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	<description>Tout sur de Gaulle, tout sur le gaullisme</description>
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		<title>«Une partie de notre électorat se sent trahie par Sarkozy»</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 06:22:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
 
Par Marine Turchi
 
«Je vois très mal Woerth continuer. Il est affaibli. Il y a une fracture (dans la majorité), plusieurs députés profitent de cet argument pour demander la remise à plat de la réforme des retraites. Entre villepinistes, anciens chiraquiens, fillonistes, copéistes et proches de Bertrand, ça devient compliqué. Le groupe pourrait exploser, il faut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/9241231094686.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="924123-1094686" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/9241231094686_thumb.jpg" border="0" alt="924123-1094686" width="244" height="111" align="left" /></a></em></span><span style="color: #0000a0;"><em> </em></span></p>
<p>Par <a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/Marine%20Turchi">Marine Turchi</a></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em> </em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>«Je vois très mal Woerth continuer. Il est affaibli. Il y a une fracture </em>(dans la majorité)<em>, plusieurs députés profitent de cet argument pour demander la remise à plat de la réforme des retraites. Entre villepinistes, anciens chiraquiens, fillonistes, copéistes et proches de Bertrand, ça devient compliqué. Le groupe pourrait exploser, il faut faire attention.»</em> Voilà ce que confie à Mediapart ce député, suppléant d&#8217;un ministre en exercice. Affaire Woerth-Bettencourt, déceptions par rapport aux réformes, offensive sécuritaire du gouvernement, guerre des clans dans la majorité: à l&#8217;instar de nombreux élus UMP, il évoque <em>«un malaise»</em> à droite. Mediapart a plongé le nez dans plusieurs départements.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Ils répètent qu&#8217;ils ont hâte de parler <em>«des vrais problèmes»</em>. Mais les députés UMP comptent beaucoup sur la réunion avec le chef de l&#8217;Etat – qui les reçoit mercredi à l&#8217;Elysée –, pour remettre de l&#8217;ordre. L&#8217;élu cité plus haut décrit un <em>«flou complet»</em> régnant dans les rangs de la majorité: <em>«En juin je répétais que Woerth devait rester, mais les affaires s&#8217;amplifiant, je pense qu&#8217;il doit partir. Sauf que sa sortie est compliquée. Quant à Fillon, on ne sait toujours pas s&#8217;il restera. Il vaudrait mieux pour le gouvernement qu&#8217;il reste, mais politiquement c&#8217;est difficile, d&#8217;autant que les Parisiens répètent: </em>“Il faut nous le garder pour Paris en 2014 (pour les municipales)”.<em>»</em></span></p>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;">Au-delà des interrogations sur le remaniement de l&#8217;automne, c&#8217;est du décrochage d&#8217;une partie de l&#8217;électorat de droite dont s&#8217;inquiètent certains élus. Un autre député et conseiller général, également suppléant d&#8217;un membre du gouvernement (qui, après un coup de fil de son ministre, a renoncé à nous parler en <em>on</em> – lire la boîte noire), raconte à Mediapart <em>«l&#8217;ambiance difficile»</em> de la rentrée dans sa circonscription, historiquement à droite<em>. </em><em>«Rurale»</em>, elle se partage entre un héritage centriste très marqué et un vote frontiste élevé (<em>«autour de 20%»</em>). <em>«Aujourd&#8217;hui, l&#8217;électorat FN est satisfait, mais pour la frange centriste ça ne va pas du tout»</em>, résume-t-il.<em> </em></span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;">Il poursuit:<em> «Ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy ressentent une frustration, voire une trahison et le vivent douloureusement. Ils sont déçus de la façon dont se développent les réformes plus que par le fond même. Ils trouvent qu&#8217;il y a beaucoup de gesticulation et de communication mais pas assez de concret. </em><em>Ils se rendent compte qu&#8217;on leur a beaucoup promis mais que leurs valeurs (travail, sécurité, famille) ont été peu ou mal traitées.»</em></span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;"><em>«Ça ne se dit pas trop mais en tant qu&#8217;élu je le remarque quotidiennement»</em>, confie-t-il. Des discussions sur les marchés. Des mails reçus. Des tribunes assassines du poids lourd local – un ancien ministre démocrate-chrétien – dans la presse régionale. Le clergé local qui tape du poing sur la table.<em> «Je ne vois pas comment ça pourrait se retourner. Je crains que le FN ne prenne de l&#8217;importance et que les centristes ne revotent pas Sarkozy et s&#8217;abstiennent, comme aux régionales.» </em>En Auvergne, où le poids de l&#8217;église est important, ils sont également plusieurs élus à dire “stop, on va beaucoup trop loin sur la sécurité!”.</span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;">Car l&#8217;offensive sécuritaire du gouvernement, qui a déchiré la majorité cet été (lire nos articles des 24 août et 1er septembre), a enfoncé le clou de la désolidarisation de la frange centriste et gaulliste. <em>«Une partie des militants considère que la stratégie sécuritaire va dans le bon sens. Une autre qu&#8217;on y va trop fort»</em>, analyse Bertrand Pancher, député et secrétaire départemental de la Meuse, à la tête d&#8217;une circonscription <em>«plutôt urbaine, avec un vote FN élevé»</em>. </span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;"><em>«Je vois très mal Woerth continuer. Il est affaibli. Il y a une fracture </em>(dans la majorité)<em>, plusieurs députés profitent de cet argument pour demander la remise à plat de la réforme des retraites. Entre villepinistes, anciens chiraquiens, fillonistes, copéistes et proches de Bertrand, ça devient compliqué. Le groupe pourrait exploser, il faut faire attention.»</em> Voilà ce que confie à Mediapart ce député, suppléant d&#8217;un ministre en exercice. Affaire Woerth-Bettencourt, déceptions par rapport aux réformes, offensive sécuritaire du gouvernement, guerre des clans dans la majorité: à l&#8217;instar de nombreux élus UMP, il évoque <em>«un malaise»</em> à droite. Mediapart a plongé le nez dans plusieurs départements.</span></span></div>
<p><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;">Ils répètent qu&#8217;ils ont hâte de parler <em>«des vrais problèmes»</em>. Mais les députés UMP comptent beaucoup sur la réunion avec le chef de l&#8217;Etat – qui les reçoit mercredi à l&#8217;Elysée –, pour remettre de l&#8217;ordre. L&#8217;élu cité plus haut décrit un <em>«flou complet»</em> régnant dans les rangs de la majorité: <em>«En juin je répétais que Woerth devait rester, mais les affaires s&#8217;amplifiant, je pense qu&#8217;il doit partir. Sauf que sa sortie est compliquée. Quant à Fillon, on ne sait toujours pas s&#8217;il restera. Il vaudrait mieux pour le gouvernement qu&#8217;il reste, mais politiquement c&#8217;est difficile, d&#8217;autant que les Parisiens répètent: </em>“Il faut nous le garder pour Paris en 2014 (pour les municipales)”.<em>»</em></span></p>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;">Au-delà des interrogations sur le remaniement de l&#8217;automne, c&#8217;est du décrochage d&#8217;une partie de l&#8217;électorat de droite dont s&#8217;inquiètent certains élus. Un autre député et conseiller général, également suppléant d&#8217;un membre du gouvernement (qui, après un coup de fil de son ministre, a renoncé à nous parler en <em>on</em> – lire la boîte noire), raconte à Mediapart <em>«l&#8217;ambiance difficile»</em> de la rentrée dans sa circonscription, historiquement à droite<em>. </em><em>«Rurale»</em>, elle se partage entre un héritage centriste très marqué et un vote frontiste élevé (<em>«autour de 20%»</em>). <em>«Aujourd&#8217;hui, l&#8217;électorat FN est satisfait, mais pour la frange centriste ça ne va pas du tout»</em>, résume-t-il.<em> </em></span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;">Il poursuit:<em> «Ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy ressentent une frustration, voire une trahison et le vivent douloureusement. Ils sont déçus de la façon dont se développent les réformes plus que par le fond même. Ils trouvent qu&#8217;il y a beaucoup de gesticulation et de communication mais pas assez de concret. </em><em>Ils se rendent compte qu&#8217;on leur a beaucoup promis mais que leurs valeurs (travail, sécurité, famille) ont été peu ou mal traitées.»</em></span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;"><em>«Ça ne se dit pas trop mais en tant qu&#8217;élu je le remarque quotidiennement»</em>, confie-t-il. Des discussions sur les marchés. Des mails reçus. Des tribunes assassines du poids lourd local – un ancien ministre démocrate-chrétien – dans la presse régionale. Le clergé local qui tape du poing sur la table.<em> «Je ne vois pas comment ça pourrait se retourner. Je crains que le FN ne prenne de l&#8217;importance et que les centristes ne revotent pas Sarkozy et s&#8217;abstiennent, comme aux régionales.» </em>En Auvergne, où le poids de l&#8217;église est important, ils sont également plusieurs élus à dire “stop, on va beaucoup trop loin sur la sécurité!”.</span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;">Car l&#8217;offensive sécuritaire du gouvernement, qui a déchiré la majorité cet été (lire nos articles des 24 août et 1er septembre), a enfoncé le clou de la désolidarisation de la frange centriste et gaulliste. <em>«Une partie des militants considère que la stratégie sécuritaire va dans le bon sens. Une autre qu&#8217;on y va trop fort»</em>, analyse Bertrand Pancher, député et secrétaire départemental de la Meuse, à la tête d&#8217;une circonscription <em>«plutôt urbaine, avec un vote FN élevé»</em>. </span></span></div>
<div><span style="color: #0000a0;"></span></div>
<p><span style="color: #0000a0;"></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">«L&#8217;UMP, c&#8217;est l&#8217;autocratie et la pensée unique»</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Le député de la Meuse juge les mesures de déchéance de la nationalité <em>«absurdes»</em> et <em>«choquantes». </em>Il<em> </em>condamne la <em>«surenchère» </em>de <em>«quelques collègues»</em>, des <em>«parlementaires»</em> mais surtout des <em>«ministres qui souhaitent en rajouter pour rester au gouvernement»</em>. <em>«Ça trouble une partie des élus et militants qui voudraient un discours plus humaniste, plus social, comme l&#8217;ont dit Fillon et Raffarin.»</em> Il estime que les expulsions de Roms sont <em>«un vrai problème depuis quinze ans mais qu&#8217;on aurait dû anticiper un traitement plus humain et différencier gens du voyage et Roms»</em>. <em>«On a une culture des résultats en chiffres, ce serait bien qu&#8217;on l&#8217;ait aussi en traitement humain»</em>, ironise-t-il.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">A Marseille, cette division à droite est même arrivée devant la justice. Adjoint (UMP) du 5e secteur de la ville, Maurad Goual a porté plainte pour incitation à la haine raciale contre son collègue Roland Chassain, maire des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône) et conseiller général, qui avait assimilé dans un communiqué musulmans, gitans et insécurité. Interrogé par Mediapart, l&#8217;élu marseillais explique que c&#8217;était <em>«la déclaration de trop après deux ans de dérive à droite. C&#8217;est tombé sur Roland Chassain mais ça aurait pu être un autre»</em>. Il évoque <em>«sa confrontation»</em>, en janvier dernier, avec Jean-Claude Gaudin, après le <em>«dérapage»</em> de celui-ci en plein débat sur l&#8217;identité nationale (commentant le match Algérie-Egypte de novembre 2009, le maire de Marseille, a parlé de <em>«15.000 musulmans qui ont déferlé»</em> dans le centre-ville). </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>«J&#8217;ai été écarté des listes pour les régionale</em>s, raconte Maurad Goual. <em>Il y a six mois j&#8217;ai donné ma démission: refusée. On m&#8217;a dit que c&#8217;était excessif, que ça allait s&#8217;arranger. Mais en six mois, on a bouffé de la burqa, de la déchéance de la nationalité&#8230; Ce n&#8217;est pas avec ça qu&#8217;on va remonter la croissance à 5%. La France en ce moment, c&#8217;est les Etats-Unis de George Bush!»</em> Il l&#8217;assure, <em>«le discours sécuritaire n&#8217;est pas partagé par l&#8217;électorat de droite. J&#8217;ai reçu beaucoup de messages privés. Des adjoints UMP, des responsables hauts placés de fédération, qui me disent: </em>“On est d&#8217;accord avec toi, mais on ne peut pas le dire”<em>».</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Secrétaire départementale d&#8217;Eure-et-Loir, Josette Philippe est moins catégorique. Si elle reconnaît que <em>«sur la déchéance de la nationalité, c&#8217;était excessif»</em>, elle prône <em>«le débat sur la question»</em>, condamne <em>«l&#8217;angélisme en matière de sécurité»</em> et dénonce <em>«ceux qui parlent de nazisme ou de fascisme. C&#8217;est dangereux, faisons attention aux mots qu&#8217;on emploie!».</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La politique de sécurité du gouvernement révèle en tout cas des failles importantes dans la majorité. <em>«Ça ne me choque pas qu&#8217;il y ait des points de vue différents, mais qu&#8217;ils puissent se structurer et qu&#8217;on donne une image de droite plurielle!»</em>, réclame Bertrand Pancher, qui dénonce<em> «une droite centralisatrice et sécuritaire. </em><em>Le parti unique, c&#8217;est une erreur. Tôt ou tard, des formes d&#8217;expression politique vont s&#8217;organiser. L&#8217;aile gauche de l&#8217;UMP doit se fédérer. Il y a besoin d&#8217;un renouvellement des leaders»</em>. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Maurad Goual, lui, va plus loin. Il dénonce <em>«l&#8217;omerta à l&#8217;UMP»</em>, la <em>«pensée unique»</em>,<em> «l&#8217;autocratie»</em> et la confiscation du parti par <em>«une bande de copains, Estrosi, Hortefeux, Bertrand, Lefebvre»</em>. <em>«Le président décide et ils agissent. Personne n&#8217;ose rien dire. Il n&#8217;y a plus de débat d&#8217;idées, les décisions sont imposées d&#8217;en haut</em><em>. Quand Copé essaye d&#8217;insuffler un débat, Bertrand le traite de sniper. On a deux porte-parole qui passent leurs journées à scruter le moindre communiqué pour répliquer, et demain Lefebvre nous annoncera que si on a encore perdu 40.000 adhérents, c&#8217;est parce qu&#8217;ils sont décédés&#8230;»</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le <em>«parti unique»</em> voulu par Nicolas Sarkozy se fissurerait-il? Après les affrontements par médias interposés de Xavier Bertrand, Jean-François Copé et François Fillon lors du Campus UMP, c&#8217;est l&#8217;ancien secrétaire général de l&#8217;UMP, Patrick Devedjian, qui a tiré dimanche sur son successeur, Xavier Bertrand, le qualifiant de <em>«gentil organisateur du Club Med» </em>dans <em>Le Parisien</em><em>. «Je n&#8217;ai pas le sentiment que ça aille très fort en ce moment. Mettre l&#8217;UMP à la remorque du gouvernement, c&#8217;est l&#8217;éteindre. L&#8217;UMP doit être devant, même si cela comporte des risques»</em>, a-t-il assené, suivi le lendemain par le député de la Mayenne (partisan de Copé), Yannick Favennec, sur France Bleu.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Samedi 4 septembre, ce sont les ministres François Baroin (budget) et Bruno Le Maire (agriculture), le patron des députés UMP Jean-François Copé et son bras droit Christian Jacob qui ont appelé, dans <em>Le Figaro</em>, à une UMP <em>«redynamisée</em><em>»</em>. L&#8217;UMP <em>«n&#8217;a rien à craindre du débat public; c&#8217;est au contraire d&#8217;un manque d&#8217;audace que meurent souvent les majorités sortantes</em>», ont-ils jugé.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Dans ce contexte, les aveux du ministre du travail (le 2 septembre, il a reconnu avoir demandé la Légion d&#8217;honneur pour le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt) ont ajouté des secousses à droite. Certes, Eric Woerth bénéficie encore d&#8217;un large soutien à droite, disent en chœur les élus de la majorité. Mais<em> «le mensonge est pire&#8230;»</em>, lâche le suppléant d&#8217;un ministre. <em>«Il y a trop de problèmes chez nous pour critiquer les socialistes. Le problème, c&#8217;est qu&#8217;Eric Woerth a menti. Il a perdu beaucoup de crédit. Dès lors, il doit en tirer les conséquences»</em>, estime le député du Nord Christian Vanneste, qui évoque la rentrée politique <em>«la plus mauvaise qu&#8217;</em>(il)<em> ait jamais connue»</em>. <em>«Ça pollue le débat»</em>, admet Arlette Grosskost (Haut-Rhin), dénonçant un climat <em>«anxiogène»</em>.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>«</em><em>Dans notre électorat, les gens ne comprennent pas</em>, raconte Bertrand Pancher. <em>J&#8217;ai été interpellé à plusieurs reprises sur l&#8217;histoire de la Légion d&#8217;honneur, sur le conflit d&#8217;intérêts d&#8217;Eric Woerth. Ils sont troublés, il faut expliquer les choses.»</em> Le député suppléant issu d&#8217;une terre centriste, lui, explique <em>«qu&#8217;il n&#8217;y a pas de rejet d&#8217;Eric Woerth mais que les gens sont agacés </em>(par les affaires)<em> et plus intéressés par leurs retraites»</em>. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">L&#8217;autre suppléant d&#8217;un ministre se désespère: «<em>Il y a un malaise général généré par les réformes qui vont dans tous les sens et ne sont pas expliquées. </em><em>Depuis 2007, on court, on court. On est dispersés, on lance une réforme sans finir l&#8217;autre. On ne sait pas où on va, comme avec Hadopi, beaucoup de tapage médiatique pour pas grand-chose à l&#8217;arrivée. Le président veut aller trop vite. </em><em>Avec l&#8217;expulsion des Roms on est des nazis, dans les circonsciptions ça ne fonctionne pas, les gens veulent de moins en moins s&#8217;engager. </em><em>Bientôt on devra baisser la tête parce qu&#8217;on est UMP&#8230;</em><em>»</em></span></p>
<p></span> </p>
<p></span></p>
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		<title>Une journée au MRC</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 06:03:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Pinsolle</dc:creator>
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Samedi 4 septembre, j’étais invité à participer à une table ronde sur l’euro aux universités d’été du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement à Valence. Récit d’une journée très agréable de convergence républicaine.
