« Nous, enseignants, pensons qu’Éric Zemmour peut porter le projet d’une école de l’excellence pour tous »

« Nonobstant l’appel de ces enseignants à Eric Zemmour (Qu’il convient à chacun d’apprécier ou non), il nous faut noter l’analyse particulièrement pertinente de ces enseignants sur l’état de notre école républicaine. » (A.Kerhervé)

Tribune collective.
Cinquante enseignants appellent à soutenir la candidature d’Éric Zemmour à l’élection présidentielle 2022. Selon eux, il est le seul à ne pas renoncer à la grandeur intellectuelle de la France.

L’école républicaine, telle que la concevait la tradition française, a cessé d’exister. L’alliance des libéraux de droite et des libertaires de gauche, comme l’écrivait Éric Zemmour dans son Suicide français, aura eu sa peau. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les airs qu’on fredonne avec contentement au ministère de Jean-Michel Blanquer : autonomie des établissements, discrimination positive, inclusivité, et même multiculturalisme…

L’essor des établissements privés – à qui l’on ne reprochera pas d’avoir voulu préserver une forme d’excellence au milieu du marasme général – dit bien en revanche que cette nouvelle école est avant tout une école de la relégation sociale, du renoncement à la transmission et de l’idéologie post-républicaine, mélange de catéchisme victimaire et de propagande progressiste. En attendant que la vague woke et sa cancel culture, venue d’outre-Atlantique avec ses bâillons et ses autodafés virtuels, emporte ce qui reste…

L’école française avait pourtant été le lieu d’une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les « hussards noirs », jeunes soldats de la République dont l’écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée… Les enseignants avec Éric Zemmour

L’école française avait pourtant été le lieu d’une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les «hussards noirs», jeunes soldats de la République dont l’écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée : instruire le peuple, permettre aux plus méritants de s’élever, et surtout, faire aimer la France. Les murs mêmes de cette école matérialisaient un espace sacré qui aurait dû, pour reprendre les mots de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale en 1936, «rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas».

Il y a de quoi écarquiller les yeux lorsque l’on songe que, l’année dernière, en France, notre collègue Samuel Paty a été décapité pour blasphème à la sortie de son collège. Lui était resté fidèle à cet esprit des Lumières qu’on s’empresse sans cesse d’invoquer, surtout contre le christianisme et l’héritage catholique de la France, pour l’oublier aussitôt face à l’obscurantisme islamique qui interdit à une partie de nos élèves de s’assimiler à notre communauté nationale et à notre imaginaire républicain. Les hussards d’aujourd’hui ne portent plus l’habit noir, mais sont en deuil.

On a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd’hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement. Les enseignants avec Éric Zemmour

Quel professeur n’est pas dépité par la faiblesse du niveau de ses élèves ? Les scores soviétiques du brevet et du baccalauréat, véritables mensonges d’État, ne changent rien à ce que chacun constate dans ses classes et que toutes les études internationales confirment : nous avons décroché, complètement, et le niveau de maîtrise des savoirs fondamentaux s’est effondré. Où sont donc à présent les universitaires bien-pensants qui, à travers des publications aux titres galiléens, comme «Et pourtant ils lisent !» ou bien «Le Niveau monte», renvoyaient l’expérience douloureuse de milliers d’enseignants à une forme d’obscure myopie réactionnaire ?

Quel professeur n’a pas subi l’inanité des innovations pédagogiques ? Elles devaient mettre l’élève au centre de l’école afin qu’il façonne lui-même son savoir : il façonne très bien lui-même son ignorance, tandis que l’enseignant joue le rôle d’animateur scolaire. L’abandon, par dogmatisme, de la méthode syllabique dans l’apprentissage de la lecture, ou de l’enseignement explicite de la grammaire, a également contribué à l’émergence d’un nouvel illettrisme. Les copies, même celles des élèves censés être les meilleurs, à l’université ou en classe préparatoire, en portent les stigmates. Comme le résume Éric Zemmour, on a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd’hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement.

Quel professeur n’a pas constaté, dans sa pratique, les échecs désastreux du collège unique ? Qui ignore encore que l’hétérogénéité des classes est telle que la différence de niveau conduit automatiquement au nivellement vers le bas ? Ou qu’un seul élève peut empêcher le cours de se dérouler, l’exclusion étant quasiment interdite ? Là encore, on sacrifie la réalité aux principes par égalitarisme, alors qu’une approche pragmatique des parcours permettrait de ne plus faire subir à ces élèves une scolarité pour laquelle ils ne sont pas adaptés et qu’ils font payer à leurs camarades et à leur enseignant.

