Jean-Claude Lefort.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;">La petite délégation se dit en tout cas un peu soulagée par les propos tenus par François Hollande, une heure plus tard, devant la presse <em>(voir en intégralité sous l&#8217;outil Prolonger)</em>. <em>«</em><em> </em>C’était une déclaration encourageante<em> </em>», dit François Loncle. Car, explique un autre élu, <em>«</em><em> </em>lundi, c’était plié<em> </em>: la France allait s’abstenir. Ces derniers jours, la position a évolué et maintenant, c’est totalement ouvert.» Selon plusieurs sources, c’est à l’Élysée que s’expriment les plus fortes réticences à l’approbation de la résolution palestinienne. <em>«</em><em> </em>Il y a des discussions au sein même du cabinet de François Hollande<em> </em>», confirme un proche du chef de l’État. En cause<em> </em>: la pression exercée par Israël, mais surtout celle des États-Unis.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000040;"><em>«</em><em> </em>L’équipe actuelle est plus atlantiste que la précédente et donc plus sensible aux discours venus de Washington<em> </em>», jure même un diplomate de haut rang. Un de ses collègues, plus cruel, a aussi <em>«</em><em> </em>l’impression d’une méconnaissance des dossiers<em> </em>», alors que c’est l’Élysée qui a la main. <em>«</em><em> </em>La position française aujourd’hui constitue une régression totale. La France ne dit plus le droit… Et s’allier aujourd’hui avec le gouvernement le plus à droite d’Israël, c’est de la folie<em> </em>!<em> </em>» s’emporte ce diplomate français, sous couvert d’anonymat. Le chef de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas devrait se rendre dans les prochains jours à Paris<em> </em>; François Hollande devra alors trancher.</span></p>
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		<title>Troisième Guerre Mondiale. C’est pour bientôt ?</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Aug 2012 16:45:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La France et le Canada avalés par la folie guerrière des États-Unis et d’Israël ?
par Richard Le Hir (né le 9 juillet 1947 à Versailles,  avocat, administrateur, conseiller en gestion et homme politique québécois. Il a été député de la circonscription d'Iberville à l'Assemblée nationale du Québec de 1994 à 1997 et ministre délégué à la Restructuration en 1994 et 1995).
À la toute fin du mois de novembre, la détérioration rapide et alarmante de la situation politique en Europe et au Moyen-Orient m’avait amené à soulever la possibilité, ici même sur Vigile, du déclenchement d’une Troisième Guerre Mondiale .]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p align="center"><strong><span style="color: #000040; font-size: small;">La France et le Canada avalés par la folie guerrière des États-Unis et d’Israël ?</span></strong></p>
</blockquote>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #666666;">par<strong> Richard Le Hir</strong> (né le 9 juillet 1947 à Versailles,  avocat, administrateur, conseiller en gestion et homme politique québécois. Il a été député de la circonscription d&#8217;Iberville à l&#8217;Assemblée nationale du Québec de 1994 à 1997 et ministre délégué à la Restructuration en 1994 et 1995)</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">À la toute fin du mois de novembre, la détérioration rapide et alarmante de la situation politique en Europe et au Moyen-Orient m’avait amené à soulever la possibilité, </span><a href="http://www.vigile.net/Et-si-l-issue-devait-etre-la"><span style="color: #000080;">ici même sur Vigile</span></a><span style="color: #000080;">, du déclenchement d’une Troisième Guerre Mondiale .</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">J’avais en effet été sidéré de découvrir, sur un site américain d’information financière, l’extrait d’un bulletin de nouvelles chinois où </span><a href="http://www.zerohedge.com/news/china-will-not-hesitate-protect-iran-even-third-world-war"><span style="color: #000080;">un responsable militaire de haut niveau</span></a><span style="color: #000080;"> avertissait les États-Unis, le Canada et la France, que son pays n’hésiterait pas à protéger l’Iran contre toute agression, même au risque d’une Troisième Guerre Mondiale .</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="9-lehir-une-fb6e7" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/9-lehir-une-fb6e7_thumb.jpg" alt="9-lehir-une-fb6e7" width="244" height="230" align="left" border="0" /></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Cet article avait attiré l’attention d’un journaliste algérien qui communiqua avec moi quelques semaines plus tard pour savoir si je serais disposé à expliciter ma position dans une entrevue qui serait publiée dans son journal en début d’année. Sans me douter le moindrement du traitement qui serait réservé à cette entrevue (</span><a href="http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2012-01-10/lnr.pdf"><span style="color: #000080;">manchette en première page</span></a><span style="color: #000080;">), et de la </span><a href="http://www.vigile.net/Le-probleme-au-Moyen-Orient-tient"><span style="color: #000080;">diffusion qu’elle allait connaître</span></a><span style="color: #000080;"> , j’acceptai son invitation à répondre à une série de questions qui allaient me permettre d’aborder le cas de la Syrie et de suggérer qu’avec l’alignement des positions russe et chinoise sur la question du Moyen-Orient, nous étions en train d’assister à une réémergence des blocs, comme au temps de la Guerre Froide.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Les évènements de l’hiver allaient me donner raison. Au cours des derniers mois, la Chine et la Russie ont exercé à trois reprises leur droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies pour contrecarrer la volonté des États-Unis de la France et du Royaume-Uni d’intervenir militairement en Syrie pour déloger le gouvernement de Bachir Al-Assad et favoriser un changement de régime.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Et malgré tous les efforts en sous-main pour déstabiliser Assad, celui-ci demeure encore en poste, un exploit qui serait totalement impossible s’il ne jouissait pas du soutien très large de la population syrienne. Ceux qui en doutent feraient bien de se remémorer l’effondrement du régime communiste en ex-Allemagne de l’Est et la chute du mur de Berlin, en quelques jours, sans aucune effusion de sang. Et pour des exemples plus locaux, voir le renversement des régimes Ben-Ali en Tunisie et Moubarak en Égypte, relativement pacifiques.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Après avoir évincé les « contras » de Homs et de Damas, revenues à la paix civile, le régime Assad tente désormais de les déloger de deux quartiers d’Alep, toute proche des frontières de la Turquie qui les alimente en hommes et en armes. Et le spectacle de ces centaines de milliers d’habitants qui fuient les quartiers sous contrôle des contras pour se réfugier dans les quartiers contrôlés par les forces du régime Assad confirme éloquemment la légitimité démocratique de son pouvoir.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Aucun régime ne peut tenir très longtemps contre la volonté de sa population. Et c’est justement l’absence de cette volonté populaire de changement qui nous amène à nous questionner sur les raisons profondes de pays comme les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Canada à souhaiter si ardemment un changement de régime en Syrie après l’avoir souhaité et obtenu en Libye, et l’avoir souhaité sans l’obtenir en Iran (fiasco de la Révolution Verte).</span></p>
<p align="center"><span style="color: #000080;">***</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour ce qui est des États-Unis, les motivations sont assez claires, même si les intérêts (pas nécessairement les mêmes) et l’influence politique d’Israël viennent un peu brouiller les cartes. Mais c’est quand on se met à s’interroger sur les motivations de pays comme le Royaume-Uni, la France et le Canada que le problème se complexifie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Le cas du Royaume-Uni est assez facile à régler. Ce pays a depuis longtemps fait le choix de l’alliance géostratégique avec les États-Unis, mais était malgré tout parvenu à conserver une certaine indépendance dans sa politique étrangère au Moyen-Orient sur la base de sa longue expérience politique dans cette région du monde.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Cette situation allait changer dramatiquement après le 11 septembre 2001 et le déclenchement de la guerre contre l’Irak. Le premier ministre travailliste Tony Blair causa une certaine surprise, du moins dans ses propres rangs, en s’alignant sans hésitation et sans faille aux côtés des États-Unis de George W. Bush, alors que la France de Chirac et le Canada de Jean Chrétien refusaient de le faire.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La France était parvenue à maintenir pendant toutes les années depuis le départ de De Gaulle jusqu’à l’arrivée de Sarkozy au moins les apparences d’une certaine indépendance vis à vis des États-Unis et d’un préjugé favorable aux pays musulmans qui s’expliquait, comme dans le cas des Anglais, par sa longue fréquentation de cette culture.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 0px 20px 20px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: right; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="SnapShot_120803_222255-450f8" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/SnapShot_120803_222255-450f8_thumb.jpg" alt="SnapShot_120803_222255-450f8" width="163" height="244" align="right" border="0" /></span><span style="color: #000080;">Pays colonial, la France a imposé pendant longtemps sa tutelle sur le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Ceux qui sont moins familiers avec l’histoire de France savent moins que la France de Napoléon s’était aventurée jusqu’en Égypte et que, même si cette aventure fut de courte durée, elle était parvenue à y conserver une importante influence culturelle et commerciale, dans ce dernier cas avec la construction par Ferdinand de Lesseps du Canal de Suez à compter de 1858 et son exploitation de 1868 jusqu’en 1957 par </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Suez_(entreprise)"><span style="color: #000080;">La Compagnie universelle du canal maritime de Suez</span></a><span style="color: #000080;"> en vertu d’une concession emphytéotique de 99 ans.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« À la suite de la nationalisation du canal par Nasser en 1956, quand le patrimoine égyptien de la Compagnie universelle du canal maritime de Suez a été transféré à la Suez Canal Authority, la société touche d’importantes indemnités car elle dispose d’une concession jusqu’en 1968. Rebaptisée Compagnie financière de Suez en 1958, elle engage sa reconversion en multipliant participations et investissements dans divers secteurs de l’économie. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">On notera au passage qu’il s’agit de l’entreprise à l’origine de GDF-Suez dans laquelle le duo Paul Desmarais/Albert Frère détient une participation importante.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Il faut aussi rappeler que la France et la Grande-Bretagne s’étaient partagé les dépouilles de l’empire ottoman en 1920, et que la France avait pour sa part hérité de ce qui allait par la suite devenir la Syrie et le Liban. Quant au Royaume-Uni, il récupérait l’Irak, la Transjordanie et la Palestine. Le Liban allait acquérir son indépendance en 1943, la Syrie en 1946, et Israël, découpée dans le territoire de la Palestine par les Nations Unies, en 1948.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La présence de la France sur l’échiquier politique du Moyen-Orient est donc une donnée de base, d’autant plus que d’importants liens commerciaux ont survécu au mouvement de décolonisation après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">On comprendra dès lors que la France ait joué un rôle actif dans la Crise du canal de Suez qui survient en 1956, lorsque l’Égypte de Gamal Abdel Nasser décide de nationaliser le canal. Wikipédia résume succinctement les faits de la façon suivante :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« La crise du canal de Suez, aussi connue sous le nom de guerre de Suez, campagne de Suez ou opération Kadesh, est une guerre qui éclata en 1956 en territoire égyptien. Le conflit éclata entre l’Égypte et une alliance secrète, le protocole de Sèvres, formée par l’État d’Israël, la France et le Royaume-Uni, suite à la nationalisation du canal de Suez par l’Égypte.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Cette alliance entre deux États européens et Israël répondait à des intérêts communs : les nations européennes avaient des intérêts politiques, économiques et commerciaux dans le canal de Suez, et Israël avait besoin de l’ouverture du canal pour assurer son transport maritime (ce dernier justifiait toutefois son intervention militaire contre l’Égypte comme étant une réponse aux attaques fedayins qu’il subissait de plus en plus régulièrement sur son territoire). De plus cette crise est considérée comme particulièrement importante car elle survient pendant la période de guerre froide. Plus que les intérêts des pays européens, elle symbolise aussi une union encore contestée de l’Union soviétique et des États-Unis (deux blocs en opposition) et constitue donc un moment clef de cette période de conflits. L’union reste contestée car il semble qu’elle aurait aussi pu être interprétée comme une sorte « d’échange de bons procédés » entre les deux puissances. Ce sont ces deux États qui ont imposé l’arrêt du conflit en renvoyant chez elles les forces françaises et britanniques. [...] »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La crise de Suez allait être l’occasion de la première grande intervention du Canada en politique internationale avec sa proposition de créer une force d’interposition entre les belligérants (les Casques Bleus). Voici comment l’Encyclopédie canadienne présente l’affaire :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« Le 26 juillet 1956, le président égyptien Nasser s’empare de l’importante Compagnie du canal de Suez, qui exploite le canal depuis 1869 ; les principaux actionnaires de la compagnie sont la France et l’Angleterre. Cette occupation par Nasser du canal reliant la Méditerranée et la mer Rouge porte un coup à la fierté et au commerce de l’Occident. La diplomatie ayant échoué, l’Angleterre, la France et Israël conviennent en secret d’une action contre l’Égypte. Israël passe à l’attaque le 29 octobre et, en un seul jour, avance à un peu moins de 42 km du canal. Tel que convenu avec Israël, l’Angleterre et la France somment Israël et l’Égypte de se retirer de la région immédiate du canal. Nasser refuse. Le 31 octobre, l’Angleterre et la France interviennent directement en bombardant la zone du canal.