Des partis proches
J’ai été frappé pendant toute la journée par la proximité du Mouvement Républicain et Citoyen avec Debout la République. Voici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<h4> </h4>
<p><span style="color: #0000a0;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/pinsolle_0045.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="pinsolle_0045" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/pinsolle_0045_thumb.jpg" border="0" alt="pinsolle_0045" width="244" height="188" align="left" /></a></span><a></a></p>
<h5> </h5>
<p><span style="color: #0000a0;">Samedi 4 septembre, j’étais invité à participer à une table ronde sur l’euro aux universités d’été du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement à Valence. Récit d’une journée très agréable de convergence républicaine.</span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">Des partis proches</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">J’ai été frappé pendant toute la journée par la proximité du Mouvement Républicain et Citoyen avec Debout la République. Voici en effet deux petits partis animés par un chef charismatique, rassemblant des militants dévoués, convaincus et animés par un idéal. Voici également deux partis qui, en réaction à la crise économique, cherchent à véritablement réfléchir sur ses causes et les solutions à y apporter, en n’hésitant pas à faire venir des personnes extérieures à leur cénacle.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">DLR avait fait de l’économie le thème central de l’université de rentrée 2008 et organisé une convention sur l’emploi en avril. Samedi, le MRC a organisé trois tables rondes, une sur la finance, une autre sur l’euro et enfin une sur la politique industrielle. Etaient invités (entre autres) Alain Cotta, un libéral critique de l’euro, deux membres du PS ainsi que deux membres de DLR (Jean-Pierre Gérard et moi-même) pour débattre, preuve d’une ouverture d’esprit bienvenue en politique.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Mais par-delà ces convergences idéologiques, j’ai été frappé par la proximité humaine de nos deux partis, qui donnait à ces universités une ambiance proche de celle de nos universités, chaleureuse et animée d’un véritable idéal et d’une volonté d’améliorer le sort de la France et des Français. D’ailleurs, beaucoup de militants se connaissent et un certain nombre m’ont demandé de passer le bonjour à des collègues de DLR. Comment ne pas imaginer faire des choses ensemble à l’avenir ? </span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">Des différences surmontables ?</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Malgré tout, il faut reconnaître quelques différences. Cela fait vingt ans que j’ai un peu de mal à comprendre l’attachement de Jean-Pierre Chevènement à la gauche et au Parti Socialiste. On sent une volonté d’influencer le PS à la veille d’une probable victoire électorale (encore que beaucoup pensent que rien n’est joué). Pourtant, le président d’honneur du mouvement a bien souligné à quel point le PS est responsable de la déréglementation qui a mené à la crise et aux problèmes actuels.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">D’ailleurs, lors de la première table ronde, l’animateur a repris in extenso l’argumentaire de Frédéric Lordon contre le PS en soulignant les innombrables lois d’inspiration néolibérale passées par des gouvernements socialistes, à partir du milieu des années 80. Pourtant, un espoir semble subsister que les socialistes se comportent comme des socialistes, ce que j’ai du mal à saisir. Le Général de Gaulle ne disait-il pas qu’il n’aimait pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes ?</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Cet espoir vient sans doute du programme commun, qui a donné du sens à un clivage gauche-droite qui a été battu en brèche par le virage de 1983 et plus encore par le débat sur le traité de Maastricht. Il s’agit donc peut-être d’un clivage générationnel. Mais si le PS se choisit Dominique Strauss-Kahn comme candidat, cela pourrait contraindre le MRC à reconsidérer sa position. J’ai du mal à imaginer le parti de Jean-Pierre Chevènement soutenir l’ancien patron du FMI…</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Soyons clair : ma fidélité est et restera à Nicolas Dupont-Aignan. En tant que gaulliste, DLR est ma famille politique et je suis heureux d’y militer. Mais cette journée m’a permis de rencontrer de véritables frères républicains. Je les remercie chaleureusement pour leur invitation et leur accueil.</span></p>
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		<title>Jack Lang: courtisan à Paris, socialiste dans le Nord</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 05:48:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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Marianne2 se penche sur les «sarkozystes de gauche». Il y a ceux qui sont partis à temps, ceux qui ne peuvent raisonnablement plus quitter le chef de l’Etat et ceux, enfin, qui naviguent entre deux eaux. Jack Lang est de cette dernière catégorie, celle des «sarkozystes de gauche» qui ne savent décidément pas choisir leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"> </p>
<h4> </h4>
<p> <span style="color: #808080;"><strong><a href="http://louison-et-les-crayons.blogspot.com/"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline;" title="(dessin: Louison)" src="http://www.marianne2.fr/photo/924316-1094909.jpg?v=1283697012" alt="(dessin: Louison)" width="240" align="left" /></a></strong></span></p>
<blockquote>
<h4><span style="color: #808080;"><strong>Marianne2 se penche sur les «sarkozystes de gauche». Il y a ceux qui sont partis à temps, ceux qui ne peuvent raisonnablement plus quitter le chef de l’Etat et ceux, enfin, qui naviguent entre deux eaux. Jack Lang est de cette dernière catégorie, celle des «sarkozystes de gauche» qui ne savent décidément pas choisir leur camp… </strong></span></h4>
</blockquote>
<p><a href="http://louison-et-les-crayons.blogspot.com/"></a></p>
<p><a href="http://www.marianne2.fr/Cope-fait-du-Sarkozy-mais-Sarkozy-ne-fera-pas-de-Chirac_a197154.html"></a></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il serait encore ministre de la Culture qu’il serait foutu de se classer lui-même monument historique. Personne ne lui en voudrait : Jack Lang est bel et bien un monument de la vie politique française. Inamovible, malgré les années. Inamovible et pourtant si mouvant dans sa pensée. Surtout ces dernières années. Le plus mitterrandien des mitterrandiens (ce qui n’est pas une mince affaire) s’est trouvé un substitut à « Tonton » en la personne de Nicolas Sarkozy. Votant, contre l’avis de son parti, certains des textes portés par la majorité. Acceptant, sans sourciller, des missions qui lui étaient confiées par l’Elysée (membre du </span><span style="color: #0000a0;">Comité Balladur,</span><span style="color: #0000a0;"> émissaire du chef de l’Etat en Corée du Nord puis à Cuba). Faisant de lui, finalement, un éminent représentant de cette caste en péril, celle des « sarkozystes de gauche ». </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En cette rentrée politique 2010, c’est une autre mission que notre Jack Lang national a acceptée : celle de conseiller spécial du Secrétaire général de l&#8217;Onu, Ban Ki-moon, sur les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes. À peine nommé que, déjà, il parlerait des heures durant de ce <em>« phénomène qui persiste et s’étend »</em> et auquel il est censé trouver des <em>« réponses juridictionnelles »</em>. Le sujet le <em>« passionne »</em>, affirme-il. Presque autant que le Grand Louvre auquel il consacre un livre sur lequel il a travaillé cet été et qui devrait sortir prochainement. Jack Lang à l’assaut des pirates des temps modernes ? L’affaire peut paraître incongrue. Pas pour le principal intéressé qui rappelle sa formation en <em>« droit international »</em>. Dans les allées du pouvoir, le bruit courait pourtant qu’il se serait bien vu au poste (en voie de création) de Défenseur des droits. Mais du côté de la majorité, cette idée de confier une nouvelle fois un maroquin à un membre de « l’opposition » aurait été vue d’un très mauvais œil… <em>« Rumeur »</em>, balaie d’un mot Jack Lang. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Faut-il alors voir derrière sa nouvelle mission auprès de l’Onu, une manière de prendre un peu de distance avec Nicolas Sarkozy ? Jack Lang en est-il d’ailleurs seulement capable ? Ne voit-il pas, par exemple, dans le discours de Grenoble un virage de la part de Nicolas Sarkozy qu’il pourrait dénoncer, comme l’a fait avec virulence dans <em>Marianne</em>, cet autre « sarkozyste de gauche » qu’est Michel Rocard ? Non. Pour Jack, Grenoble et la déchéance de nationalité, ne sont <em>« pas un virage »</em> : <em>« C’est un choix premier. Un choix qui se place dans la continuité d’une politique énoncée depuis longtemps »</em>. Même s’il reconnaît y voir <em>« une mise en scène supplémentaire »</em> de la part de Nicolas Sarkozy, il ne semble pas prêt à condamner ce discours plus que ça. </span></p>
<blockquote><p><span style="color: #0000a0;"><strong>« J’ai toujours agi selon ma conscience »</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Et il ne renie rien : <em>« J’ai toujours agi selon ma conscience »</em>. Y compris lorsqu’il fut le seul socialiste à approuver la réforme constitutionnelle ? <em>« Je suis fier et heureux d’y avoir participé. Aujourd’hui, je persiste et signe. Au congrès de Reims qui a suivi, pas une remarque ne m’a été faite par les militants que j’ai pu y croiser. »</em> Non, rien de rien, Jack Lang ne regrette rien. Il suffit pourtant de lui faire remarquer qu’une des mesures phares de la révision constitutionnelle, le référendum d’initiative populaire, n’est toujours pas applicable (faute de loi organique) pour que le doute s’installe. Pas tout de suite tout même. <em>« C’est regrettable… »</em>, juge-t-il, après quelques secondes de silence. <em>« Plus que critiquable »</em>, lâche-t-il dans la foulée. Puis, prenant ce qui lui reste de courage à deux mains, le grand Jack finit par reconnaître qu’il ne s’agit pas là d&#8217;un simple <em>« oubli »</em> mais bien d’<em>« une faute »</em> ! Oui, en en l&#8217;aidant un peu, l’ancien ministre de l’Education sait se montrer critique à l&#8217;égard du gouvernement. Parfois même, il sait l&#8217;être tout seul. Sur <em>France Inter, </em>il y a seulement quelques jours, il a par exemple appelé le chef de l’Etat à instaurer un <em>« moratoire »</em> sur les suppressions de postes dans l’Education nationale.  </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Sans doute pas suffisant pour regagner l’estime et la confiance de ses petits camarades du Parti socialiste. Jack Lang considère pourtant entretenir des <em>« rapports clairs et transparents »</em> avec sa formation. <em>« À chaque fois qu’une mission m’a été confiée, j’ai prévenu les instances du parti. Ça a été le cas lorsqu’il y a eu la controverse sur ma participation au Comité Balladur sur la réforme des institutions. J’avais prévenu François Hollande</em> (alors Premier secrétaire du PS, <em>ndlr</em>) <em>et Jean-Marc Ayrault. Cette fois encore, j’ai prévenu Martine Aubry de ma mission auprès de l’Onu. Elle m’a d’ailleurs félicité. Elle m’a même appelé pour me fêter mon anniversaire »</em> !  </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Certains sarkozystes se vantent pourtant d’avoir fait disparaître, à l’occasion du redécoupage électoral, en accord avec la Première secrétaire du PS, la 6e circonscription du Pas-de-Calais dont il est l’élu à l’Assemblée nationale. <em>« Ma circonscription était bancale : elle se trouvait entre Boulogne-sur-Mer et Calais. Je n’étais pas opposé à ce redécoupage… »</em>, explique un Jack Lang qui se retrouve malgré tout dans une situation délicate. Car désormais, même s’il affirme que <em>« rien est décidé »</em>,<em> </em>un choix cornélien s’offre à lui, comme un symbole de cet entre-deux eaux dans lequel il navigue aujourd&#8217;hui : se rabattre sur la circonscription de Boulogne-sur-Mer (<em>« Il n’en est pas question. C’est impensable. Le député-maire, Frédéric Cuvilier, est de gauche »</em>) ou sur celle de Calais (qui compte <em>« un maire de droite »</em>). Ça n’est décidément pas facile tous les jours d’être un « sarkozyste de gauche »…   </span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/sarkolang258.jpg"></a></p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #808080;">Gérald Andrieu – Marianne2.fr</span></strong></p>
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		<title>Brèves 4 Septembre 20010</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 16:38:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 



Sécurité: Nicolas Dupont-Aignan traite le gouvernement de &#171;&#160;Tartuffe&#160;&#187; 

Le député Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP) et président de Debout la République (DLR) a traité le gouvernement de &#171;&#160;Tartuffe&#160;&#187; après l&#8217;indignation du ministre de l&#8217;Intérieur et du chef de l&#8217;Etat suscitée par la mise en liberté d&#8217;un braqueur présumé du casino d&#8217;Uriage (Isère).