Quel professeur enfin n’est pas révolté par le délitement du cadre scolaire et l’explosion de la violence dans les établissements ? Qui n’a pas été témoin de l’impuissance des directions face à la judiciarisation des conseils de discipline et à l’injonction constante du « pas de vagues » des circulaires rectorales ? Rappelons une évidence : une atmosphère studieuse et apaisée est la condition sine qua non de la réussite de nos élèves, en particulier des plus faibles.

Nous en appelons à la conscience professionnelle de tous les acteurs de notre école, de tous nos collègues qui sont scandalisés par cet état de fait, et ne s’y résignent pas. Les enseignants avec Éric Zemmour

C’est pourquoi nous en appelons à la conscience professionnelle de tous les acteurs de notre école, de tous nos collègues qui sont scandalisés par cet état de fait, et ne s’y résignent pas.

Nous, instituteurs, professeurs du secondaire et du supérieur, assistants d’éducation, PsyEN, CPE, chefs d’établissement, appelons de nos vœux une grande réforme de l’Éducation nationale fondée sur le mérite, l’excellence, et l’autorité. Nous croyons que l’élection présidentielle de 2022 est une occasion décisive pour la mettre en œuvre. Éric Zemmour a eu le courage, ces vingt dernières années, malgré les aveuglements et les dénis, de dénoncer publiquement ce que nous dénonçons ici ; il semble bien être le seul ayant la capacité et la volonté d’incarner cette politique et de la mettre en œuvre.

Nous portons le projet d’une école de l’excellence pour tous, en fonction des capacités et de la singularité de chacun. Le rétablissement de l’exigence et de l’autorité, dans les filières générales comme dans les filières professionnelles, en est la première condition : aucun élève doué ou méritant ne doit plus craindre de s’engager dans la voie qui lui convient.

Nous appelons l’ensemble de nos collègues, et plus largement encore tous ceux qui n’ont pas renoncé à la grandeur intellectuelle de la France et de ses élites, au prestige de ses métiers, et à l’école républicaine qui en est la matrice, à s’investir dans la campagne pour une candidature d’Éric Zemmour, et à porter celui-ci jusqu’à la victoire.

Tribune Portée par Pierre Miscevic, Professeur de lettres classiques en khâgne et ex-Collectif Racine & Martial Bonnet, Professeur agrégé de lettres modernes.

Signataires :
Martial Bonnet, Professeur agrégé de lettres modernes
Pierre Miscevic, Professeur de lettres classiques en khâgne
Gilles Ardinat, Profeseur agrégé d'histoire-géographie
Bastien Pothier de Badereau, Professeur d'Histoire et de Sciences-Politique
Laurence Ben Fredj, Inspecteur
Charlotte Boyer, Professeur d'allemand
Guillaume Bessière, Professeur d'histoire
Nicole Mina, Professeur des Ecoles en retraite
Corinne Carmona, Professeur
Gerard Philippe, Ancien directeur d'établissement scolaire
Eric Teyssier, Maître de conférences HDR en histoire
Frédéric Faure, Professeur d'histoire-géographie
Frank Ferrari, Professeur d'université
Pierre Aliotti, Professeur certifié de français
Pierre Retail, Enseignant d'éducation musicale
Noël Nadal, Professeur agrégé de Mathématiques
Elias Draoui, Professeur d'histoire-géographie
Jules Courroi, Professeur de musique
Régis Cazaubon, Enseignant formateur
Fabien Skraber, Enseignant en mathématiques au lycée
Alexandre Espinet, Professeur de Français
Olivier Bardon, Ancien Proviseur Adjoint
Chista Milléquant, Professeur d'allemand et de FLE
Patrick Mazeau, ancien Maître-Auxiliaire IIème échelon
Isabelle Gouleret, Proviseur
Claire Pradel, Professeur d'histoire-géographie
Nicole Weyer, Professeur de Français retraitée
Thierry Martin, Enseignant
Côme Arnaud, Professeur de Lettres Classiques
Edouard Paillard, Professeur d'histoire-géographie et Français
Bernadette Coudrain, PE Retraitée
Arnaud Chaussignand, Enseignant
Joost Fernandez, Professeur des écoles
Alexandre De Vellis, Enseignant
Arthur Gomes, Professeur des écoles
Martin Gay,Professeur d'histoire-géographie
Sébastien Guichon, Professeur certifié d'histoire-géographie
Christophe Schmitlin, Professeur des écoles
Simon Guerin, Professeur d'histoire-géographie
Romain Baptiste, Professeur
Valérie Laupies, Directrice d'école
Julien Langard, Professeur certifié d'histoire-géographie
Anne Sol, Professeur de lettres
Nathalie Le Guen, Enseignante du second degré
Jean-Bernard Formé, Professeur agrégé de physique
Evelyne Delmas, Professeur agrégée d'éducation musicale
Claudine Quentin, Professeur certifiée de lettres modernes
Yann de Cacqueray, Chef d'établissement collège et lycée
Xavien Ansellement, Intervenant pro en Master 1 RH
Benoït de Boysson, Chargé de cours à l'université

