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le vent de la révolte se
lèvera !
C'est pourquoi,
aujourd'hui,
il faut qu'il y ait une
résistance ! |
- Intervention de
Jean-Pierre Chevènement
Le
29 mai 2005, le peuple français a rejeté le projet de Constitution
européenne à 55 % des voix. De ce rejet les raisons sont de deux ordres
:
- refus d'une Europe libérale, s'offrant, impotente, à tous les coups
d'une concurrence faussée ; - attachement à la souveraineté nationale, garante de la démocratie
alors que maints hérauts du « oui » ne se cachaient pas de vouloir
donner au traité constitutionnel la valeur d'une véritable Constitution
européenne, l'emportant sur les Constitutions nationales. Ces deux
ordres de raisons ne sont pas contradictoires. Ils sont complémentaires
: l'étouffement de la démocratie et la régression sociale avancent de
pair.
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La gauche caviar et la
droite libérale travaillent ouvertement main dans la main au
gouvernement pour liquider cette « certaine idée de la France »
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La preuve est faite, s’il en était besoin, qu’il ne faut pas hésiter
quand il y a urgence à bousculer les frontières politiques
traditionnelles.
Il ne s’agit en aucun cas ni pour Jean-Pierre Chevènement ni pour
moi-même, ni pour nos invités, de renier ce que nous sommes.
Il ne s’agit pas non plus pour vous, militants républicains du
Mouvement Républicain et Citoyen, ou militants gaullistes de
Debout la République, d’oublier ou de rejeter vos orientations
politiques. Il ne s’agit pas davantage d’occulter nos différences.
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On appelle cela un « coup
d’Etat
par consentement mutuel » |
- Intervention de Anne-Marie le Pourhiet
Dans
l’article intitulé « Haute trahison », que j’ai publié le 9 octobre 2007
sur le site www.marianne2.fr, j’ai qualifié de « coup d’Etat » le fait,
pour le président de la République, de faire ratifier par voie
parlementaire un « traité modificatif » en réalité identique à 90% au
traité établissant une constitution pour l’Europe pourtant rejeté par
les Français lors du référendum du 29 mai 2005. On m’a dit « Tu vas
fort ! » mais puisque Pierre Lefranc reprend le terme en appuyant,
l’onction gaullienne m’est accordée, donc je persiste et je signe.
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