&#171;&#160;Mais, il faut le rappeler, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<blockquote>
<h4><span style="color: #808080;"><strong>Sécurité: Nicolas Dupont-Aignan traite le gouvernement de &laquo;&nbsp;Tartuffe&nbsp;&raquo;</strong> </span></h4>
</blockquote>
<p><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline;" src="http://www.lexpress.fr/pictures/63/32758_nicolas-dupont-aignan-d-president-de-debout-la-republique-dlr-le-26-fevrier-2010-a-paris.jpg" alt="Sécurité: Nicolas Dupont-Aignan traite le gouvernement de " width="150" height="100" align="left" /><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">Le député Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP) et président de Debout la République (DLR) a traité le gouvernement de &laquo;&nbsp;Tartuffe&nbsp;&raquo; après l&#8217;indignation du ministre de l&#8217;Intérieur et du chef de l&#8217;Etat suscitée par la mise en liberté d&#8217;un braqueur présumé du casino d&#8217;Uriage (Isère).</span></p>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">&laquo;&nbsp;<em>Mais, il faut le rappeler, ce laxisme judiciaire est le fruit à la fois de l&#8217;insuffisance des moyens mis à la disposition de la justice et des lois voulues par le gouvernement actuel</em>&laquo;&nbsp;, dit M. Dupont-Aignan.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">&laquo;&nbsp;<em>Le président Sarkozy ne manque bien évidemment pas de s&#8217;en prendre violemment à une magistrature qui préfère maintenir en détention provisoire un retraité tirant sur des cambrioleurs qu&#8217;un braqueur présumé</em>&laquo;&nbsp;, écrit-il dans un communiqué. &laquo;&nbsp;<em>Cela lui permet à moindre coût de détourner l&#8217;attention du public de ses propres responsabilités</em>&laquo;&nbsp;, affirme-t-il.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">De même, &laquo;&nbsp;<em>le débat sur la déchéance de nationalité ne concernera pas plus de dix cas par an</em>&nbsp;&raquo; mais a permis &laquo;&nbsp;<em>d&#8217;esquiver les vrais enjeux</em>&laquo;&nbsp;. Nicolas Sarkozy &laquo;&nbsp;<em>risque un bilan catastrophique en matière de sécurité, après pourtant huit ans d&#8217;exercice de responsabilités en la matière</em>&laquo;&nbsp;, ajoute-t-il.</span></p>
<blockquote>
<h4><strong><span style="color: #808080;">Christine Boutin : &laquo;&nbsp;Il aurait été bien préférable que Woerth démissionne&nbsp;&raquo;</span></strong></h4>
</blockquote>
<p><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline;" src="http://www.france-info.com/local/cache-vignettes/L316xH320/boutin316-0b927.jpg" alt="France Info - ©RF/ Paul Gypteau" width="150" height="152" align="left" /><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">Dans un entretien accordé à France Culture, Christine Boutin, la présidente du Parti Chrétien-Démocrate estime que &laquo;&nbsp;pour l’image du politique et pour notre pays, il aurait été préférable qu’Eric Woerth démissionne&nbsp;&raquo; en raison des soupçons qui pèsent sur lui dans l’affaire Bettencourt.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial Narrow;"><span style="color: #0000a0;">Christine Boutin qui se réfère à la polémique sur sa mission sur la mondialisation, estime qu’Eric Woerth est <em>“certainement dans la légalité”</em> mais que <strong>se pose un <em>“problème moral.”</em></strong></span></span></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial Narrow;"><span style="color: #0000a0;"><strong><em> </em></strong></span></span></span> </p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial Narrow;"><span style="color: #0000a0;"><strong><em> </em></strong></span></span></span> </p>
<blockquote>
<h4><strong><span style="color: #808080;">SONDAGE &#8211; Ils trouvent le projet du gouvernement «courageux et nécessaire, mais pas juste»&#8230;</span></strong></h4>
</blockquote>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; font-size: x-small;"> </span></p>
<p><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline;" src="http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2010-06/2010-06-25/article_manif.jpg" alt="Des manifestants lors de la mobilisation du 24 juin 2010, à Paris" width="150" height="112" align="left" /><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">Une large majorité de Français (70%) approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi contre le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Ifop pour <em>Ouest-France Dimanche</em>.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">Néanmoins les Français trouvent le projet courageux et nécessaire mais pas juste, et soutiennent majoritairement le mouvement qui s&#8217;y oppose.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">Le recul de l’âge de le retraire de moins en moins accepté</span></p>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">En effet, si une très forte proportion des sondés s&#8217;accorde à estimer que le gouvernement n&#8217;est «plutôt pas ouvert au dialogue» (69%), «plutôt pas juste dans ses choix» (67%) et «plutôt pas attentif aux questions liées à la pénibilité de certains métiers» (62%), une majorité plus courte lui reconnaît le fait d&#8217;être «courageux dans ses choix» (53%) et «déterminé à maintenir le système de répartition français» (57%). Selon 70% des sondés, il est «responsable vis-à-vis des générations à venir».</span></p>
<p><span style="font-family: Arial Narrow; color: #0000a0; font-size: small;">Par ailleurs, la courte majorité qui jugeait «acceptable» de reculer l&#8217;âge légal de départ de la retraite de 60 à 62 ans, point clé de la réforme, s&#8217;est érodée en septembre (53% contre 58% en juin). La proportion de «tout à fait inacceptable» atteint 30%, soit sept points de plus qu’en juin dernier. A l’inverse, la part des «tout à fait acceptable» chute de sept points à 21%.</span></p>
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		<title>Bruxelles se dote de 6000 diplomates, pour commencer …</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 22:18:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alain Juppé]]></category>
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Les jours de la diplomatie française sont-ils comptés ? Hubert Védrine et Alain Juppé, qui ont pourtant tous deux poussé, tant qu&#8217;ils ont pu, à la ratification de tous les traités européens de Maastricht à Lisbonne jetant les bases d&#8217;une diplomatie communautaire, s&#8217;étaient émus, il y a quelques jours dans une tribune publiée par Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<h4> </h4>
<h5><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline;" title="Illustration Rhonald Blommestijn (http://www.nrc.nl/)" src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/2221608-3099964.jpg?v=1278803206" alt="Illustration Rhonald Blommestijn (http://www.nrc.nl/)" width="240" height="170" align="left" /></h5>
<p><span style="color: #0000a0;">Les jours de la diplomatie française sont-ils </span><span style="color: #0000a0;">comptés ? Hubert Védrine et Alain Juppé, qui ont pourtant tous deux poussé, tant qu&#8217;ils ont pu, à la ratification de tous les traités européens de Maastricht à Lisbonne jetant les bases d&#8217;une diplomatie communautaire, s&#8217;étaient émus, il y a quelques jours dans une tribune publiée par Le Monde, du délitement de la diplomatie française. De même, l&#8217;écrivain Jean-Christophe Rufin avait dénoncé dans une interview au même journal, un ministère sinistré, l&#8217;influence des réseaux parallèles de l&#8217;Elysée et un ministre Kouchner aux abonnés absents. A croire que tous ces &laquo;&nbsp;Européens convaincus&nbsp;&raquo; imaginent que les services diplomatiques nationaux puissent avoir le moindre avenir dans leur si chère Europe de Lisbonne. Difficile de justifier, au moment où l&#8217;on impose une réduction massive des effectifs publics et la rigueur à tous les niveaux de l&#8217;Etat et de la société, le maintien de deux réseaux parallèles d&#8217;ambassades et d&#8217;une armée de diplomates-doublons et grassement payés à travers le monde. Un maintien d&#8217;autant moins justifiable depuis l&#8217;alignement, à peu près total, de la politique étrangère française sur celle de Washington. En réalité, parmi les auteurs de ces soudains sursauts d&#8217;indignation, il y en a qui se verraient bien succéder à Bernard Kouchner. Mais pour faire quoi d&#8217;autre qu&#8217;une politique euro-atlantique ? A Madrid cette semaine, la plus vieille diplomatie du monde a pris un peu plus de plomb dans l&#8217;aile avec la mise en place du Service européen pour l&#8217;action extérieure, la future diplomatie communautaire, qui sera sous tutelle administrative, budgétaire et politique de la Commission. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Alors que  tous les projecteurs sont braqués sur l’avenir des politiques monétaires dans l’Union, lundi dernier à Madrid, la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, la Commission, la Présidence espagnole et les représentants des trois principaux groupes au Parlement européen (PPE, S&amp;D, ADLE) se sont accordés sur les modalités d’établissement du Service Européen d’Action Extérieure (SEAE). Ce dernier est censé mettre en perspective une politique étrangère européenne à part entière et assister la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton. Celle-ci a par ailleurs affirmé à Madrid qu’aux termes de l’accord, le service devrait être opérationnel à l’automne. </span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">Un organe de nature communautaire </span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">En effet, le Parlement sort renforcé des négociations de Madrid, après avoir plaidé pour un SEAE de nature communautaire, en clair sous tutelle de Bruxelles plutôt que des Etats. Les représentants du Parlement présents dans la capitale espagnole ont obtenu de Catherine Ashton que figurent parmi ses adjoints le Ministre des Affaires étrangères de l’Etat membre qui assure la présidence tournante de l’Union ainsi que les Commissaires à l’Elargissement et à l’Aide Humanitaire, ce qui permet à la Commission d’accroître son influence sur son fonctionnement et sa politique. En soumettant par ailleurs le budget et les programmes de coopération extérieure à l’accord de la Commission, la diplomatie commune prend une dimension clairement communautaire, renforcée par la garantie d’un contrôle du Parlement son fonctionnement et son budget. </span></p>
<p><strong><span style="color: #0000a0;">Une autonomie affirmée au détriment des Etats </span></strong></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Comme le stipule le Traité de Lisbonne (art. 24), <em>&laquo;&nbsp;la compétence de l&#8217;Union en matière de politique étrangère et de sécurité commune couvre tous les domaines de la politique étrangère</em>&nbsp;&raquo; et évoque &laquo;&nbsp;<em>la définition progressive d&#8217;une défense commune</em>&laquo;&nbsp;, tandis que les Etats devront peu à peu renoncer à défendre leurs intérêts et leur influence, et se plier aux orientations de l&#8217;Union,  puisqu&#8217;aux termes du Traité, &laquo;&nbsp;<em>ils s&#8217;abstiennent de toute action contraire aux intérêts de l&#8217;Union ou susceptible de nuire à son efficacité en tant que force de cohésion dans les relations internationales</em>&laquo;&nbsp;. Pire encore, les Etats, qui par leur Histoire spécifique et leurs traditions diplomatiques, étaient les interlocuteurs naturels de nombreuses chancelleries avec lesquelles ils maintenaient des rapports privilégiés, vont devoir céder le pas à une diplomatie européenne artificielle dont la légitimité sera loin d&#8217;être acquise. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Un diplomatie en complète rupture avec les héritages nationaux donc, puisque les fonctionnaires du SEAE ne sauraient recevoir d’instructions des Etats membres, y compris ceux détachés par ces derniers. Mieux encore, les délégations du SEAE dans les pays tiers travailleront de concert avec les services diplomatiques Etats membres. D&#8217;après le Traité de Lisbonne</span><span style="color: #0000a0;">, les délégations du service permettront de coordonner celles des représentations diplomatiques des 27, en encourageant le partage d’informations, favorisant la mise sur pied d&#8217;une diplomatie uniforme. Comme le prédit sans ambages Alain Lamassoure, président de la Commission du budget au Parlement européen, « <em>ce service devra réaliser des économies sur le long terme […], notre objectif doit être de remplacer les 27 autres services pour, d’ici 20 à 30 ans, n’avoir qu’un seul service extérieur.</em> » Autant parler d’économies de bouts de chandelle pour justifier l’abandon des prérogatives fondamentales de souveraineté des Etats. </span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #0000a0;"><a href="http://www.observatoiredeleurope.com/" target="_blank">L&#8217;Observatoire de l&#8217;Europe</a></span></p>
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		<title>La cinquième république, notre bien commun</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:55:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain KERHERVE</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editos]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Kerhervé]]></category>
		<category><![CDATA[Debré]]></category>
		<category><![CDATA[Kerhervé]]></category>
		<category><![CDATA[Liens sur de Gaulle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gaullisme.fr/?p=9278</guid>
		<description><![CDATA[En 1945, après la Libération, il fallait refaire les institutions de la France. La débâcle, l'armistice, Vichy avaient fait table rase. Allait-on revenir purement et simplement à la Constitution de 1875 ? 