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Dans les coulisses, le gouvernement du Canada se montre irrité par ce geste qui divise le Commonwealth et qui aliène les États-Unis. Toutefois, publiquement, le Canada joue le rôle de conciliateur. Le 4 novembre, L.B. Pearson, secrétaire d’État aux Affaires extérieures du Canada, et ses collègues aux Nations Unies obtiennent un appui écrasant de l’Assemblée générale en proposant la création d’une force internationale chargée de maintenir la sécurité et de coordonner la cessation des hostilités. Le général canadien E.L.M. Burns est aussitôt nommé commandant de la Force d’urgence des Nations Unies (FUNU). Les Anglais et les Français décident cependant de passer outre à la résolution de l’ONU et larguent des parachutistes dans la zone du canal tard le 4 novembre. Grâce à la pression, principalement américaine, exercée sur le premier ministre britannique sir Anthony Eden, un cessez-le-feu est conclu le 6 novembre. Pearson se bat avec succès pour que des soldats canadiens fassent partie de la FUNU, dont les unités d’avant-garde arrivent à la mi-novembre. Bien que Pearson reçoive le Prix Nobel de la paix en 1957 en récompense pour ses efforts de conciliation, bien des gens en Angleterre et au Canada sont consternés par le manque apparent de soutien envers l’Angleterre de la part d’Ottawa. La défaite du gouvernement libéral aux élections générales de 1957 est sans doute en partie attribuable à ce facteur. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En 1956, la France est dirigée par un gouvernement socialiste aux prises avec la décolonisation. Elle a perdu l’Indochine à l’issue d’une guerre en 1954, et cherche encore à conserver l’Algérie. Ces conflits la déchirent sur le plan politique et la laissent exsangue sur le plan financier, conditions qui vont favoriser le retour aux affaires du général Charles De Gaulle, l’homme qui a sauvé la France de la déroute en 1940 et qui s’est retiré « en réserve de la République » en 1946, en désaccord avec l’Assemblée constituante élue pour doter la France d’un nouveau régime politique sur la question des rôles respectifs de l’État et des partis politiques.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">De Gaulle, c’est également l’homme qui a tenu tête aux Américains, aux Anglais et aux Russes malgré la précarité de sa position, et qui a permis, par la force incroyable de sa volonté, que la France figure parmi les vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="SnapShot_120803_221349-ec2b4" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/SnapShot_120803_221349-ec2b4_thumb.jpg" alt="SnapShot_120803_221349-ec2b4" width="244" height="82" align="left" border="0" /></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour De Gaulle, tout tenait à « une certaine idée » qu’il se faisait de la France :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang : que seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans grandeur. » (Charles de Gaulle, <em>Mémoires de guerre</em>, tome 1, Plon, Paris, 1954)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Dans les dix années qui suivent son retour aux affaires, De Gaulle va remettre la France sur pied, d’abord sur le plan économique, avec la collaboration de son ministre des Finances Antoine Pinay, et de son principal conseiller Jacques Rueff, Ce dernier croit aux vertus disciplinaires de l’or pour empêcher la fuite en avant par les déficits, sur lesquels les États-Unis commencent à compter pour financer leur guerre au Viet-Nam.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La France est bien placée pour le savoir. Les coffres de la Banque de France débordent des dollars US que les banques françaises encore majoritaires au Vietnam après son indépendance lui envoient sans dérougir. De Gaulle décide d’exiger sa conversion en or au taux officiel de 35 $ l’once » Il envoie aux États-Unis des navires de guerre chargés de dollars, et ceux-ci rentrent en France chargés de l’or obtenu en échange. Les Américains sont furieux.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Et ils le sont encore davantage lorsqu’ils voient De Gaulle se lancer, sur la base du redressement économique de la France et de l’indépendance qu’elle lui confère, dans une offensive diplomatique tous azimuts qui l’amènera à quitter l’OTAN, se doter de l’arme nucléaire et proposer aux pays non alignés une troisième voie dans une série de discours à travers le monde qui vont s’inscrire résolument en faux contre les pratiques hégémonistes américaines.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Ainsi, le 28 septembre 1964, De Gaulle déclare en Bolivie</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« Que chaque peuple dispose à tous égards de lui-même, afin que son avance en fait de civilisation soit effectivement la sienne. Qu’il fasse en sorte que son progrès soit celui de tous ses enfants pour susciter dans les profondeurs les ardeurs et les capacités qui multiplient les efforts, qu’il transforme en émulation créatrice et productrice par rapport aux autres nations, ce qui demeure trop souvent rivalité d’ambitions, que les puissances qui en ont le moyen prêtent leur concours au développement des moins avantagés, cela suivant les affinités réciproques, et sans qu’il y ait, sous aucune forme, intervention étrangère dans les affaires de qui que ce soit, voilà, en effet, quelles sont, pour la France, les conditions nécessaires de l’équilibre général, du progrès de tous et de la paix dans l’univers. » (Pochette du disque « Charles De Gaulle, Discours aux peuples du monde », Disques Déesse DDLX 87, Paris)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">À Pnom-Penh, le 1er septembre 1966, </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=I3UZfAmaeFU"><span style="color: #000080;">De Gaulle s’en prend directement à la soif de guerre des États-Unis</span></a><span style="color: #000080;"> . Voici le commentaire du professeur et président du parti UPR François Asselineau dans le cadre de la dernière campagne présidentielle française :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« Le 1er Septembre 1966, présent dans la capitale Cambodgienne, le Général de Gaulle prononce devant plus de 200 000 personnes, le « Discours de Phnom-Penh ». Ce discours est un des plus habiles de l’histoire politique de l’humanité. En effet, tout en rappelant l’indépendance de la France, il affirme l’existence d’une troisième voie représentée par les non-alignés. Cependant, le Général de Gaulle est également visionnaire et marque un tournant dans la manière d’envisager les relations Internationales pour les anciennes puissances coloniales. Ces propos ont été ressentis à l’époque comme une gifle et une trahison par les américains alors en guerre au Vietnam. Les Américains outrés, n’ont alors pas compris toute la subtilité et les nuances de ces paroles car il rend aussi un hommage aux valeurs de libertés qui fondent la démocratie américaine. Ils n’ont pas non plus saisi la lucidité de ses propos. En 1968, c’est à Paris que s’ouvrira la conférence qui mettra fin à la guerre du Vietnam (la guerre la plus inutile et la plus chère de l’histoire des Etats-Unis après la guerre d’Irak). Ce qui est impressionnant, c’est qu’après plus de 40 ans, ces paroles résonnent encore d’une manière originale et sont plus que jamais d’actualité concernant par exemple la guerre en Afghanistan. » (</span><a href="http://www.dailymotion.com/video/xkfeed_francois-asselineau-su%3C/quote%3Er-les-guerres-d-afghanistan-et-de-libye-et-sur-l-otan_news"><span style="color: #000080;">Voir aussi</span></a><span style="color: #000080;">)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="clip_image004" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/clip_image004.jpg" alt="clip_image004" width="244" height="61" align="left" border="0" /></span></p>
<h5 align="justify"><a href="http://vimeo.com/25725959"><span style="color: #000080;">La visite du général de Gaulle au Québec</span></a><span style="color: #000080;"> from </span><a href="http://vimeo.com/user7407944"><span style="color: #000080;">Delorimier</span></a><span style="color: #000080;"> on </span><a href="http://vimeo.com/"><span style="color: #000080;">Vimeo</span></a><span style="color: #000080;">.</span></h5>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">L’été suivant, le 24 juillet 1967, De Gaulle, venu rendre visite à son « ami Johnson » </span><a href="http://www.vigile.net/La-visite-du-general-de-Gaulle-au"><span style="color: #000080;">http://www.vigile.net/La-visite-du-&#8230;</span></a><span style="color: #000080;"> à l’occasion de l’Expo 67, lançait son</span><span style="color: #000080;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0l1EYNoHY1A">« Vive le Québec libre »</a>*</span><span style="color: #000080;">  depuis le balcon de l’Hôtel de ville de Montréal . À lire ce qui précède, on comprend facilement que cette déclaration était loin d’être spontanée, qu’elle était mûrement réfléchie et qu’elle procédait d’un plan bien défini. On n’est pas général pour rien.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">D’ailleurs, cette analyse est confirmée par un de ses intimes, Jacques Foccart, qui relate son échange avec De Gaulle le 27 juillet 1967 dans son Journal de l’Élysée paru chez Fayard en 1998 (t. I, p. 685), au cours duquel lui aurait déclaré ceci :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« Le fait est qu’un jour le Canada français deviendra une grande puissance et que nous y aurons aidé et que la France en tirera un bénéfice. Bien sûr, pas moi. Ce n’est pas pour tout de suite, bien que, du fait de notre attitude, nous ayons considérablement accéléré le processus. C’est une affaire dont l’avenir s’inscrit d’avance, et de manière certaine depuis notre action, et le développement, croyez-moi, sera beaucoup plus rapide qu’on ne le croit. […] Il fallait le faire, c’était évident. Je savais à quoi m’en tenir à partir du moment où j’y allais. Alors on m’a dit : Ottawa… Ottawa, je m’en fous ! C’est au Canada français que je rendais visite, c’était l’essentiel. […] J’aime mieux crever que d’aller au Canada porter un toast à la reine d’Angleterre ! Croyez-moi, j’étais bien soulagé quand ils m’ont offert l’occasion de m’en aller : j’ai sauté dessus avec bonheur. Tout cela va faire des remous, c’est sans importance. Tout cela va donner des motifs d’articles à toute cette presse infâme et avachie, aux pieds et à la botte des Américains, des Israéliens et de tous les autres, mais qui ne soutient pas la France parce qu’ils ont honte de parler de la France ou de défendre la France : tout cela est sans importance. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="clip_image005" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/clip_image005.jpg" alt="clip_image005" width="224" height="244" align="left" border="0" /></span><span style="color: #000080;">On connaît la réaction au Canada. Mais c’en est également trop pour Washington et pour ses alliés en France. Le premier ministre George Pompidou, ancien directeur général de la Banque Rothschild, s’inquiète de plus en plus des projets de De Gaulle. </span><a href="http://www.comite-valmy.org/spip.php?article497"><span style="color: #000080;">Chez les acteurs économiques, la « troisième voie » passe mal</span></a><span style="color: #000080;"> :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« En sus des Américains, De Gaulle avait à dos leurs suiveurs atlantistes, de Mitterrand à Lecanuet, sans compter Jean-Jacques Servan-Schreiber [alors rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’information <em>L’Express </em>et l’auteur du <em>Défi américain</em>, une apologie de l’Amérique] qui, en plein mois de mai, dénonçait « la dictature intellectuelle du Général qui avait tout gelé en France ». Et cela dans un magazine américain : « Life » qui par ailleurs voyait dans l’Elysée un nid d’espions du KGB. Aux USA une campagne de presse antigaulliste d’une violence et d’une bêtise inouïes battait son plein&#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Participaient encore à cette curée, le ban et l’arrière ban du vichysme et de l’OAS : « mai » c’était l’occasion de régler son compte à l’homme de la France libre et au décolonisateur de l’Algérie. Sans compter les milieux d’affaire : « De Gaulle a pour opposants les mêmes gens, haute finance et classe moyenne, qui firent tomber le gouvernement Blum dans les années trente en spéculant contre le franc et en plaçant leur argent à l’étranger (écrit Hannah Arendt dans une lettre à Mary Mc Carty fin 68). Le tout non pas en réaction aux émeutes étudiantes, mais aux idées grandioses de De Gaulle sur la participation des travailleurs dans les entreprises »&#8230; ».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En fait, quand on examine qui avait intérêt en 1968 à ce que la situation politique se dégrade rapidement en France, celui des Américains et de leurs « suiveurs atlantistes » est tellement évident qu’ils y ont nécessairement contribué s’ils n’en sont pas carrément les instigateurs, ce que les historiens finiront éventuellement par nous révéler.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Après la </span><a href="http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1958-1970-la-ve-republique/de-gaulle-et-la-participation/analyses/la-participation-idee-centrale-de-la-pensee-gaullienne.php"><span style="color: #000080;">démission de De Gaulle devant le rejet de son référendum sur la participation le 27 avril 1969</span></a><span style="color: #000080;"> , la France retombe rapidement sous l’influence des États-Unis.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En 1971, l’administration Nixon, enlisée dans l’aventure vietnamienne, et incapable de faire face aux dettes et aux obligations de conversion du pays, décide de dévaluer sa monnaie en supprimant sa convertibilité en or. La banque centrale des États-Unis (la FED) a désormais les mains libres pour monétiser la dette, avec les résultats que nous découvrons aujourd’hui.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La France emprunte le même modèle en 1973 en adoptant sa Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France. Même modèle, même endettement catastrophique aujourd’hui.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Mais si les Américains sont parvenus à reprendre le contrôle du jeu économique avec l’élimination de De Gaulle, la France n’en conserve pas moins quelques velléités d’indépendance diplomatique à l’égard des États-Unis qui vont lui coûter très cher lorsqu’elle s’aventurera à les exercer, l’expérience la plus probante à cet égard étant survenue lors de son refus très spectaculaire de suivre les États-Unis dans sa guerre contre l’Irak.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><object width="320" height="240" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xc5ax8" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="320" height="240" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xc5ax8" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">On se souviendra de l’indignation que la brillante prestation du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 14 février 2003 , avait soulevé aux États-Unis. La France avait alors dû affronter un boycott de ses intérêts que son patronat avait très mal vécu.