Libre propos

Cette catégorie reprends également tous les éditos parus dans « Objectif-France » et gaullisme.fr

La cinquième république, notre bien commun

2 septembre 2010 // 0 commentaire

En 1945, après la Libération, il fallait refaire les institutions de la France. La débâcle, l'armistice, Vichy avaient fait table rase. Allait-on revenir purement et simplement à la Constitution de 1875 ? Celle-ci n'avait pas épargné à la France l'instabilité ministérielle, source de faiblesse du pouvoir. Elle avait laissé le pays affronter la guerre dans un état d'impréparation totale, malgré les avertissements répétés des meilleurs spécialistes, et notamment du colonel de Gaulle. La première question posée aux Français par le gouvernement de Gaulle, lors du référendum du 21 octobre 1945, fut donc : «Voulez-vous une constitution nouvelle ?» 96% des Français répondirent : oui. 4% seulement marquèrent leur attachement à l'ancienne constitution. La cause était entendue. Qui allait faire la nouvelle constitution ? Une assemblée souveraine, peut-être inexpérimentée, élue encore sous l'empire des passions qui agitaient le pays au lendemain de la Libération ? [...]

Il y a 66 ans, Paris, Paris outragé …

15 août 2010 // 0 commentaire

C'est la fin d'une terrible journée. A pied, fendant la foule, le général de Gaulle arrive à l'Hôtel de Ville où l'attendent Georges Bidault [photo : le Général avec Bidault] et André Tollet. Un moment d'émotion intense, d'unanimité vraie. "Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos propres vies. Paris* ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple, avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France toute entière, de la France qui se bat, de la seule France …" [discours de Charles de Gaulle] La voix est un peu voilée. La veille, à Rambouillet, de Gaulle aphone, avait fait venir un médecin. Mais les paroles martelées, les mots soulignés, prennent un sens particulier quand on sait que la capitale a bien failli être victime de la rigueur de la stratégie alliée. [...]

Si la vérité blesse, c’est la faute de la vérité(1)

14 juillet 2010 // 0 commentaire

Nicolas Sarkozy a voulu faire patte de velours, mais sa prestation télévisée du 12 juillet sur France 2 sonnait faux. Il promettait de parler des problèmes de la France et des Français, il a évoqué en longueur l’affaire Woerth et magnifié « sa République » qu'il juge irréprochable. Il ne m’a pas convaincu, ni sur l’affaire ou les affaires, ni sur « sa » république. Cet entretien a néanmoins débouché sur un point que l’on peut considérer comme une avancée : le poste de trésorier de l’UMP du Ministre du travail. Mais attention ! Ce n’est pas une décision, simplement un conseil qu'Eric Woerth a rapidement entériné. Nicolas Sarkozy aurait dû aller bien plus loin. L’incompatibilité entre fonctions ministérielles et responsabilités au sein d’un parti politique devrait être la règle constitutionnelle intangible afin d'assurer un exécutif totalement indépendant des pressions partisanes et collectivement solidaire [...]

« République Solidaire » veut incarner une « certaine idée de la France ».

23 juin 2010 // 1 commentaire

J'y étais à la Halle Freyssinet. Avec plus de 6000 autres Français de tous horizons, des villes, des campagnes, des banlieues. Des jeunes, des retraités. De toutes les couleurs, de toutes confessions. Un souhait d'être ensemble autour de Dominique de Villepin pour la naissance d'un rassemblement : "République Solidaire". Un nouveau parti parmi les autres pourront dire certains ; une manière d'aborder la politique, au-dessus des clivages traditionnels admettront la très grande majorité des présents après avoir entendu Dominique de Villepin. Son intervention est celle d'un homme d'Etat, construite autour de notre histoire, prenant en compte la réalité d'aujourd'hui et volontairement charpentée sur des principes républicains et gaullistes. [...]

Angela Merkel veut plus d’Europe supranationale.

