Il y a 50 ans, le Général nous quittait

Charles de Gaulle : les dernières confidences de son fils Philippe, âgé de 98 ans

Ce 9 novembre, cela fera cinquante ans que Charles de Gaulle est décédé. L’ancien président de la République française n’était pas qu’un homme politique : il était aussi père de famille. Une facette que l’on connaît très peu de cet homme, mort à l’âge de 79 ans après une rupture d’anévrisme. C’est avec sa compagne Yvonne, qu’il a épousée en 1921 et avec qui il est resté jusqu’à son dernier souffle qu’il a fondé son foyer. De cette union sont nés trois enfants : Anne, atteinte de trisomie 21, morte dans ses bras à l’âge de 20 ans, Elisabeth, décédée en avril 2013 à 88 ans et Philippe, qui fêtera ses 99 ans le 28 décembre prochain.

Le seul fils de Charles de Gaulle s’est confié dans les colonnes de Paris Match pour une dernière interview – il dit être désormais « trop vieux » pour ce genre d’exercice – afin de rendre hommage à son défunt père. Celui-ci se souvient d’un homme qui aimait le sport « car cela marquait la vitalité de la France » et qui regardait tous les soirs le journal télévisé et lisait la presse, dont Paris Match, et L’Humanité. Charles de Gaulle était un homme respectueux qui vouvoyait les femmes, mais aussi les hommes, dont les compagnons de la Libération. « Comment aurait-il pu dire ‘tu’ à un soldat ? » Le tutoiement était réservé à ses camarades de régiment mais aussi à Philippe, qui le tutoyait en retour.

De Gaulle, un nom de famille difficile à porter 

Philippe de Gaulle l’assume, son nom de famille a souvent été un fardeau. « J’ai trouvé ça lourd, mais bon, c’est comme ça. On ne choisit pas. Porter ce nom entravait ma propre liberté, me contraignait à beaucoup de discrétion », indique-t-il. Plus jeune, il a fait le choix d’intégrer la marine pour ne pas être dans l’armée de terre où, dit-il, il aurait eu « une vie impossible ».

Il y a 50 ans Charles de Gaulle nous quittait… La France est en deuil

Il y a 50 ans Charles de Gaulle nous quittait… La France est en deuil

 

13 commentaires sur Il y a 50 ans, le Général nous quittait

  1. Laurent Bouger // 11 novembre 2020 à 19 h 36 min //

    Le problème de Marine Le Pen n’est pas son « fascisme » supposé et fantasmé mais son incompétence crasse en tout. Le problème de NDA, à l’époque, a été de s’acoquiner avec elle, après nous avoir seriné qu’il ne le ferait jamais. Gaullisme – RN = incompatibilité ? Oui, probablement, même si le RN de Marine n’est pas le FN de Jean-Marie (libéral). Mais quand je vois Philippot, je me dis qu’il y avait quand même des gaullistes dans ce mouvement. Je ne fais pas un chèque en blanc à Florian Philippot, même si, pour le moment, il est le seul gaulliste à se présenter aux élections. Je parle de l’homme et de ses idées, pas de son « mouvement » dont j’ignore tout.

  2. Je connais très bien Nicolas Dupont-Aignan. 15 ans de militantisme avec lui… Jusqu’en 2017 – second tour des élections présidentielles – une erreur fondamentale de rejoindre MLP. Gaulliste et RN = incompatibilité. Le gaullisme de conviction, c’est à dire total est la voie de l’aven ir de la France. Un jour (le plus tôt possible) nous aurons un candidat digne de recevoir l’héritage du Général et apte à poursuivre l’œuvre inachevée de l’Homme du 18 juin!

  3. jean michel PLACIDE // 11 novembre 2020 à 9 h 33 min //

    si le général n’avait pas été là, nous serions, soit Allemands soit dirigés par les anglos- américains qui avaient une peur bleue du communisme .Comme l’a dit le général c’est la FRANCE qui a bien aidée avec les résistants a bouter l’ennemi hors de nos frontières avec l’aide de pays alliés sans trop les citer .

  4. Laurent Bouger // 10 novembre 2020 à 17 h 36 min //

    Vous avez raison, sans De Gaulle nous aurions eu l’AMGOT, une base continentale US en prolongement de la RFA. Et là, avec un PCF fort en embuscade, pour en sortir…

  5. Laurent Bouger // 10 novembre 2020 à 17 h 34 min //

    Je n’en demandais pas tant, mais quand même, vous avez un expérience que je n’ai pas… Seriez vous tombé dans le piège Dupont-Aignan ? moi oui, les deux pieds les deux mains ! Garder confiance ? je ne suis pas assez optimiste pour cela.

  6. Mais si De Gaulle n’avait pas été là, nous serions alors une colonie des USA. N’oubliez pas l’AMGOT… Tous ces point sont évoqués dans mon dernier ouvrage.

  7. Mon rôle n’est pas de vous guider dans ce choix. Avec tous les éléments qui constituent votre « gaullisme », vous êtes en mesure de faire le bon choix… Gardons confiance !

  8. Laurent Bouger // 8 novembre 2020 à 16 h 50 min //

    @ Foray & Alain kerhervé :
    Que faire ? je veux dire, que faire aujourd’hui, pour, politiquement, agir en gaulliste ?
    Vers quel parti, mouvement, association ou toute autre structure aller pour s’engager, se battre ?
    La question dans la question… pour quel candidat, si tant est qu’il y en ai un, digne de la lignée politique du Général ?

  9. Pierre Lannuzel // 8 novembre 2020 à 15 h 43 min //

    Très bel article !
    Mais avec le recul, on se rend compte que De Gaulle est le héros et Pétain le salaud… parce que les USA sont entrés en guerre et ont permis la victoire. Sinon nous serions restés à un colonel condamné à mort et privé de la nationalité française à la demande de l’armée française… Les grands destins dépassent la rationalité !

  10. Oui, j’y pense souvent. Mais depuis, tout ce que j’ai fait en tant que militant est parfumé avec du gaullisme sans aucun adjuvant.

  11. Moi aussi. Né en 1948, Ujp en 1967. Giscard, responsable du NON le 27 avril 1969.

  12. Félicitations pour vos articles. C’est toujours pour moi un grand plaisir de les lire . Ancien UJP et UNR-UDT (je suis né en 1948 ) partis que j’ai quitté en 1974 à l’élection de Giscard.. Il est grand temps que les gaullistes se réveillent avant la dissolution de La France dans un monde sans guide, sans honneur, sans orgueil..soumit aux puissances financières et détruisant nos valeurs.

  13. Laurent Bouger // 7 novembre 2020 à 19 h 02 min //

    Ça a dû effectivement vous mettre un coup… 9 novembre 1970, une date que je n’oublierai jamais.
    1970, l’année de ma naissance (un 25 juillet) et le 9 novembre, le jour et le mois de naissance de mon fils. Date de peine et de joie mêlée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*