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">« Comme par hasard », de Villepin s’était retrouvé peu de temps après au cœur d’une affaire politique tordue, l’affaire Clearstream, qui allait prendre rapidement une tournure judiciaire grave, coupant court à ses ambitions présidentielles pour 2007 et laissant la voie libre à Nicolas Sarkozy.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">C’est sans doute le même « hasard » qui a valu à Dominique Strauss-Kahn, brillant économiste et directeur général du FMI, quelques mois d’emprisonnement dans une prison de New York pour une pitoyable affaire de mœurs alors que son véritable crime, tout comme le Général De Gaulle en son temps, avait été de </span><a href="http://www.vigile.net/Le-sale-jeu-des-Americains-et-le"><span style="color: #000080;">remettre en cause l’hégémonie du dollar US</span></a><span style="color: #000080;"> .</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Et parce qu’Israël et les États-Unis voguent de concert et que l’affront fait à l’un vaut pour l’autre, que penser de l’audace « irresponsable » du président Chirac qui avait accueilli en 2004 sur son territoire le chef historique des Palestiniens, Yasser Arafat, gravement malade, pour qu’il puisse s’y faire soigner, qui s’était même rendu à son chevet pour lui offrir ses vœux de rétablissement, et qui, à son décès, lui avait fait rendre les hommages de la France lors d’une cérémonie officielle à l’aérodrome militaire de Villacoublay avant de le transporter au Caire ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Heureusement pour lui, Chirac était en fin de mandat et n’était plus en mesure de nuire aux intérêts américains.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="clip_image006" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/clip_image006.jpg" alt="clip_image006" width="240" height="244" align="left" border="0" /></span><span style="color: #000080;">On comprend dès lors beaucoup mieux comment Nicolas Sarkozy, que </span><a href="http://www.voltairenet.org/Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a"><span style="color: #000080;">les Américains contrôlaient entièrement, y compris par des liens familiaux</span></a><span style="color: #000080;"> , a pu servir leurs intérêts au point même de leur permettre de se cacher derrière lui (et derrière le Canada de Harper) à certains moments, comme dans l’opération contre la Libye.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Mais Sarkozy parti, ce qui surprend et déçoit sûrement une bonne partie de l’électorat de gauche en France, c’est de voir le président Hollande suivre exactement la même politique étrangère que son prédécesseur et se ranger docilement, sans le moindre bémol, dans le camp des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Le Canada n’a pas une histoire diplomatique aussi riche que celle de la France. Comme je l’ai souligné plus haut, sa première intervention marquante sur la scène internationale fut sa suggestion de créer les casques bleus dans la foulée de la guerre du Canal de Suez en 1956.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour le reste, voisin des États-Unis, sa marge de manoeuvre n’est pas très grande, ce qui n’a pas empêché l’ancien premier ministre Libéral, Pierre-Elliott Trudeau, mort en 2000, de multiplier les pieds de nez à leur endroit, en entretenant notamment des</span><a href="http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2000/10/20001003-102421.html"><span style="color: #000080;">liens d’amitié avec Fidel Castro</span></a><span style="color: #000080;"> qui s’est d’ailleurs déplacé à Montréal pour ses funérailles .</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En 2003, le Canada n’avait pas, lui non plus, suivi les États-Unis dans leur engagement militaire en Irak. Le refus du premier ministre Jean Chrétien, Libéral lui aussi, était lié à des considérations bassement électoralistes. Si, dans son ensemble, l’électorat canadien était également divisé sur l’opportunité de cet engagement, la ventilation des résultats par régions donnait une toute autre image de la situation, les Québécois y étant très majoritairement opposé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="clip_image007" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/clip_image007.jpg" alt="clip_image007" width="240" height="244" align="left" border="0" /></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La question de la participation du Canada à cette guerre était même parvenue à mobiliser à Montréal, en plein hiver, 150 000 personnes qui n’avaient pas hésité à</span><a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/20668/la-plus-grosse-manifestation-de-l-histoire-du-quebec"><span style="color: #000080;">braver un froid de -26 °C</span></a><span style="color: #000080;"> pour faire connaître leur opposition, tant la tradition pacifiste est forte au Québec.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour des raisons sur lesquelles les Américains n’ont eu aucune influence, les Libéraux allaient se retrouver à la tête d’un gouvernement minoritaire aux élections générales suivantes en 2004, et par la suite perdre le pouvoir aux mains du Parti Conservateur de Stephen Harper, d’abord appelé à former un gouvernement minoritaire en 2006, puis majoritaire en 2011.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Depuis son élection en 2006, Harper n’a eu de cesse d’aligner les positions canadiennes dans tous les domaines sur celles des États-Unis, au point même de se distinguer parfois par son excès de zèle, notamment sur la question de son soutien à Israël.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><img style="background-image: none; margin: 0px 0px 20px 20px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: right; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="clip_image008" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/08/clip_image008.jpg" alt="clip_image008" width="244" height="171" align="right" border="0" /></span><span style="color: #000080;">Cette inféodation systématique de la France et du Canada aux intérêts des États-Unis et d’Israël est particulièrement intrigante, survenant à un moment où les États-Unis sont en perte de puissance, tant sur le plan économique que politique, une réalité si forte qu’elle ne peut échapper aux stratèges des deux pays. Cette réalité commanderait de la part de la France et du Canada une stratégie totalement différente, sauf si&#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Oui, sauf si les dirigeants de ces deux pays étaient au courant d’une menace si forte et si effrayante qu’elles les privait de toute marge de manœuvre et qu’elle les contraignait au soutien inconditionnel des États-Unis et d’Israël, et au reniement de tous les principes démocratiques sur lesquels ils sont fondés.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Si tel est le cas, on aimerait bien le savoir&#8230; Quelle menace ? Une Troisième Guerre Mondiale ? Car au rythme auquel s’accumulent, s’enchainent et se succèdent les évènements, c’est pour bientôt.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><strong><span style="color: #888888;">* (Vive le Québec Libre !) &#8211; <a title="Vive le Québec libre" href="http://www.gaullisme.fr/32cdg_quebec.htm" target="_blank">Lire aussi sur Gaullisme.f</a></span></strong><a title="Vive le Québec libre" href="http://www.gaullisme.fr/32cdg_quebec.htm" target="_blank">r</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Objectifs diplomatiques et capacités militaires</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Apr 2012 22:49:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; par le Contre Amiral(2S) Claude GAUCHERAND Est-il encore possible en 2011 de gagner une guerre ? Et d’ailleurs qu’appelle-t-on guerre ? Quelles sont les conditions nécessaires pour ce faire ? et suffisantes…La cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires en constitue-t-elle une ? Nous nous proposons de reformuler le sujet comme suit : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>
<div align="left"><strong><span style="color: #666666;">par le Contre Amiral(2S) Claude GAUCHERAND</span></strong></div>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/04/lo20_2259376_1_px_470_.jpg"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border: 0px;" title="lo20_2259376_1_px_470_" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/04/lo20_2259376_1_px_470__thumb.jpg" alt="lo20_2259376_1_px_470_" width="228" height="264" align="left" border="0" /></a>Est-il encore possible en 2011 de gagner une guerre ? Et d’ailleurs qu’appelle-t-on guerre ? Quelles sont les conditions nécessaires pour ce faire ? et suffisantes…La cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires en constitue-t-elle une ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Nous nous proposons de reformuler le sujet comme suit : <em>de la nécessaire cohérence entre politique de défense et politique étrangère </em>en limitant le champ de l’étude au seul cas de la France, posant pour base qu’il n’existe pas de nation ni de défense ni d’armée européennes bien que ces concepts fassent depuis plusieurs décennies l’objet de débats permanents.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour ce qui est de la guerre, nous prendrons ce mot dans une acception englobant outre les grandes actions militaires dans les trois dimensions, celles ayant trait à tous les domaines permettant de porter atteinte à la capacité combattive de la nation. Dans le même temps nous écarterons de cette conception les habituelles opérations extérieures auxquelles la France participe depuis 20 ans sous son drapeau et plus souvent sous un autre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Nous tenterons en conclusion une évaluation de la situation où se trouve notre nation en 2011.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #666666; font-size: medium;">Politique étrangère et politique de défense</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Nous posons en axiome que la politique de défense d’une nation constitue un sous-ensemble de celui plus vaste de la politique étrangère ; ces politiques ne devraient pas ressortir de l’appartenance à la droite, au centre ou à la gauche de ceux qui gouvernent mais être celle de la France, car elles ont en commun de devoir s’inscrire dans le long terme et de n’avoir pour seul objet que le préservation et la promotion des intérêts de notre nation, en premier lieu sa sécurité et sa souveraineté, admettant le principe gaullien sous-jacent qu’une nation n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pourquoi le long terme ? Pourquoi pas d’amis ? Tout simplement pour éviter de reproduire les erreurs passées ou corriger les dérives présentes !</span></p>
<blockquote>
<h3 align="justify"><span style="font-weight: bold; color: #666666;">Quand l’incohérence prend le pas….</span></h3>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En 1918 la France et ses alliés ont gagné la guerre, mais à quel prix ! Ont-ils pour autant gagné la paix alors que les traités de Versailles et de Trianon portent en eux les germes des conflits à venir ? En 1924, c’est l’euphorie du traité de Locarno co-signé, parmi d’autres, par la France, l’Italie et l’Allemagne, la certitude que la grande guerre est bien « la der des ders » et que la SDN voulue par le Président Wilson allait être le lieu de règlement de tous les conflits, tandis que la France signe des accords d’assistance mutuelle avec la Tchécoslovaquie et la Pologne ressuscitées lors de la disparition des empires de l’Est.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Avec une Armée considérée comme la première au monde, la France se dote alors d’une politique de défense en contradiction avec ses engagements à l’est, axée sur la défensive, complétant la protection naturelle constituée par les Pyrénées, les Alpes, le Rhin et 6000km de côtes, par quelques centaines de kilomètres d’ouvrages militaires, la ligne Maginot du nom du ministre de la guerre qui l’a promue, toutefois interrompue le long de la frontière belge…pour ne pas blesser ce pays ami et neutre de surcroît.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Face à une Allemagne en mal de produire du beurre mais disposant de canons, la suite est connue. Après avoir laissé le champ libre à Hitler et à Mussolini pour aider à la mise en place d’un régime dictatorial en Espagne, après la réoccupation de la Rhénanie et l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée allemande sans réaction de la France, l’alliance de revers avec l’URSS fit défaut; après neuf mois d’une drôle de guerre immobile, la Wehrmacht balaya nos défenses. Quels pays avaient donc été les amis de la France à part la Grand Bretagne qui avait eu à ce stade  un intérêt commun au nôtre à combattre le troisième Reich?</span></p>
<blockquote>