5 mai 2010 // 0 commentaire

Accusée d'avoir freiné le sauvetage de la Grèce, la chancelière Angela Merkel s'est défendue mercredi et a plaidé pour la participation allemande devant les députés qui devraient la soutenir malgré l'hostilité de l'opinion publique. Elle s'est défendue d'avoir ralenti le processus : "Nous ne serions jamais parvenus au programme d'efforts nécessaires de la Grèce si l'Allemagne avait, comme demandé par presque tous (ses partenaires européens), approuvé plus tôt les aides financières sans garantie suffisante, a-t-elle lancé. Nous aurions produit l'effet contraire". [...]

Aujourd’hui, il y a une synthèse possible

6 avril 2010 // 0 commentaire

M. de Villepin a annoncé le 25 mars la création d'un mouvement politique libre et indépendant qui verra officiellement le jour le 19 juin prochain... Le président de la République doit "être quelqu'un qui fait la synthèse d'un certain nombre de positions qui paraissent à première vue difficilement conciliables" et "a pour première tâche de rassembler" la droite et de la gauche "sur des sujets essentiels", a estimé dimanche soir l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, jugeant que ce n'était pas le cas avec Nicolas Sarkozy. [...]

Le gaullisme en partage

3 avril 2010 // 0 commentaire

Taxe carbone, bouclier fiscal, OTAN, réforme territoriale, euro cher… C’est avec tristesse que je fais, ces derniers temps, de plus en plus souvent le même constat : seul ou presque à droite à m’opposer depuis 3 ans aux mauvaises mesures du gouvernement, je suis progressivement rejoint dans mon jugement par des députés ou personnalités de l’UMP qui avaient à l’époque laissé faire, voire ne s’étaient pas privés de m’accuser d’opposition systématique au président de la République. Alain Juppé dénonce un bouclier fiscal que j’avais refusé de voter en 2007, pour cause d’évidente injustice fiscale. Dominique de Villepin en fait autant, tandis que de nombreuses voix s’élèvent de la base de l’UMP pour en finir purement et simplement avec une taxe carbone repoussée sine die par le gouvernement. [...]

Dominique de Villepin : un projet pour la France

25 mars 2010 // 0 commentaire

Dominique de Villepin, dernier Premier Ministre de Jacques Chirac, a franchi le pas. Il crée son propre parti politique basé sur les valeurs "gaulliste, républicaine et sociale". Son nouveau mouvement se propose de rassembler les Françaises et les Français au-delà des clivages partisans. Il convient donc de préciser, contrairement à ce que certains esprits chagrins annonçaient ces derniers temps, que le mouvement de Dominique de Villepin est totalement "libre et indépendant" de l'UMP. C'était, faut-il le rappeler, la condition indispensable pour réussir son "projet pour la France". [...]

Ce n’est pas une victoire du PS, mais une lourde défaite de l’UMP sarkozyste.

22 mars 2010 // 0 commentaire

Avec des écarts encore jamais atteints entre la majorité présidentielle et les oppositions (PS et satellites d'une part et Front National d'autre part) la question essentielle que chacun doit se poser est : "existe-t-il encore une majorité pour suivre le Président ?" Si l'on ne prend en compte que l'aspect purement constitutionnel, la réponse est oui. Les 315 députés UMP sur les 577 que compte l'Assemblée Nationale sont en place. La vague bleue de 2007 n'est pas, ou si peu, entamée. Néanmoins, quelques députés parmi les nombreux mécontents pourraient quitter le parti Sarkozyste pour constituer un groupe réellement indépendant ancré autour des valeurs gaullistes, républicaines et sociales sans mettre en péril le groupe de Jean-François Copé. [...]

Le second tour ne servira qu’à distribuer les places

16 mars 2010 // 0 commentaire

Les titres des différents médias synthétisent les résultats des élections régionales. "Les Français sanctionnent le majorité" , "Un revers pour l'UMP", "Le PS précède l'UMP", "Europe Ecologie, 3ème force politique", "Le FN revient, le Modem s'effondre"... Mais aussi, "un seul parti gagnant, celui de l'abstention". De ce scrutin, il est possible de tirer quelques constatations partagées par une majorité des Français. - La majorité présidentielle n'est plus majoritaire. à vouloir tout mélanger, à transformer dans les actes et dans le comportement une élection régionale en test national, Nicolas Sarkozy a mis en péril sa majorité et sa fonction. [...]
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