Celle-ci n'avait pas épargné à la France l'instabilité ministérielle, source de faiblesse du pouvoir. Elle avait laissé le pays affronter la guerre dans un état d'impréparation totale, malgré les avertissements répétés des meilleurs spécialistes, et notamment du colonel de Gaulle. La première question posée aux Français par le gouvernement de Gaulle, lors du référendum du 21 octobre 1945, fut donc : «Voulez-vous une constitution nouvelle ?» 96% des Français répondirent : oui. 4% seulement marquèrent leur attachement à l'ancienne constitution. La cause était entendue. Qui allait faire la nouvelle constitution ? Une assemblée souveraine, peut-être inexpérimentée, élue encore sous l'empire des passions qui agitaient le pays au lendemain de la Libération ?
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image004.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image004" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image004_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image004" hspace="12" width="214" height="244" align="left" /></span></a></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><span style="color: #0000a0;"> </span></p>
<ul>
<li>
<div style="text-align: right;"><strong><span style="color: #808080;"><a href="http://www.gaullisme.fr/Histoire de la constitution 58bis.pdf" target="_blank"><span style="color: #ff0000;">Texte au format PDF</span></a></span></strong></div>
</li>
</ul>
<p><span style="color: #ff0000;"> </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En 1945, après la Libération, il fallait refaire les institutions de la France. La débâcle, l&#8217;armistice, Vichy avaient fait table rase.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Allait-on revenir purement et simplement à la Constitution de 1875 ?</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Celle-ci n&#8217;avait pas épargné à la France l&#8217;instabilité ministérielle, source de faiblesse du pouvoir.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Elle avait laissé le pays affronter la guerre dans un état d&#8217;impréparation totale, malgré les avertissements répétés des meilleurs spécialistes, et notamment du colonel de Gaulle.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La première question posée aux Français par le gouvernement de Gaulle, lors du référendum du </span><a href="http://www.gaullisme.fr/48constituante.htm"><span style="color: #0000a0;">21 octobre 1945</span></a><span style="color: #0000a0;">, fut donc : <em>«Voulez-vous une constitution nouvelle ?»</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">96% des Français répondirent : oui. 4%<sub> </sub>seulement marquèrent leur attachement à l&#8217;ancienne constitution. La cause était entendue.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Qui allait faire la nouvelle constitution ? Une assemblée souveraine, peut-être inexpérimentée, élue encore sous l&#8217;empire des passions qui agitaient le pays au lendemain de la Libération ? Ou bien le peuple souverain, ayant le dernier mot ? Ce fut l&#8217;objet de la deuxième question posée par le gouvernement de Gaulle au référendum : <em>«Voulez-vous que l&#8217;Assemblée constituante ait des pouvoirs limités et que le résultat de ses travaux soit soumis à votre approbation populaire ?»</em> 67% des Français répondirent : oui.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Mais l&#8217;Assemblée constituante, influencée par le parti communiste, préparait un projet qui concentrait tous les pouvoirs entre les mains d&#8217;une assemblée unique. Ce projet fut rejeté par le référendum du 5 mai 1946.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Une seconde Assemblée constituante reprit pour base de discussion le texte élaboré par la première, en le retouchant superficiellement. C&#8217;est ce projet qui fut soumis au référendum du 13 octobre 1946.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Les résultats furent les suivants : Pour : 9 297 000, soit 35,3% &#8211; Contre : 8 165 000, soit 31%. &#8211; Abstentions : 8 520 000, soit 32,4 %.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le Général ayant quitté </span><a href="http://www.gaullisme.fr/depart%20cdg%201946.htm"><span style="color: #0000a0;">le pouvoir le 20 janvier précédent</span></a><span style="color: #0000a0;">, c&#8217;est donc à la minorité de faveur que fut adoptée la Constitution du 27 octobre 1946. Plusieurs de ceux qui avaient voté oui avaient reconnu dès l&#8217;abord la nécessité de la réformer.</span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">Les avertissements du général de Gaulle</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Le général de Gaulle avait répondu <em>&laquo;&nbsp;franchement non&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En effet, il n&#8217;avait pas assisté muet à cette évolution. Le </span><a href="http://www.gaullisme.fr/bayeux.htm"><span style="color: #0000a0;">16 juin 1946 à Bayeux</span></a><span style="color: #0000a0;">, il avait indiqué les lignes essentielles de la constitution telle qu&#8217;il la concevait.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le 27 août, dans une déclaration remise à la presse, il avait critiqué le projet, lui reprochant surtout de ne pas <em>&laquo;&nbsp;ménager au gouvernement le maximum d&#8217;indépendance et de cohésion, faute desquelles il ne serait rien qu&#8217;un organisme divisé contre lui-même&nbsp;&raquo;.</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le </span><a href="http://www.gaullisme.fr/epinal290946.htm"><span style="color: #0000a0;">discours d&#8217;Epinal</span></a><span style="color: #0000a0;">, prononcé au lendemain de l&#8217;adoption du projet par l&#8217;Assemblée et à la veille du référendum, résume les critiques que le général de Gaulle fit le premier à l&#8217;encontre de la nouvelle constitution et qui se révélèrent toutes justifiées à l&#8217;expérience :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">- impuissance de l&#8217;État en face de l&#8217;omnipotence et de la division des partis,</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">- absence de solidarité effective des ministres, due à leur dépendance par rapport aux divers partis,</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">- position subalterne du gouvernement, dont le chef doit être investi par les partis avant même qu&#8217;il soit constitué,</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">- danger pour l&#8217;équilibre financier du pays d&#8217;attribuer à l&#8217;Assemblée nationale l&#8217;initiative des dépenses et de refuser au Conseil de la République la possibilité réelle de s&#8217;y opposer,</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">- faiblesse de l&#8217;organisation et des institutions de l&#8217;Union française.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Après l&#8217;adoption de cette constitution, le général de Gaulle regrettait le choix des Français<em>. « Il est clair que la nation n&#8217;a pas, pour la guider, un </em><em>État dont la cohésion, l&#8217;efficience, l&#8217;autorité soient à la mesure </em><em>des problèmes qui se dressent devant elle. ». </em>(De Gaulle, Strasbourg, 7-4-47.)<em> </em></span></p>
<p><em><span style="color: #0000a0;"> </span></em></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000a0;">L&#8217;expérience des leaders politiques</span></em></strong></p></blockquote>
<p><strong><em><span style="color: #0000a0;"> </span></em></strong></p>
<p><span style="color: #0000a0;">L&#8217;expérience devait démontrer la valeur des prévisions du général de Gaulle. Les plus ardents partisans d&#8217;une réforme des institutions devinrent les présidents du Conseil anciens, en fonction et futurs, qui avaient eu l&#8217;occasion de mesurer, à un poste de responsabilité, l&#8217;impuissance profonde du pouvoir exécutif.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Après quelques années de fonctionnement de la Constitution de 1946, sa réforme devint le leitmotiv de toutes les déclarations ministérielles. Laissons parler leurs auteurs&#8230;</span></p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody></tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image006.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image006" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image006_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image006" width="155" height="131" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><span style="color: #888888;"><strong>E. Faure</strong></span></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;Le 17 juin 1951, le suffrage universel a exprimé sa volonté d&#8217;une réforme de</em><em> </em><em>la constitution. L&#8217;initiative vous appartient, mais je croirais manquer à mon</em><em> </em><em>devoir en ne vous rappelant pas</em><em> </em><em>l&#8217;urgence du problème. </em><em>Je crois, en conscience,</em><em> </em><em>que cette réforme et celle de nos méthodes de travail doivent être pour nous</em><em> </em><em>une préoccupation essentielle et conditionnent l&#8217;avenir de nos institutions.&nbsp;&raquo;</em> (Discours d&#8217;investiture du 17.1-1952.)</span></td>
</tr>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image008.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image008" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image008_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image008" width="155" height="180" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><span style="color: #888888;">A. Pinay</span></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>Une réforme de la constitution est nécessaire. L&#8217;assemblée est saisie de pro</em><em>positions. Le devoir du gouvernement sera de lui rappeler la</em><em> </em><em>nécessité, d&#8217;agir </em><em>vite&#8230; Il </em><em>faut doter</em><em> </em><em>le </em><em>gouvernement de l&#8217;efficacité sans rien ôter à la Répu</em><em>blique&#8230; Il faut mettre</em><em> un </em><em>terme à l&#8217;instabilité qui désoriente la nation et jette à</em><em> </em><em>l&#8217;étranger le discrédit sur nos institutions.&nbsp;&raquo;</em> (Discours d&#8217;investiture du 6-3-1952.)</span></td>
</tr>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image010.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image010" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image010_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image010" width="155" height="170" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><span style="color: #888888;"><strong>P.Reynaud</strong></span></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;L&#8217;instabilité ministérielle, au point qu&#8217;elle a atteint chez nous, est </em><em>un</em><em><sup> </sup></em><em>obstacle</em><em> </em><em>au redressement de la France et nous met, vous le savez tous, en état d&#8217;infériorité</em><em> </em><em>dans le monde&#8230; Il est vrai qu&#8217;une réforme de la constitution est sur le chantier</em><em> </em><em>— et je l&#8217;approuve — mais, depuis un </em><em>an</em><em><sub> </sub></em><em>et demi, c&#8217;est un fait,</em><em> </em><em>elle n&#8217;a </em><em>pas</em><em> </em><em>abouti ! </em><em>Je vous demande de rendre efficace le droit de dissolution.&nbsp;&raquo;</em> (Discours d&#8217;investiture du 27-5.1953.)</span></td>
</tr>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image012.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image012" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image012_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image012" width="155" height="157" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><span style="color: #888888;"><strong>P. Mendès-France</strong></span></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;La répétition des crises politiques n&#8217;est que le signe profond du mal dont</em><em> </em><em>souffre le pays&#8230; Je ne me dissimule pas et je ne vous dissimule pas la difficulté</em><em> </em><em>de réaliser des réformes&#8230; Je demanderai au parlement, seul juge en la matière,</em><em> d&#8217;examiner </em><em>très prochainement </em><em>la réforme constitutionnelle, si souvent annoncée, </em><em>si souvent promise et si souvent ajournée&#8230;&nbsp;&raquo;</em> (Discours d&#8217;investiture du 3.6-1953.)</span></td>
</tr>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image014.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image014" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image014_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image014" width="155" height="194" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><strong><span style="color: #888888;">G. Bidault</span></strong></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;Le gouvernement de la nation doit être plus fort que les habitudes, même</em><em> </em><em>si elles sont consacrées. Le gouvernement de la République doit être plus fort</em><em> </em><em>que les intérêts particuliers, même s&#8217;ils sont coalisés. Les ministres ne sont pas</em><em> </em><em>aux ordres de leur administration, c&#8217;est l&#8217;inverse. Je demanderai</em><em> </em><em>que soit hâtée </em><em>l&#8217;étude du projet </em><em>de révision constitutionnelle. La nécessité d&#8217;une révision n&#8217;est</em><em> </em><em>plus contestée.&nbsp;&raquo;.</em> (Discours d&#8217;investiture du 10.6-1955.)</span></td>
</tr>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image016.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image016" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image016_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image016" width="155" height="194" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><span style="color: #888888;"><strong>C. Pineau</strong></span></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;Le gouvernement est prêt à faciliter la discussion et la mise à l&#8217;ordre du jour</em><em> </em><em>de tous projets, y compris ceux qui concerneraient la réforme constitutionnelle.</em><em> </em><em>J&#8217;estime qu&#8217;un régime démocratique ne peut vivre si l&#8217;autorité est morcelée entre</em><em> </em><em>un nombre considérable de groupements soucieux, à juste titre d&#8217;ailleurs, de</em><em> </em><em>défendre leurs intérêts particuliers&#8230; Je voudrais vous faire part de la volonté du</em><em> </em><em>gouvernement de s&#8217;attacher à la restauration de l&#8217;autorité de l&#8217;Etat.&nbsp;&raquo;.</em> (Discours d&#8217;investiture du 18-2-1955)</span></td>
</tr>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image018.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image018" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image018_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image018" width="155" height="189" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><span style="color: #888888;"><strong>G. Mollet</strong></span></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;Le premier problème </em><em>est celui de la réforme de nos institutions. Pour avoir</em><em> </em><em>pris quelque responsabilité dans l&#8217;élaboration de l&#8217;actuelle constitution, il m&#8217;est</em><em> </em><em>plus difficile qu&#8217;à beaucoup d&#8217;entre vous de me montrer sévère à son égard. Je</em><em> </em><em>reconnais cependant bien volontiers la nécessité de lui apporter certaines modi</em><em>fications qui s&#8217;imposent&#8230;&nbsp;&raquo;</em> (Discours d&#8217;investiture du 31-1-1956.)</span></td>
</tr>
<tr>
<td width="170"><em><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image020.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image020" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image020_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image020" width="155" height="188" /></span></a></em></td>
<td width="439"><span style="color: #0000a0;"><em><span style="color: #888888;"><strong>M. Bourgès-Maunoury</strong></span></em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;L&#8217;autorité de l&#8217;Etat doit être renforcée, les structures de l&#8217;Union française adap</em><em>tées. Si la réforme de la constitution est nécessaire, le problème posé par le</em><em> </em><em>mode de scrutin ne peut pas non plus être éludé.&nbsp;&raquo;</em> (Discours d&#8217;investiture du 12-6-1957.)</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody></tbody>
</table>
<p><em><span style="color: #0000a0;"> </span></em></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>A ces prises de position, aussi multiples que dépourvues d&#8217;effet, devait </em><em>faire bientôt écho une voix plus haute.</em></span></p>