<h3 align="justify"><span style="font-weight: bold; color: #666666;">Plus de cohérence…..</span></h3>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">A contrario, la quatrième République, tout en étant aux prises à des guerres coloniales, fut plus cohérente. Membre de l’OTAN, la France mit clairement ses forces sous la coupe du commandement intégré pour faire face à la menace principale, celle des armées du pacte de Varsovie. A l’abri du parapluie dissuasif des forces nucléaires stratégiques américaines, les armées françaises stationnées en Allemagne participaient au dispositif de combat et son Armée de l’Air mettait même en œuvre sous contrôle américain des armes atomiques. Le SHAPE était installé à Fontainebleau et des bases aériennes américaines et canadiennes dans l’est, le nord et jusqu’au centre de la France. La sécurité et, pour une large part, les intérêts des Français furent de cette façon assurés jusqu’en 1958 au prix toutefois d’une allégeance aux Etats Unis quotidiennement présentés comme les amis et les libérateurs de la France.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Engagée mais seule dans la guerre d’Indochine, elle participe à celle de Corée ; dans le cadre des combats contre la rébellion algérienne soutenue par la communauté arabe du Caire jusqu’à Rabat, lorsque la France alliée à la Grande Bretagne tente de jouer la carte militaire contre l’Egypte, elle se heurte rapidement au veto de Washington pour cette fois d’accord avec Moscou. Notre nation découvre alors les limites de ses amitiés et de sa souveraineté. Le discours prononcé à Chicago en 1956 ou 57 par le sénateur et futur Président J.F.Kennedy sur la politique de la France en Algérie, territoire aux ressources pétrolières nouvellement exploitées, fut une autre indication des limites de l’amitié franco-américaine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Au bilan, La France avait perdu une guerre de 7ans en Extrême Orient, conduite sans le soutien populaire, combattue de l’intérieur par un parti Communiste fort de 25 % de l’électorat, sans le soutien non plus de nos alliés et « amis ». En 1958 elle conduisait toujours seule ce qui ressemblait de plus en plus à une guerre d’indépendance avec la réprobation quasi générale de l’ONU et un soutien loin s’en faut d’être général de la nation pourtant mobilisée ; mais sur le front de la guerre froide, elle participait avec ses alliés à une résistance dissuasive face à la menace soviétique.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><em><strong><span style="color: #666666; font-size: medium;">Encore plus de cohérence….</span></strong></em></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Avec le retour du général De Gaulle, la France modifia de façon harmonieuse l’ensemble de ses deux politiques, les fondant sur une autonomie génératrice d’une souveraineté reconquise. La politique de Défense, centrée sur un arsenal nucléaire de dissuasion du faible au fort avec en concomitance la sortie des forces armées du commandement intégré de l’OTAN, allait servir une politique étrangère ambitieuse ouvrant notre nation sur le monde en la dégageant de la rivalité paralysante de l’antagonisme Est – Ouest et de l’engagement systématique auprès d’Israël. Ouverture sur les pays non-alignés, reconnaissance de la Chine de Pékin, indépendance des colonies et de l’Algérie, renaissance d’une politique Arabe, la France apparaît aux yeux du monde avec ses 60 millions d’habitants comme une référence respectée, ses intérêt servis, sa sécurité aussi assurée que jamais, au prix toutefois du départ d’Algérie d’un million de nos compatriotes et d’une guerre de huit ans militairement gagnée mais politiquement perdue. La France a des alliés mais ne compte pas sur ses amis et n’a pas d’ennemis ouvertement déclarés sauf épisodiquement ceux qui, comme la Libye, cherchent noise à l’un ou l’autre des pays auxquels la lie un traité de coopération en matière de défense.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">La France ne reconnaît que des Etats mais pas le droit d’ingérence humanitaire et elle n’hésite pas lorsqu’elle l’estime nécessaire à donner son opinion à propos des actes de guerre de ceux de ses alliés dont elle ne partage pas les buts, les Etats Unis au Viet Nam ou Israël en lutte avec ses voisins.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Notre stratégie de dissuasion nucléaire est efficacement complétée par une stratégie dite d’action indirecte consistant à placer préventivement des unités des trois armées dans les zones sensibles et dans les DOM/TOM : c’est la politique du seau d’eau pour arrêter le feu avant qu’il ne se transforme en incendie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Ayant ainsi établi par ces trois exemples de notre histoire récente la nécessaire cohérence entre Défense et Diplomatie c’est à dire entre capacités militaires et objectifs diplomatiques, nous en venons à répondre à la question de savoir si la France de 2011 a la capacité de vaincre dans une guerre qu’elle aurait à affronter.</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #666666; font-size: medium;">Situation présente</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Quelle est la situation de la France? Quelle a été son évolution depuis 1974 ? Quelle politique ont suivie les quatre chefs d’Etats qu’elle a connus ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">De la politique étrangère, on peut dire qu’elle est axée sur la construction européenne et le renforcement du pilier franco-allemand avec toujours plus de pouvoirs dévolus aux organismes européens y compris les pouvoirs régaliens de battre monnaie, de rendre la Justice et de légiférer. Dans le même temps s’est effectué le désengagement progressif de notre présence dans les pays dits « du champ », autrement dit des pays africains issus de nos anciennes colonies. A une politique arabe s’est substituée une politique de suivisme de celle que conduit Washington au Proche Orient allant en 1991 jusqu’à combattre par les armes l’Irak diabolisé puis participer en plein cœur de l’Europe à la guerre de dépeçage de la Yougoslavie, reniant ainsi une amitié séculaire avec le peuple serbe pour la plus grande satisfaction d’une Allemagne réunifiée et revancharde. En dépit de la fin de l’URSS et du pacte de Varsovie, la France souscrivit à la pérennisation du traité de l’Atlantique Nord lors des festivités de son cinquantenaire en 1999, organisées à Washington, et à son renforcement alors que tout candidat à l’entrée dans la communauté européenne commençait par adhérer à ce traité et à son organisation militaire.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En 2003 le refus français de participer à une nouvelle guerre contre l’Irak, constitue le dernier sursaut de la France pour affirmer sa pleine souveraineté et son indépendance comme membre permanent du conseil de sécurité . L’espoir qu’il a alors suscité dans le monde est de fait resté sans lendemain.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Quant à la politique de Défense, son évolution suit un parcours parallèle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Dans le domaine nucléaire, la fermeture du centre d’essai du Pacifique décidée par le Président Mitterrand fut suivie, sous la présidence de Jacques Chirac, de la réduction de la permanence à la mer du nombre de SNLE et du retrait du service de la composante terrestre de la force de dissuasion, mise en œuvre par les Armées de Terre et de l’Air (missiles du plateau d’Albion) . Enfin avec le Président Sarkozy, il est fait état de projets de mise à disposition de la CE de la force nationale de dissuasion tandis qu’un traité de coopération a été signé avec la Grande Bretagne dans le domaine de la recherche qui lui est associé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Pour ce qui concerne l’abandon de l’armée de conscription, le processus fut entamé en 1991 par une émission de télévision &#8211; <em>Ciel ! mon mardi</em> – faisant apparaître au yeux du public trois personnages en uniforme de « seconde classe » affublés d’une cagoule et présentés comme des « appelés » refusant d’aller combattre en Irak. Le conseil des ministres du lendemain entérinait la chose, seuls les appelés volontaires des trois armées étaient dès lors susceptibles de participer à des opérations, cette décision ayant pour effet immédiat de semer la confusion dans les unités. Elle devait aboutir sous la présidence de J.Chirac à la professionnalisation de l’ensemble des armées de la République, préalable à un retour dans les structures du commandement intégré de l’OTAN et à l’usage de l’anglais comme langue de travail, en contravention avec l’article 2 de la constitution, retour effectué sous le mandat du Président Sarkozy.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Toutes ces décisions touchant au cœur de ce qui constitue la sécurité et la souveraineté du peuple de France, furent prises avec une remarquable continuité par trois chefs d’Etat qui sont aussi chefs des Armées, sans débat public et sans référendum. Après l’échec de celui sur la constitution européenne, la ratification du traité de Lisbonne par le Congrès acheva d’inscrire la politique étrangère et de défense de notre pays dans un conglomérat européen lui même assujetti et englobé dans une communauté euro atlantique que James Baker, en juin 1991 à Berlin, destinait dans les 20 ans à venir à s’étendre de Vancouver à Vladivostok. L’OTAN en constitue à la fois le cadre politique et le bras armé des desseins belliqueux de Washington.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En février 1982, le gouvernement britannique se croyait en paix avec les états dictatoriaux sud-américains et négociait la vente de son porte-avions flambant neuf à l’Australie et de ses grands transports de débarquement à l’Argentine : deux mois plus tard le Royaume Uni entamait une guerre sans merci contre…l’Argentine. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Bien sûr en 2011 la France n’a pas d’ennemis déclarés à ses frontières. N’était-ce pas exactement ce que l’on croyait en 1924 à Locarno ? Bien sûr l’ OTAN est une organisation pérenne . N’était-ce pas jusqu’en 1990 ce qui se disait du Pacte de Varsovie ? Les Etats Unis et la Grande Bretagne sont d’exemplaires démocraties. C’est ce qui ce qui pouvait se dire de l’Allemagne et de l’Espagne et de l’Italie au début des années 30. Mais ceux qui ont la responsabilité de voir au-delà de la prochaine échéance électorale, au-delà de l’horizon de l’actualité quotidienne doivent avoir conscience que si la science et les techniques progressent, il n’en va pas vraiment de même du genre humain, des peuples et de ceux qui les gouvernent, qu’une démocratie qui a dans son arsenal de lois les Patriot Act 1 et 2 n’est pas à l’abri de devenir un état totalitaire, qu’une montée de ce que l’on nomme l’extrême droite dans l’électorat de nos voisins d’outre-Rhin peut se transformer très vite en le rétablissement de ce que l’on a déjà connu. Avoir cette conscience, ce serait faire en sorte de compter avant tout sur nous-mêmes pour notre Défense et notre Diplomatie en considérant que ce sera trop tard pour ce faire quand les masques tomberont s’ils viennent à tomber. Ce serait somme toute ne pas confondre alliance et inféodation, intérêts communs d’un moment et intérêt national pérenne. Ce n’est à l’évidence pas le cas. C’est pourtant bien là la leçon à tirer de l’histoire récente et de la guerre des Malouines.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Professionnalisées, et féminisées aussi, dotées de matériels en trop faibles quantités et d’hommes en effectifs trop réduits au regard de l’emploi qui en est fait dans des opérations multiples et coûteuses dites du maintien de la paix à moins que ce ne soit dans des opérations de guerre contre le terrorisme ou pour la promotion de la Démocratie sacralisée, les armées de notre république sont peu à peu usées et coupées de la nation dont elles ne sont plus le creuset où, toutes classes et origines confondues, se retrouvait la jeunesse du pays dans un service national, occasion de déceler illettrisme et carences sanitaires mais aussi de découvrir quelques valeurs civiques et la signification du drapeau.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Tandis que la désindustrialisation du pays s’accélère, que le communautarisme s’établit par villes ou par régions, que l’immigration non contrôlée accélère le phénomène, c’est la notion même d’appartenance à une république une, indivisible et laïque qui est mise en péril et peut à court ou moyen terme ouvrir des brèches dans l’unité de la nation. Pour ceux dont l’objectif serait – ou bien est ? – la disparition de la plus ancienne des nations en Europe, c’est là une bonne occasion,si l’opportunité apparaissait ou la nécessité se faisait sentir, de susciter des troubles et de les envenimer. Serait-il impensable de voir se produire ce qui s’est passé dans les Balkans et d’imaginer une Moldavie alsacienne, un Kosovo languedocien, une Bosnie provençale, une Macédoine bretonne ou une Croatie catalane ? Aurions nous la capacité militaire et la force morale de contrer de tels évènements dans un pays dont plus de la moitié de l’électorat, ne se reconnaissant plus dans ses élites politiques, constitue le plus grand parti, celui des abstentionnistes ?</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #666666; font-size: medium;">Pour conclure</span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">En guise de conclusion, posons nous la question de savoir si tout cela n’est pas l’aboutissement d’une guerre de 68 ans que nous aurions perdue, touchant aux domaines de la culture et de la langue par medias interposés, des finances, de la monnaie, de l’industrie, de l’agriculture et de la recherche, guerre que conduisent les Etats Unis contre une nation qui ne cesse de les importuner dans leurs efforts d’établir une Europe fédérale modelée culturellement sur le modèle nord américain, celui d’une société imprégnée de l’idéologie du libéralisme et de l’individualisme. Une Europe vassalisée où règnerait la pax americana. En somme l’Europe de 2011 qui pourrait être améliorée en la remodelant selon de nouvelles régions déjà redessinées dans les officines de l’assemblée européenne.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Roosevelt n’avait–il pas organisé en 1944 un après-guerre pour une France dotée d’un gouverneur américain, une monnaie dont les billets étaient imprimés et quelques provinces de l’Est et du Nord détachées de l’hexagone pour constituer une entité séparée?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Enfin, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire de France, pour que notre pays retrouve sa capacité à gagner une guerre et à reprendre celle qu’il est en passe de perdre, il lui faudra au préalable connaître un sursaut qui ne pourra venir que des profondeurs de son peuple pour vouloir encore exister en propre, dans le respect de ses valeurs séculaires, de son art de vivre et de sa culture, ce qui commence par le respect de sa langue. Une France ayant retrouvé confiance en elle et en l’avenir saura alors reconstruire l’outil de sa défense et établir avec le reste du monde des relations plus en accord avec sa philosophie, loin de la vision binaire du Bien et du Mal de ceux qui au prétexte de lutte contre un terrorisme dont l’éradication passe à l’évidence par un traitement politique, portent la guerre aux quatre horizons de notre planète.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Nous terminerons par cette citation qui nous semble adaptée à la France d’aujourd’hui, extraite de <em>« Grampus » d’Edouard PEISSON.</em></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;"><em>« Toutes les joies, toutes les peines, toutes les excitations, tous les enthousiasmes, toutes les désillusions, toutes les déceptions, toutes les défaites mais aussi toutes les victoires t’ont façonné un nouveau visage. (…)Tu as le visage meurtri, couturé d’un Stjin qui sa vie durant s’est battu avec Grampus. » </em><em>« Qui a gagné ? » </em><em>« Tu n’as pas été vaincu puisque tu continues à te battre. »</em></span></p>