12 commentaires sur « Nous, enseignants, pensons qu’Éric Zemmour peut porter le projet d’une école de l’excellence pour tous »

  1. Mon cher Gilbert, il faut tout lire, y compris le préambule que je signe. Ce qui est intéressant, c’est le texte des enseignants qui pose réellement l’état de notre enseignement en ce temps. Le reste, chacun fait ce qu’il veut.

  2. qu’est-ce que cela fout là !?

  3. je ne suis pas amnésique , et plus qu’un code de conduite , je n’oublie pas malgré un certain populisme montant l’idéologie sous-jacente tant de fois exprimée depuis la chasse au prénom ou la thèse du grand remplacement s’alignant en rejet de ou par dites racines comme certains en race pure ou « détail », comme je ne rentre pas dans cette montée en populisme surfant sur des problèmes qui mettraient la France en danger de guerre civile ou confierait la politique étrangère de la France à un aventurier dangereux qui fait mousser pourtant les médias et les sondages . Et à la réflexion , ancien adhérent de DLR puis de DLF puis rien puis en réflexion et sans aigreur au RN , simplement j’émets le vœu d’un rapprochement en soutien de DLF et d’autres , à côté du RN , de la candidature de Madame Marine Le Pen . Un programme sur des projets et actes en réponse aux problèmes d’un pays et aussi d’une nation dotée d’une Constitution . Respectueusement G.Le Dorner 77

  4. Qui emportera la coupe du »bla,bla,bla » le plus long,le plus charpenté, truffé d’histoires,de bons mots de phrases qui déchirent,de fausses vraies vérité,de références à Monsieur de la Palisse ou encore aux découvreurs d’eau tiède… nul ne sait , mais la France dans son inclinaison du troisème millénaire a entretenir à grands frais une médiocratie galopante chez les politicards non vaccinés au jour le plus long , la France façonne son destin de peuple insaisissable et parfaitement schizophrène.Méfions-nous donc du Docteur Zemmour et de tous les autres ,ils nous entrainent vers le mur des incompréhensions,des désillusions mais sutout des divisions !!!!!!!

  5. Ignorer sans rien faire ni dire , ce fut en d’autre temps ouvrir la porte au pire , la défaite et la Bête . Répliquer pas à pas c’ est trop d’intérêt marquer sans nul doute et sans Foi ni conscience ni honneur . Sulfureux et certes brillant , de langage , de savoir , d’audiences en médias dites par un autre establishment , Non monsieur Zemmour , vous n’êtes pas qu’un polémiste , et pire , un diviseur de relents du pire , pointant certes des problèmes qui ne sont pas certesven novlangue des problématiques , en usant et en les utilisant , et bien loin , très loin de la France passée comme à venir . Puisse-t-elle comprendre . En toute lucidité , mais à vous sans respect en politique . Gilles Le Dorner 77

  6. Zemmour a déclaré qu’il était pour la participation, même si ce genre de projet avait peu de chance à aboutir.
    Pour le Frexit, il est plutôt contre car il le juge compliqué, couteux, long à mettre en place et la grande majorité des français (tous les sondages le confirent) n’en veulent pas.
    Il m’a convaincu sur ces deux sujets, pour le reste je valide tout.
    Je voterai donc Éric Zemmour en 2022.

  7. Il faut revoir les 2 tomes des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol, la gloire de mon père et le château de ma mère pour avoir une idée de ce qu’a été notre école républicaine. Né en 1949, Je fais partie de ceux qui ont connu l’école avec ses cours de morale, ses cours d’instruction civique, son examen d’entrée en sixième, je fais partie de ceux qui voyaient leurs punitions doubler par un père qui pensait que si l’instituteur punissait c’est qu’il avait ses raisons et que c’étaient de bonnes raisons.