<p><em><span style="color: #0000a0;"> </span></em></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">Le Chef de l&#8217;Etat élève la voix.</span></strong></p></blockquote>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image022.jpg"><span style="color: #0000a0;"> </span></a><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image0221.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image022" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image022_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image022" hspace="12" width="151" height="227" align="left" /></a><span style="color: #0000a0;">Dès son accession à la présidence de la République, M. </span><a href="http://www.gaullisme.fr/Coty.htm"><span style="color: #0000a0;">René Coty</span></a><span style="color: #0000a0;"> mettait en avant la nécessité et l&#8217;urgence d&#8217;une réforme des institutions :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;En face de la gravité et de la complexité croissantes des problèmes qui, de toutes parts, nous assaillent, qui pourrait nier la nécessité d&#8217;affermir dans la continuité l&#8217;autorité du gouvernement de la République ? Vous saurez y pourvoir. Sinon, l&#8217;Etat serait bientôt en danger, et l&#8217;Etat, on l&#8217;oublie trop, c&#8217;est la République et c&#8217;est la Patrie.&nbsp;&raquo;</em> (Message au Parlement, 19-1-1954.)</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Au contact des responsabilités, il se faisait plus pressant :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;Si malfaisante que soit l&#8217;instabilité ministérielle, le pis, c&#8217;est encore qu&#8217;au cours de leur existence éphémère, les chefs successifs du gouvernement de la France voient sans cesse et à tout propos remises en question, la confiance et l&#8217;autorité dont ils ont été investis, et sont, jour après jour, harcelés, harassés, jusqu&#8217;à être trop souvent [les mieux doués et les plus robustes n'y ont pas échappé] moralement et physiquement exténués.&nbsp;&raquo;</em> (Dunkerque, 15-10-1955.)</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Au fur et à mesure que la crise s&#8217;aggrave, le chef de l&#8217;Etat se fait plus précis :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>&laquo;&nbsp;Nous constaterons que la France est le pays où le pouvoir exécutif est le plus désarmé en face du pouvoir législatif, alors qu&#8217;en raison de la diversité et de la mobilité d&#8217;une opinion souvent passionnée, de l&#8217;ampleur et de la gravité de nos problèmes, nous aurions plus que d&#8217;autres besoin de continuité et d&#8217;autorité gouvernementales.&nbsp;&raquo;</em> déclare-t-il à Strasbourg le 8 juillet 1957.)</span></p>
<p><strong><span style="color: #0000a0;">Où cela nous a-t-il conduits ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il convient de citer : Indochine, Tunisie. Maroc, Comptoirs de l&#8217;Inde perdus ; Algérie menacée ; Union française ébranlée ; la France discréditée à l&#8217;étranger et abaissée à l&#8217;O.N.U.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le régime démocratique est mis en péril par la désaffection croissante du peuple. L&#8217;économie est déséquilibrée et en perpétuel état d&#8217;inflation.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il faut également noter une position humiliante de dépendance financière à l&#8217;égard des Etats-Unis et même de l&#8217;Allemagne. Une stagnation sociale caractérisée par l&#8217;importance des effectifs du parti communiste qui atteint là son apogée.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le pays était au bord de la désagrégation et de la guerre civile.</span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/56cdg_mai58.htm"><span style="color: #0000a0;">En mai 58</span></a><span style="color: #0000a0;">, dans un sursaut national, René Coty confie au général de Gaulle et à son gouvernement le soin de rétablir l&#8217;ordre républicain et de préparer cette refonte des institutions dont chacun avait proclamé la nécessité, mais que personne n&#8217;avait su mener à bien.</span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">L&#8217;inefficacité des procédures ordinaires.</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">On se demande pourquoi, en présence de l&#8217;accord quasi unanime des chefs de toutes les grandes formations nationales pour une réforme constitutionnelle, celle-ci n&#8217;a jamais pu être réalisée.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le système a deux fois tenté de se réformer lui-même.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La première réforme constitutionnelle fut mise en chantier, par l&#8217;adoption, le 30 novembre 1950, à l&#8217;Assemblée nationale, d&#8217;une résolution rendant possible la révision de onze articles. L&#8217;adoption en dernière lecture des onze articles modifiés n&#8217;eut lieu que le 30 novembre 1954.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il a fallu quatre ans au Parlement pour procéder à des retouches superficielles.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">L&#8217;expérience montra vite que ces retouches étaient tout à fait insuffisantes.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Peu avant sa dissolution, la deuxième législature mit en route, à son tour, une procédure de révision qui portait sur la durée des sessions parlementaires, l&#8217;initiative des députés en matière de dépenses et la réforme de la motion de confiance.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Au 1er juin 1958, rien n&#8217;avait encore abouti. Les textes votés par l&#8217;Assemblée nationale et transmis au Conseil de la République étaient d&#8217;ailleurs sans commune mesure avec les nécessités d&#8217;une véritable réforme.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il était alors difficile d&#8217;espérer qu&#8217;un régime se réforme lui-même. Trop d&#8217;habitudes ancrées et de considérations personnelles s&#8217;y opposent.</span></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000a0;">Le peuple seul détient le pouvoir constituant.</span></em></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Il est normal qu&#8217;en dernier ressort le peuple se prononce lui-même sur le système appelé à le régir.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La Constitution de 1946, elle-même, prévoyait le référendum en matière constitutionnelle. Mais les assemblées avaient la possibilité d&#8217;y échapper en adoptant les nouveaux textes à des majorités qualifiées. Tout le jeu consistait pour elles à essayer d&#8217;atteindre ces majorités pour éviter le référendum. Quand les majorités qualifiées ne pouvaient pas être atteintes, on préférait enterrer la réforme.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Devant la menace de guerre civile, le général de Gaulle a accepté de prendre les responsabilités du gouvernement, afin que lui soit donnée mission de préparer une constitution nouvelle. Pour éviter que cette constitution nouvelle s&#8217;enlise encore dans les marécages de la procédure parlementaire, le général de Gaulle a obtenu que le projet élaboré par le gouvernement soit soumis directement au peuple.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Suivant une procédure régulière, les assemblées ont voté la loi constitutionnelle du <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.gaullisme.fr/loi_constitutionnelle_du_3_juin_.htm#lc">3 juin 1958</a></span>, qui habilite le gouvernement à établir un projet de loi constitutionnelle sur la base de cinq principes.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">1 &#8211; Seul le <strong><em>suffrage universel</em></strong><em> </em>est la source du pouvoir. C&#8217;est du suffrage universel, ou des instances élues par lui, que dérivent le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif ;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">2 &#8211; Le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif doivent être <strong><em>effectivement séparés</em></strong><em>, </em>de façon que le gouvernement et le parlement assument, chacun pour sa part et sous sa responsabilité, la plénitude de leurs attributions ;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">3 &#8211; <strong>Le <em>gouvernement </em>doit être</strong><strong> </strong><strong><em>responsable</em></strong><em> </em>devant le parlement ;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">4 &#8211; L&#8217;autorité judiciaire doit demeurer <strong><em>indépendante</em></strong><em> </em>pour être à même d&#8217;assurer le respect des libertés essentielles, telles qu&#8217;elles sont définies dans le préambule de la Constitution de 1946 et par la Déclaration des Droits de l&#8217;Homme à laquelle ce préambule se réfère ;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">5 &#8211; La constitution doit permettre d&#8217;organiser les rapports de la République avec les peuples qui lui sont associés.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Ces cinq principes ont été intégralement respectés.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Par ailleurs, l&#8217;avis d&#8217;un Comité consultatif composé de membres désignés par le parlement et par le gouvernement a été recueilli. Le gouvernement du général de Gaulle en a largement tenu compte.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En trois mois, la réforme a été mise au point et approuvé à 80% par référendum le 28 septembre 1958.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le peuple, Maître de son destin, c&#8217;est cela la démocratie.</span></p>
<p><strong><span style="color: #0000a0;"> </span></strong></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000a0;">La nouvelle constitution assure l&#8217;autorité du président de la République, chef de l&#8217;État.</span></em></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Le président de la République est un arbitre politique. Le Chef de l&#8217;Etat nomme le Premier ministre et reçoit sa démission, peut demander à l&#8217;assemblée une deuxième lecture d&#8217;un texte de loi et au peuple de se prononcer sur un texte de loi, par le référendum, et sur la politique du gouvernement, par de nouvelles élections après dissolution de l&#8217;Assemblée nationale.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le président de la République représente le recours suprême de la nation. A ce titre, il est chef suprême des armées et en cas de péril national, il peut prendre les décisions nécessaires. Il est président de la communauté instituée entre la France et les peuples associés à son destin.</span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image024.jpg"><span style="color: #0000a0;"> </span></a><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image0241.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image024" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image024_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image024" hspace="12" width="185" height="244" align="left" /></a><span style="color: #0000a0;">Pour assumer cette vaste responsabilité, il reçoit son autorité du peuple par l&#8217;intermédiaire d&#8217;un collège électoral élargi, comprenant les membres du parlement, des conseils généraux, des municipalités, et les représentants des peuples d&#8217;outre-mer.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Ce collège électoral représente environ 80.000 personnes. Tous les maires de France en font partie. Afin d&#8217;assurer une équitable représentation de la population des grandes villes, des « électeurs présidentiels » y seront adjoints aux conseillers généraux et aux conseillers municipaux.</span><a name="_ftnref1_3063" href="#_ftn1_3063"><span style="color: #0000a0;">[1]</span></a><span style="color: #0000a0;">.</span></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000a0;">La nouvelle constitution précise la mission du parlement</span></em></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Conformément à la tradition républicaine, le parlement est composé de deux chambres : l&#8217;Assemblée nationale élue au suffrage universel direct et le Sénat élu au suffrage universel indirect.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le parlement reçoit une mission précise : il fait seul la loi et il contrôle l&#8217;action du gouvernement, responsable devant lui.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Diverses réformes tendent à augmenter l&#8217;efficacité du travail parlementaire :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Les députés doivent prendre part personnellement aux votes ; l&#8217;Assemblée discute en priorité les projets du gouvernement, l&#8217;ordre est introduit dans les débats législatifs ; les sessions du parlement sont plus courtes et mieux adaptées au travail législatif. Le budget doit être voté au plus tard le 1er janvier.</span></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000a0;">La nouvelle constitution donne au gouvernement les moyens d&#8217;agir</span></em></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Le gouvernement a les moyens d&#8217;agir :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Une délimitation nette entre le domaine de la loi et le domaine du règlement permet au gouvernement de prendre les mesures nécessaires à la gestion courante des affaires du pays ;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La réglementation de la motion de censure interdit au parlement de « harceler » le gouvernement</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Enfin, un député ou un sénateur ne peut devenir ministre sans renoncer à l&#8217;exercice de son mandat parlementaire jusqu&#8217;à la fin de la législature.</span><a name="_ftnref2_3063" href="#_ftn2_3063"><span style="color: #0000a0;">[2]</span></a></p>
<p><span style="color: #0000a0;">L&#8217;action gouvernementale est contrôlée par le parlement.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Pour que le gouvernement soit amené à démissionner, il faut qu&#8217;une motion de censure soit votée par la majorité absolue des membres de l&#8217;Assemblée nationale.</span></p>
<blockquote><p><strong><em><span style="color: #0000a0;">La nouvelle constitution institue entre la métropole et les peuples d&#8217;outre-mer une communauté fondée sur l&#8217;égalité des droits</span></em></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">La communauté entre la métropole et les peuples d&#8217;outre-mer est fondée sur la libre détermination des peuples</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La politique volontariste du Général en matière de décolonisation a de fait supprimé la majeure partie des articles consacrés à la Communauté</span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">La nouvelle constitution sera respectée</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Le Conseil constitutionnel est chargé de veiller à la régularité de l&#8217;élection du président de la République, des parlementaires et des opérations de référendum, et au respect de la constitution dans le texte des lois organiques et le règlement des assemblées. Il est consulté en cas de péril national. Depuis 1958, les prérogatives du Conseil Constitutionnel se sont développées et renforcées.</span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image026.jpg"><span style="color: #0000a0;"> </span></a><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image0261.jpg"><img style="margin: 0px 20px 0px 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image026" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image026_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image026" hspace="12" width="244" height="236" align="left" /></a><span style="color: #0000a0;">A son adoption en 1958, cette <em>constitution était-elle immuable ? A la lumière de l&#8217;expé</em><em>rience, des modifications apparaissent un jour nécessaires. </em>Comme <em>toutes les institutions humaines, une constitution doit pouvoir être adaptée à l&#8217;évolution de la société.</em></span></p>
<p><em><span style="color: #0000a0;">Ainsi, une procédure est alors prévue pour une révision éventuelle : elle comporte un droit d&#8217;initiative, soit du parlement, soit du pouvoir exécutif.</span></em></p>