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		<title>De Gaulle, le président de la Ve République qui a le plus changé la France</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 13:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain KERHERVE</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Près d'un Français sur deux (45 %) estime que Charles de Gaulle est le président de la Ve République qui a le plus changé la France, loin devant François Mitterrand (29 %) et Nicolas Sarkozy (11 %), selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="color: #000080;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/03/de-gaulle-president-republique-308615-jpg_190532.jpg"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="de-gaulle-president-republique-308615-jpg_190532" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2012/03/de-gaulle-president-republique-308615-jpg_190532_thumb.jpg" alt="de-gaulle-president-republique-308615-jpg_190532" width="244" height="109" align="left" border="0" /></a>Près d&#8217;un Français sur deux (45 %) estime que Charles de Gaulle est le président de la Ve République qui a le plus changé la France, loin devant </span><span style="color: #000080;">François Mitterrand</span><span style="color: #000080;"> (29 %) et </span><span style="color: #000080;">Nicolas Sarkozy</span><span style="color: #000080;"> (11 %), selon un sondage Ifop pour <em>Sud-Ouest Dimanche</em>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">&laquo;&nbsp;À l&#8217;origine de l&#8217;actuelle Constitution et figure historique incontournable, le général de Gaulle s&#8217;avère donc, et sans réel partage, l&#8217;homme d&#8217;État qui a le plus marqué les cinquante dernières années&nbsp;&raquo;, analyse l&#8217;institut de sondage.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Une large majorité (61 %) des personnes âgées de 65 ans et plus citent sans surprise de Gaulle et les jeunes de 18 à 24 ans s&#8217;accordent également avec leurs aînés pour reconnaître l&#8217;influence du premier président de la Ve République (43 %), relève encore l&#8217;Ifop.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Le général de Gaulle est plus volontiers cité par les hommes que par les femmes (47 % contre 41 %), ces dernières évoquant davantage François Mitterrand que les hommes (31 % contre 27 %), analyse encore l&#8217;institut.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080;">Quant à François Mitterrand, il l&#8217;emporte chez les 35-49 ans (38 %), &laquo;&nbsp;génération dont la socialisation politique s&#8217;est faite sous sa présidence et qui a donc été plus marquée que les autres&nbsp;&raquo;, note le sondeur. Avec 11 %, l&#8217;actuel chef de l&#8217;État Nicolas Sarkozy arrive légèrement devant son prédécesseur, </span><span style="color: #000080;">Jacques Chirac</span><span style="color: #000080;"> (8 %). Quant à Valéry Giscard d&#8217;Estaing et Georges Pompidou, dont les mandats furent les plus courts de la Ve République, ils ne recueillent que 3 % chacun. Enquête réalisée les 28 et 29 avril par téléphone auprès d&#8217;un échantillon de 966 personnes, âgées de 18 ans et plus et représentatives de la population française, selon la méthode des quotas.</span></p>
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		<title>Traiter les dérives constitutionnelles de la Vème République</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 10:19:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu-politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Maastricht]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Marie-Française Bechtel, vice-présidente de la Fondation Res Publica. A l’heure où l’on en appelle ici où là à une « VIème République », n’est-il pas plutôt temps de s’interroger sur la nature réelle de la Vème ? Car, pour remédier à des inconvénients, encore faut-il en avoir mesuré la réalité et l’ampleur.     [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="justify"><strong><span style="color: #666666; font-size: small;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/11/Bechtel.jpg"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border: 0px;" title="Bechtel" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/11/Bechtel_thumb.jpg" alt="Bechtel" width="203" height="203" align="left" border="0" /></a>Par Marie-Française Bechtel, vice-présidente de la Fondation Res Publica. A l’heure où l’on en appelle ici où là à une « VIème République », n’est-il pas plutôt temps de s’interroger sur la nature réelle de la Vème ? Car, pour remédier à des inconvénients, encore faut-il en avoir mesuré la réalité et l’ampleur. </span></strong></p>
</blockquote>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">Quoi qu’on pense de la Vème République, elle avait une cohérence qui a longtemps prévalu. C’était un régime mixte, ni parlementaire ni présidentiel, reposant sur l’idée d’un chef de l’Etat directement élu par le peuple donnant les « grandes orientations » et comptable devant lui de ses initiatives majeures. Après le général De Gaulle et à l’exception notable du référendum de Maastricht (1992), voulu par le président Mitterrand (qui l’avait gagné) et du référendum sur la « Constitution européenne »,voulu par le président Chirac (qui l’avait perdu sans pour autant démissionner), la responsabilité du chef de l’Etat n’a plus été engagée et a perdu sa portée.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">Elle l’a perdue non pas d’ailleurs au détriment du Président mais bien et paradoxalement au profit d’une sorte de surprésidentialisation particulièrement sensible depuis 2007. Pour autant le Parlement n’a pas vu ses prérogatives accrues, bien au contraire. De sorte que la Vème République est aujourd’hui fondée sur un texte auquel la pratique a largement retiré sa cohérence. L’embarras du comité Balladur, prié de réécrire les dispositions distribuant les compétences entre le Président et le Premier ministre et qui y a finalement renoncé, le montre bien. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">Mais la pratique n’est pas seule en cause. Les révisions successives intervenues depuis une vingtaine d’années auront beaucoup contribué à défigurer notre texte fondamental. Trois vagues de réformes ont conduit à un tel résultat. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">Ce sont d’abord les vagues successives de révision destinées à acter les transferts de souveraineté vers l’Union européenne depuis 1992. Certes le Conseil constitutionnel ne consent à parler que de « transferts de compétence ne portant pas atteinte aux conditions d’exercice de la souveraineté » mais l’on ne peut plus aujourd’hui s’y tromper : si nombreuses ont été ces compétences transférées dans les domaines les plus divers que le résultat est là.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">La France a largement perdu toute autonomie dans la confection de la loi, soumise à la supériorité du droit des traités qu’il soit d’effet direct (règlements) ou indirect (directives). Sa souveraineté est aujourd’hui en cause, faute pour son gouvernement et son Parlement de pouvoir proposer ou voter la loi dans de nombreux domaines : ceux là même pour lesquels l’Union européenne exerce la compétence première souvent fort largement définie (« cohésion sociale ») et incluant, depuis le traité de Lisbonne, les libertés publiques, jusqu’alors œuvre majeure des Parlements nationaux. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">C’est ensuite la réforme du quinquennat intervenue en 2000 sur l’initiative conjointe de Lionel Jospin et de Jacques Chirac. Cette réforme présentée comme une simple modernisation, une « respiration démocratique », avait surtout pour objet de coupler la désignation du candidat à la présidentielle et celle des députés pour éviter la cohabitation. En réalité elle a conduit à conforter les états-majors des deux principaux partis dans leur rôle clé dans la désignation des uns et des autres. En voulant aligner le mandat du président sur sa majorité parlementaire, cette révision a contribué à « normaliser » un peu plus encore le chef de l’Etat comme l’inspirateur principal et le maître d’œuvre d’un « programme » à cette différence près qu’il n’engage pas sa responsabilité sur celui-ci. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">C’est enfin la vague de réformes introduites dans le « mécano constitutionnel » (Georges Vedel) au tournant des années 2000. Ainsi la constitutionnalisation du « principe de précaution » (2003), dont le vague va à l’encontre du nécessaire tranchant sans lequel le texte constitutionnel devient une véritable épée de Damoclès pour les politiques publiques. C’est, plus grave, l’exception d’inconstitutionnalité (2008) en apparence parée de vertus démocratiques mais qui ajoute une dépossession supplémentaire du Parlement : déjà sous le contrôle parfois imprévisible du Conseil constitutionnel, avant la promulgation de la loi votée, il voit ce contrôle s’étendre à tout le « stock » des lois existantes pour les plus grands délices des avocats qui à coup de « questions prioritaires de constitutionnalité » ne contribuent pas à accélérer les procédures judiciaires. Cela au moment où le Parlement n’est, comme on l’a dit, plus maître du contenu de très nombreuses lois répondant à des obligations européennes… lesquelles échappent à quasiment tout contrôle de constitutionnalité. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">Au bilan, ce qui l’emporte est donc un ensemble de restrictions apportées à l’exercice du pouvoir par le peuple souverain que ce soit par referendum sur les question majeures ou par la désignation de parlementaires largement dépossédés du pouvoir de faire la loi. Toutes ces dérives méritaient certainement d’être corrigées. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">On s’attendrait donc à voir surgir une réflexion fondée sur ces dégradations de la souveraineté populaire. Or les appels à une VIème République prônent pour l’essentiel le retour au régime parlementaire par l’investiture du gouvernement avec réduction des pouvoirs du Président de la République. On peut rester dubitatif devant ce retour à un passé qui ne nous a pas tellement réussi. Mais il est surtout frappant de constater que, sur aucune des dérives ci-dessus, des correctifs ne sont envisagés.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">Dans le projet Montebourg, l’article 88-1 qui reconnaît le principe du transfert de compétences au profit de l’Union européenne est non seulement maintenu mais mis en exergue. Le projet du Front de gauche, qui fourmille de droits nouveaux ouverts aux citoyens n’en dit pas un mot.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial; color: #000080; font-size: small;">Au fond la souveraineté populaire, qui devrait être le guide d’une Constitution rénovée, est passée par profit et pertes. C’est d’autant plus frappant qu’une Constitution a une valeur supérieure aux traités. Il était donc possible de revenir sur les dérives ci-dessus avec l’instauration d’un contrôle plus fort du Parlement sur le droit européen, le retour à des directives ne donnant que des objectifs généraux (comme le veut d’ailleurs en principe le traité). On peut aussi revenir sur les excès du contrôle de constitutionnalité en permettant au Parlement de donner une interprétation définitive de la loi par une majorité qualifiée : système bien plus démocratique que celui qui consiste à remettre aux juges le dernier mot en matière législative. En bref, renforcer le pouvoir de faire la loi au nom du peuple français méritait une vraie réflexion constitutionnelle. Occasion manquée ou silence significatif, en attendant la Vème République en restera à ses dérives.</span></p>
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		<title>Le président flop</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 10:19:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[    Par  François Bonnet - Médiapart.fr   Europe, euro, G-20, croissance, crises et tourmentes : le président vous protège. Tel était l&#8217;ordre du jour de l&#8217;émission télévisée de ce 27 octobre voulue par Nicolas Sarkozy et soigneusement mise en scène à l&#8217;Elysée: «J&#8217;ai un travail à faire dans une période épouvantablement difficile, je fais ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
<p style="text-align: left;" align="right">Par  <a href="http://www.mediapart.fr/biographie/24"><strong>François Bonnet</strong></a> - <strong><a href="http://www.mediapart.fr/">Médiapart.fr</a></strong></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Europe, euro, G-20, croissance, crises et tourmentes : le président vous protège. Tel était l&#8217;ordre du jour de l&#8217;émission télévisée de ce 27 octobre voulue par Nicolas Sarkozy et soigneusement mise en scène à l&#8217;Elysée: <em>«J&#8217;ai un travail à faire dans une période épouvantablement difficile, je fais ce travail»</em>, a-t-il dit. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Tout le monde l&#8217;a compris : ce qui figurait sur le carton d&#8217;invitation n&#8217;était pas le vrai menu. Le président Sarkozy vient de lancer la campagne présidentielle du candidat Sarkozy. Et il l&#8217;a fait avec quelques idées fixes: défense de sa réforme des retraites, attaques contre les fonctionnaires et <em>«l&#8217;assistanat»</em>, dénonciation des 35 heures et des errements socialistes depuis 1981. En parlant d&#8217;abord et seulement à un électorat de droite convaincu, et dans un exercice d&#8217;autojustification ne laissant pas de place à de nouvelles perspectives.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Nicolas Sarkozy annoncera sa candidature <em>«fin janvier, début février».</em> D&#8217;ici là, nous sommes dans cette phase classique de pré-campagne présidentielle, ce temps particulier où se construit la défaite ou la victoire. Ce fut particulièrement vrai en 1995, quand Jacques Chirac entama dans ce moment précis, par un ratissage méthodique du pays, une sortie des tréfonds de l&#8217;impopularité, alors qu&#8217;un camp Balladur, certain de l&#8217;emporter, s&#8217;enfermait dans sa bulle. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Ce fut aussi le cas en 2002, quand Lionel Jospin commit probablement l&#8217;erreur stratégique de croire que sa position de premier ministre auréolé d&#8217;un bon bilan suffirait à le conduire à l&#8217;Elysée. </span></p>
<p align="center"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/10/chiracmittera.jpg"><span style="color: #000080; font-size: small;"><img style="background-image: none; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="chiracmittera" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/10/chiracmittera_thumb.jpg" alt="chiracmittera" width="644" height="466" border="0" /></span></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Six mois de l&#8217;élection présidentielle : c&#8217;est le moment où se mettent en place les dispositifs de campagne. C&#8217;est surtout le moment où s&#8217;enclenche un compte à rebours impitoyable qui, progressivement, transforme le champ politique en ring de boxe. Chaque round compte ; et à la fin de chacun, l&#8217;opinion compte les points. L&#8217;enjeu primordial est la maîtrise de l&#8217;agenda médiatique : occuper le débat public, l&#8217;organiser, imposer ses thèmes C&#8217;est ainsi, semaine après semaine, puis jour par jour, que se construit une victoire présidentielle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Nicolas Sarkozy le sait sans doute mieux que tous, lui qui, fort de l&#8217;expérience du désastre de 1995, a fait en 2006/2007 un parcours sans faute, <em>« en racontant une histoire au pays »</em>, comme disaient alors ses conseillers, et en réussissant cette prouesse de se faire accepter par les électeurs comme la <em>« rupture »</em> et <em>« l&#8217;alternative »</em> à une droite pourtant installée à l&#8217;Elysée depuis douze ans.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Aussi la plus grande des surprises de cette rentrée est-elle l&#8217;incapacité du président de la République à reprendre la main, à bousculer l&#8217;agenda, à concentrer regards et débats sur sa personne. La réponse n&#8217;a pas été donnée, ou des plus maladroitement, ce jeudi soir. Quel nouveau Sarkozy? C&#8217;est un exercice certes bien rodé, facilité par l&#8217;absence de questionnement pertinent ou seulement précis des journalistes choisis par l&#8217;Elysée. Mais la longueur des monologues présidentiels a anesthésié plutôt que dynamisé cette entrée en campagne.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Or cette émission télévisée – la première depuis février 2011 – devait signifier le redémarrage du moteur élyséen. Après une cure de silence accompagnée d&#8217;humbles et discrets déplacements en région – et justifiée comme une énième opération de <em>« représidentialisation » </em>par ses conseillers<em> </em>–<em>, </em>l&#8217;opinion allait retrouver la vista visionnaire du guide&#8230; L&#8217;obsession dite « pédagogique » du président, soudain devenu professeur ès-crises, n&#8217;aura créé ni surprise, ni bouleversement, ni sursaut. </span></p>
