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LCI
L'ancien ministre
Jean-Pierre Chevènement,
le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et la députée
européenne Marie-Noëlle Lienemann ont demandé dimanche, lors d'un
meeting commun à Paris, un référendum pour ratifier le nouveau
traité européen. Dénonçant un "déni
de démocratie",
Jean-Pierre Chevènement
a déclaré que "ce
qui a été rejeté par referendum [se référant au non des Français au
projet de Constitution européenne en mai 2005] ne devrait pouvoir
être rétabli que par la voie du suffrage universel".
"Il
y une règle en démocratie : c'est la souveraineté du peuple. Ne pas
la respecter constitue un véritable déni de démocratie",
a-t-il dit.
"M.
Sarkozy annonçait un 'mini traité' : c'est une maxi-traîtrise",
a-t-il ajouté, estimant que les modifications apportées au projet
rejeté de constitution européenne étaient "purement
cosmétiques".
Pour lui, il n'est pas trop tard pour organiser un référendum sur le
nouveau texte. "Il
est possible d'imposer à M. Sarkozy la voie du référendum"
car il existe au Parlement une minorité de blocage des deux
cinquièmes pouvant s'opposer à la révision de la Constitution,
préalable à la ratification du nouveau traité, a-t-il dit. "Cette
minorité de blocage existe si tous les parlementaires se souviennent
de leurs engagements",
a-t-il relevé, rappelant notamment ceux des élus socialistes en 2006
et de Ségolène Royal en 2007.
Tous sauf
Sarkozy
La socialiste Marie-Noëlle Lienemann
est allée dans le même sens, rappelant que tous les candidats à
l'élection présidentielle "avaient
dit qu'ils imposeraient un référendum sur le nouveau traité
européen, sauf Nicolas Sarkozy".
"Et
il n'a fait que 30 et quelque pour cent des voix, ça veut dire que
près de 70% des Français attendent un référendum",
a-t-elle déclaré. "Les
députés, les forces politiques, les forces politiques de gauche,
notamment mon parti [le PS], ne peuvent pas ne pas donner la parole
au peuple",
a-t-elle dit.
Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet
du général de Gaulle et figure des milieux souverainistes, a parlé
pour sa part de "coup
d'Etat"
et de "viol
de la Nation",
avant d'appeler à la "résistance".
Nicolas Dupont-Aignan, qui a invité les "républicains
des deux rives",
gauche et droite, à se manifester pour demander un référendum, a
estimé pour sa part que Nicolas Sarkozy "organise
un coup de force contre la volonté populaire".
"Les
Français ne seront pas dupes longtemps. Il ne s'agit pas d'un traité
simplifié mais d'un véritable coup d'Etat simplifié",
a poursuivi le député-maire d'Yerres, dans l'Essonne, reprochant
également à Ségolène Royal, "toute
honte bue",
d'avoir "glissé
en catimini que le référendum n'était plus une question de principe
digne d'être défendue".
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Des souverainistes de droite et de gauche se sont retrouvés hier
contre le projet de «Constitution européenne bis». (Le Figaro)
«Coup d’état», «haute trahison», «viol»... Les partisans d’un
référendum sur le projet de «Constitution européenne bis» n’ont pas
eu de mots assez durs, hier, contre la décision de Nicolas Sarkozy,
conformément à ses engagements de campagne, de faire adopter le
nouveau traité européen par la voie parlementaire. Pour l’occasion,
Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement
républicain et citoyen (MRC), Nicolas Dupont-Aignan, président de
Debout la République, Marie-Noëlle Lienemann, député européen
socialiste, ou Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de
Gaulle, se sont retrouvés à la même tribune. À l’unisson, ils ont
appelé tous les «républicains» à la «résistance».
«Nous sommes à la veille d’un coup d’État. On est en train de violer
la nation. Nous devons résister pour faire respecter la liberté du
peuple», a lancé Pierre Lefranc, faisant allusion au référendum du
29 mai 2005 par lequel 55 % des Français avaient rejeté la
Constitution européenne. «Même ceux qui ont été pour le oui doivent
se dresser pour demander un référendum», a enchéri Marie-Noëlle
Lienemann. «Les forces de gauche», a-t-elle dit, «ne peuvent pas
refuser la parole au peuple».
«Le vent de révolte se lèvera»
Devant un millier de personnes, Nicolas Dupont-Aignan a accusé
Nicolas Sarkozy d’avoir «déterré et ressuscité la Constitution
européenne qu’il avait promis d’enterrer». Le député (ex-UMP) de
l’Essonne, à l’origine de ce rassemblement, a martelé : «Vous devez
résister avec nous à cette nouvelle tentation des élites de
court-circuiter le peuple (…) Pour ce traité, je le répète scélérat,
la préméditation est avérée, entière, transnationale. Elle est
cynique et brutale.»
Pour Jean-Pierre Chevènement, le traité de Lisbonne est «un déni de
démocratie» qui conduira à «la France diminuée, ligotée, la
démocratie garrottée, le monde du travail livré sans défense au
capital financier». «Le vent de révolte se lèvera», veut croire
l’ancien ministre de l’Intérieur, qui a calculé qu’environ 363
parlementaires de gauche, MoDem et UMP souverainistes pouvaient
«faire obstacle à cette révision». «Les républicains comptent sur
leur courage», a ajouté Jean-Pierre Chevènement qui «se refuse à
croire que le PS fera ainsi la courte échelle à Nicolas Sarkozy» et
qui rappelle à François Bayrou qu’il «préconisait un référendum, il
y a sept mois».
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Traité européen : Chevènement, Dupont-Aignan et Lienemann font
meeting commun (Les Echos)
L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC), le député
souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et
l'eurodéputée socialiste Marie-Noëlle Lienemann ont demandé hier,
lors d'un meeting commun à Paris, un référendum pour ratifier le
nouveau traité européen. Dénonçant un « déni de démocratie »,
Jean-Pierre Chevènement a déclaré que « ce qui a été rejeté par
référendum » (par 55 % des voix en mai 2005) « ne devrait pouvoir
être rétabli que par la voie du suffrage universel ». « M. Sarkozy
annonçait un «mini-traité» : c'est une maxi-traîtrise », a-t-il
fustigé. « Un véritable coup d'Etat simplifié », a renchéri Nicolas
Dupont-Aignan, reprochant également à Ségolène Royal d'avoir «
glissé en catimini que le référendum n'était plus une question de
principe digne d'être défendue ». Ils ont rappelé qu'il existe au
Parlement une minorité de blocage des deux cinquièmes pouvant
s'opposer à la révision de la Constitution, préalable à la
ratification du nouveau traité.
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