<p><em><span style="color: #0000a0;">La parole est alors donnée au peuple, qui est appelé à se prononcer par la voie du référendum. L&#8217;obligation démocratique que le général de Gaulle s&#8217;était imposée en préconisant le parallélisme des formes (Seul un référendum doit pouvoir modifier ce qu&#8217;un référendum a institué) est aujourd&#8217;hui abandonnée, notamment par l&#8217;instauration du quinquennat.</span></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>Avec l&#8217;instauration de la V<sup>e </sup>République disparaissent : &#8211; </em>un Président de la République privé de l&#8217;autorité indispensable à l&#8217;exercice de sa mission ; un Parlement légiférant sur les matières les plus divers et parfois les plus futiles, sans ordre ni méthode, harcelant sans cesse le gouvernement, ; &#8211; un Gouvernement menacé à chaque instant dans son existence, renversé par des groupes minoritaires réunis dans des coalitions hétéroclites, désuni parce que ses membres continuent, au sein du gouvernement, à se comporter en mandataires de leurs partis.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em>Au contraire, cette nouvelle constitution permet</em> : &#8211; un Président de la République doté des pouvoirs nécessaires à l&#8217;exercice de l&#8217;arbitrage national ; &#8211; un Parlement légiférant dans les domaines les plus importants et sur toutes les questions intéressant l&#8217;ensemble des citoyens, et votant le budget avant le 1er janvier ; &#8211; un Gouvernement créé en dehors des combinaisons de groupes, doté des moyens nécessaires à son action, responsable devant le parlement, et formé d&#8217;hommes qui renoncent à leur mandat parlementaire, pour se consacrer entièrement à l&#8217;exercice de leurs fonctions ministérielles.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Les antigaullistes de l&#8217;époque s&#8217;acharnent contre le projet de l&#8217;homme du 18 juin. Pour eux, &laquo;&nbsp;<strong>le gouvernement sera trop puissant</strong>&laquo;&nbsp;. Mais <em>&laquo;&nbsp;Quand l&#8217;Etat s&#8217;abaisse, les féodalités montent.&nbsp;&raquo; </em>précisait néanmoins le Président René Coty<em>.</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Ce sont toujours les avocats des féodalités qui déclarent trop puissant un exécutif démocratique qui pourra les mettre à la raison.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Dans un monde dur et dangereux, il faut un Etat fort pour que les citoyens demeurent libres.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La vérité est que certains veulent que la démocratie soit faible, parce qu&#8217;ils veulent la truquer ou la dévorer. D&#8217;autres veulent qu&#8217;elle soit assez forte pour résister à ses adversaires et assurer l&#8217;avenir du pays.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>&laquo;&nbsp;Cette con</strong><strong>stitution n&#8217;est pas démocratique&nbsp;&raquo; </strong>répètent, aujourd&#8217;hui encore, ceux pour qui les jeux parlementaires sont autant de délices politiciens. Mais Il ne faut pas confondre la démocratie avec désordre et impuissance.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En fait, la constitution innove sur trois points dans un sens plus démocratique que la précédente : elle élargit le collège électoral du président de la République [en 1962, il y aura l'instauration du suffrage universel] ; elle permet au peuple de participer à la confection des lois par la voie du référendum ; elle prévoit pour tous les partis l&#8217;obligation de se conformer aux principes démocratiques.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>&laquo;&nbsp;Cette constitution</strong><strong> n&#8217;est pas républicaine </strong>s&#8217;époumonent d&#8217;autres<strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il ne faut pas confondre la République avec une poignée de partisans qui veulent la coloniser et la monopoliser.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En fait, la constitution établit tous les pouvoirs sur le fondement du suffrage universel. Elle renforce la séparation des pouvoirs. Elle organise un nouveau système de garantie des libertés individuelles. Elle s&#8217;inscrit ainsi, plus que la précédente, dans la tradition républicaine.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>&laquo;&nbsp;Cette constitution est antiparlementaire &nbsp;&raquo; </strong>répètent, aujourd&#8217;hui encore, ceux pour qui les jeux parlementaires sont autant de friandises. Mai Il ne faut pas confondre le régime parlementaire avec le régime d&#8217;assemblée.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En fait, le parlement conserve ses deux prérogatives : il fait les lois et contrôle l&#8217;action du gouvernement.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Notons qu&#8217;aux Etats-Unis, le Congrès ne peut pas renverser le gouvernement. C&#8217;est un régime présidentiel.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>&laquo;&nbsp;Cette constitution est faite pour le général de Gaulle&nbsp;&raquo; </strong>regrettent les revanchards de la France vichyste.<strong> </strong></span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image028.jpg"></a><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image0281.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="clip_image028" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/clip_image028_thumb.jpg" border="0" alt="clip_image028" hspace="12" width="161" height="244" align="left" /></a><span style="color: #0000a0;">Elle est certes inspirée par la critique judicieuse de la Constitution de 1946, faite dix ans à l&#8217;avance par le général de Gaulle, mais la constitution n&#8217;est faite ni pour un homme ni pour un parti : elle est faite pour un peuple, qui choisira lui-même ses représentants.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Quant au général de Gaulle, il a démontré qu&#8217;il mettait la force des institutions au service de la patrie et non de sa personne. (</span><a href="http://www.gaullisme.fr/42referendum69.htm"><span style="color: #0000a0;">Voir référendum du 27 avril 1969</span></a><span style="color: #0000a0;">)</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>&laquo;&nbsp;La crainte d&#8217;un conflit entre</strong> <strong>Le président et le premier ministre &laquo;&nbsp;</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Or, le président de la République ne gouverne pas ; il est placé au-dessus de l&#8217;exécutif comme du législatif. Non seulement il ne provoque pas de conflits, niais il a pour mission de les arbitrer. Sa présence est donc de nature, non à créer des heurts, mais à les éviter. Bien entendu, ceci nécessite des prérogatives présidentielles et gouvernementales respectées par tous ; ce qui n&#8217;est pas le cas aujourd&#8217;hui, le Président de la République jouant au Premier ministre, lequel n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;un &laquo;&nbsp;proche collaborateur&nbsp;&raquo; du locataire de l&#8217;Elysée.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">L&#8217;autorité du chef de l&#8217;État et la nouvelle réglementation de la motion de censure mettent le gouvernement à l&#8217;abri d&#8217;une instabilité qui était la maladie chronique de la 4<sup>e</sup> République.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Mais aucun texte ne crée automatiquement la stabilité du pouvoir : celle-ci ne peut résulter que de l&#8217;effort de tous les citoyens pour créer un large accord entre eux. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Malgré les dernières tentatives de Nicolas Sarkozy de les saborder, notons que depuis plus de cinquante ans les institutions de la 5<sup>e</sup> République durent et structurent la vie politique de notre Nation.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Mais attention ! Il convient de tirer la sonnette d&#8217;alarme. A trop les modifier, notre constitution risque de ressembler à la précédente comme le précisait Michel Debré, premier chef de gouvernement de la 5e République en 1990 :</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #0000a0;"><strong>&laquo;&nbsp;<em>Cette constitution forme un tout et c’est pourquoi toute modification, sous prétexte de toilettage, ne peut que préoccuper ceux qui souhaitent que la France soit gouvernée</em>&laquo;&nbsp;</strong></span></p></blockquote>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #0000a0;">Alain KERHERVE<br />
</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #0000a0; font-size: medium;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></strong></p>
<p><a name="_ftn1_3063" href="#_ftnref1_3063"><span style="color: #808080;">[1]</span></a><span style="color: #808080;"> <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.gaullisme.fr/36cdg_62.htm">L&#8217;instauration du suffrage universel pour l&#8217;élection du Président de la République fera l&#8217;Object, en 1962, d&#8217;un référendum.</a></span></span></p>
<p><a name="_ftn2_3063" href="#_ftnref2_3063"><span style="color: #808080;">[2]</span></a><span style="color: #808080;"> Cette disposition importante garantit la solidarité gouvernementale, donc la stabilité de l&#8217;exécutif. Cette disposition centrale de la constitution a été supprimée par la réforme constitutionnelle (</span><a href="http://www.gaullisme.fr/?p=307"><span style="color: #808080;">décision du Congrès et non pas un référendum</span></a><span style="color: #808080;">) initiée et voulue par Nicolas Sarkozy. Lire aussi </span><a href="http://www.gaullisme.fr/40constitution.htm#_Toc136139277"><span style="color: #808080;">Combattre pour la défense de notre constitution</span></a></p>
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		<title>La discorde chez la majorité</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent Pinsolle</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fillon]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
 
 Alors que le PS retrouve une certaine unité, c’est l’inverse à l’UMP : Fadela Amara, Bernard Kouchner et François Fillon prennent leur distance, Jean-François Copé critique le premier ministre et Xavier Bertrand ; ce dernier réplique instantanément : c’est la chienlit dans la majorité !
Quand la désunion passe du PS à l’UMP
Il n’y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<h5> </h5>
<p><span style="color: #0000a0;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/UMPlaguerreBertrandCope1_articlephoto.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="UMP-la-guerre-Bertrand-Cope1_articlephoto" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/UMPlaguerreBertrandCope1_articlephoto_thumb.jpg" border="0" alt="UMP-la-guerre-Bertrand-Cope1_articlephoto" width="244" height="143" align="left" /></a> Alors que le PS retrouve une certaine unité, c’est l’inverse à l’UMP : </span><span style="color: #0000a0;">Fadela Amara</span><span style="color: #0000a0;">, </span><span style="color: #0000a0;">Bernard Kouchner</span><span style="color: #0000a0;"> et </span><span style="color: #0000a0;">François Fillon</span><span style="color: #0000a0;"> prennent leur distance, </span><span style="color: #0000a0;">Jean-François Copé critique le premier ministre et Xavier Bertrand </span><span style="color: #0000a0;">; ce dernier réplique instantanément : c’est la chienlit dans la majorité !</span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">Quand la désunion passe du PS à l’UMP</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Il n’y a pourtant pas si longtemps, l’ensemble des troupes majoritaires récitaient comme des robots le même argumentaire pondu par l’Elysée. Si cela n’était pas sans limite, au moins, cela communiquait </span><span style="color: #0000a0;">une unité que le Parti Socialiste était bien incapable de montrer</span><span style="color: #0000a0;"> entre les tirs de snipers de </span><span style="color: #0000a0;">Manuel Valls</span><span style="color: #0000a0;"> ou ceux de </span><span style="color: #0000a0;">Vincent Peillon</span><span style="color: #0000a0;">. La discipline était clairement la force de la majorité et la désunion la caractéristique de l’opposition. Cela expliquait sans doute le fait que Nicolas Sarkozy avait encore de bons sondages présidentiels étant donné la faiblesse de sa cote personnelle.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le PS a retenu la leçon et la belle unité affichée le week-end dernier</span><span style="color: #0000a0;"> rend clairement plus crédible l’opposition. Parallèlement, c’est l’UMP qui perd de sa superbe. Si, depuis le démarrage, la contestation a toujours était présente (Rama Yade…), ces derniers jours ont été une véritable farce. Alors que l’unité était essentielle pour reprendre pied après la descente aux enfers du printemps dernier, on assiste à une multiplication de déclarations de ministres critiquant un autre membre du gouvernement ou de parlementaires s’en prenant également à des ministres.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Nicolas Sarkozy a d’ors et déjà complètement raté sa rentrée, d’autant plus que la désunion de son camp contraste cruellement avec l’unité retrouvée du camp adverse. Il ne reste décidemment plus grand-chose à l’hôte de l’Elysée… La discorde chez la majorité commence à créer une atmosphère de fin de règne qui n’est pas sans rappeler les précédents de 1995 ou 2007, c’est dire ! Plus personne ne semble avoir d’autorité et chacun semble désormais jouer sa carte en fonction de ses intérêts propres sans jamais se poser la question d’un quelconque intérêt général.</span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">Pourquoi un tel désordre ?</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Après un printemps aussi calamiteux, il aurait fallu que le gouvernement et la majorité agissent parfaitement de concert, sans le moindre couac. Nicolas Sarkozy aurait pu opposer un professionnalisme de bon aloi à toutes les polémiques qui l’assaillent. Mais non, le gouvernement répond dans le désordre et en se tirant dans les pieds. On croirait revivre les pires heures de la rue de Solférino. Il est sidérant de constater l’incapacité du gouvernement à agir comme une équipe, le tout sans la moindre réaction du président qui laisse faire cette chienlit qui mine pourtant son quinquennat.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En fait, il faut dire </span><span style="color: #0000a0;">que le désordre gouvernemental est en bonne partie la conséquence du comportement de Nicolas Sarkozy de 2002 à 2007 comme ministre de Jacques Chirac</span><span style="color: #0000a0;">. Pendant cinq ans, la solidarité gouvernementale a été une option pour l’ambitieux candidat à la présidentielle qui faisait toujours prévaloir ses intérêts sur ceux de l’équipe gouvernementale. </span><span style="color: #0000a0;">Il n’est donc pas étonnant que ses ministres fassent de même</span><span style="color: #0000a0;"> d’autant plus qu’il s’est montré incapable de sanctionner les ministres qui outrepassaient leur devoir de réserve ou de solidarité.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il est assez incroyable que Nicolas Sarkozy passe à ce point à côté de sa rentrée. La chienlit gouvernementale donne l’impression d’une équipe à bout de souffle et d’un président inutile pour remettre de l’ordre. Même la perspective d’un remaniement ne parvient pas à les discipliner !</span></p>
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		<title>Bettencourt: les carnets Banier désignent Nicolas Sarkozy</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:11:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Banier]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
Par Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme
La maison Bettencourt est loin d&#8217;avoir livré tous ses secrets – surtout les moins avouables. Dans la plus grande discrétion, les policiers de la brigade financière ont saisi lors d&#8217;une perquisition réalisée au début du mois de juillet des documents compromettants puisque susceptibles de conforter les soupçons qui pèsent sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #808080;">Par </span><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/fabrice-arfi"><span style="color: #808080;">Fabrice Arfi</span></a><span style="color: #808080;"> et </span><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/fabrice-lhomme"><span style="color: #808080;">Fabrice Lhomme</span></a></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La maison Bettencourt est loin d&#8217;avoir livré tous ses secrets – surtout les moins avouables. Dans la plus grande discrétion, les policiers de la brigade financière ont saisi lors d&#8217;une perquisition réalisée au début du mois de juillet des documents compromettants puisque susceptibles de conforter les soupçons qui pèsent sur le financement de l&#8217;UMP, et de Nicolas Sarkozy en particulier. Il s&#8217;agit de carnets dans lesquels, à l&#8217;instar du général Philippe Rondot, le «scribe» de l&#8217;affaire Clearstream, l&#8217;artiste François-Marie Banier notait certains événements dont il a pu être le témoin ou des confidences dont il fut le destinataire, dans l&#8217;hôtel particulier de la milliardaire, à Neuilly-sur-Seine. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Parmi les nombreuses annotations consignées par le protégé de Liliane Bettencourt dans ses carnets, l&#8217;une implique directement le président de la République. Selon des informations recueillies de sources concordantes par Mediapart, le photographe a reporté dans son journal intime, au printemps 2007, des <em>«propos tenus»</em> par la propriétaire de L&#8217;Oréal selon lesquels Nicolas Sarkozy aurait reçu, en pleine campagne présidentielle, de l&#8217;argent des époux Bettencourt.  </span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/BANIERFOULE.jpg"><span style="color: #0000a0;"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="BANIER-FOULE" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/BANIERFOULE_thumb.jpg" border="0" alt="BANIER-FOULE" width="244" height="164" align="left" /></span></a><span style="color: #0000a0;"> </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Interrogé par les policiers sur ses écrits, dans lesquels il semble très affirmatif, François-Marie Banier a confirmé les faits, précisant à propos de ces fonds que Mme Bettencourt ne lui avait <em>«pas dit si c&#8217;était pour Neuilly (</em>commune des Hauts-de-Seine dont M. Sarkozy a été le maire de 1983 à 2002), <em>pour sa campagne ou pour autre chose»</em>. Il a aussi assuré, s&#8217;agissant de la confidence de la milliardaire, que <em>«ce sont des propos qu&#8217;elle m&#8217;a tenus, mais je ne sais pas s&#8217;ils sont vrais». </em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">En tout état de cause, ces nouvelles révélations ne peuvent qu&#8217;embarrasser l&#8217;Elysée. Elles donnent notamment du crédit aux déclarations de l&#8217;ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, qui avait évoqué en juillet à Mediapart, à la police puis à la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez un possible financement occulte généralisé de la droite, et tout particulièrement celui de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, par les Bettencourt. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Saisis le 12 juillet dernier lors d&#8217;une perquisition au domicile du photographe, accusé par la fille de Liliane Bettencourt d&#8217;avoir profité de l&#8217;état de sa mère pour la déposséder d&#8217;une partie de sa fortune, ces carnets personnels ont été immédiatement placés sous scellés dans les armoires de la police judiciaire. Les enquêteurs sont à la recherche d&#8217;autres carnets: interrogé sur ce point, M. Banier a assuré à la PJ qu&#8217;ils lui avaient été dérobés. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Les enquêteurs agissant dans le cadre d&#8217;une enquête préliminaire conduite et contrôlée par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, hiérarchiquement rattaché à l&#8217;exécutif, très peu de personnes ont pu avoir accès à ce jour à ces calepins. L&#8217;Elysée, rapidement informé de leur contenu, a – ou plutôt avait – tout intérêt à ce qu&#8217;ils ne soient pas mis sur la place publique. Notamment l&#8217;un d&#8217;entre eux.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">De fait, l&#8217;examen par les enquêteurs de ces scellés mis à l&#8217;abri dans les coffres de la brigade financière semble avoir été très instructif. Tout particulièrement le <em>«scellé BANIER numéro un»</em>, en l&#8217;occurrence l&#8217;extrait du carnet qui évoque des relations financières entre l&#8217;actuel chef de l&#8217;Etat et le couple Bettencourt. Si Mediapart n&#8217;a pu matériellement consulter le fameux scellé numéro un, il est toutefois possible d&#8217;en connaître le contenu, notamment au travers de l&#8217;audition de M. Banier, questionné par la police les 15 et 16 juillet. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">«<em>Je suis horriblement choqué par la saisie des notes intimes de l&#8217;écrivain que je suis»</em>, a d&#8217;abord déclaré l&#8217;artiste. Questionné une première fois sur le contenu du scellé numéro un, il a répondu, comme s&#8217;il fallait d&#8217;emblée en relativiser la portée: «<em>C&#8217;est bien moi qui les ai rédigés. Je note, autant que je transforme, des impressions pouvant immédiatement se changer en œuvre littéraire. Ce sont plus des transpositions que la réalité. Ce sont des bases de départ pour plus tard éventuellement créer des personnages fictifs, comme tout écrivain, pour avoir de l&#8217;imagination.»</em></span><span style="color: #0000a0;"> </span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">« Cela correspond aussi à ma réalité vécue »</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Une réponse qui n&#8217;a guère convaincu les policiers, qui ont alors fait observer à l&#8217;artiste qu&#8217;avaient été consignés dans lesdits carnets des faits bien réels. Par exemple, les extraits regroupés dans le scellé numéro 3, où il est notamment question de l&#8217;ancien PDG de L&#8217;Oréal Lindsay Owen-Jones, comportent des annotations factuelles évoquant davantage ce que l&#8217;on trouverait dans le carnet de notes d&#8217;un journaliste que dans le calepin d&#8217;un romancier&#8230; Ce dont M. Banier, mis devant l&#8217;évidence, a finalement dû convenir :</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">— «<em>Ces écrits ne sont donc pas là des fantasmagories d&#8217;écrivain ?</em>», ont ainsi interrogé les policiers.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">— «<em>Non, ce sont</em> <em>des observations de vies minuscules et de vice majuscule. Cela correspond aussi à ma réalité vécue»</em>, a concédé l&#8217;artiste. </span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/SARKODOIGT.jpg"><span style="color: #0000a0;"> </span></a><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/SARKODOIGT1.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="SARKO-DOIGT" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/SARKODOIGT_thumb.jpg" border="0" alt="SARKO-DOIGT" width="148" height="244" align="left" /></a></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Le <em>«scellé n°1»</em>, celui qui désigne donc Nicolas Sarkozy, relate une confidence de Mme Bettencourt à son protégé et porte la date du 26 avril 2007, soit quatre jours après le premier tour de l&#8217;élection présidentielle. A la lecture de cet extrait, il ressort que l&#8217;héritière de l&#8217;empire L&#8217;Oréal aurait confié à l&#8217;artiste qu&#8217;elle et son mari André (décédé en novembre 2007) avaient versé des fonds à Nicolas Sarkozy. Pour quel montant? Sous quelle forme? Les enquêteurs de la brigade financière n&#8217;ont pas pu en savoir plus.   </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Dans ce style alambiqué qui semble être sa marque de fabrique, François-Marie Banier a d&#8217;abord affirmé: «<em>Je vous indique que correspond aussi en clair à la réalité vécue le passage sur M. Sarkozy, du 26 avril 2007, à ceci près que là nous sommes à un autre niveau balzacien de l&#8217;étude d&#8217;une grande dame par un romancier.» </em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il a poursuivi: «<em>Elle</em> (Liliane Bettencourt, NDLR)<em> cherche à me dire quels sont les écueils de quelqu&#8217;un qui possède de l&#8217;argent, et l&#8217;exemple qu&#8217;elle prend par rapport à des demandes d&#8217;argent est aussi romanesque. Qui dit qu&#8217;elle ne me montre pas une histoire qui n&#8217;est pas tout à fait juste? Donc, ça peut être ça, mais je n&#8217;en sais rien. Ce sont des propos qu&#8217;elle m&#8217;a tenus, mais je ne sais pas s&#8217;ils sont vrais ou pas. Elle ne m&#8217;a pas dit si c&#8217;était pour se mettre en valeur ou si c&#8217;était vrai. Elle ne m&#8217;a pas dit si c&#8217;était pour Neuilly, pour sa campagne ou pour autre chose. Ce n&#8217;était peut-être pas pour lui. Je ne sais pas si oui ou non elle a pu donner, il était très, très rare qu&#8217;elle me parle d&#8217;argent. Elle me disait juste que quand on a de l&#8217;argent, on vous en demande tout le temps.»</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Sans doute conscient des répercussions que ses déclarations pourraient avoir, François-Marie Banier a immédiatement ajouté:<em> «Je ne cherche pas à protéger Sarkozy, par contre Liliane est du genre à confondre les noms. Elle aurait pu confondre avec Balladur ou un autre. Elle m&#8217;a à plusieurs reprises cité des demandes d&#8217;argent en se trompant sur la personne qui lui demandait. Elle est tellement harcelée chaque jour (environ 20 demandes par jour et 100 lettres) qu&#8217;elle finit par mélanger. Liliane a beaucoup donné, par exemple à Mme Pompidou et aux époux Mitterrand, mais aussi, à travers eux, pour d&#8217;autres causes qu&#8217;eux-mêmes.» </em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Puis, de plus en plus prudent: «<em>En conclusion, cela ne veut absolument rien dire sur la réalité des choses. Très franchement, je vais vous dire, je ne vois absolument pas Sarkozy demander de l&#8217;argent à Liliane. Pour moi, c&#8217;est impossible. Par ailleurs, pour moi il est totalement impossible que M. Sarkozy demande à M. de Maistre. Je pense finalement qu&#8217;elle se vantait un peu</em>.<em>»</em></span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">« La vérité explosera »</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">Au final, que retenir de cette longue tirade, où transparaît tout l&#8217;embarras de son auteur, à la fois désireux d&#8217;atténuer la portée de ses notes manuscrites saisies par la police, tout en en confirmant la teneur? Qu&#8217;entre les deux tours de la dernière élection présidentielle, Liliane Bettencourt lui aurait confié avoir dû financer Nicolas Sarkozy, sans doute via son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre. Rien de moins.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Certes, l&#8217;artiste tente de désamorcer ses propres révélations en suggérant d&#8217;abord que la vieille dame aurait tout inventé. Mais on se demande bien pour quel motif? Tout comme il est difficile de discerner le caractère <em>«littéraire»</em> ou <em>«balzacien»</em> de l&#8217;affirmation selon laquelle Liliane Bettencourt remet de l&#8217;argent à Nicolas Sarkozy, à la demande de ce dernier ou de son entourage&#8230;</span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/LILIANEFR3.png"><span style="color: #0000a0;"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="LILIANE-FR3" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/LILIANEFR3_thumb.png" border="0" alt="LILIANE-FR3" width="244" height="136" align="left" /></span></a><span style="color: #0000a0;"> </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"> </span><span style="color: #0000a0;">M. Banier laisse entendre ensuite que la milliardaire n&#8217;a plus toute sa tête et que, s&#8217;agissant de l&#8217;actuel président de la République, elle aurait pu le «<em>confondre</em>» avec son mentor Edouard Balladur. Outre le fait que le photographe se trouve ainsi en contradiction avec ce qu&#8217;il clame depuis des années – à savoir que Mme Bettencourt est parfaitement lucide –, on a tout de même peine à croire qu&#8217;au printemps 2007, elle ait pu confondre M. Balladur avec M. Sarkozy.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Autre motif d&#8217;interrogation: tout en tentant de les “déminer”, M. Banier confirme les révélations contenues dans ses carnets en maintenant que les propos concernant le financement de Nicolas Sarkozy qu&#8217;il prête à Liliane Bettencourt lui ont bien été tenus par la milliardaire, alors qu&#8217;il lui aurait été si simple de dire qu&#8217;il avait sans doute extrapolé, voire inventé, ces confidences.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Une attitude qui va sans doute renforcer les inquiétudes des proches du chef de l&#8217;Etat, déjà interpellés par le fait que, dès le mois de septembre 2008, le dandy avait cru bon, lors d&#8217;une audition à la PJ dans le cadre de la première enquête pour «<em>abus de faiblesse</em>», de citer les noms de Nicolas Sarkozy et&#8230; d&#8217;Eric Woerth. Il avait en effet assuré, au détour d&#8217;une phrase dans laquelle il mettait en avant son <em>«attitude de franchise absolue»</em>, que cette qualité était «<em>connue de tout un chacun, que ce soit M. Sarkozy, M. Woerth, M. Breton&#8230;»</em>.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Dans l&#8217;un de ses rares entretiens accordés à la presse, M. Banier avait ensuite, à propos de l&#8217;affaire, lâché au <em>Monde</em> (du 10 décembre 2009) trois petites phrases lourdes de sous-entendus, qui prennent une résonance toute particulière aujourd&#8217;hui: <em>« La vérité explosera. Qu&#8217;il m&#8217;arrive quoi que ce soit, tout est dans des coffres différents et je ne crains rien. Tout ce que j&#8217;ai fait est écrit.»</em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Pour le moins troublants, les écrits de M. Banier corroborent en tout cas les déclarations de l&#8217;ex-comptable de Mme Bettencourt, Claire Thibout, qui a déclaré en juillet, à Mediapart, devant la police, puis dans le bureau de la juge Isabelle Prévost-Desprez, que Liliane et André Bettencourt avaient versé des sommes en espèces à de nombreuses personnalités politiques durant des années. Assertion confirmée depuis par d&#8217;autres anciens employés du richissime couple. </span></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #0000a0;">La chasse aux « petits papiers »</span></strong></p></blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;">L&#8217;ancienne comptable avait surtout évoqué la remise d&#8217;une somme en liquide de 150.000 euros au début de l&#8217;année 2007 à Eric Woerth, via Patrice de Maistre (le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt), dans le but de financer de manière illicite la campagne présidentielle de M. Sarkozy. Plusieurs éléments matériels (agendas, livrets de comptes&#8230;) ont d&#8217;ores et déjà permis de crédibiliser les affirmations de la comptable, à défaut de les prouver. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Ce n&#8217;est pas tout. Comme l&#8217;a raconté </span><span style="color: #0000a0;">Mediapart</span><span style="color: #0000a0;"> dès le 27 juillet, une ancienne femme de chambre de Liliane Bettencourt, Dominique Gaspard, interrogée quatre jours auparavant par la juge Prévost-Desprez, a révélé sur procès-verbal comment la milliardaire avait dû apprendre par cœur, à la demande de son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, un petit mot destiné à Nicolas Sarkozy juste avant une rencontre avec le chef de l&#8217;Etat, à l&#8217;Elysée, en novembre 2008. </span></p>
<p><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/PREVOSTDESPREZ.png"><span style="color: #0000a0;"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="PREVOST-DESPREZ" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/09/PREVOSTDESPREZ_thumb.png" border="0" alt="PREVOST-DESPREZ" width="244" height="209" align="left" /></span></a><span style="color: #0000a0;"> </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">La vieille dame, sous la pression de son entourage, avait en effet l&#8217;habitude d&#8217;apprendre des textes avant certains rendez-vous, pour masquer ses troubles de mémoire. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour mettre la main sur ces<em> «petits papiers» </em>que des policiers, mandatés par Mme Prévost-Desprez, ont mené une perquisition au domicile de la milliardaire, mercredi 1<sup>er</sup> septembre. <em>«Mme Liliane Bettencourt a appris aussi ce qu&#8217;elle a dit au président de la République quand elle est allée le voir. Je l&#8217;ai appris avec elle, </em>avait indiqué Mme Gaspard à la juge. <em>Je me souviens qu&#8217;elle l&#8217;a appris, je me souviens que le mot commençait par des félicitations à M. Sarkozy dans sa manière de gérer la France: </em>“Je vous ai soutenu pour votre élection avec plaisir, je continuerai à vous aider personnellement, j&#8217;ai des problèmes graves avec ma fille qui peuvent avoir des conséquences pour L&#8217;Oréal et donc pour l&#8217;économie du pays.”<em>» </em></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Il semble difficile de ne pas voir derrière l&#8217;évocation de cette «aide personnelle» ainsi que de ce «soutien» pour la présidentielle une référence aux dons financiers mentionnés par François-Marie Banier dans ses carnets. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Autre élément important, qui tend à démontrer que les annotations figurant dans les carnets Banier à la date du 26 avril 2007 semblent assez éloignés du roman «<em>balzacien</em>» évoqué par le photographe: un ancien majordome des Bettencourt, Bruno, a expliqué le 18 juillet au <em>Journal du Dimanche</em> que Nicolas Sarkozy s&#8217;était rendu au printemps 2007 au domicile des Bettencourt. <em>«Une semaine avant l&#8217;élection présidentielle, il est venu seul et n&#8217;est resté qu&#8217;un quart d&#8217;heure, à boire un verre avec eux»</em>, s&#8217;est souvenu l&#8217;employé de maison. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Au passage, le maître d&#8217;hôtel contredisait le chef de l&#8217;Etat, qui avait assuré sur France 2, lors de son interview télévisée par David Pujadas quelques jours plus tôt, avoir toujours rencontré les Bettencourt en présence de nombreuses autres personnes&#8230;</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Contacté par Mediapart, l&#8217;avocat de M. Banier, Me Hervé Témime, a déclaré que son client s&#8217;élevait <em>«contre la saisie de ses carnets, qui ne devraient pas figurer dans un dossier judiciaire». «Ces carnets ont un caractère intime et littéraire, qui mêlent des éléments factuels et romancés mais n&#8217;ont aucune valeur probante», </em><em>­</em>a-t-il expliqué. Me Témime a toutefois refusé d&#8217;entrer dans le détail. Il n&#8217;a ainsi pas été possible de savoir si, selon lui, l&#8217;épisode de la remise d&#8217;argent à Nicolas Sarkozy relevait du factuel ou du romanesque<em>.</em></span></p>
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		<title>Minc fait du Lefebvre : édifiant !</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Aug 2010 14:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roland HUREAUX</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editos]]></category>
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		<description><![CDATA[Invoquer la Shoah pour justifier les expulsions de Roms décrétées par le Président de la République, tel est l’artifice rhétorique auquel sera parvenu Alain Minc !