<blockquote>
<h4 align="justify"><span style="color: #000080;"><span style="font-weight: bold;">Equation cauchemardesque</span></span></h4>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Au sortir de ces explications, l&#8217;équation demeure tout autant cauchemardesque pour l&#8217;Elysée et l&#8217;UMP, sauf à croire qu&#8217;une très longue opération de reconquête portera <em>in fine</em> ses fruits. Mais l&#8217;horloge avance et le constat est autre : semaine après semaine, l&#8217;Elysée échoue à marquer des points, à reprendre la main, à imposer son tempo.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Car Nicolas Sarkozy n&#8217;a eu que de bien vieux arguments à faire valoir. Reconnaissant<em> «la crise de la dette»</em>, il a pu facilement, faute d&#8217;interrogations précises, s&#8217;en exonérer. Or les menaces qui pèsent sur le fameux triple A de la France sont d&#8217;abord la conséquence d&#8217;un endettement qui a explosé sous son mandat: depuis 2007, celui-ci a augmenté de plus de 700 milliards pour atteindre 1.650 milliards. Et la crise n&#8217;est responsable que du tiers de cette augmentation, selon une récente étude de la Cour des comptes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Les explications consistant à renvoyer les responsabilités aux socialistes de 1981 (retraite à 60 ans, nationalisation des banques), aux socialistes de 1997 (les 35 heures), aux chiraquiens (l&#8217;intégration de la Grèce dans la zone euro en 2001), apparaissent comme autant d&#8217;échappatoires, abondamment utilisées lors de la campagne de 2007 et qui paraissent aujourd&#8217;hui largement obsolètes.</span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/10/sarkomerk.jpg"><span style="color: #000080; font-size: small;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border-width: 0px;" title="sarkomerk" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/10/sarkomerk_thumb.jpg" alt="sarkomerk" width="313" height="206" align="left" border="0" /></span></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">On peut ne pas le voir en France mais l&#8217;Europe l&#8217;a déjà compris. C&#8217;est ce qui explique comment, durant l&#8217;été, la chancelière Merkel s&#8217;est emparée de la conduite des affaires européennes et du pilotage de la crise grecque pour imposer, une par une (du défaut partiel de la Grèce à la mise sous cloche de la BCE, en passant par la recapitalisation des banques) ses solutions, qui répondent d&#8217;abord aux intérêts propres de l&#8217;Allemagne. Cette dernière semaine de rencontres en urgence et de sommets européens extraordinaires a achevé de mettre en scène un président français affaibli</span><span style="color: #000080; font-size: small;">.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">L&#8217;UMP fait ses comptes et le parti présidentiel voit lui aussi le compteur tourner en sa défaveur. Depuis le début de l&#8217;été, les catastrophes succèdent aux catastrophes : affaire Takieddine, scandale des surveillances téléphoniques des journalistes, enquêtes judiciaires sur les proches du président, perte historique de la majorité au Sénat&#8230; et primaire socialiste.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Le président peut à nouveau balayer d&#8217;un revers de main, comme il l&#8217;a fait ce soir, la multiplication des affaires, l&#8217;avancement des multiples enquêtes judiciaires en cours. Le financement illicite de la campagne d&#8217;Edouard Balladur en 1995, la mise en examen de son ami Nicolas Bazire, les soupçons de corruption sur fond de rétrocommissions ? <em>«Vous inventez la présomption de culpabilité!!!? Naturellement, il ne sortira rien de tout cela et vous le savez.»</em> Etonnant verdict d&#8217;un président sur une justice faisant son travail, malgré les innombrables obstacles qui lui sont opposés par ce pouvoir. Défense piteuse, quand les éléments ne cessent de s&#8217;accumuler qui provoquent les mises en examen de plusieurs proches du président.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Le camp présidentiel a également largement sous-estimé l&#8217;effet de souffle du processus de désignation du candidat socialiste. Il attendait un congrès de Reims à grande échelle : ils ont eu un débat démocratique et citoyen inédit qui a largement intéressé le pays et intelligemment repolitisé cette période. Pire : l&#8217;autre effet de cette primaire est d&#8217;avoir durant un mois et demi occupé tout l&#8217;espace public, laissant quelques miettes aux si voraces Nadine Morano, Jean-François Copé et Valérie Pécresse soudain condamnés à devenir les commentateurs énervés des débats socialistes</span><span style="color: #000080; font-size: small;">.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Ainsi, si l&#8217;on fait le compte de ces semaines médiatiques occupées, dominées, maîtrisées par l&#8217;un ou l&#8217;autre camp depuis la fin du mois de juin, le résultat est terrible : UMP et Elysée les ont toutes perdues. La revanche devait venir immédiatement après le 16 octobre et la désignation de François Hollande comme candidat du PS</span><span style="color: #000080; font-size: small;">. Mais rien ne s&#8217;est passé comme prévu, obligeant le chef de l&#8217;Etat à repousser son émission (initialement programmée lundi). </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Pire, le week-end passé, qui devait être consacré au dézingage en règle d&#8217;un François Hollande « flip-flop », hésitant et inexpérimenté, a été kidnappé par la colère de Rachida Dati passant au Kärcher François Fillon, le parachuté de Paris. </span><span style="color: #000080; font-size: small;">Pire encore, la discussion budgétaire, censée illustrer la rigueur juste, laissait échapper une bombe : une hausse de la TVA ! Voir à ce sujet, l&#8217;éclat de fureur d&#8217;Henri Guaino : <em>« Vous le saurez une fois que nous y serons, et c&#8217;est tout!»</em> Ci-dessous, la vidéo de la colère du conseiller spécial de l&#8217;Elysée:</span></p>
<p align="center"><object width="480" height="270" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xly094" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="480" height="270" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xly094" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<blockquote>
<h4 align="justify"><span style="color: #000080;"><span style="font-weight: bold;">La plaisanterie du Guide suprême</span></span></h4>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Nicolas Sarkozy, submergé par un agenda européen qu&#8217;il ne maîtrise plus ; François Fillon organisant d&#8217;ores et déjà sa retraite ; Jean-François Copé ne tenant plus un parti à la dérive ; des courants (Droite populaire, droite sociale, droite humaniste, droite centriste, droite gaulliste, droite chiraquienne) parlant dans le désordre ; Brice Hortefeux abonné aux tribunaux et aux juges ; et des parlementaires d&#8217;abord occupés à éviter leur défaite aux législatives de 2012. Le spectacle de la droite ne laisse pas de surprendre tant le « projet », les axes et la machine de campagne demeurent incompréhensibles, masqués qu&#8217;ils sont par une foire d&#8217;empoigne généralisée.</span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/10/pole.png"><span style="color: #000080; font-size: small;"><img style="background-image: none; margin: 0px 20px 20px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px; border: 0px;" title="pole" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/10/pole_thumb.png" alt="pole" width="437" height="484" align="left" border="0" /></span></a><span style="font-size: small;"><span style="color: #000080;">Il reste donc Nicolas Sarkozy. L&#8217;émission télévisée de ce jeudi a mis en scène sa solitude. Certains à droite y verront la grandeur de l&#8217;homme debout, version XXIe siècle du Général. Lui-même entretient cette belle imagerie, abusant du <em>«Je»</em>, explicitant ses presque souffrances de président:<em> «Je comprends que les Français sont inquiets, je le suis aussi (&#8230;) Je suis là pour faire un travail difficile, complexe et les Français jugeront (&#8230;) C&#8217;est mon travail (&#8230;) Je suis là pour dire la vérité même si elle est difficile à entendre (&#8230;) Mon rôle, ce n&#8217;est pas de parler, c&#8217;est de prendre des décisions.» </em></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Aimable plaisanterie du Guide suprême quand, dans le même temps, Angela Merkel, qui connaît pourtant avec sa majorité des difficultés similaires, prend le temps de consulter ses alliés, de débattre et d&#8217;accepter un vote au Bundestag </span><span style="color: #000080; font-size: small;">qui lui est massivement favorable. Plaisanterie et imposture, quand l&#8217;opinion veut d&#8217;abord débattre, partager et participer – c&#8217;est une autre signification de la primaire PS – à des choix fondamentaux qui sont en train, déjà, de corseter l&#8217;avenir, celui de l&#8217;Europe et celui d&#8217;une éventuelle alternance si la gauche l&#8217;emporte en 2012.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000080; font-size: small;">Mercredi, tandis que le chef de l&#8217;Etat s&#8217;échinait à faire croire qu&#8217;il sauvait l&#8217;Europe, un autre record était battu : avec la nouvelle hausse du chômage intervenue en septembre, le cap des 4,7 millions de demandeurs d&#8217;emploi (toutes catégories) inscrits à Pôle Emploi est franchi. Pour la première fois. Et le chef de l&#8217;Etat n&#8217;en a pas dit un mot.</span></p>
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		<title>Diplomatie et armée</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jun 2011 15:12:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  De la nécessaire cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires   Est-il encore possible en 2011 de gagner une guerre ? Et d’ailleurs qu’appelle-t-on guerre ? Quelles sont les conditions nécessaires pour ce faire ? et suffisantes… La cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires en constitue-t-elle une ? Nous nous proposons de reformuler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #888888;">De la nécessaire cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires</span></h4>
<p><span style="color: #000040;"> </span></p>
<p><span style="color: #000040;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/06/30_Ge_Gaulle_esssais_nucleaires.gif"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="30_Ge_Gaulle_esssais_nucleaires" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/06/30_Ge_Gaulle_esssais_nucleaires_thumb.gif" border="0" alt="30_Ge_Gaulle_esssais_nucleaires" width="339" height="417" align="left" /></a> Est-il encore possible en 2011 de gagner une guerre ? Et d’ailleurs qu’appelle-t-on guerre ? Quelles sont les conditions nécessaires pour ce faire ? et suffisantes… La cohérence entre objectifs diplomatiques et capacités militaires en constitue-t-elle une ?</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Nous nous proposons de reformuler le sujet comme suit : <em>de la nécessaire cohérence entre politique de défense et politique étrangère </em>en limitant le champ de l’étude au seul cas de la France, posant pour base qu’il n’existe pas de nation ni de défense ni d’armée européennes bien que ces concepts fassent depuis plusieurs décennies l’objet de débats permanents.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Pour ce qui est de la guerre, nous prendrons ce mot dans une acception englobant outre les grandes actions militaires dans les trois dimensions, celles ayant trait à tous les domaines permettant de porter atteinte à la capacité combattive de la nation. Dans le même temps nous écarterons de cette conception les habituelles opérations extérieures auxquelles la France participe depuis 20 ans sous son drapeau et plus souvent sous un autre.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Nous tenterons en conclusion une évaluation de la situation où se trouve notre nation en 2011.</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000040;"><strong>Politique étrangère et politique de défense</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000040;">Nous posons en axiome que la politique de défense d’une nation constitue un sous-ensemble de celui plus vaste de la politique étrangère ; ces politiques ne devraient pas ressortir de l’appartenance à la droite, au centre ou à la gauche de ceux qui gouvernent mais être celle de la France, car elles ont en commun de devoir s’inscrire dans le long terme et de n’avoir pour seul objet que le préservation et la promotion des intérêts de notre nation, en premier lieu sa sécurité et sa souveraineté, admettant le principe gaullien sous-jacent qu’une nation n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts. </span></p>
