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Communiqué du 05 décembre 2007

 

Meeting du 2 décembre 2007 : la presse  (extraits significatifs)

 
  • LCI

    L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et la députée européenne Marie-Noëlle Lienemann ont demandé dimanche, lors d'un meeting commun à Paris, un référendum pour ratifier le nouveau traité européen. Dénonçant un "déni de démocratie", Jean-Pierre Chevènement a déclaré que "ce qui a été rejeté par referendum [se référant au non des Français au projet de Constitution européenne en mai 2005] ne devrait pouvoir être rétabli que par la voie du suffrage universel". "Il y une règle en démocratie : c'est la souveraineté du peuple. Ne pas la respecter constitue un véritable déni de démocratie", a-t-il dit.

    "M. Sarkozy annonçait un 'mini traité' : c'est une maxi-traîtrise", a-t-il ajouté, estimant que les modifications apportées au projet rejeté de constitution européenne étaient "purement cosmétiques". Pour lui, il n'est pas trop tard pour organiser un référendum sur le nouveau texte. "Il est possible d'imposer à M. Sarkozy la voie du référendum" car il existe au Parlement une minorité de blocage des deux cinquièmes pouvant s'opposer à la révision de la Constitution, préalable à la ratification du nouveau traité, a-t-il dit. "Cette minorité de blocage existe si tous les parlementaires se souviennent de leurs engagements", a-t-il relevé, rappelant notamment ceux des élus socialistes en 2006 et de Ségolène Royal en 2007.

    Tous sauf Sarkozy

    La socialiste Marie-Noëlle Lienemann est allée dans le même sens, rappelant que tous les candidats à l'élection présidentielle "avaient dit qu'ils imposeraient un référendum sur le nouveau traité européen, sauf Nicolas Sarkozy". "Et il n'a fait que 30 et quelque pour cent des voix, ça veut dire que près de 70% des Français attendent un référendum", a-t-elle déclaré. "Les députés, les forces politiques, les forces politiques de gauche, notamment mon parti [le PS], ne peuvent pas ne pas donner la parole au peuple", a-t-elle dit.

    Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle et figure des milieux souverainistes, a parlé pour sa part de "coup d'Etat" et de "viol de la Nation", avant d'appeler à la "résistance". Nicolas Dupont-Aignan, qui a invité les "républicains des deux rives", gauche et droite, à se manifester pour demander un référendum, a estimé pour sa part que Nicolas Sarkozy "organise un coup de force contre la volonté populaire". "Les Français ne seront pas dupes longtemps. Il ne s'agit pas d'un traité simplifié mais d'un véritable coup d'Etat simplifié", a poursuivi le député-maire d'Yerres, dans l'Essonne, reprochant également à Ségolène Royal, "toute honte bue", d'avoir "glissé en catimini que le référendum n'était plus une question de principe digne d'être défendue".
     

  • Des souverainistes de droite et de gauche se sont retrouvés hier contre le projet de «Constitution européenne bis». (Le Figaro)

    «Coup d’état», «haute trahison», «viol»... Les partisans d’un référendum sur le projet de «Constitution européenne bis» n’ont pas eu de mots assez durs, hier, contre la décision de Nicolas Sarkozy, conformément à ses engagements de campagne, de faire adopter le nouveau traité européen par la voie parlementaire. Pour l’occasion, Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, Marie-Noëlle Lienemann, député européen socialiste, ou Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle, se sont retrouvés à la même tribune. À l’unisson, ils ont appelé tous les «républicains» à la «résistance».

    «Nous sommes à la veille d’un coup d’État. On est en train de violer la nation. Nous devons résister pour faire respecter la liberté du peuple», a lancé Pierre Lefranc, faisant allusion au référendum du 29 mai 2005 par lequel 55 % des Français avaient rejeté la Constitution européenne. «Même ceux qui ont été pour le oui doivent se dresser pour demander un référendum», a enchéri Marie-Noëlle Lienemann. «Les forces de gauche», a-t-elle dit, «ne peuvent pas refuser la parole au peuple».

    «Le vent de révolte se lèvera»

    Devant un millier de personnes, Nicolas Dupont-Aignan a accusé Nicolas Sarkozy d’avoir «déterré et ressuscité la Constitution européenne qu’il avait promis d’enterrer». Le député (ex-UMP) de l’Essonne, à l’origine de ce rassemblement, a martelé : «Vous devez résister avec nous à cette nouvelle tentation des élites de court-circuiter le peuple (…) Pour ce traité, je le répète scélérat, la préméditation est avérée, entière, transnationale. Elle est cynique et brutale.»

    Pour Jean-Pierre Chevènement, le traité de Lisbonne est «un déni de démocratie» qui conduira à «la France diminuée, ligotée, la démocratie garrottée, le monde du travail livré sans défense au capital financier». «Le vent de révolte se lèvera», veut croire l’ancien ministre de l’Intérieur, qui a calculé qu’environ 363 parlementaires de gauche, MoDem et UMP souverainistes pouvaient «faire obstacle à cette révision». «Les républicains comptent sur leur courage», a ajouté Jean-Pierre Chevènement qui «se refuse à croire que le PS fera ainsi la courte échelle à Nicolas Sarkozy» et qui rappelle à François Bayrou qu’il «préconisait un référendum, il y a sept mois».
     

  • Traité européen : Chevènement, Dupont-Aignan et Lienemann font meeting commun (Les Echos)

    L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC), le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et l'eurodéputée socialiste Marie-Noëlle Lienemann ont demandé hier, lors d'un meeting commun à Paris, un référendum pour ratifier le nouveau traité européen. Dénonçant un « déni de démocratie », Jean-Pierre Chevènement a déclaré que « ce qui a été rejeté par référendum » (par 55 % des voix en mai 2005) « ne devrait pouvoir être rétabli que par la voie du suffrage universel ». « M. Sarkozy annonçait un «mini-traité» : c'est une maxi-traîtrise », a-t-il fustigé. « Un véritable coup d'Etat simplifié », a renchéri Nicolas Dupont-Aignan, reprochant également à Ségolène Royal d'avoir « glissé en catimini que le référendum n'était plus une question de principe digne d'être défendue ». Ils ont rappelé qu'il existe au Parlement une minorité de blocage des deux cinquièmes pouvant s'opposer à la révision de la Constitution, préalable à la ratification du nouveau traité.