    Il n’y avait pas de cancel culture, on apprenait l’histoire avec un grand H, et surtout on ne la segmentait pas comme vient de le faire Emmanuel Macron en commémorant ce jour du 17 octobre 1961, en omettant de dire ce qui s’est vraiment passé, en négligeant les faits et le contexte et surtout en accusant une fois de plus la France du général de Gaulle de crimes inexcusables. Ce président me fait honte. Chacun pense ce qu’il veut d’Eric Zemour mais en ce qui me concerne, il y a une chose dont je suis certain, c’est que je ne voterai pas pour Emmanuel Macron un homme qui ne cesse de critiquer et d’humilier son pays et qui a même osé l’accuser de crimes contre l’humanité.

    Oui, l’analyse de ces enseignants et particulièrement pertinente.

  8. L’appel à rejoindre Eric Zemmour devrait nous inciter à la méfiance.
    Si l’on considère le climat politique qui s’ancre en France depuis près de 50 ans on peut légitimement se poser la question de savoir si les dirigeants que nous propulsons à la tête de nos institutions sont vraiment armés pour réussir sur tous les plans économiques et sociaux que par notre système électoral nous leur demandons d’assurer.
    Les calamiteuses déconvenues enregistrées sous des gouvernements de droite ou de gauche ou de cohabitation sulfureuse, nous obligent à approfondir les raisons de ces échecs dont les principales victimes sont les citoyens.
    Pourquoi donc nos délégations de compétences ne fonctionnent-elles pas ou si mal ?
    Notre système démocratique serait-il usé jusqu’à la corde des discordes entre les élites et le peuple que ce dernier a lui-même engendré ?
    La question de la délégation de pouvoirs apparaît on ne peut plus clairement.
    Voter, oui, mais pour qui, de quelle manière et selon quels critères, telle est la question essentielle.
    Le vote par lequel nous accordons NOTRE délégation de pouvoir à celui ou celle qui emportera les suffrages est un acte grave, un acte sérieux qui engage notre responsabilité d’électeur et par là même conditionne les chances de réussite de celles et ceux qui sortiront des urnes avec notre pouvoir en poche.
    Voter pour n’importe qui sans autre critère qu’un choix dicté par le coefficient de « grande gueule », par la notoriété « médiatique », par l’appartenance à telle ou telle organisation partisane, par le bien porté, le bien parlé ou par tout autre critère d’indifférence, ne pas voter, sont des actes irresponsables et qui conduisent à ce que nous vivons actuellement.
    Combien de fois en cinquante ans n’avons-nous pas été rendus coupables d’avoir vu venir les catastrophes de gestion de nos affaires et d’avoir passivement attendu pour voir ce que cela allait donner ou qu’une bonne fée intervienne pour infléchir le cours des choses ?
    De la démocratie chérie nous glissions inéluctablement vers l’univers de la médiocratie pourrie.
    C’est fait, nous y sommes.
    Il est donc grand temps de remédier à nos défauts culturels d’un peuple d’individualistes pour retrouver le sens de notre bien commun collectif : le sérieux électoral !

  9. Gardez votre calme, et inutile d’insulter le site Gaullisme.fr
    Lisez bien l’encart fond bleu, cela vous soulagera. Mon site, dans le cadre de la présidentielle, publiera les textes importants, quelque soit la couleur du signataire. En fait, avez lu jusqu’au bout ? J’en doute. Mais si c’est le cas, je vous invite à le relire une seconde fois. Ce qui compte, c’est ce qui concerne l’école républicaine.

  10. Un grand merci à ces enseignants courageux et résistants à la mal nommée « bien pensance » Macronienne aggravée qui lui est antérieure certes mais qui sévit depuis 40 ans (1981)

  11. Une poignée d’illuminés, cela n’a rien à voir avec les valeurs du gaullisme…. publication regrettable, due sans doute à quelques copinages douteux.

  12. « Ou qu’un seul élève peut empêcher le cours de se dérouler, l’exclusion étant quasiment interdite ? » Avez-vous oublié les élans suicidaires de François Mitterrand et de la gauche à « nanars : Il est interdit d’interdire ?
    Nous sommes ce qu’ils furent et nous en subissons les conséquences. Fallait réfléchir avant !!!!!

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