<p><span style="color: #000040;">Pourquoi le long terme ? Pourquoi pas d’amis ? Tout simplement pour éviter de reproduire les erreurs passées ou corriger les dérives présentes !</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000040;"><strong>Quand l’incohérence prend le pas….</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000040;">En 1918 la France et ses alliés ont gagné la guerre, mais à quel prix ! Ont-ils pour autant gagné la paix alors que les traités de Versailles et de Trianon portent en eux les germes des conflits à venir ? En 1924, c’est l’euphorie du traité de Locarno co-signé, parmi d’autres, par la France, l’Italie et l’Allemagne, la certitude que la grande guerre est bien « la der des ders » et que la SDN voulue par le Président Wilson allait être le lieu de règlement de tous les conflits, tandis que la France signe des accords d’assistance mutuelle avec la Tchécoslovaquie et la Pologne ressuscitées lors de la disparition des empires de l’Est.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Avec une Armée considérée comme la première au monde, la France se dote alors d’une politique de défense en contradiction avec ses engagements à l’est, axée sur la défensive, complétant la protection naturelle constituée par les Pyrénées, les Alpes, le Rhin et 6000km de côtes, par quelques centaines de kilomètres d’ouvrages militaires, la ligne Maginot du nom du ministre de la guerre qui l’a promue, toutefois interrompue le long de la frontière belge…pour ne pas blesser ce pays ami et neutre de surcroît.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Face à une Allemagne en mal de produire du beurre mais disposant de canons, la suite est connue. Après avoir laissé le champ libre à Hitler et à Mussolini pour aider à la mise en place d’un régime dictatorial en Espagne, après la réoccupation de la Rhénanie et l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée allemande sans réaction de la France, l’alliance de revers avec l’URSS fit défaut; après neuf mois d’une drôle de guerre immobile, la Wehrmacht balaya nos défenses. Quels pays avaient donc été les amis de la France à part la Grand Bretagne qui avait eu à ce stade  un intérêt commun au nôtre à combattre le troisième Reich?</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000040;"><strong>Plus de cohérence…..</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000040;">A contrario, la quatrième République, tout en étant aux prises à des guerres coloniales, fut plus cohérente. Membre de l’OTAN, la France mit clairement ses forces sous la coupe du commandement intégré pour faire face à la menace principale, celle des armées du pacte de Varsovie. A l’abri du parapluie dissuasif des forces nucléaires stratégiques américaines, les armées françaises stationnées en Allemagne participaient au dispositif de combat et son Armée de l’Air mettait même en œuvre sous contrôle américain des armes atomiques. Le SHAPE était installé à Fontainebleau et des bases aériennes américaines et canadiennes dans l’est, le nord et jusqu’au centre de la France. La sécurité et, pour une large part, les intérêts des Français furent de cette façon assurés jusqu’en 1958 au prix toutefois d’une allégeance aux Etats Unis quotidiennement présentés comme les amis et les libérateurs de la France.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Engagée mais seule dans la guerre d’Indochine, elle participe à celle de Corée ; dans le cadre des combats contre la rébellion algérienne soutenue par la communauté arabe du Caire jusqu’à Rabat, lorsque la France alliée à la Grande Bretagne tente de jouer la carte militaire contre l’Egypte, elle se heurte rapidement au veto de Washington pour cette fois d’accord avec Moscou. Notre nation découvre alors les limites de ses amitiés et de sa souveraineté. Le discours prononcé à Chicago en 1956 ou 57 par le sénateur et futur Président J.F.Kennedy sur la politique de la France en Algérie, territoire aux ressources pétrolières nouvellement exploitées, fut une autre indication des limites de l’amitié franco-américaine.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Au bilan, La France avait perdu une guerre de 7ans en Extrême Orient, conduite sans le soutien populaire, combattue de l’intérieur par un parti Communiste fort de 25 % de l’électorat, sans le soutien non plus de nos alliés et « amis ». En 1958 elle conduisait toujours seule ce qui ressemblait de plus en plus à une guerre d’indépendance avec la réprobation quasi générale de l’ONU et un soutien loin s’en faut d’être général de la nation pourtant mobilisée ; mais sur le front de la guerre froide, elle participait avec ses alliés à une résistance dissuasive face à la menace soviétique.</span></p>
<blockquote><p><em><span style="color: #000040;"><strong>Encore plus de cohérence….</strong></span></em></p></blockquote>
<p><span style="color: #000040;">Avec le retour du général De Gaulle, la France modifia de façon harmonieuse l’ensemble de ses deux politiques, les fondant sur une autonomie génératrice d’une souveraineté reconquise. La politique de Défense, centrée sur un arsenal nucléaire de dissuasion du faible au fort avec en concomitance la sortie des forces armées du commandement intégré de l’OTAN, allait servir une politique étrangère ambitieuse ouvrant notre nation sur le monde en la dégageant de la rivalité paralysante de l’antagonisme Est – Ouest et de l’engagement systématique auprès d’Israël. Ouverture sur les pays non-alignés, reconnaissance de la Chine de Pékin, indépendance des colonies et de l’Algérie, renaissance d’une politique Arabe, la France apparaît aux yeux du monde avec ses 60 millions d’habitants comme une référence respectée, ses intérêt servis, sa sécurité aussi assurée que jamais, au prix toutefois du départ d’Algérie d’un million de nos compatriotes et d’une guerre de huit ans militairement gagnée mais politiquement perdue. La France a des alliés mais ne compte pas sur ses amis et n’a pas d’ennemis ouvertement déclarés sauf épisodiquement ceux qui, comme la Libye, cherchent noise à l’un ou l’autre des pays auxquels la lie un traité de coopération en matière de défense.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">La France ne reconnaît que des Etats mais pas le droit d’ingérence humanitaire et elle n’hésite pas lorsqu’elle l’estime nécessaire à donner son opinion à propos des actes de guerre de ceux de ses alliés dont elle ne partage pas les buts, les Etats Unis au Viet Nam ou Israël en lutte avec ses voisins.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Notre stratégie de dissuasion nucléaire est efficacement complétée par une stratégie dite d’action indirecte consistant à placer préventivement des unités des trois armées dans les zones sensibles et dans les DOM/TOM : c’est la politique du seau d’eau pour arrêter le feu avant qu’il ne se transforme en incendie.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Ayant ainsi établi par ces trois exemples de notre histoire récente la nécessaire cohérence entre Défense et Diplomatie c’est à dire entre capacités militaires et objectifs diplomatiques, nous en venons à répondre à la question de savoir si la France de 2011 a la capacité de vaincre dans une guerre qu’elle aurait à affronter.</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000040;"><strong>Situation présente</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000040;">Quelle est la situation de la France? Quelle a été son évolution depuis 1974? Quelle politique ont suivie les quatre chefs d’Etats qu’elle a connus?</span></p>
<p><span style="color: #000040;">De la politique étrangère, on peut dire qu’elle est axée sur la construction européenne et le renforcement du pilier franco-allemand avec toujours plus de pouvoirs dévolus aux organismes européens y compris les pouvoirs régaliens de battre monnaie, de rendre la Justice et de légiférer. Dans le même temps s’est effectué le désengagement progressif de notre présence dans les pays dits « du champ », autrement dit des pays africains issus de nos anciennes colonies. A une politique arabe s’est substituée une politique de suivisme de celle que conduit Washington au Proche Orient allant en 1991 jusqu’à combattre par les armes l’Irak diabolisé puis participer en plein cœur de l’Europe à la guerre de dépeçage de la Yougoslavie, reniant ainsi une amitié séculaire avec le peuple serbe pour la plus grande satisfaction d’une Allemagne réunifiée et revancharde. En dépit de la fin de l’URSS et du pacte de Varsovie, la France souscrivit à la pérennisation du traité de l’Atlantique Nord lors des festivités de son cinquantenaire en 1999, organisées à Washington, et à son renforcement alors que tout candidat à l’entrée dans la communauté européenne commençait par adhérer à ce traité et à son organisation militaire.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">En 2003 le refus français de participer à une nouvelle guerre contre l’Irak, constitue le dernier sursaut de la France pour affirmer sa pleine souveraineté et son indépendance comme membre permanent du conseil de sécurité. L’espoir qu’il a alors suscité dans le monde est de fait resté sans lendemain.</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000040;"><strong>Quant à la politique de Défense, son évolution suit un parcours parallèle. </strong></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000040;">Dans le domaine nucléaire, la fermeture du centre d’essai du Pacifique décidée par le Président Mitterrand fut suivie, sous la présidence de Jacques Chirac, de la réduction de la permanence à la mer du nombre de SNLE et du retrait du service de la composante terrestre de la force de dissuasion, mise en œuvre par les Armées de Terre et de l’Air (missiles du plateau d’Albion) . Enfin avec le Président Sarkozy, il est fait état de projets de mise à disposition de la CE de la force nationale de dissuasion tandis qu’un traité de coopération a été signé avec la Grande Bretagne dans le domaine de la recherche qui lui est associé.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Pour ce qui concerne l’abandon de l’armée de conscription, le processus fut entamé en 1991 par une émission de télévision &#8211; <em>Ciel ! mon mardi</em> – faisant apparaître au yeux du public trois personnages en uniforme de « seconde classe » affublés d’une cagoule et présentés comme des « appelés » refusant d’aller combattre en Irak. Le conseil des ministres du lendemain entérinait la chose, seuls les appelés volontaires des trois armées étaient dès lors susceptibles de participer à des opérations, cette décision ayant pour effet immédiat de semer la confusion dans les unités. Elle devait aboutir sous la présidence de J.Chirac à la professionnalisation de l’ensemble des armées de la République, préalable à un retour dans les structures du commandement intégré de l’OTAN et à l’usage de l’anglais comme langue de travail, en contravention avec l’article 2 de la constitution, retour effectué sous le mandat du Président Sarkozy.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Toutes ces décisions touchant au cœur de ce qui constitue la sécurité et la souveraineté du peuple de France, furent prises avec une remarquable continuité par trois chefs d’Etat qui sont aussi chefs des Armées, sans débat public et sans référendum. Après l’échec de celui sur la constitution européenne, la ratification du traité de Lisbonne par le Congrès acheva d’inscrire la politique étrangère et de défense de notre pays dans un conglomérat européen lui même assujetti et englobé dans une communauté euro atlantique que James Baker, en juin 1991 à Berlin, destinait dans les 20 ans à venir à s’étendre de Vancouver à Vladivostok. L’OTAN en constitue à la fois le cadre politique et le bras armé des desseins belliqueux de Washington.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">En février 1982, le gouvernement britannique se croyait en paix avec les états dictatoriaux sud-américains et négociait la vente de son porte-avions flambant neuf à l’Australie et de ses grands transports de débarquement à l’Argentine : deux mois plus tard le Royaume Uni entamait une guerre sans merci contre…l’Argentine. </span></p>
<p><span style="color: #000040;">Bien sûr en 2011 la France n’a pas d’ennemis déclarés à ses frontières. N’était-ce pas exactement ce que l’on croyait en 1924 à Locarno ? Bien sûr l’OTAN est une organisation pérenne . N’était-ce pas jusqu’en 1990 ce qui se disait du Pacte de Varsovie ? Les Etats Unis et la Grande Bretagne sont d’exemplaires démocraties. C’est ce qui ce qui pouvait se dire de l’Allemagne et de l’Espagne et de l’Italie au début des années 30. Mais ceux qui ont la responsabilité de voir au-delà de la prochaine échéance électorale, au-delà de l’horizon de l’actualité quotidienne doivent avoir conscience que si la science et les techniques progressent, il n’en va pas vraiment de même du genre humain, des peuples et de ceux qui les gouvernent, qu’une démocratie qui a dans son arsenal de lois les Patriot Act 1 et 2 n’est pas à l’abri de devenir un état totalitaire, qu’une montée de ce que l’on nomme l’extrême droite dans l’électorat de nos voisins d’outre-Rhin peut se transformer très vite en le rétablissement de ce que l’on a déjà connu. Avoir cette conscience, ce serait faire en sorte de compter avant tout sur nous-mêmes pour notre Défense et notre Diplomatie en considérant que ce sera trop tard pour ce faire quand les masques tomberont s’ils viennent à tomber. Ce serait somme toute ne pas confondre alliance et inféodation, intérêts communs d’un moment et intérêt national pérenne. Ce n’est à l’évidence pas le cas. C’est pourtant bien là la leçon à tirer de l’histoire récente et de la guerre des Malouines.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Professionnalisées, et féminisées aussi, dotées de matériels en trop faibles quantités et d’hommes en effectifs trop réduits au regard de l’emploi qui en est fait dans des opérations multiples et coûteuses dites du maintien de la paix à moins que ce ne soit dans des opérations de guerre contre le terrorisme ou pour la promotion de la Démocratie sacralisée, les armées de notre république sont peu à peu usées et coupées de la nation dont elles ne sont plus le creuset où, toutes classes et origines confondues, se retrouvait la jeunesse du pays dans un service national, occasion de déceler illettrisme et carences sanitaires mais aussi de découvrir quelques valeurs civiques et la signification du drapeau.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Tandis que la désindustrialisation du pays s’accélère, que le communautarisme s’établit par villes ou par régions, que l’immigration non contrôlée accélère le phénomène, c’est la notion même d’appartenance à une république une, indivisible et laïque qui est mise en péril et peut à court ou moyen terme ouvrir des brèches dans l’unité de la nation. Pour ceux dont l’objectif serait – ou bien est ? – la disparition de la plus ancienne des nations en Europe, c’est là une bonne occasion si l’opportunité apparaissait ou la nécessité se faisait sentir, de susciter des troubles et de les envenimer. Serait-il impensable de voir se produire ce qui s’est passé dans les Balkans et d’imaginer une Moldavie alsacienne, un Kosovo languedocien, une Bosnie provençale, une Macédoine bretonne ou une Croatie catalane ? Aurions-nous la capacité militaire et la force morale de contrer de tels évènements dans un pays dont plus de la moitié de l’électorat, ne se reconnaissant plus dans ses élites politiques, constitue le plus grand parti, celui des abstentionnistes ?</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000040;"><strong>Pour conclure</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000040;">En guise de conclusion, posons nous la question de savoir si tout cela n’est pas l’aboutissement d’une guerre de 68 ans que nous aurions perdue, touchant aux domaines de la culture et de la langue par medias interposés, des finances, de la monnaie, de l’industrie, de l’agriculture et de la recherche, guerre que conduisent les Etats Unis contre une nation qui ne cesse de les importuner dans leurs efforts d’établir une Europe fédérale modelée culturellement sur le modèle nord américain, celui d’une société imprégnée de l’idéologie du libéralisme et de l’individualisme. Une Europe vassalisée où règnerait la pax americana. En somme l’Europe de 2011 qui pourrait être améliorée en la remodelant selon de nouvelles régions déjà redessinées dans les officines de l’assemblée européenne.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Roosevelt n’avait–il pas organisé en 1944 un après-guerre pour une France dotée d’un gouverneur américain, une monnaie dont les billets étaient imprimés et quelques provinces de l’Est et du Nord détachées de l’hexagone pour constituer une entité séparée?</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Enfin, comme cela s’est déjà produit dans l’histoire de France, pour que notre pays retrouve sa capacité à gagner une guerre et à reprendre celle qu’il est en passe de perdre, il lui faudra au préalable connaître un sursaut qui ne pourra venir que des profondeurs de son peuple pour vouloir encore exister en propre, dans le respect de ses valeurs séculaires, de son art de vivre et de sa culture, ce qui commence par le respect de sa langue. Une France ayant retrouvé confiance en elle et en l’avenir saura alors reconstruire l’outil de sa défense et établir avec le reste du monde des relations plus en accord avec sa philosophie, loin de la vision binaire du Bien et du Mal de ceux qui au prétexte de lutte contre un terrorisme dont l’éradication passe à l’évidence par un traitement politique, portent la guerre aux quatre horizons de notre planète.</span></p>