Rivalisant avec Frédéric Lefèbvre, l’essayiste est devenu le porte-flingue de Nicolas Sarkozy.

C’est une récidive : on se souvient de la bassesse avec laquelle le même avait l’an dernier envoyé une salve à François Bayrou ; il ne l’attaquait ni sur ses propos, ni sur ses actes, mais sur ce qu’il était : démocrate-chrétien, béarnais et fils de paysan : cela suffisait pour qu’il soit aux yeux d’Alain Minc suspect d’être un « Le Pen light » (sic) . Attaquer quelqu’un sur ce qu’il est et non ce qu’il dit ou fait, n’est ce pas une définition du racisme ?
D’autres ont traité Chevènement de pétainiste parce qu’il défendait l’indépendance nationale. Ne pas adhérer sans réserve à l’ultralibéralisme mondialiste, et c’est la réduction ad hitlerium. J’ai entendu une fois quelqu’un de la même mouvance, pas le plus inspiré il est vrai, dire que « quelque part De Gaulle était pétainiste »… 
Après Bayrou, Alain Minc vise plus haut : il s’en prend cette fois au pape.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5> </h5>
<blockquote>
<h4><strong><span style="color: #808080;"><strong><span style="color: #808080;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/08/hureauroland_0401.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="hureauroland_040" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/08/hureauroland_040_thumb1.jpg" border="0" alt="hureauroland_040" width="244" height="184" align="left" /></a></span></strong></span></strong><strong><span style="color: #808080;">Au nom du principe de responsabilité collective, Alain Minc considère que le pape, d&#8217;origine allemande, n&#8217;a pas à juger l&#8217;expulsion des Roms. De même, les Roms n&#8217;ont pas à protester contre leur expulsion puisque les événements de Saint-Aignan sont le fait d&#8217;un groupe de gens du voyage. Décidément, pour Roland Hureaux, Minc ne vole pas plus haut que Lefebvre. </span></strong></h4>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>Invoquer la Shoah pour défendre les expulsions de Roms décrétées par le Président de la République, tel est l’artifice rhétorique auquel sera parvenu Alain Minc !</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Rivalisant avec Frédéric Lefèbvre, l’essayiste est devenu le porte-flingue de Nicolas Sarkozy.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">C’est une récidive : on se souvient de la salve d’une rare bassesse que le même avait l’an dernier envoyée à François Bayrou ; il ne l’attaquait ni sur ses propos, ni sur ses actes, mais sur ce qu’il était : démocrate-chrétien, béarnais et fils de paysan : cela suffisait pour qu’il soit aux yeux d’Alain Minc suspect d’être un « Le Pen light » <em>(sic)</em> . Attaquer quelqu’un sur ce qu’il est et non ce qu’il dit ou fait, n’est ce pas une définition du racisme ?</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">D’autres ont traité Chevènement de pétainiste parce qu’il défendait l’indépendance nationale. Ne pas adhérer sans réserve à l’ultralibéralisme mondialiste, et c’est la <em>reductio ad</em><em> hitlerium</em>. J’ai entendu une fois quelqu’un de la même mouvance, pas le plus inspiré il est vrai, dire que « quelque part » De Gaulle était pétainiste … </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Après Bayrou, Alain Minc vise plus haut : il s’en prend cette fois au pape. Etant allemand, Benoît XVI n’aurait pas le droit de rappeler à un groupe de pèlerins qu’il faut « savoir accueillir les légitimes diversités humaines ». Notons qu’il n’a évoqué explicitement ni la France ni son président : mais il a apparemment suffi qu’il le dise en français pour que la sarkozie se sente morveuse. </span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">On ne reviendra pas sur le grand débat de la culpabilité du peuple allemand, ni sur l’attitude de Joseph Ratzinger vis-à-vis du nazisme. Aurait-il fallu interdire de parole les organisateurs de l’opération Walkyrie, destinée à assassiner Hitler, ou leurs descendants, presque tous catholiques ? Après une enquête approfondie, qui dans son principe était sans doute inutile, <em>Libération</em> a conclu que le pape n’avait pas été nazi ; d’une famille et d’un village opposés au nazisme, enrôlé de force dans les Jeunesses hitlériennes comme tous les enfants des écoles, il fit l’objet de quolibets et bousculé quand on y apprit qu’il voulait devenir prêtre. D’ailleurs, du point de vue catholique, celui qui devient pape cesse d’être d’une nation pour n’appartenir plus qu’à l’Eglise universelle.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>Mais le principe de la responsabilité collective, n’est-ce pas précisément une des justifications de tous les génocides ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">C’est ce principe de la responsabilité collective que Nicolas Sarkozy a appliqué aux Roms : un groupe de gens du voyage français attaque une gendarmerie (ce qui, soit dit en passant, au témoignage de vieux gendarmes, n’est pas un fait nouveau), on expulse les Roms étrangers qui n’y sont pour rien pour faire des effets de muscles. Mais, pour raisonner comme Alain Minc, du simple fait qu’ils sont Roms, ils n’ont sans doute rien dire après ce qui s’est passé à Saint-Aignan. « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ou bien quelqu’un des tiens ».</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Si le pape a visé Sarkozy &#8211; de fait il semble bien que telle ait été son intention -, il n’a eu qu’un seul tort : faire trop d’honneur à ce qui apparaît en définitive comme une pantalonnade : de fait on fait semblant de les expulser puisque ils touchent un pécule pour partir « volontairement ». Moins que du racisme, il s’agit de bêtise, puisque ces mesures, totalement à côté des vrais problèmes et dont l’opinion n’est pas dupe, ne visent qu’à masquer une immense impuissance. Leur logique n’en est pas moins condamnable.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><em> </em></span></p>
<h5 style="text-align: right;"><strong><span style="color: #808080;">Roland Hureaux,<br />
chroniqueur Marianne<br />
et auteur sur </span></strong><a href="http://www.gaullisme.fr"><strong><span style="color: #808080;">www.gaullisme.fr</span></strong></a></h5>
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		<title>Droite et gauche : l’été de la démagogie</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Aug 2010 10:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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vendredi 27 août 2010, 


La France aura connu un triste été marqué par la bassesse politique

 
Conscient des limites de l’action gouvernementale, le président de la République a voulu reprendre la main en adoptant de nouvelles postures pour provoquer, détourner l’attention du public de l’affaire Woerth, et retrouver le soutien de l’électorat populaire déçu. Au-delà d’un regain [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Droite-et-gauche-%3A-l%E2%80%99%C3%A9t%C3%A9-de-la-d%C3%A9magogie"></a></h4>
<p>vendredi 27 août 2010, </p>
<p><a href="http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Droite-et-gauche-%3A-l%E2%80%99%C3%A9t%C3%A9-de-la-d%C3%A9magogie"></a></p>
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<h4><strong><span style="color: #0000a0;"><span style="color: #0000a0;"><a href="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/08/dupontaignan.jpg"><img style="margin: 0px 20px 20px 0px; display: inline; border: 0px;" title="dupontaignan" src="http://www.gaullisme.fr/wp-content/uploads/2010/08/dupontaignan_thumb.jpg" border="0" alt="dupontaignan" width="244" height="209" align="left" /></a></span>La France aura connu un triste été marqué par la bassesse politique</span></strong></h4>
</blockquote>
<p> </p>
<p><span style="color: #0000a0;">Conscient des limites de l’action gouvernementale, le président de la République a voulu reprendre la main en adoptant de nouvelles postures pour provoquer, détourner l’attention du public de l’affaire Woerth, et retrouver le soutien de l’électorat populaire déçu. Au-delà d’un regain de faveur ponctuel et mitigé dans l’opinion publique, sa manœuvre courait d’avance à l’échec, pour la simple raison que, depuis trois ans, il n’est plus candidat mais Président. Il ne comprend pas qu’à ce titre ce sont ses résultats qui sont jugés, non pas ses déclarations d’intention. De même, en tant que Président, on attend de lui un rôle de rassemblement des Français, non pas de division politicienne. Son bilan sur la sécurité est mauvais car il ne s’est pas donné les moyens de son ambition. Ce faisant, par ses discours martiaux, loin de convaincre, il n’a fait que conforter le fossé entre les paroles et les actes, attisant le désarroi des Français, tout comme le découragement des forces de sécurité publique.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Pire encore, une fois de plus, il a démontré son incapacité à être le Président de tous les Français, celui qui doit apaiser, rassembler, guider. En face, la réaction des belles âmes est aussi empreinte d’outrance et de facilité car, sérieusement, comment comparer une seconde les expulsions de camps illégaux de Roms, accompagnées d’une aide au retour de 300 € par adulte et 100 € par enfant, aux rafles de Vichy ? Il suffit de regarder en face les problèmes du pays pour constater que certains Roms vivent de trafics. De véritables mafias organisées utilisent des jeunes de moins de 15 ans pour se livrer à des cambriolages, à la mendicité agressive et à des agressions. Cela ne veut bien sûr pas dire que les Roms sont tous des bandits mais des populations déracinées et misérables, particulièrement vulnérables à la spirale de la délinquance. Cette polémique de fin d’été est totalement artificielle pour la simple raison qu’elle ne sert aux uns et aux autres qu’à se positionner, à se mettre en scène, alors même qu’ils sont tous coresponsables, droite et gauche confondues, de la montée de cette insécurité dans le pays. La vraie cause est la suppression des frontières nationales. Le rôle même de la frontière est de choisir qui entre dans son pays et qui n’y entre pas. Si la France contrôlait ses frontières, elle aurait pu tout simplement interdire l’entrée des délinquants multirécidivistes, quels qu’ils soient. En empêchant l’importation sans fin de cette misère et de cette délinquance, cela aurait évité de stigmatiser les Roms dans leur ensemble. L’enjeu est bien là. Dans un pays qui ne contrôle pas ses frontières, l’anarchie menace. Et à l’anarchie, répond toujours l’amalgame et donc la haine.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Faute de déterminer à partir de certains critères, respectueux des Droits de l’Homme, qui peut entrer ou qui ne peut pas entrer dans notre pays, on en est contraint aux gesticulations du Président Nicolas Sarkozy qui veut faire croire qu’il agit et aux cris d’orfraie de ceux qui croient voir revivre Vichy tous les quatre matins.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Au terme de cet été, rien n’aura changé. Les Roms expulsés, qu’ils soient malhonnêtes ou non, seront revenus en France et la situation ne fera que se dégrader.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Car j’aimerais qu’on m’explique comment un pays perclus de dette, à la compétitivité déclinante, peut continuer à offrir le système social le plus généreux du monde tout en laissant ses frontières grandes ouvertes ?</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;">Les petits jeux dérisoires du PS et de l’UMP apparaîtront malheureusement bien inoffensifs quand la colère populaire s’abattra sur notre pays ! Quant à la Commission de Bruxelles, si elle est à nouveau dans son rôle en rappelant nos gouvernants aux traités absurdes qu’ils ont signés sur la libre circulation en Europe (traités qui seront d’ailleurs encore aggravés l’année prochaine), comment ne pas voir sa profonde mauvaise foi, elle qui ne fait rien de sérieux pour favoriser l’intégration des Roms dans leur pays d’origine, laissant la Roumanie et la Bulgarie se débarrasser du problème que ces populations constituent chez elles en ne faisant rien contre leur émigration de masse vers les Etats développés de l’Union ? Voilà pourquoi nous devons, avant qu’il ne soit trop tard, continuer inlassablement de dire la vérité aux Français et de leur proposer une autre politique, capable celle-là de résoudre concrètement les problèmes du pays.</span></p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #808080;">Nicolas Dupont-Aignan</span></strong></p>
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