<p><span style="color: #000040;">Nous terminerons par cette citation qui nous semble adaptée à la France d’aujourd’hui, extraite de <em>« Grampus » d’Edouard PEISSON.</em></span></p>
<p><em><span style="color: #000040;">« Toutes les joies, toutes les peines, toutes les excitations, tous les enthousiasmes, toutes les désillusions, toutes les déceptions, toutes les défaites mais aussi toutes les victoires t’ont façonné un nouveau visage. (…)Tu as le visage meurtri, couturé d’un Stjin qui sa vie durant s’est battu avec Grampus. » </span></em></p>
<p><em><span style="color: #000040;">« Qui a gagné ? »<br />
</span></em><em><span style="color: #000040;">« Tu n’as pas été vaincu puisque tu continues à te battre. »</span></em></p>
<p style="text-align: right;"><em> </em><strong><span style="color: #808040;">Contre Amiral(2S) Claude GAUCHERAND</span></strong></p>
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		<title>Exit Juppé !</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 10:42:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chirac]]></category>
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		<description><![CDATA[Maurice Szafran &#8211; Marianne Après un mini-état de grâce d&#8217;Alain Juppé lors de sa nomination au quai d&#8217;Orsay, l&#8217;ancien Premier ministre étant devenu « l&#8217;homme fort du gouvernement » aux yeux des médias, le vent a déjà tourné. Maurice Szafran montre que pour devenir le chef de file des anti-Kadhafi, Sarkozy a décidé de se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><span style="color: #808080;"><strong>Maurice Szafran</strong> &#8211; Marianne</span></li>
</ul>
<p><span style="color: #0000a0;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/03/juppesarkozy.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="juppe-sarkozy" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/03/juppesarkozy_thumb.jpg" border="0" alt="juppe-sarkozy" width="354" height="237" align="left" /></a> Après un mini-état de grâce d&#8217;Alain Juppé lors de sa nomination au quai d&#8217;Orsay, l&#8217;ancien Premier ministre étant devenu « l&#8217;homme fort du gouvernement » aux yeux des médias, le vent a déjà tourné. Maurice Szafran montre que pour devenir le chef de file des anti-Kadhafi, Sarkozy a décidé de se passer de son ministre des Affaires Étrangères. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il aura donc suffi de quinze jours pour que Nicolas Sarkozy, une fois encore, démente le chœur enfiévré des journalistes et des commentateurs. Ainsi le président de la République, au plus bas dans les sondages et dans une partie non négligeable de son électorat, affaibli par le scandale MAM et son manque de réactivité face à ce délabrement de l&#8217;Etat, avait donc accepté que les Français voient ressurgir sur le devant de la scène super Juppé, ultra puissant ministre des Affaires Étrangères, quasiment débarrassé de la gangue, de l&#8217;influence élyséenne et du tout-puissant ex-secrétaire général de la présidence, Claude Guéant. Et dire que certains d&#8217;entre nous, parmi les « <em>professionnels de la profession</em> », ont voulu croire à ces âneries&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">C&#8217;était d&#8217;abord oublier une règle de base, cette pratique d&#8217;airain de la Ve République : en matière de politique étrangère, seul le président décide, le patron du Quai d&#8217;Orsay n&#8217;étant qu&#8217;un exécuteur plus ou moins respecté, plus ou moins influent. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac, quel que soit le contexte politique, n&#8217;ont jamais cédé un pouce de pouvoir.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Et Nicolas Sarkozy, lui, s&#8217;y serait résolu ? Et qui plus est, face à Alain Juppé ? Dites-donc, les commentateurs politiques nous prendraient-ils pour des billes ?</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Nicolas Sarkozy éprouve de l&#8217;amitié envers Bernard Kouchner ; il avait pourtant liquidé cette « <em>formidable prise de guerre</em> » en&#8230; quelques mois. Le chef de l&#8217;État éprouve &#8211; au moins &#8211; de la méfiance envers Alain Juppé ; il lui aura suffi de deux semaines pour le dessouder. Et de quelle manière !</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Que Nicolas Sarkozy se veuille à l&#8217;avant-garde du combat anti-Kadhafi, c&#8217;est respectable et on doit même s&#8217;en satisfaire. Qu&#8217;il fasse fi, dans un premier temps, de toute solidarité européenne, exaspérant à nouveau la chancelière Merkel contre la France et son arrogance, voilà qui peut sembler plus étonnant même si, parfois, le sens de l&#8217;Histoire et le courage politique exigent la solitude. De Gaulle en fournit de multiples preuves. Mais pourquoi, à l&#8217;occasion de cette escapade libyenne, Nicolas Sarkozy a-t-il tenu à humilier Alain Juppé à ce point ? Pour rappeler qu&#8217;il est le seul, le vrai chef ?</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Car l&#8217;épisode, quand on le retrace dans son ensemble, est invraisemblable. C&#8217;est un intellectuel &#8211; Bernard-Henri Lévy &#8211; qui, depuis Benghazi, est à l&#8217;origine du changement de stratégie français, donc de sa radicalisation ; c&#8217;est le même Lévy qui traîne les chefs de l&#8217;opposition libyenne jusqu’au bureau de Sarkozy. En l&#8217;absence de Juppé&#8230; C&#8217;est toujours Lévy qui, sortant de l&#8217;Elysée, annonce que la France n&#8217;est pas hostile à des frappes aériennes ciblées contre Kadhafi. Qu&#8217;en pense Gérard Longuet, le nouveau ministre de la Défense ? Rien, apparemment rien. L&#8217;avis du chef d&#8217;état-major de l&#8217;armée française ? Il n&#8217;a même pas été convié à l&#8217;Elysée&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">A sa manière pour le moins brutale, le président de la République vient de signifier, notamment à Alain Juppé, la fin de la récréation</span></p>
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		<title>Pour un nouveau pacte social</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jan 2011 07:22:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[République Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Chirac]]></category>
		<category><![CDATA[DDV]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique de Villepin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le parti de Villepin prône &#171;&#160;un nouveau pacte social&#160;&#187; sur le travail plutôt qu&#8217;un débat sur les 35 heures   La question de la durée du temps de travail ne peut pas être un simple sujet de polémique entre le PS et l&#8217;UMP. Dans une économie mondialisée où il faut faire plus de place à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #808080;">Le parti de Villepin prône &laquo;&nbsp;un nouveau pacte social&nbsp;&raquo; sur le travail plutôt qu&#8217;un débat sur les 35 heures</span></strong></p></blockquote>
<p> </p>
<p><span style="color: #0000a0;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/01/27541_136858186330993_2581_n.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="27541_136858186330993_2581_n" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/01/27541_136858186330993_2581_n_thumb.jpg" border="0" alt="27541_136858186330993_2581_n" width="204" height="186" align="left" /></a> La question de la durée du temps de travail ne peut pas être un simple sujet de polémique entre le PS et l&#8217;UMP.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Dans une économie mondialisée où il faut faire plus de place à la compétitivité et à l&#8217;effort de recherche, dans une société où les équilibres démographiques se modifient profondément, la question du temps consacré au travail mérite d’être posée sereinement, à condition de l’inscrire dans une vision plus large du travail dans notre société, notamment sur des sujets tels que :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">• L&#8217;amélioration urgente du taux d&#8217;activité des différentes classes d&#8217;âge, prioritairement les jeunes, mais aussi les seniors.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">• La reconnaissance du rôle majeur de la formation professionnelle dans l&#8217;accès à l&#8217;emploi mais aussi dans la sécurisation des parcours tout-au-long de la vie.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">• La réduction des inégalités de revenus, entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les différents acteurs du monde économique, ainsi que le rééquilibrage des charges pesant respectivement sur les revenus du travail et les revenus du patrimoine.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">• La rénovation de la gouvernance de l&#8217;entreprise, qui ne doit pas être asservie à une simple logique de rendement financier, mais qui doit associer les différents acteurs autour d&#8217;objectifs communs de réussite partagée.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Dans une République solidaire, plus que de polémique, nous avons besoin d&#8217;un nouveau pacte social, largement discuté et concerté avec les partenaires sociaux, et apte à établir les fondements d&#8217;une société d&#8217;effort et de justice, d&#8217;initiative et de responsabilité.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>Daniel GARRIGUE</strong><br />
Porte-parole de République Solidaire</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"> </span></p>
<blockquote>
<h4><strong><span style="color: #808080;">Chez Michel Field, Marie-Anne Montchamp renie son soutien à Dominique de Villepin</span></strong></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/01/montchamps.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="montchamps" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2011/01/montchamps_thumb.jpg" border="0" alt="montchamps" width="216" height="244" align="left" /></a> Invitée sur LCI le mardi 4 janvier, la nouvelle secrétaire d&#8217;Etat auprès de Roselyne Bachelot a répondu du tac au tac aux questions de Michel Field. Pour elle, Villepin n&#8217;a plus de destin national. Mais elle, en revanche, soigne son destin de girouette la plus rapide de l&#8217;ouest parisien.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Décembre 2009, Marie-Anne Montchamp rejoint le Club Villepin, écœurée, dit-elle, par le fonctionnement de l’Elysée et de l’UMP &laquo;&nbsp;brutal, cynique, marketing&nbsp;&raquo;. Un mode de gouvernance qu&#8217;elle juge alors en totale déconnexion avec &laquo;&nbsp;une société souffrante&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Puis, il y a un an tout pile, en janvier 2010, l&#8217;ex-ministre de Chirac profite de la relaxe de son mentor dans le procès Clearstream pour crier haut et fort la nécessité pour le camp villepiniste de &laquo;&nbsp;réfléchir à une alternative, car le modèle actuel ne fonctionne plus&nbsp;&raquo;. A ce moment là, c&#8217;est le destin national du chef de l&#8217;Etat qui semble compromis dans l&#8217;esprit de Montchamp : &laquo;&nbsp;La rupture ne s&#8217;est pas faite et Nicolas Sarkozy est arrêté&nbsp;&raquo;.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Mais depuis, celle qui a refusé de soutenir la candidature Sarkozy en 2007 a parcouru un sacré chemin.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Après avoir participé activement au lancement de République solidaire, la voilà qui emboîte le pas à George Tron en acceptant d&#8217;entrer au gouvernement lors du dernier remaniement.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Secrétaire d&#8217;Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, son rôle paraît jusqu&#8217;à présent plus que dérisoire. Volte-face idéologique ou revirement stratégique ? Les raisons de sa désertion semblent assez terre à terre. Privée de sa circonscription lors du dernier redécoupage électoral en 2008, Montchamp ferait ainsi le choix d&#8217;assurer ses arrières.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Et pour cela, elle est visiblement prête à toutes les concessions&#8230; et à toutes les déclarations, même les plus excessives.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Invitée de Michel Field sur LCI le mardi 4 janvier, la secrétaire d&#8217;Etat a accepté de se soumettre au jeu du Oui/non. A la question : &laquo;&nbsp;Si Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin sont candidats au premier tour de la présidentielle savez-vous déjà pour qui vous voterez ?&nbsp;&raquo;, elle s&#8217;empresse d&#8217;affirmer : &laquo;&nbsp;Oui !&nbsp;&raquo;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Field enchaîne : &laquo;&nbsp;Croyez-vous encore au destin national de Dominique de Villepin ?&nbsp;&raquo; Réponse spontanée de l&#8217;intéressée : &laquo;&nbsp;Non&nbsp;&raquo;. Clair, net, sans bavure.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Pourtant, Marie-Anne Montchamp a quand même œuvré jusqu&#8217;en novembre dernier -date de son débauchage par Nicolas Sarkozy- pour le destin national de l&#8217;ancien Premier ministre, en assumant notamment la fonction de porte parole de République solidaire.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">&laquo;&nbsp;Son reniement est total mais ce n&#8217;est pas étonnant de la part de quelqu&#8217;un qui nous a menti depuis plusieurs mois&nbsp;&raquo;, observe François Goulard.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Espérons que son nouvel &laquo;&nbsp;anti-villepinisme primaire&nbsp;&raquo; lui permettra au moins d&#8217;exister médiatiquement, à défaut d&#8217;exister politiquement.</span></p>
<ul>
<li><a href="http://www.gaullisme.fr/?p=11090">Déjà Jacques Chirac lui avait dit ce qu&#8217;il en pensait</a></li>
</ul>
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